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Archives du 13 août 2018

Méthodes pour un contrôle total de la société

Veaux - 1

 

 

Les principes-clé déjà largement appliqués pour obtenir une société de « veaux » qui ne songeraient même pas à se révolter.

 

 

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

 

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.

 

Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie.

 

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

 

On mettra la sexualité au premier plan des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté, de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

 

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

 

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

 

Dr Serge Carfantan [Agrégé de philosophie] – 2007

 

Foule

 


 

Source :

https://www.syti.net/ConditionnementCollectif.html

 

Extrait du livre « Sagesse et révolte » de Serge Carfantan

NB : Sur le web, ce texte est souvent attribué à tort à Aldous Huxley (auteur du « Meilleur des Mondes » dont Serge Carfantan s’est explicitement inspiré) ou encore à Günther Anders, penseur et essayiste allemand.

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Publié par le 13 août 2018 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Le ministre allemand de l’économie appelle l’Europe à défier les sanctions de Trump contre l’Iran

Le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier. ©Intellivoire

Le ministre allemand de l’Économie s’en prend au président américain Donald Trump, dénonçant ses pressions sur l’Iran et ses diktats à ses partenaires commerciaux.

Dans un discours surprenant, le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier, évoquant la décision américaine de réimposer des sanctions US contre l’Iran après le retrait unilatéral de Trump de l’accord nucléaire de 2015, a exhorté son pays à être « plus ferme » face aux dictats américains sur plan commercial et à défier les sanctions illégales américaines contre les autres qui sapent les investissements et les échanges commerciaux internationaux.

« Les États-Unis ne peuvent pas dicter les règles commerciales aux autres et l’Allemagne doit investir davantage en Iran », a insisté, Peter Altmaier, à l’occasion d’une interview accordée ce week-end, au quotidien allemand Bild am Sonntag, cité par le site web Intellivoire.

« Nous ne devons pas laisser Washington dicter ses volontés dans les relations commerciales avec d’autres pays », a déclaré le ministre allemand de l’Économie Peter Altmaier au journal Bild.

Fustigeant toujours le geste unilatéral des États-Unis de Trump et leur désengagement de l’accord nucléaire iranien, M. Altmaier a souligné l’importance du soutien au document historique de Vienne et la préservation des contrats d’affaires conclus en Iran avant d’exhorter Berlin à ne pas permettre à Washington de dicter ses règles commerciales.

Pour lui, les sanctions américaines contre l’Iran étaient « un exemple dans lequel la négligence de l’Amérique envers ses partenaires était clairement visible ».

« Que ce soit en Allemagne ou en Europe, nous examinons les moyens pour garder les canaux financiers ouverts », a-t-il promis.

L’Allemagne et d’autres pays européens devraient se sentir libres de poursuivre leurs relations avec Téhéran. « Les entreprises allemandes peuvent continuer à investir autant qu’elles le souhaitent en Iran », a déclaré M. Altmaier, ajoutant toutefois que « de nombreuses entreprises dépendent de prêts bancaires, dont la plupart se refinancent aux États-Unis – et cela peut créer des problèmes ».

Les déclarations du ministre allemand de l’Économie interviennent après que l’administration Trump a imposé une deuxième série de sanctions visant l’achat par l’Iran de dollars américains, malgré les appels de certaines puissances mondiales. Au début de cette année, Washington a imposé à Téhéran des sanctions visant à réduire le commerce ainsi que les industries de l’énergie et de la construction navale.

Ces restrictions ont endommagé les liens de l’UE avec l’Iran, qui a prospéré après l’accord nucléaire de 2015 abandonné par les États-Unis. La semaine dernière, l’UE a réagi aux dernières sanctions de l’Iran en appelant les entreprises à ignorer les menaces des États-Unis. Outre la question de l’Iran, les États-Unis et l’Europe sont en proie à un différend sur les droits de douane sur l’acier, l’aluminium et les automobiles.

Dans cet esprit, a déclaré le ministre allemand, le monde risque de sombrer dans un conflit économique généralisé, ajoutant que « nous sommes au bord de cette crise » et « une guerre commerciale mondiale ne connaîtra pas de gagnants, mais seulement des perdants ». « Les politiciens n’ont pas le droit de mettre en péril des centaines de milliers d’emplois européens qui dépendent du commerce américano-européen, a-t-il déclaré.

« Nous avons appris par le passé que la plupart des consommateurs souffrent des guerres commerciales alors que les biens et les services deviennent plus chers », a déclaré Altmaier. « Cette guerre commerciale entrave la croissance économique et apporte de nouvelles incertitudes », a averti le ministre allemand de l’Économie.

Les déclarations du ministre allemand de l’Économie interviennent après que l’administration Trump a imposé une deuxième série de sanctions visant l’achat par l’Iran de dollars américains, malgré les appels de certaines puissances mondiales. Au début de cette année, Washington a imposé à Téhéran des sanctions visant à réduire le commerce ainsi que les industries de l’énergie et de la construction navale.

Ces restrictions ont endommagé les liens de l’UE avec l’Iran, qui a prospéré après l’accord nucléaire de 2015 abandonné par les États-Unis. La semaine dernière, l’UE a réagi aux dernières sanctions de l’Iran en appelant les entreprises à ignorer les menaces des États-Unis. Outre la question de l’Iran, les États-Unis et l’Europe sont en proie à un différend sur les droits de douane sur l’acier, l’aluminium et les automobiles.

Dans cet esprit, a déclaré le ministre allemand, le monde risque de sombrer dans un conflit économique généralisé, ajoutant que « nous sommes au bord de cette crise » et « une guerre commerciale mondiale ne connaîtra pas de gagnants, mais seulement des perdants ». « Les politiciens n’ont pas le droit de mettre en péril des centaines de milliers d’emplois européens qui dépendent du commerce américano-européen, a-t-il déclaré.

« Nous avons appris par le passé que la plupart des consommateurs souffrent des guerres commerciales alors que les biens et les services deviennent plus chers », a déclaré Altmaier. « Cette guerre commerciale entrave la croissance économique et apporte de nouvelles incertitudes », a averti le ministre allemand de l’Économie.

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Publié par le 13 août 2018 dans général, International, Politique

 

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La chute de la livre turque déclenche un effet domino

Pour Bank of America, le meilleur indicateur des turbulences imminentes sur les marchés émergents est présenté dans le graphique ci-dessus (brl = real brésilien)

Comme rapporté par Zero Hedge, La contagion frappe l’Amérique latine: le peso argentin, le real brésilien  , et les marchés émergentsLes marchés mondiaux dégringolent face à la crise turque . La crise liée à la monnaie turque est une crise monétaire qui pourrait devenir mondiale . Z 

Les effets de la chute brutale qu’a connue ces derniers jours la livre turque se sont fait sentir jusqu’en Inde et en Nouvelle Zélande. Les banques européennes quant à elles sont en train d’analyser les éventuels dégâts à venir.

La roupie indienne a chuté ce lundi à un niveau record vis-à-vis du dollar, perdant 1,35% en début de la journée. En cause, écrit The Independent, la crise monétaire turque qui inquiète le monde économique.

La livre turque, qui a perdu cette année plus de 40% de sa valeur face au dollar et à l’euro, s’est effondrée vendredi sur fond de tensions avec les États-Unis, accusés par le président Recep Tayyip Erdogan de «frapper dans le dos» leur allié turc. Une tendance qui a fait souffler un vent de panique sur les marchés à travers le monde.

Cette chute de la livre a poussé les investisseurs à opter pour les monnaies plus fiables, dont le franc suisse et le yen japonais. Le premier s’est ainsi approché de son maximum annuel face à l’euro alors que le deuxième a battu un record de ces six dernières semaines.

La Banque centrale indienne est intervenue sur le marché, sans toutefois réussir à stopper la dégringolade. Résultat: la roupie a baissé jusqu’à 69,62 pour un dollar.

Gagnées par l’onde de choc de ce «Vendredi noir», les Bourses de Tokyo et Hong Kong ont elles-aussi fortement baissé lundi. Les principales places européennes, déjà affectées vendredi, restaient fébriles.

Les banques européennes quant à elles sont en train d’analyser les éventuels dégâts à venir en lien avec la crise turque. Celle-ci pourrait notamment toucher l’Espagne, la France et l’Italie.

La livre a battu à nouveau un record à la baisse dans les premières heures en Asie, dépassant pour la première fois 7 livres contre un billet vert, avant de se redresser après l’annonce de la banque centrale. Mais elle s’échangeait à nouveau à 7 contre un dollar après le discours de M. Erdogan, perdant jusqu’à 8% de sa valeur sur la journée.

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Publié par le 13 août 2018 dans économie, général, International

 

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La Russie se prépare à la « tempête du siècle » dans l’économie mondiale

Pour être exact, en deux mois seulement (avril – mai) , la Russie a vendu un énorme montant de 81 milliards de dollars en trésorerie, soit 85 % de ses avoirs, un flux de liquidation qui a probablement été à l’origine d’une grande partie, voire de la totalité, de l’explosion des taux US au cours de la période. À l’heure actuelle, les réserves de la Banque centrale s’élèvent à 1.944 tonnes d’or, alors qu’il y a dix ans, en 2008, elles n’en comptaient que moins de 500 tonnes. Dans le même temps, la part d’or dans les réserves de change russes a augmenté de 2,5 à 17% dans la période comprise entre 2008 et 2018. Les Russes se préparent à une crise de très grande ampleur, et anticipent surement le retour de l’or dans le système monétaire, donc .. à la fin du règne du dollar . Z 

Ces derniers mois, la Russie, selon certaines déclarations, « s’est préparée vigoureusement à la rencontre de Poutine avec Trump ». Qu’est-ce que ça veut dire?

Premièrement, en avril, la Banque centrale de la Fédération de Russie a vidé près de la moitié des bons du Trésor américain de son bilan, ramenant son stock de $96,2 milliards à $48,7 milliards.

En mai, la Banque centrale a continué la purge de son bilan.

Certaines agences de presse ont simplement souligné que la Russie était sortie de la liste des plus importants détenteurs de bons du Trésor US, notant que ce qui en reste « est inférieur à 30 milliards de dollars ». Ils utilisent des étudiants dans ces agences de presse, et par conséquent de telles « nouvelles » apparaissent.

Après avoir lu le rapport complet du Département du trésor des États-Unis, il est facile de voir que le montant des investissements russes dans les bons du Trésor US se réduit à $14,9 milliards.

C’est-à-dire, divisé par six en deux mois. Mais il n’y a pas encore de données pour juin…

Deuxièmement, certains observateurs ont noté que, dans ce contexte, la Banque centrale de la Fédération de Russie continuait d’accroître ses réserves d’or.

Date Réserve
d’or (milliards $)
01.07.2018 78 167
01.06.2018 80 511
01.05.2018 81 146
01.04.2018 80 482
01.03.2018 80 582
01.02.2018 80 378
01.01.2018 76 647

Puisque la banque centrale calcule, dans son rapport, la quantité d’or en équivalent dollar, nous devrons prendre en compte l’évolution de la valeur de l’or en dollars.

Au 1er avril 80482/1340 = 60 061 millions d’onces.
Au 1er mai  81146/1315 = 61 707 millions d’onces.
Au 1er juin  80511/1301 = 61 884 millions d’onces.

Comme nous le voyons, la quantité d’or augmente en effet régulièrement.

Certains étaient assez stupides pour s’indigner que la Banque centrale achète de l’or pendant que son prix baisse. D’une part, si elle l’achetait au sommet de son prix, ce serait pire. D’autre part, on peut supposer que dans un proche avenir, certains événements sont susceptibles de faire augmenter significativement le prix de l’or.

Si nous voulons travailler comme des analystes de système, alors nous devons combiner au moins les deux autres faits suivants avec ce qui précède.

Troisièmement, la majorité des sociétés d’État russes et un certain nombre de banques et de sociétés à capitaux publics ont changé (ou sont en train de passer) au système russe pour le transfert des messages financiers de la Banque de Russie (SPSF), ce qui signifie abandonner SWIFT.

Très récemment, en juin, Gazprom Neft a également testé une transition vers SPFS.

Comme indiqué dans le communiqué de presse : « L’utilisation d’un système unique centralisé, auquel toutes les agences de crédit russes sont connectées au lieu de nombreux établissements bancaires locaux, permet d’augmenter considérablement la rapidité, la fiabilité et la sécurité des opérations financières et d’optimiser les dépenses » .

Et quatrièmement, le chef de « VTB » [Vnechtorgbank est la seconde banque de Russie avec près de 14,53 milliards de dollars d’actifs gérés], Andreï Kostine, a rencontré Poutine l’autre jour et lui a présenté un rapport sur l’activité de la banque. Au cours de la réunion, Kostine, a dit deux choses notables :

1. « Depuis le début de cette année, les gens semblent moins intéressés par les dépôts ou les emprunts en dollars, comparativement aux dépôts et aux prêts libellés en roubles. Nous pensons que c’est un pas important vers la dé-dollarisation du secteur financier russe. »

2. « Les experts de VTB ont rédigé un ensemble de propositions visant à promouvoir davantage le rouble dans les règlements internationaux et ainsi développer le marché russe pour les euro-obligations flottantes, les actions et d’autres dérivés, qui sont maintenant utilisés uniquement dans l’Ouest. Je pense que nous devons créer nos propres outils financiers. Cela constituerait une garantie supplémentaire pour le secteur financier russe contre les chocs extérieurs et donnerait un nouvel élan à son développement»

Comme nous pouvons le voir, les sociétés et les banques d’État se préparent activement à la dé-dollarisation de l’économie – ou, pour être plus exact, à quitter le dollar en douceur – et aux éventuels problèmes de SWIFT, en augmentant également l’indépendance de tous les systèmes informatiques (communication, paiement, etc.).

Je pense que si on le veut, il est possible d’ajouter d’autres mesures significatives à la liste. La Russie se débarrasse systématiquement et sûrement du dollar (et, peut-être, se prépare à la « tempête du siècle » dans l’économie mondiale, qui a été prédite il y a longtemps) et aujourd’hui, aucune des paroles ou actions de Trump ne peut changer cette situation.

Parce que aucun Trump ne soit pas capable d’empêcher la tempête imminente.

Aleksandr Rodgers

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Publié par le 13 août 2018 dans économie, général, International

 

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Quelqu’un monopolise le marché de l’argent pour causer une pénurie [1/2]

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Depuis la création de ce blog je parle du deficit chronique d’argent métal, qui dure depuis des dizaines d’années … Je me demande comment ce marché tiens encore debout (la manipulation se heurte au marché physique depuis longtemps ..) et que les prix n’ont pas explosés .  Ce n’est qu’une question de temps ça va obligatoirement craquer .  Il y a des années qu’on sait que JP Morgan trame quelque chose dans ce marché , mais c’est l’arbre qui cache la forêt . Il y du très lourd quelque part, surement des états . Les chiffres annoncés dans ce papier sont absolument affolants, il semble qu’un gros move se prépare … Z

En 1965, le président Johnson décida d’arrêter d’utiliser les pièces d’argent. Voici son discours du 23 juillet 1965 :

« Vous tous savez que ces changements sont nécessaires pour une raison très simple : l’argent est un métal rare.

Nos utilisations de l’argent augmentent en même temps que notre population et notre économie. La dure réalité est que la consommation d’argent représente désormais plus du double de la production argentifère chaque année. Donc, face à cette pénurie mondiale d’argent, et à notre besoin grandissant de nouvelles pièces de monnaie, l’unique solution était de réduire notre dépendance à l’argent pour la fabrication de nos pièces. »

En 2017, l’investissements dans l’argent (lingots, pièces et ETF) a décliné de 40%. En termes de valeur, l’investissement annuel identifiable a été de 2,6 milliards $ sur l’ensemble de l’année (World Silver Survey 2018).

Dans les six premiers mois de 2018, l’investissement dans les seuls lingots d’argent par le biais des Exchange Futures for Physical (EFP) a atteint 27,3 milliards $. Dans un marché aussi petit, il s’agit d’une information importante.

Le prix de l’argent se situe toujours sous les 16 $ aujourd’hui, mais il ne restera pas longtemps à ce niveau. Alors que le total des positions ouvertes sur le COMEX tourne autour d’un milliard d’onces, nous pourrions assister à une immense liquidation forcée des positions vendeuses, ou short squeeze, d’ici la fin de l’année.

DÉFICIT DE L’OFFRE D’ARGENT

Pendant plus de 50 ans, la demande d’argent a été supérieure à l’offre. Le marché de l’argent est en déficit quasi permanent (voir la ligne rouge dans le tableau ci-dessous).

 

RÉSERVES D’ARGENT HORS-SOL

Le World Silver Survey 2018 (page 38) nous indique qu’il y avait 86 651 tonnes d’argent hors-sol, à la fin 2017.

 

 

  • 9 781 tonnes dans les coffres de dépositaires, dont 50% en Asie
  • 20 834 tonnes dans les ETF occidentaux
  • 2 523 tonnes de réserves gouvernementales (2/3 pour la Chine)
  • 454 tonnes de réserves industrielles privées
  • 13 059 tonnes sont détenues dans des coffres privés par des investisseurs dans l’attente d’une flambée des prix de l’argent

ETF D’ARGENT

Les actions des différents ETF occidentaux représentent environ 669 millions d’onces d’argent achetées au nom des investisseurs. Le SLV doit détenir 329 millions d’onces, dont 113 millions à New York, sous la garde de JP Morgan, et 216 millions dans les coffres de Londres (voir la liste).

 

 

Après la réunion du G20 à Washington en novembre 2008, où les nations ont exprimé leur volonté de changer le système monétaire, les banques chinoises avaient proposé à leurs clients de conserver leurs liquidités, soit en Yuan, soit en or ou en argent via des ETF. Cela signifie que toutes les banques chinoises détiennent de l’or et de l’argent. Contrairement à ce qui se passe en Occident, ces ETF chinois sont sous la supervision officielle de la banque centrale de Chine.

Xia Bin, un des directeurs de la Banque centrale chinoise, a déclaré, dans une interview avec le China Daily, en janvier 2011 : « La Chine a besoin de renforcer ses réserves d’or et d’argent« .

La Chine a de l’argent dans ses réserves, mais la quantité exacte reste inconnue.

LBMA

L’an dernier, la LBMA a promis de publier une liste de ses stocks d’or et d’argent le premier jour de chaque mois. La dernière publication date de mai 2018. À cette époque, il y avait 33 918 tonnes d’argent dans ses entrepôts (source). Cela inclut le stock d’argent du SLV, soit environ 6 123 tonnes.

Donc, en mai 2018, il n’y avait qu’environ 24 795 tonnes d’argent dans les entrepôts de la LBMA. En effet, contrairement au COMEX, le LBMA ne précise pas si ses stocks sont à vendre ou non.

COMEX

Dans les entrepôts du COMEX, il y a 203 millions d’onces éligibles (pas à vendre) et 80 millions d’onces enregistrées (à vendre à un prix déterminé par le vendeur).

Cet inventaire ne représente que 283 millions d’onces, incluant les 144 millions d’onces de JP Morgan, qui pourraient être destinées au Trésor américain… et éventuellement être restituées à la Chine suite à un prêt.

 

 

Sur le COMEX, traditionnellement, il y a très peu de livraisons d’argent :

Total 2015 : 14 554 contrats de 5 000 onces = 72,77 millions d’onces, ou 2 204 tonnes;

Total 2016 : 13 741 contrats de 5 000 onces = 68,7 millions d’onces, ou 1 947 tonnes.

JP Morgan Bank a accumulé 133 millions d’onces en six ans, entre 2012 et janvier 2018, soit 22,2 millions d’onces par an.

Cela représente 31,4% des livraisons du COMEX.

Le COMEX ne livre donc que 47,8 millions d’onces par an, ou 23,9 millions d’onces par semestre.

Depuis début 2018, le COMEX transmet ses obligations de livraison à Londres sous la forme d’EFP (échange de contrats à terme contre du métal physique).

En seulement sept mois, ces EFP ont représenté 1 820 millions d’onces, soit 51 596 tonnes d’argent.

Ces demandes de livraison au premier semestre 2018 sont 45 fois supérieures à la norme semestrielle sur le COMEX (ou 69 fois, en excluant le stock de JP Morgan).

En 2017, la production argentifère a été inférieure à 22 500 tonnes. Ces demandes de livraison représentent plus du double de la production 2017, et elles sont concentrées sur seulement sept mois ! Si cela continue ainsi, à la fin de l’année, les demandes de livraison équivaudront à quatre années de production.

Étant donné que la production argentifère est en « flux tendus » depuis des décennies, il est presque impossible de livrer une telle quantité sans déstabiliser le marché.

S’il n’y a que 24 795 tonnes d’argent dans les entrepôts de la LBMA, comment pourraient-ils livrer 51 596 tonnes ? Il manque 26 801 tonnes, ce qui représente plus de quatre ans de production minière.

En décembre 2017, il y avait 13 059 tonnes d’argent dans les coffres privés. En juillet 2018, au moins 64 655 tonnes d’argent pourraient être détenues dans des coffres privés… soit 75% de toutes les réserves d’argent hors-sol.

Un gros mouvement est à venir.

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Publié par le 13 août 2018 dans général, or et argent métal

 

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