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Archives du 2 août 2018

Une comète géante surnommée l’Incroyable Hulk fonce vers la Terre

comète

C’est probablement la première fois que cette comète venue des confins du Système solaire vient faire un tour près du Soleil et donc de la Terre. Elle atteindra mi-août sa plus petite distance avec notre étoile. Début juillet, des astronomes ont vu sa luminosité augmenter considérablement. Il y a de bonnes chances pour que C/2017 S3 Panstarrs devienne visible à l’œil nu ! Le 7 août, une semaine avant son périhélie, la comète atteindra sa plus petite distance avec la terre : 113,4 millions de kilomètres . (la distance terre soleil est de 149,6 millions km) 

Les comètes sont imprévisibles, tout est possible quand une comète passe à notre proximité, surtout une de cette taille : « le nuage de gaz autour du noyau de la comète est d’environ 4 minutes d’arc ». Autrement dit,  plus de deux fois la taille de Jupiter !

Elle peut par exemple se briser en morceaux en passant prés du soleil et l’un d’eux peut nous tomber dessus . Elle peut amener de nouvelles bactéries inconnues sur terre . (les « pluies de sang » serait du à des comètes)

Selon certains, cette comète pourrait même « être fatale pour la civilisation » : 

La comète surnommée à cause de ses dimensions l’Incroyable Hulk fonce en direction de la Terre et elle atteindra le 7 août sa plus petite distance avec notre planète.

Le 7 août, la comète surnommée l’Incroyable Hulk à cause de la taille de son nuage de poussière et de gaz approchera la Terre à sa distance minimale, a annoncé à des médias russes l’astronome indépendant Evgueni Dmitriev.

«Une foudre violente générant une puissante impulsion électromagnétique qui pourrait être fatale pour la civilisation n’est pas à exclure lors du trajet de la Terre à travers le halo de poussière et de gaz de la comète», a signalé le spécialiste.

Il a cependant relevé que cela était déjà arrivé à maintes reprises dans l’histoire de notre planète.

«Il n’est pas obligatoire que le 7 août les événements se développent selon un scénario catastrophe, mais quelque chose s’en approchant est plus ou moins possible», a-t-il précisé.

Mardi 31 juillet il a été annoncé que dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 août les habitants de notre planète pourraient observer la pluie d’étoiles filantes des Perséides. Les spécialistes estiment que si le ciel est dégagé, il sera possible de voir environ 60 à 70 météores par heure.

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Publié par le 2 août 2018 dans général, Espace

 

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Se faire lécher par un chien peut tuer !

Infection sanguine à Capnocytophaga canimorsus. Présence d’inclusions en bâtonnet dans des polynucléaires neutrophiles. Eefting M, Paardenkooper T. Blood. 2010 Sep 2;116(9):1396.

Il y a des gens qui meurent régulièrement à cause d’une infection généralisée du à Capnocytophaga canimorsus. Ce germe est hébergé par la flore buccale normale du chien . (la bactérie capnocytophaga canimorsus est très répandue chez les chiens mais aussi chez les chats)

Une infection à C. canimorsus est associée à une morsure de chien dans 60 % des cas, à un léchage sur une lésion cutanée préexistante dans environ 30 % des cas. On ne retrouve pas ces deux notions dans près de 10 % des cas.

Et vous pouvez être infecté par votre propre chien (ou chat), oui celui que vous côtoyez depuis des années !!

Dernièrement un homme a été « empoisonné » par de la salive de chien dans le Wisconsin, aux Etats-Unis. A l’hôpital, les médecins n’ont pas eu d’autre choix que de l’amputer pour limiter l’infection : 

Un homme se fait amputer des quatre membres après avoir été léché par un chien

Ce drame, relaté par le Washington Post, a de quoi faire réfléchir. Greg Manteufel, un peintre du Wisconsin (Etats-Unis) de 48 ans, a vu sa vie basculer après avoir été en contact avec un chien.

Cet Américain a commencé par ressentir de la fièvre et des nausées. En apparence, rien d’alarmant. Mais le lendemain, alors que sa température avait augmenté et qu’il était victime d’hallucinations, sa femme Dawn Manteufel a décidé de le transporté à l’hôpital le plus proche. Sur place, les médecins ont découvert que le corps de Greg Manteufel était recouvert d’ecchymoses. Des marques qui n’étaient pas là lorsque le couple avait quitté leur domicile quelques minutes plus tôt. Dawn Manteufel raconte que c’est comme si son mari « avait été frappé avec une batte de baseball ».

Amputé des bras et des jambes

Malgré un traitement antibiotique, l’état de santé de Greg Manteufel se détériore rapidement. Des caillots se forment dans ses veines et bloquent l’afflux sanguin vers les extrémités de son corps, entraînant peu à peu la mort de ses cellules, puis de ses tissus. En quelques jours seulement, Greg Manteufel est amputé des bras et des jambes.

Les médecins diagnostiquent la présence de la bactérie Capnocytophaga canimorsus. Hébergé par la flore buccale de certains chiens (mêmes ceux en bonne santé) ce germe « est parfois responsable d’infections humaines gravissimes lorsque le système immunitaire est défaillant, expliquait en mai dernier Le Monde. Une infection à C. canimorsus est associée à une morsure de chien dans 60 % des cas, à un léchage sur une lésion cutanée préexistante dans environ 30% des cas ». Mais selon Dawn Manteufel, son mari aurait été en contact avec huit chiens différents le même jour, dont celui du couple. Impossible de savoir lequel est porteur de la bactérie.

Des cas similaires

En avril dernier, des médecins avaient également rapporté dans la revue Science Direct « l’observation d’un patient de 54 ans, sans antécédent, vivant à proximité d’un chien, ayant présenté un choc septique avec purpura fulminans fatal en rapport avec une infection à C. canimorsus, sans notion évidente de morsure ni de ‘léchage’ de plaie ». Ce cas rappelle « l’extrême gravité potentielle des rares septicémies à C. canimorsus et illustre le fait que ceci est possible sans contexte d’immunodépression et sans notion d’inoculation », écrivent les médecins.

En février dernier, The Lancet relatait le cas d’un Français de 47 ans qui, mordu par son chien, avait été victime de symptômes similaires. Alors que le traitement antibiotiques prescrit par son médecin ne faisait pas diminuer sa fièvre et qu’il était victime de plusieurs malaises, le patient a été hospitalisé au Centre hospitalier intercommunal de Fréjus – Saint-Raphaël. Les médecins diagnostiquent alors la même infection des tissus des doigts que Greg Manteufel. Le patient est décédé 48h après son hospitalisation.

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Allergies, asthme, infections : trop d’hygiène peut nuire à votre santé

.Allergies, asthme, infections : trop d’hygiène peut nuire à votre santé

Hé oui  une d’hygiène excessive est contre productive , ça affaibli nos défenses naturelles et immunitaires . Sans compter tous les produits chimiques qu’on trouve dans les produits d’entretien du corps, mais c’est un autre sujet … Utiliser du vrai savon de Marseille ou mieux, d’alep pour vous laver . Par cette canicule inutile de se savonner à chaque douche,  l’eau suffit à refroidir le corps . (pas de douche trop froide attention) Z 

Un excès d’hygiène corporelle ou un environnement trop aseptisé peuvent avoir des effets contre-productifs sur la santé : peau abîmée, risque d’allergie augmenté ou encore infections. Explications

Les températures sont caniculaires en France depuis plusieurs semaines et pour se rafraîchir, tous les moyens sont bons. Certains d’entre vous augmentent peut-être la fréquence de leur douche pour se rafraîchir mais aussi et par souci d’hygiène. Pourtant trop se doucher peut être mauvais pour la santé, comme un environnement trop propre peut augmenter le risque d’allergie. 

Trop d’hygiène = plus d’allergies 

La théorie hygiéniste va peut-être bouleverser votre manière de voir les tâches ménagères. Elle repose sur l’idée que notre système immunitaire a besoin de bactéries et de virus car y être confronté lui permet de savoir les combattre. Plusieurs études montrent que les enfants qui vivent dans des milieux trop propres ont plus de risques d’être atteints d’asthme ou d’allergies. Par exemple, grandir à la campagne, où les allergènes sont plus nombreux, réduit de plus de 50% le risque d’asthme, et de 75% celui d’être allergique. La présence d’animaux, porteurs potentiellement de bactéries, réduit aussi le risque d’allergie. 

Quelle fréquence pour la douche ?

Selon un sondage BVA-Doméo-Presse Régionale réalisé en 2015 et publié par Presse Océan, 57% des Français prennent une douche tous les jours et 24 % en prennent une un jour sur deux. Les autres se douchent moins fréquemment. Dans un article du journal américain Time, Elaine Larson, une experte en maladie infectieuse, explique que la douche est surtout esthétique, c’est plutôt le lavage de mains qui nous protège véritablement des bactéries.

Trop de douches peut même devenir dangereux pour les personnes dont la peau est très sèche, cela peut favoriser les craquelures et les infections. La douche quotidienne ne serait donc pas nécessaire, du moins, il n’est pas utile de s’asperger de savon tous les jours sur tout le corps. Par contre, il faut bien se nettoyer quotidiennement les zones plus sensibles : parties intimes, pieds, mains, aisselles, visage. D’abord parce que certaines de ces zones peuvent être propices aux mycoses, mais aussi parce que ce sont là que logent les bactéries.

Un risque d’infection vaginale

Dans certains cas, l’hygiène intime peut provoquer des effets indésirables plus ou moins graves. Certains produits abîment la flore intime et peuvent favoriser les infections vaginales. Avant d’utiliser un produit, il faut s’assurer que son pH est neutre pour ne pas dégrader l’équilibre intime. Hygiène parfaite ne veut donc pas dire santé parfaite !

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Publié par le 2 août 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Sapir – La crise de l’UE s’accélère :  » le processus de déconstruction de l’UE a commencé »

Union Européenne: Etat de crise

par Jacques Sapir

La crise qui ronge l’Union Européenne depuis plusieurs années a atteint ces derniers jours un nouveau stade. Devenant publique, s’étalant à la face de tous, elle est en train de muter, de changer de nature. L’état de crise qui était jusqu’à maintenant en partie camouflé par les discours officiels, est officialisé.

Mais, cette officialisation engendre à son tour une accélération, voire une radicalisation, de cette crise.

Victoire de l’Italie et paralysie de l’Allemagne

Une question a monopolisé l’attention lors du dernier sommet européen, celle des « migrants ». Elle a même tellement occupé l’ordre du jour que les problèmes soulevés par la « déclaration de Merseberg » entre la France et l’Allemagne en ont été oubliés.

Sur ce point, il est clair que Giuseppe Conte, le Président du conseil italien, a remporté une victoire. Il a obtenu que la notion de « volontariat » remplace celle de l’obligation des réglementations européennes et surtout il a obtenu que la question du rôle exact des ONG soit explicitement mentionnée dans le communiqué final. L’Italie sort confortée de ce conseil.

Mais, cette crise s’est invitée en Allemagne. Dans l’affrontement entre la Chancelière, Mme Angela Merkel et son Ministre de l’intérieur M. Horst Seehofer, c’est ce dernier qui sort vainqueur du compromis laborieusement établi dans la nuit de dimanche à lundi. Près de 160 parlementaires de la CSU, le parti de M. Seehofer, mais aussi de la CDU, avaient menacé de voter contre cette dernière. C’est dire l’ampleur de la crise. Un compromis a été trouvé à la toute dernière minute. Mais, si ce compromis garantit, sans doute pour quelques mois, qu’Angela Merkel va rester la Chancelière, il porte en lui la fin des accords de Schengen. Le fait que l’Allemagne reconnaisse la nécessité de places d’internement des migrants à ses frontières va faire tâche d’huile. L’Autriche déjà boucle les siennes et l’Italie en fera de même.

Au-delà, le conflit, même provisoirement éteint par un compromis de dernière minute, laisse les deux protagonistes en piteuse position. Le gouvernement allemand sera durablement paralysé pour les mois qui viennent. Cela signifie que l’Allemagne sera dans l’impossibilité d’imprimer sa marque sur la politique de l’UE. La France pourrait-elle se substituer à elle? Les échecs que vient de subir Emmanuel Macronquant à sa politique européenne indiquent bien que non.

Une France impuissante

Sur un autre front, on voit aussi se préciser la crise. L’Allemagne et les Pays-Bas viennent de rejeter le système de garantie des dépôts bancaires, c’est-à-dire la garantie effective des dépôts de 100 000€. Or ce rejet frappe de caducité l’Union bancaire. Elle avait été, il convient de le rappeler, la SEULE avancée de l’UE depuis 2008 sur les questions bancaires et financières. La crise de l’Union bancaire touche aussi de plein fouet la position française car le projet avait été soutenu essentiellement par le gouvernement français. Bien entendu, de nombreuses critiques avaient pu être formulées sur l’Union bancaire. Cette « union » était fragile et n’avait pas le budget suffisant pour faire face à une nouvelle crise bancaire. Ce qui s’est produit le 29 juin n’en est pas moins important. Aucun accord sur le « pot » commun destiné à aider les banques en faillite n’a pu être trouvé. Bien sûr, la décision a été repoussée pour la fin d’année 2018, mais les divergences entre les pays membres sont désormais immenses. Il est très peu probable que les pays de l’UE arrivent à s’entendre sur autre chose que le fait de ne pas s’entendre. Cela met à mal tous les projets et les rêves d’une Europe fédérale qui étaient ceux d’Emmanuel Macron.

Or, l’Allemagne va être rapidement confrontée à une crise bancaire. La situation de la Deutsch Bank, incapable de passer les tests de robustesse de la Réserve Fédérale aux Etats-Unis, va exiger des actions importantes d’ici quelques mois, voire durant l’été. La faillite de fait de l’Union bancaire renvoie les pays de l’UE à la situation qui était la leur en 2008 et va obliger l’Allemagne à « sauver » la DB. Mais, ce faisant, elle donnera le signal pour que l’Italie procède à un sauvetage massif de ses propres banques en difficulté. Dès lors, au chacun pour soi qui prédomine sur la question des migrants, viendra s’ajouter un chacun pour soi sur la question bancaire, en attendant que ce chacun pour soi ne s’étende à la zone Euro. Sur ce point, il convient de relire le récent article de Joseph Stiglitz qui est désormais fort pessimiste quant à l’avenir de la zone Euro.

La deuxième phase de l’action du gouvernement italien

La crise de l’UE ne s’arrête pas là. Le gouvernement italien a décidé de passer à une deuxième phase de son action. Après avoir fait preuve de fermeté face aux « migrants » et à certaines ONG, il est en train de prendre des mesures favorables aux travailleurs, comme la pénalisation des CDD quand ils sont utilisés systématiquement. Il est possible qu’il procède dans le cours de l’été à d’autres mesures, comme un relèvement général des salaires et une annulation — partielle ou totale — de la réforme des retraites mise en place par les précédents gouvernements. Cette perspective inquiète déjà la BCE, qui a adressé au gouvernement italien une mise en garde. Mais, porté par la popularité acquise par son attitude sur la question des « migrants » et renforcé par la crise que connaît l’UE mais aussi l’Allemagne, il est peu probable que le gouvernement italien soit véritablement sensible aux avertissements de la BCE.

Et ce d’autant plus qu’il se prépare à des mesures de fond, concernant notamment une importante relance des investissements publics, une réforme qui provoquera une forte montée de son déficit budgétaire. La crise interviendra donc très probablement cet hiver. Et l’on comprend la stratégie de Giuseppe Conte: affaiblir les institutions de l’UE pour être dans la meilleure position pour négocier. Nul ne sait si cette stratégie sera gagnante. Incontestablement, il a marqué un point important. Il s’affiche désormais comme un dirigeant avec une véritable stratégie alors que Mme Merkel et Emmanuel Macron en restent, eux, à des effets de communication…

L’UE apparaît comme durablement discréditée. Ses deux pays principaux sont aujourd’hui paralysés et les opinions dites « Eurosceptiques » progressent dans l’ensemble des pays. Giuseppe Conte a révélé une crise plus qu’il ne l’a provoquée. Mais, ce processus de révélation peut très bien avoir sa dynamique propre et entraîner un mouvement toujours plus puissant de défiance généralisée. En un sens, on peut considére que le processus de déconstruction de l’UE a commencé.

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Publié par le 2 août 2018 dans général, International, Politique

 

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Une politique monétaire «nationale indépendante»

Une politique monétaire «nationale indépendante»

Hé oui, le cartel des banques privés qui détient le pouvoir monétaire détient le pouvoir tout court . les politiques ne sont que des pantins … Un excellent papier ! Z

Un correspondant nous écrit : « Je veux mieux étudier l’histoire de la FED, ce cartel des plus grandes banques privées américaines, qui a extorqué le pouvoir de l’État étatsunien (en théorie) encore souverain de battre monnaie, c’est-à-dire de produire les liquidités en déterminant la politique monétaire nationale indépendante. » (1)

C’est un mythe qui a la vie dure que cette politique monétaire « nationale indépendante ». Ça n’existe pas une politique monétaire nationale« indépendante ». La source du pouvoir provient de l’instance économique qui contrôle l’instance politique c’est-à-dire l’appareil d’État, y compris l’appareil juridique, ainsi que l’arsenal militaire et l’appareillage monétaire. C’est dans les cathédrales boursières – apatrides et mondialisées – que les décisions importantes se trament, puis elles sont répercutées dans l’ensemble de la superstructure politique, étatique et idéologique (universitaire, religieuse, culturelle et médiatique). Et pour que la populace continue de croire aux mascarades électorales, les petits-bourgeois ont pour mission de dissimuler cette hiérarchisation des pouvoirs afin que les pèquenots continuent d’espérer que de voter pour un saltimbanque, en remplacement du précédent, engendre une différence importante.

Ainsi, à propos de la politique monétaire « nationale » l’indépendance de l’État des riches se résume à imprimer de l’argent via une banque centrale, soumise au joug des marchés internationaux; ou à faire émettre ces liquidités par les banques privées mondialisées, soumises aux lois des marchés internationaux. Aucune échappatoire n’est envisageable, les lois de l’économie politique capitaliste sont imparables. Le reste n’est que folklore pseudodémocratique que nous avons abondamment décrit dans notre ouvrage sur La démocratie aux États-Unis (2).

De ce qui précède il découle que le gouvernorat des banques n’a pas extorqué le pouvoir des États quelles avaient temporairement astreint à cette mission d’émission fiduciaire. L’évolution des marchés de la finance internationale se délitant et la concurrence s’exacerbant les banques en arrivèrent à la constatation (aux USA en premier parce que c’était l’économie la plus avancée) qu’il fallait impérativement changer les règles du jeu monétaire et partager le privilège de battre monnaie-crédit entre l’État aliéné (accumulant la dette souveraine) et les institutions financières souveraines (accumulant la dette-crédit à la consommation). Les lois furent donc modifiées afin d’ajuster les mécanismes financiers aux lois du marché mondialisé.

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L’instance juridique et ses lois libres-échangistes

Il faut se rappeler que les lois – l’instance juridique – ne sont que la cristallisation des règles déjà établies par l’économie. Ainsi, les lois et les traités de libre échange par exemple ne surviennent qu’après que le marché ait appliqué le libre-échange ou qu’il se soit buté aux difficultés des barrières douanières qu’il a cherché à contourner et qu’il finit par règlementer autrement, sans les abolir cependant. En effet, rien n’est plus règlementé que les échanges libéraliser, parlez-en à Donald Trump le libre-échangiste.

Car, en aucun cas Donald Trump n’est un « isolationniste » – ou un apostat du commerce mondial, au contraire, c’est un excellent représentant du grand capital américain en matière d’échange commercial, c’est la mission que lui a confié le capital qui l’a propulsé au Capitole. Ce que le « dompteur de lions » cherche à réaliser en renégociant les traités déjà signés c’est d’extirper de nouvelles concessions à ses alliés et concurrents (3). Des avantages que la machine de production américaine ne parvient pas à arracher aux ouvriers par une productivité augmentée. Pour ce faire, Trump a le mandat de faire saigner le prolétariat américain qui sera celui qui paiera le lourd tribut dans cette phase de la guerre commerciale tous azimuts. L’énigme est bien de comprendre comment le prolétariat américain serait dupe de cette fourberie appelée « America first » dont il fait les frais. À moins que la fourberie des médias soit de faire croire à cette duperie ? (4) Ainsi, l’Allemagne est prise à parti par le capital des États-Unis, car le prolétariat allemand est plus productif (exploité) que le prolétariat d’Amérique. Seuls les GAFTAM, contre lesquels se braquent leurs concurrents internationaux, ont atteint une très forte productivité, mais la donne risque de changer. (5)

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Le chaos fomenté par les « illuminatis » du complot

Notre correspondant reprend : « relançant avec véhémence et par tous les moyens l’exigence du profit (…) Y a-t-il une intention maligne derrière tout cela ou tout simplement la bêtise ? Se sont-ils simplement hypnotisés avec la magie de leurs joujoux, où est-ce un projet défini de créer le chaos? Au profit de qui? Peut-être ne le saurons-nous jamais. » (6)

C’est ici que s’applique la démarcation entre la petite-bourgeoisie gauchiste ou droitiste utopistes-idéalistes et nous matérialistes scientifiques. Les capitalistes ne relancent pas « l’exigence du profit » comme s’ils avaient oublié ou négligé le profit. Le mode de production capitaliste est construit comme une machine fonctionnant selon des lois économiques et politiques impératives. Ainsi un moteur à explosion a-t-il le loisir d’oublier ou de négliger de bruler du carburant ? Non évidemment. Si une telle anomalie survenait, le moteur calerait et il serait assigné à l’atelier non pas pour lui offrir une alternative, ou pour le « réformer », mais pour lui faire accomplir sans tarder ce qu’il doit faire – bruler l’essence et propulser le véhicule. Il en est de même pour la mécanique capitaliste – elle valorise le capital et produit du profit, ou alors elle est déclarée défectueuse et elle doit être réparée si la chose est avantageuse. C’est ce qui nous oppose aux utopistes-réformistes-opportunistes-gauchistes-populistes de tout acabit. Nous matérialistes affirmons sans ambages qu’il n’y a aucune conspiration, ni aucune intention maléfique, ni aucune bêtise humaine pour expliquer le « chaos » et le dysfonctionnement de la machine capitaliste qui a atteint sa date d’obsolescence programmée, son seuil critique et il est impossible de réparer cette mécanique qui flanche de plus en plus souvent à la bourse ou autrement.

Une dernière chance pour le moribond?

Il est vrai que l’État des riches et la classe capitaliste s’accrochent à ce vieux rafiot rapiécé de bric et de broc, car ils ne peuvent imaginer un autre mode de fonctionnement que celui dans lequel ils ont engrangé leurs profits – pas par manque d’imagination ou malédiction – mais parce que ce n’est pas leur fonction que d’imaginer un mode de production sans capital, sans salarié et sans propriété.

Que fera la classe prolétarienne dans ce grand bouleversement, passant du mode de production capitaliste obsolète – décadent – à un nouveau mode de production communiste-prolétarien ? Cette classe sociale n’aura pas le choix – l’effondrement du capitalisme signifiera sa disparition en tant que classe – ce ne sera pas un choix à s’imposer pour le prolétariat que de renverser le capitalisme – ce mode de production se sera effondré entrainant avec lui la destruction des moyens de production (infrastructure), des forces productives prolétariennes et des rapports de production bourgeois (superstructure). Le prolétariat devra imposer sa solution stratégique réellement démocratique et libératrice des forces productives sociales pour lesquelles nous devrons imaginer les nouveaux rapports sociaux de production.

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  1. les7duquebec.com/7-au-front/reve-americain-la-fin-du-chemin/#comment-215875
  2. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-democratie-aux-etats-unis-les-mascarades-electorales/
  3. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/donald-trump-le-dompteur-de-lions/
  4. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/arabie-saoudite-etats-unis-israel-axe-de-paix-ou-axe-de-guerre/
  5. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/bourse-facebook-a-perdu-118-milliards-en-une-seance/ et http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/twitter-perd-un-million-dutilisateurs-laction-plonge-en-bourse/  et aussi http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/google-condamne-a-une-amende-record-de-43-milliards-deuros-par-lunion-europeenne/
  6. les7duquebec.com/7-au-front/reve-americain-la-fin-du-chemin/#comment-215875

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Publié par le 2 août 2018 dans économie, général, International

 

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