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Charles Gave – Dette publique de la France : Une bombe à retardement ….

05 Juil

Depuis le début de l’année, les taux se tendent aux Etats-Unis et en Europe. Un mouvement a priori durable qui marque le début de la fin d’un âge d’or de plus de 30 ans pour le marché obligataire. Derrière ce retournement de tendance, il y a un soit disant retour de la croissance mondiale (achetée à coup de billions d’argent sorti du néant). Une amélioration qui pousse les banques centrales à se désengager des politiques monétaires exceptionnelles (« QE ») mises en place après la grande crise financière de 2008. Elles ont notamment acheté à tour de bras des obligations d’Etat et d’entreprises, faisant plonger les taux à des niveaux artificiellement bas . La BCE prévoit de cesser sa politique monétaire accommodante fin décembre, et là les choses sérieuses vont vraiment commencer, notamment pour la France, s’il n’y a pas de crise de la Zone Euro avant … Ce n’est qu’une question de temps avant que le plus grosse bulle de l’histoire, celle de la dette, n’explose . Et quand ça va se produire, et ça commence avec les banques centrales qui ramènent la ligne de pêche (« l’argent gratuit ») ce qui a toujours produit d’énormes crises à travers l’histoire (mais on a encore jamais vu dans l’histoire un niveau de dette comme celui qu’on a actuellement, et c’est au niveau mondial ! c’est inouï !), ça va faire très mal .  Z

La dette publique atteint des sommets historiques chaque année, et ce depuis plus de quatre décennies. La France s’approche de la barre symbolique de 100% du PIB. D’un côté, certains préconisent la réduction de la dette publique comme une priorité… De l’autre, ceux qui s’opposent à cet objectif de réduction de déficit public en mettant en avant les effets pervers sur la croissance d’une politique de rigueur… Alors, peut-on « s’asseoir » sur la dette ? Et de quoi parle-t-on exactement ? Qui achète et qui possède la dette publique de la France ?

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6 Commentaires

Publié par le 5 juillet 2018 dans économie, général, Vidéos (Toutes)

 

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6 réponses à “Charles Gave – Dette publique de la France : Une bombe à retardement ….

  1. NJ

    6 juillet 2018 at 6:47

    Il est curieux que Charles Gave ne relève pas les bonnes recettes de la banque centrale italienne qui s’est précipitée pour racheter la dette souveraine italienne au lendemain des élections pour éviter l’emballement des spreads. Du coup, la dette italienne a été largement socialisée, même si le processus était engagé avant les élections. La France pourrait répéter le même procédé de manière à limiter sa vulnérabilité par rapport au bon vouloir des investisseurs étrangers, notamment les banques américaines.

    CG feint d’ignorer que dans le monde globalisé actuel la libre entreprise reste une fiction, dans la mesure où les activités nationales sont étroitement encadrées et organisées par les organismes supranationaux qui décident de la spécialisation des Etats nationaux, dans le cadre des accords de libre échange, en fonction de leurs avantages comparatifs et édictent des normes contraignantes que seules les entreprises les plus solides peuvent supporter financièrement . Je comprends que CG ne souhaite pas trop se réclamer des thèses libre-échangistes d’Adam Smith, en ces temps de guerre des tarifs douaniers, mais il devrait tout de même savoir que les entreprises ne naissent sui generis mais sont la résultante d’opportunités de marché et de financement qui sont décidées par l’Etat et leurs relais bancaires qui ouvrent les portes du crédit aus bienheureux élus qui rentrent dans les plans des organisations supranationales.

    Essayez–donc de lancer une entreprise sans tenir compte du contexte concurrentiel et bancaire. Ainsi c’est bien la Commission qui a décidé que l’Allemagne devait se spécialiser dans l’industrie, tandis que la France était bonne pour se rabattre sur les services,Là on ses entreprises étaient jugées plus compétitives, l’Allemagne avait la préférence par rapport à la France, quelque soient les conditions d’excellence des uns ou des autres qui n’ont rien à voir, ou secondairement avec la monnaie. Ainsi les entreprises qui se lancent dans le véhicule électrique comme VW ou Daimler rencontrent toutes les faveurs des banques, alors que les fabricants de matériel agricole français peuvent mettre la clef sous la porte en raison de la fermeture du marché russe.

    Enfin, tous les pays qui se sont essayés à la relance par l’offre monétaire en essayant de se passer du dollar font actuellement le grand plongeon, y compris la Chine dont on nous disait que sa dépendance envers la dette en dollars US était « marginale ». Il n’empêche que la cascade de défauts d’entreprises en Chine est là pour monter les limites de la relance par la dette, même si CG considère que la dette n’est pas une mauvaise chose en soi. Certes le crédit est indispensable aux entreprises, mais dans un régime étatique interventionniste, la banque sest nécessairement soumise à des décisions gouvernementales qui n’ont rien à voir avec les préoccupations de rentabilité. Par contre, le malheureux indépendant voulant voler de ses propres ailes sera soumis à des contraintes de financement extrêmes. Mais cette espèce n’a pas survécu à la révolution chinoise ni aux plans étatiques qui ouvrent toutes grandes les vannes du crédit aux conglomérats industriels.

    La crise de désendettement actuelle rend plus difficile les conditions de financement, mai cela ne saurait provoquer un regain de faveur du libéralisme économique favorisé par un recul de l’Etat. Celui-ci reste un acteur incontournable de la croissance, que ce soit dans les émergents où les pays développés. A cet égard, les Etats-Unis restent le contre-exemple de la croissance par la libre entreprise puisque l’essentiel de la capitalisation des indices actions provient de cinq entreprises qui sont toutes largement subventionnées par l’Etat ou ses relais privés. Vous croyez vraiment que des boites comme Amazon, Apple, Google, Tesla, Microfsoft ou Netflix sont nées du génie entrepreneurial américain?? Seuls les grands naïfs peuvent croire une telle chose.

    Elles doivent out au contraire aux agences gouvernementales, types NSA, Darpa, CIA et à leurs relais de financement qui les créditent à fonds perdus pour guider le changement économique et social dans le sens voulu (transformation digitale, ingénierie sociale, génie génétique, etc). Là s’arrête donc le mythe de l’entrepreneur taillant son succès à la force du poignet en dépit des forces étatiques et bancaires.

     
  2. zelectron

    9 juillet 2018 at 8:42

    1980 : 2 100 000 fonctionnaires (Giscard) ; 2016 : 6 500 000 (Hollande) !
    Y aurait-il corrélation entre le nombre d’agents de l’état français et la dette ?
    Me trompé-je ?

     
    • Joetclo Assgong

      14 juillet 2018 at 2:32

      La mission de la france, engraisser les multinationales, avec toujours plus de consommateurs.

       
  3. Joetclo Assgong

    11 juillet 2018 at 6:38

    Dette publique de la France. Non, dette des imbéciles de français.

     
    • zelectron

      11 juillet 2018 at 7:02

      dette des hommes politiques dispendieux avec au 1er chef les gouvernements successifs depuis une quarantaine d’année . . .
      ps « lui, il a tapé dans la caisse, alors pourquoi pas moi ? »

       

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