RSS

Archives du 8 août 2018

Désormais, les drones sont partout…

JPEG

Les guerres actuelles utilisent de plus en plus de drones, on peut imaginer dans un futur proche qu’il n’y aura même plus de soldats sur les champs de bataille … C’est vrai nous vivons actuellement une révolution avec les drones, qui bientôt seront absolument partout . Et je ne parle pas ici des drones miniatures de la taille d’un petit insecte. Les implications de cette révolution sont juste terrifiantes, je pense notamment aux drones de surveillance qui vont rendre 1984 d’Orwell caduque . Je vous le dis, une mouche n’est peut être pas une mouche ! Z  

Un drone qui survole le fort de Brégançon, des drones qui visitent des centrales nucléaires, des drones armés qui lancent une attaque contre le président Vénézuélien Maduro… Désormais, les drones sont partout…

 

Les drones sont de merveilleux outils qui permettent des prises de vue éblouissantes, bientôt, les drones livreront des pizzas, mais aussi des médicaments ou du matériel dans des zones isolées, des chaussures, des vêtements en un temps record…

 

Un énorme marché s’ouvre, et il est amené à se développer, car on vit dans une société de marchandisation infinie, d’autant que la livraison par drone est peu coûteuse : pas d’embouteillages, pas de pilote…

 

Et l’utilisation que l’on peut faire des drones est elle-même infinie…

 

Drones de surveillance qui pourraient servir à éradiquer des trafics de drogues, à repérer des voyous, à lutter contre la criminalité…

De plus en plus, les drones sont miniaturisés et permettent ainsi un contrôle discret… Des drones sont utilisés au Mexique pour combattre la délinquance…

 

Drones de loisir pour faire de magnifiques photos…

 

Drones armés capables de commettre des attentats… deux explosions, sept militaires blessés. Samedi au Venezuela, deux drones chargés d’un puissant explosif militaire, ont explosé dans le centre de Caracas, alors qu’ils survolaient une parade militaire présidée par le chef de l’Etat vénézuélien Nicolas Maduro.

 

On imagine dans un futur proche un ciel encombré de drones… On imagine aussi les risques de cette nouvelle technologie.

Une surveillance accrue des citoyens : c’est le règne de Big Brother qui s’annonce… car chacun d’entre nous serait susceptible d’être filmé par un drone.

 

Une enquête a été ouverte ce lundi à la suite du survol dans l’après-midi par un drone de la bâtisse de Bornes-les-Mimosas dans le Var, où réside actuellement le président de la République Emmanuel Macron.

La sécurité du président pourrait même être menacée.

Oui, décidément, les drones sont partout, ils envahissent le ciel, ils s’invitent de plus en plus dans l’actualité.

Et cette présence est inquiétante…

source

Publicités
 
2 Commentaires

Publié par le 8 août 2018 dans général, société

 

Étiquettes : , ,

La guerre électronique russe contre les troupes américaines en Syrie entre dans une phase dangereuse

ewin syria
Image via The National Interest

Pendant ce temps, la guerre en Syrie n’est pas fini, loin de là, il y a une guerre souterraine entre Russes et US qui prend de l’ampleur . Une situation à ne pas sous estimer . Z

Un colonel en retraite de l’armée US, spécialiste de la guerre électronique a déclaré à Foreign Policy : « Tout à coup, vos communications ne fonctionnent plus, vous ne pouvez pas ordonner de tirs, vous ne pouvez pas être averti des tirs hostiles parce que vos radars ont été bloqués et ils ne peuvent rien détecter ». 

Un nouveau rapport détaille l’inquiétude grandissante du Pentagone face à l’augmentation du nombre d’attaques électroniques russes contre des positions militaires américaines en Syrie, dont le nombre selon les déclarations publiques du Pentagone est de 2000 ou plus, situées sur une douzaine de bases« secrètes », principalement au nord-est de la Syrie, et intégrées dans les Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes, soutenues par les États-Unis,

Le rapport de Foreign Policy commence ainsi :

« Les officiers qui ont subi le brouillage – connu sous le nom de guerre électronique – disent que ce n’est pas moins dangereux que les attaques conventionnelles avec des bombes et de l’artillerie. Mais ils disent aussi que cela permet aux troupes américaines de découvrir la technologie russe sur le champ de bataille et de trouver des moyens de se défendre. »

Depuis que la Russie est intervenue en Syrie à la demande du gouvernement Assad en 2015, les deux superpuissances se sont affrontées à de multiples occasions dangereuses, mais ont communiqué par l’intermédiaire d’une « ligne directe militaire à militaire » destinée à éviter les collisions aériennes et la confrontation directe des troupes.

La Russie, aux côtés du gouvernement syrien, considère les troupes américaines comme des occupants étrangers non invités, qui ont commis des actes d’agression contre l’État syrien, tuant des centaines de soldats syriens (et des mercenaires russes, même s’ils n’étaient pas sous les ordres de Moscou), lors de multiples incidents près des lignes de front à Deir Ezzor.

Et maintenant, comme l’a récemment déclaré le général Raymond Thomas, chef du commandement des opérations spéciales des États-Unis, lors d’une conférence de renseignement et de technologie militaire, la Syrie est devenue « l’environnement de guerre électronique le plus agressif de la planète ».

Il a dit des « adversaires » russes, iraniens et syriens : « Ils nous testent tous les jours, bloquant nos communications, désactivant nos EC-130 [les grands avions de commandement et de contrôle des champs de bataille aériens de l’Air Force]. »

Foreign Policy (FP) indique que le brouillage électronique par les forces russes signifie une menace d’« escalade » dans un environnement déjà confus compte tenu du large éventail de groupes et d’acteurs étatiques opérant en Syrie.

Le rapport dit que le Pentagone a officiellement reconnu le succès des efforts de brouillage russes la semaine dernière dans les termes suivants :

« Un colonel de l’armée américaine, Brian Sullivan, a décrit un épisode récent à des journalistes au département de la Défense des États-Unis la semaine dernière. Il a déclaré que ses troupes avaient rencontré un ‘environnement de guerre électronique saturé’ alors qu’elles combattaient dans le nord-est de la Syrie pendant leur déploiement de neuf mois, qui avait duré de septembre 2017 à mai 2018. »

Et le rapport cite encore le Col. Sullivan : « Cela nous a posé des défis auxquels nous avons pu faire face avec succès, et cela nous a donné l’opportunité d’opérer dans un environnement qui ne peut être reproduit nulle part à domicile, y compris dans nos centres de formation au combat. »

Dans une citation particulièrement troublante qui rappelle la guerre froide, le colonel note : « C’est une grande opportunité pour nous d’opérer particulièrement dans l’environnement syrien où les Russes sont actifs ».

L’ancien directeur intérimaire/directeur adjoint de la CIA Michael Morell : « nous devons tuer les Russes en Syrie » (vidéo en anglais).

Bien sûr, pour commencer – et quoi qu’on en dise – il y a la grande question de la contradiction concernant des troupes américaines qui se trouvent en Syrie sans aucune autorisation du Congrès ni mandat du peuple américain (à moins que, comme semble le croire le président Donald Trump, l’ancienne autorisation d’utilisation de la force militaire, l’AUMF, après le 9/11, signifie que les troupes américaines peuvent rester au Moyen-Orient pour toujours).

Foreign Policy écrit en outre que la guerre électronique implique l’arrêt des communications et de la capacité de navigation au sol et en l’air, quelque chose de particulièrement dangereux dans un espace de combat bondé comme la Syrie :

« Daniel Goure, expert en sécurité nationale et questions militaires au Lexington Institute, affirme que les nouveaux systèmes de guerre électronique de la Russie sont sophistiqués. Ils peuvent être montés sur de gros véhicules ou des avions et peuvent endommager des cibles à des centaines de kilomètres. »

Goure parle aussi d’un affrontement involontaire potentiel entre des puissances majeures comme les États-Unis et la Russie : « Le problème avec la guerre électronique, de manière plus générale, est qu’elle peut vraiment aveugler votre vision de l’espace de combat, votre vision opérationnelle, et cela peut mener à des erreurs vraiment horribles. »

La Russie aurait fait d’énormes progrès dans sa capacité de systèmes de guerre électronique au cours des quinze dernières années car elle perçoit que la menace d’une invasion par l’OTAN à ses frontières ne peut que croître.

En attendant, la Russie a indiqué qu’elle était au courant des actions militaires futures que Washington et ses alliés occidentaux pourraient comploter contre elle.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a dit cette semaine dans des déclarations publiques lors d’un forum éducatif russe : « Notre conscience des plans que les militaires américains et d’autres pays occidentaux préparent en relation avec la Fédération de Russie est totale. » Il a ajouté que la Russie et ses frontières terrestres et aériennes étaient sûres « quoi qu’il arrive dans le monde », ce qui semblait être une référence aux récents progrès de la technologie de la défense et du renseignement russes.

Tyler Durden

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 8 août 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Les milliardaires américains s’affrontent pour le contrôle politique de l’Europe

Les milliardaires américains s’affrontent pour le contrôle politique de l’Europe

Là on touche un point sensible : l’émergence des « populistes » , la confrontation libéral contre conservateur, ne serait-elle qu’un leurre au profit de l’élite globale qui veut le contrôle de la planète et qui va gagner à tous les coups ? Bonne question !! Z 

par Eric Zuesse

Deux « philanthropes » vont maintenant se battre pour le contrôle des marchés politiques (ou institutions) européens.

Un concours pour le contrôle politique de l’Europe se prépare entre deux camps Américains, l’un dirigé par George Soros, établi de longue date, et l’autre mis sur pied par Steve Bannon, l’ancien directeur de campagne du président américain Donald Trump. Soros a longtemps conduit les milliardaires libéraux américains à contrôler l’Europe, et Bannon est en train d’organiser une équipe de milliardaires conservateurs américains pour arracher ce contrôle aux milliardaires libéraux.

Alors que Soros prétend représenter les intérêts du public, Bannon prétend représenter les intérêts de la population – c’est le côté « populiste » des milliardaires américains, contre le côté « d’intérêt public«  (Soros).

Deux modèles américains de « philanthropes » vont donc se battre pour le contrôle des marchés politiques (ou institutions) européens.

C’est une bataille pour servir soit « le public« , soit « le peuple« , et chaque modèle politique se battra pour que l’Europe reste un allié dans la guerre des milliardaires Américains contre la Russie (que tous les milliardaires Américains veulent défaire), mais chaque équipe le fait dans une perspective idéologique différente, l’une étant « libérale » et l’autre « conservatrice« .

Tout comme il existe une polarisation politique libérale et conservatrice entre milliardaires au sein d’une nation, il y a également une polarisation politique entre milliardaires en ce qui concerne les politiques étrangères de leur nation ; et les milliardaires Américains sont très fortement polarisés politiquement, à la fois au niveau national et, de plus en plus, au niveau international. Aucun d’entre eux n’est progressiste ou gauchiste. Le seul « populisme » qu’un milliardaire promeut actuellement est le « populisme de droite« , qui est le camp de Bannon. (Staline était de gauche -« populiste » ; et Hitler était de droite -« populiste » ; mais aucun dictateur n’a jamais vraiment été « populiste« .

le 9 mai 1950, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman propose que les pays européens unissent et forment le CECA

le 9 mai 1950, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman propose que les pays européens unissent et forment le CECA

Les deux camps se diabolisent l’un l’autre aux États-Unis pour le contrôle du gouvernement américain, mais tous deux sont maintenant en compétition l’un contre l’autre à l’échelle internationale pour le contrôle du monde entier, par deux modèles différents : libéral contre conservateur. Les deux modèles soutiennent la « démocratie » ou « les alliés » ; et tous deux soutiennent la propagation de cette « démocratie«  par l’invasion et l’occupation de pays « sous dictature » ou « ennemis« En Europe, on l’appelle « impérialisme » ; en Amérique, on l’appelle « néoconservatisme » ; mais aucun milliardaire Américain ne s’y oppose activement (car s’y opposer serait s’opposer à l’aristocratie elle-même, au contrôle des milliardaires sur le gouvernement – le système même qui leur a réussi, bien plus que le public ne le reconnaît lui même).

Après la Seconde Guerre Mondiale, les milliardaires américains ont pris le contrôle, d’abord de l’Europe Occidentale, puis, après 1990, une fois que l’Union Soviétique, son communisme et son alliance militaire du Pacte de Varsovie prirent fin, ont progressivement pris le contrôle de toute l’Europe. Ils l’ont fait non seulement en agrandissant l’OTAN après 1990 (même si son organisation miroir, le Pacte de Varsovie avait disparu et sa raison d’être par la même occasion), mais aussi par le biais de l’UE, qui a été créée dans les années 1950 comme un effort conjoint des milliardaires américains et européens et de leurs agents – tous étant anti-Russes (ou, comme tout le monde disait à l’époque, « anticommuniste« ). Leur véritable objectif était la conquête, tout d’abord absorber tous les alliés de la Russie, puis, en fin de compte, absorber la Russie elle-même – une conquête mondiale complète.

L’annonce publique de cette nouvelle guerre de milliardaires américains pour le contrôle de l’Europe, est apparue le 20 juillet 2018, dans le site de propagande néoconservateur (c’est-à-dire pro-impérialisme) néolibéral américain, The Daily Beast (pro-Soros et anti-Bannon ; il déclare ainsi que Soros a « donné 32 milliards de dollars à des causes libérales » au lieu de « payer 32 milliards de dollars pour des causes libérales » – pour isoler et finalement vaincre la Russie). Cet article « libéral« , contre le Bannon « conservateur« , commençait comme suit :

https://www.thedailybeast.com/inside-bannons-plan-to-hijack-europe-for-the-far-right

HELLFIRE CLUB

Plan de détournement de l’Europe pour l’extrême droite

Bannon s’installe en Europe pour créer The Movement, une fondation populiste afin de rivaliser avec George Soros et déclencher une révolte de droite à travers le continent.

NICO HINES 07.20.18 9:57 PM LONDRES

Steve Bannon a décidé de se confronter à George Soros et de déclencher une révolution de droite en Europe.

L’ancien conseiller en chef de Trump à la Maison-Blanche a déclaré au Daily Beast qu’il est en train de créer une fondation en Europe appelée The Movement qui, espère-t-il, mènera une révolte populiste de droite à travers le continent à partir des élections du Parlement Européen au printemps prochain…

—-

le couple de miliardaires Miriam et Sheldon Adelson

le couple de miliardaires Miriam et Sheldon Adelson

Après l’armée, Bannon a passé sa carrière en tant qu’agent pour divers milliardaires Américains, plus récemment pour ceux qui ont soutenu Donald Trump dans les primaires républicaines et ont ainsi acheté la nomination du Parti pour lui.

Alors que le cerveau derrière la campagne démocrate d’Hillary Clinton était le président exécutif de Google Eric Schmidt, le cerveau derrière Donald Trump était Steve Bannon engagé par le mathématicien milliardaire et chef du capital-investissement Robert Mercer qui s’est associé à l’opération avec le capital-risque du milliardaire Peter Thiel.

Après que Trump ait remporté la nomination, Bannon est resté et son opération a été financée en grande partie par le couple de milliardaires américains et israéliens, Miriam et Sheldon Adelson. Mais tous les milliardaires républicains (juifs, chrétiens évangéliques et même certains autres) étaient de grands partisans d’Israël. Israël, bien sûr, est allié aux Saud, qui détiennent l’Arabie Saoudite ; et Israël et les Saud se concentrent encore plus sur la destruction de l’Iran que sur la destruction de la Russie (le but principal de l’aristocratie américaine). Seuls les milliardaires américains sont obsédés par la conquête de la Russie depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Comme le chroniqueur Ambrose Evans-Pritchard l’a bien résumé dans le Britain’s Telegraph :

« L’Union Européenne a toujours été un projet de la CIA, comme le découvrent les Brexiteurs » :

Les services de renseignement américains ont financé secrètement le mouvement européen pendant des décennies et ont travaillé de manière agressive en coulisses pour pousser la Grande-Bretagne dans le projet.

Le journal a déclaré pour la première fois lorsqu’on a commencé à se partager le trésor qu’un mémorandum daté du 26 juillet 1950 révèle une campagne de promotion du parlement européen. Il est signé par le général William J. Donovan, chef de l’American Wartime Office of Strategic Services, précurseur de la Central Inteligence Agency.

William J. Donnovan, chef d’orchestre du projet de l’Union Européenne

William J. Donovan, chef d’orchestre du projet de l’Union Européenne

Le principal front de la CIA était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE), présidé par Donovan. Un autre document montre qu’il a fourni 53,5 % des fonds du mouvement Européen en 1958. Le conseil d’administration comprenait Walter Bedell Smith et Allen Dulles, des directeurs de la CIA dans les années 50, ainsi qu’une caste d’anciens fonctionnaires du SOSS qui sont entrés et sortis de la CIA.

Bill Donovan, chef légendaire de l’OSS en temps de guerre, fut plus tard chargé d’orchestrer le projet de l’UE.

Les documents montrent que l’ACUE a traité certains des « pères fondateurs » de l’UE comme des mercenaires et les a activement empêchés de trouver un financement alternatif qui aurait brisé la dépendance à Washington.

Il n’y a rien de particulièrement mauvais à ce sujet. Les États-Unis ont agi astucieusement dans le contexte de la guerre froide. La reconstruction politique de l’Europe a été un succès retentissant.

Pendant ce temps, la CIA travaillait avec des milliers d’agents secrets nazis et fascistes en Europe, que l’OSS avait secrètement rassemblés et protégés à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et qui ont continué secrètement pendant toute la guerre froide à mener des opérations de la CIA pour contrer non seulement les agents communistes en Europe mais, plus important encore, les agents démocratiques en Europe qui favorisaient non pas la soumission aux Etats-Unis mais plutôt la souveraineté démocratique des Européens, sur leur propre politique terrestre. Par conséquent, dès le départ, l’UE a été un moyen d’imposer aux Européens le contrôle des sociétés internationales américaines, au profit des entreprises américaines. C’était l’objectif primordial de l’UE – subordination aux milliardaires de l’Amérique, pas de démocratie authentique. Créer des vassaux au sein de l’empire américain a été et est le but de tous – pour conquérir, d’abord, l’Europe, et ensuite, le monde.

Evans-Pritchard exhorte ses lecteurs :

« A mon avis, le camp Brexit devrait présenter des plans pour augmenter les dépenses de défense du Royaume-Uni de moitié pour atteindre 3% du PIB, s’engageant à propulser la Grande-Bretagne en tête en tant que puissance militaire incontestée de l’Europe. »

Cette vision pro-impérialiste est une extension de celle de Cecil Rhodes à la fin des années 1800, pour un empire mondial Royaume-Uni-États-Unis dans lequel ces deux puissances impériales – l’ancienne et la nouvelle – prendraient progressivement le contrôle du monde entier. George Soros a travaillé fébrilement sur cet objectif. Steve Bannon est contre ce point de vue « internationaliste« , et favorise plutôt le point de vue « nationaliste« , mais dans les versions libérale et conservatrice, les milliardaires de l’Amérique prendront une proportion croissante de la richesse mondiale. La compétition entre ces deux camps porte sur la meilleure façon d’atteindre cet objectif.

Il y a aussi une deuxième raison pour laquelle les milliardaires américains sont enragés contre la Russie d’aujourd’hui, au-delà de celle des milliardaires américains qui exigent de contrôler le monde. Cette raison est que, sous Vladimir Poutine, la politique de la Russie a été d’exiger que tous les milliardaires, tant nationaux qu’étrangers, acceptent qu’en Russie, le bien-être du public russe l’emporte sur le bien-être de tous les milliardaires. C’est un principe que les milliardaires du monde entier, et en particulier les Américains qui, avant la direction de Poutine, volaient le trésor fédéral russe, ne peuvent tolérer. Ainsi, en se rangeant du côté des milliardaires américains, les Européens se sont aussi rangés du côté des milliardaires en tant que classe – du côté des super-riches – contre le peuple, partout dans le monde. Pourquoi les Européens feraient-ils une telle chose ? Ne sont-ils pas censés avoir au moins un certain degré de choix ? Ne sont-ils pas censés vivre en démocratie ?

article originel : America’s Billionaires Battle Each Other for Political Control Over Europe

via RI

 
 

Étiquettes : , , , , , ,

Sanctions contre l’Iran : l’affrontement UE-USA construit la gouvernance globale

Sanctions Iran UE USA Affrontement Gouvernance Globale

Rien ne va plus entre l’Europe et les US, sur l’OTAN, la guerre commerciale, et maintenant la question Iranienne . La situation risque d’empirer, on se dirige droit vers une réorganisation géopolitique mondiale. Au profit du mondialisme ?? Z 

L’UE vient d’interdire aux entreprises européennes de se soumettre aux sanctions des USAcontre l’Iran, sous peine de sanctions. A-t-elle raison ? Est-ce réaliste ? Et surtout l’affrontement des deux mastodontes ne mène-t-il pas à la gouvernance globale ?

En dénonçant l’accord signé par les USA et l’UE avec l’Iran, Donald Trump avait assorti sa décision de sanctions contre les entreprises qui continueraient à faire des affaires avec l’Iran. Dans la présentation qu’il en faisait, il s’agissait de faire plier l’Iran en répondant à une menace militaire par une guerre économique. L’UE quant à elle, comme d’autres puissances comme la Russie et la Chine, estimait que le nucléaire iranien était sans danger et préconisait donc de pérenniser l’accord.

L’UE « regrette » les sanctions des USA et les sanctionne

Aujourd’hui les sanctions des USA sont effectives, et l’UE, qui les « regrette », s’y oppose officiellement. Elle vient de publier un communiqué où on lit : « Nous sommes déterminés à protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l’Iran […] C’est pourquoi le statut de blocage mis à jour par l’Union européenne entre en vigueur le 7 août ».

La loi dite « de blocage », adoptée par l’UE en 1996 pour contourner les sanctions américaines contre Cuba, la Libye et l’Iran, n’a jamais été appliquée. Son actualisation a été approuvée par les ministres des Affaires étrangères de l’UE le 16 juillet de cette année. Elle interdit aux entreprises européennes de se plier aux injonctions américaines, sous peine de pénalités fixées par chaque Etat membre. Si ce n’est pas un vain mot, une entreprise aura le choix entre faire des affaires avec l’Iran et subir les sanctions des USA et ne pas en faire et se trouver pénalisée par l’UE.

Les sanctions de l’UE n’auront pas de portée pratique

En première analyse, un Européen peut s’en réjouir. Il y a dans la prétention des USA d’imposer leur manière de voir par des sanctions internationales qui s’appliquent hors de leur territoire quelque chose d’insupportable. La raison du plus fort est toujours la meilleure, on le sait, mais l’enrober dans le moralisme anglo-saxon est proprement exaspérant. Et il faut redire que l’exterritorialité des sanctions américaines est contraire au droit international.

Mais la décision de l’UE soulève dès qu’on l’examine une foule de questions. A qui s’adresse-t-elle ? Aux entreprises qui sont déjà en affaire avec l’Iran. Comment saura-t-on si elles s’arrêtent parce qu’un grain de sable a fait échouer l’opération ou pour se soumettre aux sanctions des USA ? De toute manière, des dérogations sont prévues pour les grands groupes. Ils devront demander l’autorisation de se retirer et se justifier. Cela limitera un peu plus la liberté d’entreprendre et augmentera leur soumission au contrôle supranational, mais cela risque de limiter la portée pratique de ce « blocage » à presque rien.

USA-UE : un affrontement en trompe-l’œil

On fait valoir à Bruxelles qu’il s’agit d’un « signe », d’une décision « politique » : mais précisément, envoyer un « signe » sans portée pratique est une manifestation d’impuissance qui réduit à néant les effets positifs éventuels d’une volonté politique, qui s’avère ainsi une simple velléité.

Il faut remarquer que l’UE n’a jamais protesté contre les sanctions abracadabrantes prononcées par la justice américaine contre la BNP voilà quelques années. En quoi les tribunaux américains seraient-ils juges de la politique d’une banque française ? Cette aberration judiciaire est aussi grave que les prétentions de l’exécutif de Trump. L’UE semble donc plus soucieuse de marquer son désaccord avec les USA sur l’Iran et les sanctions que de défendre les entreprises européennes ou le droit international. En d’autres termes, le débat sur l’exterritorialité n’est ici qu’un prétexte, ce n’est pas la vraie pomme de discorde. Forcément : l’UE, malgré son affrontement avec les USA, aimerait bien se faire aussi gros qu’eux et rêve aussi de tout régenter avec ses propres tribunaux.

L’Iran construit-il sa bombe atomique ?

Autre question, que je ne saurais trancher, mais qui n’est pas sans importance : qui, sur le plan militaire, a raison, les USA ou l’UE ? En d’autres termes, le nucléaire iranien présente-t-il un danger, comme l’ont prétendu les renseignements israéliens, dont Trump a repris la thèse, ou non ? Toute information est la bienvenue. Si l’on regardait la situation du point de vue de la guerre froide, on constaterait que l’Europe se « neutralise », qu’elle passe du côté de la Russie et de la Chine.

Autre donnée importante : si une entreprise se conforme au blocage de Bruxelles, elle encourra les sanctions des USA. L’UE a donc prévu de lui verser un dédommagement d’un montant équivalent. En d’autres termes, les contribuables européens devront payer pour la décision des juges américains. Outre le fait que cela laisse l’initiative aux USA (ils pourraient augmenter le montant des sanctions rien que pour assécher l’UE), cela crée une nouvelle usine à gaz typiquement socialiste de bonus et de malus. La situation deviendra si ubuesque qu’il faudra bien un jour créer une juridiction pour arbitrer, et l’on rentera ainsi un peu plus dans le processus qui mène à la gouvernance globale.

Les USA, l’UE et l’Iran construisent ensemble la gouvernance globale

L’actualité est une fable. Quelle leçon le public est-il appelé à tirer de l’histoire qu’on lui raconte ? D’abord que Trump, le gros populiste national, prend des poses hégémoniques agaçantes et qu’il nuit aux entreprises européennes et françaises, et, au-delà, au commerce international et à la paix dans le monde. En provoquant l’affrontement avec les USA sur l’Iran, l’UE nous montre que c’est paradoxalement elle qui défend l’intérêt de ses peuples : c’est une belle pédagogie d’européisme mondialiste. Nous sommes invités à appeler de nos vœux la gouvernance mondiale qui ne nous agacera pas par l’exterritorialité de son action et de ses prétentions, puisque nous appartiendrons tous à son territoire et serons donc, ipso facto, soumis à sa juridiction.*

source

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

En Europe, les prix du blé ont bondi de 35% à cause de la sécheresse et de la canicule.

C’est énorme …

 
1 commentaire

Publié par le 8 août 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :