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Archives du 6 septembre 2018

Le Japon va tester un mini « ascenseur cosmique » en première mondiale

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Une équipe composée de chercheurs de l’Université de Shizuoka et d’autres institutions sont sur le point de mener une expérience en septembre pour un projet de développement d’un «ascenseur spatial» reliant la Terre et une station spatiale par câble.

Un ascenseur spatial

L’expérience sera la première du genre à être menée dans l’espace. Cependant, un certain nombre de défis, y compris la mise au point de câbles spéciaux à haute résistance, attendent les chercheurs avant qu’ils puissent concrétiser un ascenseur cosmique.

Durant cette expérience, deux satellites cubiques ultra-petits, développés par la faculté de génie de l’université de Shizuoka, seront utilisés. Chaque satellite mesure 10 centimètres de chaque côté et un câble en acier d’environ 10 mètres de long sera utilisé pour connecter les deux satellites. La paire de satellites sera libérée de la station spatiale internationale (ISS) et un conteneur agissant comme une cabine d’ascenseur sera déplacé sur un câble reliant les satellites à l’aide d’un moteur. Une caméra attachée aux satellites enregistrera les mouvements du conteneur dans l’espace.

Lancé par la fusée H-IIB

Les microsatellites seront transportés jusqu’à l’ISS par la fusée H-IIB, dont le lancement est prévu le 11 septembre à partir du centre spatial Tanegashima, dans la préfecture de Kagoshima, parallèlement à d’autres petits satellites. Alors qu’une expérience d’extension d’un câble dans l’espace a déjà été menée, ce sera le premier test à déplacer un conteneur sur un câble dans l’espace. Si l’expérience s’avère fructueuse, elle servira de preuve de concept vers la réalisation d’ascenseurs cosmiques.

Si un ascenseur spatial était effectivement réalisé, les gens pourraient se rendre sur l’ISS sans utiliser de lanceur et transporter des fournitures à faible coût. Il est envisagé de transporter dans l’espace diverses fournitures, telles que des panneaux pour la production d’énergie solaire et des matériaux pour la recherche et le développement dans l’espace.

L’entreprise Obayashi Corp., qui participe à l’expérience en tant que conseiller technique, étudie également à lui seul un ascenseur spatial. Sous le concept de l’entreprise, six voitures de forme ovale – chacune mesurant 18 mètres de long et 7,2 mètres de diamètre avec une capacité de 30 personnes – constitueront un ascenseur spatial. Un câble reliant une plate-forme à une installation dans l’océan à une station spatiale située à quelque 36 000 kilomètres d’altitude servira à déplacer l’ascenseur de haut en bas à l’aide d’une poulie à moteur électrique.

Un élévateur arriverait huit jours après son départ

Les chercheurs s’attendent à ce qu’un élévateur spatial puisse accélérer jusqu’à 200 kilomètres à l’heure et arriver à une station spatiale huit jours après le départ de la Terre. La longueur totale d’un câble à utiliser pour le véhicule sera de 96 000 kilomètres et le coût total est estimé à 10 000 milliards de yens (environ 77 250 000 €), soit à peu près le même prix que celui du projet de train maglev reliant Tokyo et Osaka. Le coût du transport devrait être de plusieurs dizaines de milliers d’euros par kilogramme de charge, soit environ un centième de celui de la navette spatiale.

« En théorie, un ascenseur spatial est hautement plausible. Les voyages spatiaux pourraient devenir populaires à l’avenir », a déclaré Yoji Ishikawa, 63 ans, qui dirige l’équipe de recherche.

Des défis

Divers défis attendent les chercheurs avant qu’ils ne puissent réaliser les ascenseurs cosmiques, avec le succès du développement d’un câble à haute résistance. De tels câbles doivent être résistants aux rayons cosmiques à haute énergie. Le nanotube de carbone est un candidat fort pour les matériaux constituants les câbles. Les autres tâches consistent à déterminer comment transmettre l’électricité de la Terre à l’espace et à limiter les probabilités d’un impact de débris spatiaux et de météorites.

Le professeur Yoshio Aoki du Collège des sciences et de la technologie de l’Université de Nihon, qui supervise le projet d’ascenseurs spatiaux d’Obayashi Corp., a déclaré: « Il est essentiel que les industries, les établissements d’enseignement et le gouvernement se joignent pour le développement de cette technologie.

Crédit image : Obayashi Corp.

Source : The Mainnichi

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Publié par le 6 septembre 2018 dans Espace, général

 

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Alain Gresh : «Il n’y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien»

Alain Gresh : «Il n'y a pas de lobby plus puissant aux USA que le lobby israélien» (INTERVIEW)
Préparatifs de la conférence politique du Comité américain des affaires publiques israéliennes (AIPAC) à Washington, le 2 mars 2015.

Et c’est peu dire ….  Encore aujourd’hui, L’ambassadeur américain voit le Golan comme restant à Israël pour « l’éternité »

« Je ne peux m’imaginer sincèrement une situation dans laquelle le plateau du Golan ne ferait pas partie d’Israël pour l’éternité », a-t-il déclaré dans une interview au quotidien israélien Israel Hayom.

Incroyable … Z

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Dans un article paru dans Le Monde Diplomatique, le journaliste Alain Gresh relate le contenu d’un documentaire sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. La chaîne qatarie al-Jazeera, qui l’avait réalisé, a finalement décidé de l’interdire.

Pour RT France, le journaliste Alain Gresh a accepté de raconter le contenu du documentaire auto-censuré d’al-Jazeera sur le lobby pro-israélien et les coulisses de son interdiction. L’ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique fait partie des rares personnes qui ont pu voir les quatre épisodes de 50 minutes chacun du documentaire car celui-ci a été interdit de diffusion par al-Jazeera elle-même.

Un jeune journaliste britannique d’al-Jazeera a infiltré, à la demande de la chaîne qatarie, le lobby pro-israélien aux Etats-Unis et en a tiré un documentaire édifiant. Brillant, avenant, chaleureux et efficace, il gagne la confiance des principaux acteurs des groupes de pression, organisations et associations qui ont fait de la défense inconditionnelle de l’Etat hébreux leur leitmotiv.

Les côtoyant au quotidien, le jeune homme filme leurs confidences en caméra cachée. Et le résultat est, selon Alain Gresh, «explosif». Le Qatar, propriétaire de la chaîne n’aurait finalement pas voulu s’aliéner le soutien des Etats-Unis dans le conflit qui l’oppose à l’Arabie Saoudite. Etant donnée l’influence du lobby pro-israélien dans la politique américaine au Moyen-Orient, le Qatar a jugé plus raisonnable de renoncer à diffuser ce documentaire jugé trop gênant pour les réseaux pro-israéliens.

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Les forces françaises sont prêtes à attaquer la Syrie si des armes chimiques sont utilisées selon le Chef d’état-major de l’armée française

Les forces françaises sont prêtes à attaquer la Syrie si des armes chimiques sont utilisées selon le Chef d'état-major de l'armée française (Southfront)

Et voilà, les renseignements russes se confirment, et la France se met en 1ere ligne … Pas bon du tout . Z

Les forces françaises sont prêtes à frapper à nouveau la Syrie si des armes chimiques sont utilisées lors de la prochaine bataille d’Idlib, a déclaré le chef d’état-major français François Lecointre le 6 septembre.

« Nous sommes prêts à frapper si des armes chimiques étaient à nouveau utilisées « , a déclaré le haut responsable militaire aux médias. « Elles peuvent être réalisées au niveau national, mais il est dans notre intérêt de le faire avec autant de partenaires que possible. »

Le 5 septembre, le secrétaire étatsunien à la Défense, James Mattis, a affirmé que le Pentagone n’avait aucun renseignement suggérant que les militants d’Idlib étaient capables de lancer une attaque chimique.

  « Nous n’avons aucun renseignement qui montre que l’opposition a des capacités chimiques.  Nous – nous ne l’avons pas vu utilisé en Syrie.  L’EI a bien sûr tenté de l’utiliser en Irak.  Ces tentatives ont été très sporadiques ;  en général, des échecs.  Vous savez, une grenade avec une sorte d’agent de moutarde ou quelque chose du genre, mais rien de ce que les Casques blancs et les Nations Unies ont constaté par la violation du régime d’Assad sur l’interdiction des produits chimiques.

    Donc, lorsque nous commençons à entendre des histoires à ce sujet, et nous avons une assez bonne pénétration de beaucoup de groupes d’opposition, et nous avons maintenant une expérience de plusieurs d’années sur cette guerre tragique qui n’aurait pas dû avoir lieu, sauf pour Assad ; sauf pour les veto regrettables de la Russie aux Nations Unies, n’aurait dû avoir lieu sans le soutien des Iraniens pour les crimes d’Assad.  Nous en avons vu l’utilisation répétée dans cette lutte par le régime Assad.

    Nous avons donc dit très clairement qu’en insinuant que toute utilisation future d’armes chimiques pourrait être attribuée à l’opposition, eh bien, nous voulons voir les données.  Et à l’heure actuelle, nous avons des données – pas seulement des données étatsuniennes, mais des données internationales – que le régime Assad a déjà obtenues auparavant, et nous surveillons cela de très près.  Nous ne voyons rien qui indique que l’opposition a cette capacité.“

 

En d’autres termes, si une provocation à l’aide d’armes chimiques a lieu à Idlib, le bloc dirigé par les États-Unis ne mènera aucune enquête, mais accusera unilatéralement le gouvernement Assad de mener une attaque chimique.

Via SLT

 

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La prochaine crise viendra-t-elle des pays émergents ?

La crise monétaire turque n’était que le début – comme je l’avais reporté a l’époque, ça c’est bel et bien propagé . Et ce n’est pas fini, l’Europe commence à être touchée aussi !! La volatilité des monnaies des pays émergents est proche des plus hauts enregistrés dans la foulée de la crise financière de 2008 . Nous voyons peut être ici le début d’une énorme crise monétaire mondiale … Z 

Les monnaies des pays émergents sont toujours en déroute face au dollar. Leurs marchés d’actions commencent à être contaminés. Cette tempête encore très localisée peut-elle provoquer une crise financière globale?

Il y a bien une épidémie mondiale qui gangrène les économies des pays émergents. Des Philippines à la Turquie en passant l’Indonésie ou l’Afrique du sud, l’Argentine étant le cas le plus dramatique, tous ces pays voient depuis quelque temps leur monnaie flancher face au dollar. Toutes sont confrontées au même problème. Le billet vert étant, selon la maxime chère aux Américains, «la monnaie des Etats-Unis et le problème des autres pays». Un problème très aigu depuis que la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis a décidé de relever ses taux d’intérêts. Les investisseurs se sont donc remis à acheter des valeurs américaines et cela a propulsé le dollar.

Pourquoi cette hausse du dollar est-elle particulièrement néfaste dans les pays émergents?

La plupart de ces pays ont financé leur croissance ultra rapide en empruntant en dollar. Quand le dollar grimpe face à leur monnaie qui se déprécie, le remboursement de leur dette leur coûte de plus en plus cher et cela alimente la tendance baissière. Et leur dette a considérablement gonflé depuis la crise de 2008 ; elle a plus que doublé en dix ans, passant de 2 800 à 6 400 milliards de dollars pour un ensemble de 21 pays émergents. Enfin, dernier point commun à pas mal de ces pays, ils accusent souvent un déficit de leur compte courant: quand le dollar monte, leurs importations de pétrole ou d’autres biens facturés en billet vert deviennent là aussi beaucoup plus coûteuses.

Ces pays considérés comme très prometteurs peuvent-ils résister à cette tempête monétaire?

Comme l’a dit très justement le nouveau ministre égyptien des Finances oui mais jusqu’à une certaine limite. La plupart de ces pays en train de sortir du sous-développement sont en bien meilleure forme aujourd’hui qu’il y a dix, voire vingt ans. Mais chacun d’entre eux a ses propres fragilités. En Afrique du Sud le rand s’affaiblit à cause de la récession et de la déception causée par les choix économiques du nouveau président Ramaphosa ; en Turquie, Recep Tayyip Erdogan avec son discours et sa politique monétaire fantasque est en grande partie responsable de la chute de la lire, tandis que le peso argentin souffre de la défiance historique des Argentins à l’égard de leur propre monnaie. Toutes ces vulnérabilités, les investisseurs les ont longtemps négligées, mais maintenant que le marché américain est redevenu très attractif, ils ne voient plus que ce qui va mal.

Il y a une soudaine crise de confiance dans tous ces pays?

Une crise qui se réplique d’un pays à l’autre. Et que Donald Trump exacerbe avec son discours de va-t-en guerre contre la mondialisation qui leur a souvent profité. Mais ce n’est pas un virus qui se propage sur les marchés financiers comme les subprimes en 2008. Pour certains analystes, les émergents sont en train d’apprendre à se passer de l’argent facile qu’ils ont connu depuis dix ans. Ce sevrage est violent et il malmène donc leur monnaie mais cela n’a rien à voir avec la crise asiatique déclenchée à la fin des années 90. Les risques de contagion sont toutefois bien réels. Hier, mercredi, les bourses européennes étaient orientées à la baisse, en partie à cause des craintes suscitées par ces émergents. Parce que les Européens exportent beaucoup dans ces pays-là.

►En bref,

Les crypto-monnaies comme le bitcoin dégringolent

Et cette fois le dollar n’est pas responsable. La banque américaine Goldman Sachs a déclenché cette tendance baissière en annonçant qu’elle reportait l’ouverture d’un bureau dédié aux transactions de ces nouvelles monnaies. Résultat : -12% pour le bitcoin, qui a entraîné les autres monnaies cryptées dans sa chute.

En mer Rouge, un navire marchand éthiopien a accosté hier dans le port érythréen de Massawa et c’est un évènement historique.

Cela n’a l’air de rien mais c’est une première depuis vingt ans. Un nouveau signe tangible du réchauffement des relations entre les deux voisins est-africains. Le bateau est venu charger une cargaison de zinc érythréen destiné à la Chine.

Starbucks ouvre aujourd’hui en Italie sa première boutique, dans la ville de Milan. Oser proposer un café long au royaume de l’expresso, c’est un pari risqué et c’est le nouveau défi que la chaîne américaine s’apprête à relever.*

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Publié par le 6 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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“Nouvelle crise en Argentine ! La fototo… (faute aux taux)”

Il n’y a pas que la Livre turque ou peso argentin, on peux citer le real brésilien, le peso mexicain, le rand sud-africain et bien d’autres… toutes ces devises ont dévissé face au dollar depuis ce printemps . Sommes-nous à l’aube d’une crise majeure dans les pays émergents ? Z

Entendez-vous ces sombres craquements ? La monnaie turque ? Crack ! La monnaie argentine ? Boum ! Comment expliquer cela à votre avis?

Voici ce que disent Les Échos :

« Effondrement du peso, envolée des taux d’intérêt, intervention du FMI… : l’Argentine semble replonger dans une crise financière comparable en intensité à celle qu’elle a connue lors de sa banqueroute de 2001.

Un coup dur pour le président Mauricio Macri arrivé au pouvoir fin 2015 et dont les réformes – progressives – pour passer d’un système protectionniste à un mode plus libéral, comme l’accord passé avec les fonds vautours qui a permis à l’Argentine de revenir sur les marchés internationaux, ont permis à la troisième économie d’Amérique latine de retrouver une croissance de 2,8 % en 2017, après une récession de 2,3 % en 2016.

Quels sont donc les ressorts de cette nouvelle crise ?

Où en est le peso ?

En 2000, le peso était à parité avec le dollar. Il en est aujourd’hui à plus de 95 % de dévaluation vis-à-vis du billet vert. Son long recul face au dollar s’est brutalement accéléré depuis le début de l’année (plus de 53 % de baisse), et il a enregistré jeudi sa plus forte dépréciation en une seule journée (-13,52 %). Caractéristique négative : le marché du peso est très peu liquide, et tout ordre de vente, même de taille modeste, suffit à faire plonger la devise argentine.

La hausse des taux d’intérêt aux États-Unis

Comme d’autres grands pays émergents, l’Argentine a été mise à mal par la hausse des taux d’intérêt et des rendements obligataires américains. Auparavant, les investisseurs empruntaient en dollar pour investir dans ces pays où les taux étaient plus élevés, provoquant une pression à la hausse des cours des monnaies locales, comme le peso. La politique de remontée des taux de la FED a rendu cette stratégie obsolète, et provoqué notamment un reflux des investissements en devise argentine. »

La faute à la hausse des taux !

Quand il y a une famine, les gros maigrissent, les maigres, eux, meurent ! Il en va de même pour l’économie. Les riches s’appauvrissent, certes, mais peuvent largement survivre. Les pauvres, eux, n’ont plus que la peau sur les os, et c’est exactement ce qui est en train de se passer avec les pays émergents, aux monnaies fragiles.

Les taux montent aux États-Unis, et ce qui était prévisible est en train de se passer. L’argent quitte les « petites » économies. Les monnaies périphériques s’effondrent. Le dollar ? La monnaie américaine, mais le problème du reste du monde.

Quand les États-Unis augmentent les taux américains, ils drainent des milliards chez eux, des milliards qui manquent aux autres économies.

Regardez bien ce qu’il se passe sur les émergents, sur les pays d’Amérique latine, c’est précurseur de gros problèmes monétaires à venir.

Charles SANNAT

Source Les Échos ici

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Publié par le 6 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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