Selon la source russe, le Pentagone a rénové trois systèmes d’interception et d’alerte spatiale situés dans les villes de Sarrin, de Kobané et Tal-Baydar, au nord de la Syrie.

Le média russe a signalé que le département de la Défense américain avait déployé trois stations radars fixes et mobiles dans les zones septentrionales de la Syrie où ils détiennent des bases de campement et des forces spéciales. Ces radars visent à surveiller les positions de l’armée syrienne et de la Russie et surtout à espionner la base aérienne russe à Hmeimim.

« La prochaine étape des agissements des États-Unis serait d’installer un système de défense balistique dans le nord de la Syrie, ce qui laisse entendre que l’Amérique cherche à abattre les avions syriens depuis le sol syrien. Les chasseurs russes pourraient également être visés».

Selon un ex-commandant syrien à Deir ez-Zor, Fayez al-Asmar, les systèmes de défense anti-missiles américains seront installés à al-Ramilan à Hassaké.

Des missiles contre la Résistance

Par ailleurs, les États-Unis ont déployé des systèmes de détection et d’alerte spatiale à l’est de l’Euphrate, dans les régions sous le contrôle des Kurdes et ce, non loin des positions de l’armée syrienne et de ses alliés de l’axe de la Résistance. Les systèmes anti-missiles de l’armée américaines couvrent un territoire d’une superficie de 26 000 km² en Syrie, soit cette région que les Américains occupent par Daech ou FDS interposés et qui est riche en pétrole.

« Le Pentagone a décidé de renforcer sa présence militaire en Syrie. Pour ce faire, il instrumentalise les Kurdes syriens et la Turquie. En même temps, les stations Radars américaines lui permettent de surveiller tout agissement sur le territoire turc ou encore dans des bases syriennes et russes », indique le reportage de la télévision russe qui confirme la formation d’une zone d’exclusion aérienne par les Américains au nord syrien.

Fayez al-Asmar a souligné que les nouvelles tentatives américaines au nord de la Syrie avaient pour but de mettre en garde la Turquie, la Russie et l’Iran. Selon l’expert libanais Nidal Sabi interrogé par les médias russes, les États-Unis tentent de moderniser l’aérodrome militaire de la ville d’al-Shadadi, dans la province de Hassaké, au nord-est de la Syrie et ce, pour mener des « frappes balistiques ». Les missiles américains devront viser outre les forces syriennes, celles de la Russie et de l’Iran.

Photo: Des soldats américains à proximité d’une batterie de missiles Patriot. ©Reuters

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