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Archives Mensuelles: juillet 2018

Matrix : Pourquoi les gens défendent-ils des systèmes injustes, incompétents et corrompus ?

Matrix - Morpheus

 

Nous vivons dans une véritable matrice, et s’en extirper n’est pas facile voir impossible pour la plupart des gens .  C’est pourquoi il faut à tout prix réveiller la population et la rendre consciente du monde dans lequel nous vivons, c’est ce que j’essaye de faire chaque jour . Reprenons le contrôle, Résistons contre la mise en esclavage des peuples !!

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Comment se fait-il que les gens défendent et appuient des systèmes sociaux (gouvernements, institutions, entreprises…) qui s’avèrent injustes, incompétents et corrompus ?

 

Dans le cadre de la théorie de la justification du système (1), en psychologie sociale, des études montrent qu’ils cherchent à maintenir leurs vues selon lesquelles leurs systèmes sociaux sont relativement légitimes, même lorsqu’ils sont confrontés à des informations qui suggèrent le contraire. Ils s’engagent alors dans des processus psychologiques qui visent à défendre le système et à le justifier.

 

Mais ils ne justifient pas leurs systèmes sociaux en tout temps, expliquent les psychologues Aaron C. Kay de l’Université Duke et Justin Friesen de l’Université de Waterloo. Certains contextes, proposent-ils dans une étude publiée en 2011 dans la revue Current Directions in Psychological Science, motivent davantage à défendre le statu quo.

 

Selon leur analyse des études sur le sujet, 4 conditions peuvent motiver à justifier un système.

 

 

Le système est menacé

Lorsque menacés les gens se défendent eux-mêmes et défendent leurs systèmes. Par exemple, illustrent les chercheurs, avant la destruction des tours du World Trade Center de New York le 9 septembre 2001, le président George Bush plongeait dans les sondages. Aussitôt après, sa cote de popularité a grimpé ainsi que le soutien au Congrès et à la police.

 

Autre exemple, lors de l’ouragan Katrina, les Américains ont été témoins de l’insuffisance « spectaculaire » de la capacité de la FEMA (Federal Emergency Management Agency) à sauver les victimes. Pourtant, beaucoup de gens ont blâmé les victimes plutôt que d’admettre les ratés de l’agence et de soutenir des idées pour l’améliorer.

 

En temps de crise, disent les auteurs, « Nous voulons croire que le système fonctionne ».

 

 

Les gens sont dépendants du système

Les gens défendent également des systèmes desquels ils dépendent. Dans une expérience, illustrent les chercheurs, des étudiants ayant été mis dans un contexte les incitant à se sentir dépendant de leur université défendaient une politique de financement de cette dernière, mais désapprouvaient la même politique de la part du gouvernement. Mais lorsque mis dans un contexte les amenant à se sentir dépendants du gouvernement, ils approuvaient la politique de la part du gouvernement mais pas de la part de l’université.

 

 

Les gens ne peuvent échapper au système

« Lorsque nous sentons que nous ne pouvons pas échapper à un système, nous nous adaptons. Cela inclut d’accepter des choses que, autrement, nous pourrions considérer indésirables. », expliquent les chercheurs.

 

Dans une étude, mentionnent-ils, les participants étaient informés que les salaires des hommes dans leur pays étaient 20 % plus élevés que ceux des femmes. Plutôt que de considérer le système injuste, ceux qui estimaient qu’ils ne pouvaient pas émigrer avaient tendance à attribuer l’écart salarial à des différences innées entre les sexes. « On penserait que quand les gens sont coincés avec un système, ils voudraient davantage le changer. », dit Kay. « Mais en fait, plus ils sont coincés, plus ils sont susceptibles d’expliquer ses lacunes. »

 

 

Les gens ont peu de contrôle personnel

Finalement, des études suggèrent que quand les gens sentent un manque de contrôle personnel sur leur propre vie, ils ont tendance à compenser en soutenant les systèmes et les dirigeants qui offrent un sens de l’ordre, afin d’être rassurés que les choses sont sous contrôle.

 

La justification, soulignent les chercheurs, n’est pas la même chose que l’approbation. En justifiant un système, les gens lui attribuent souvent des qualités qu’il n’a pas mais devrait avoir.

 

Il y a aussi des limites, des points de basculement, au-delà desquels les systèmes ne sont plus considérés comme étant moins légitimes, mais comme complètement illégitimes et donc presque impossibles à défendre.

 

Statue justice aveugle

 


 

Sources :

http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-sociale/2014-05-20/justification-du-systeme

https://www.psychologicalscience.org/news/releases/why-do-people-defend-unjust-inept-and-corrupt-systems.html

https://fr.sott.net/article/21440-Matrix-Pourquoi-les-gens-defendent-ils-des-systemes-injustes-incompetents-et-corrompus

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Publié par le 20 juillet 2018 dans général, Nouvel ordre mondial

 

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La démence de masse dans l’establishment occidental

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Par où commencer pour analyser la folie des médias grand public en réaction à la réunion Trump-Putin à Helsinki ? En se concentrant sur l’individu, la psychologie a négligé le problème de la folie de masse, qui a maintenant submergé l’establishment américain, ses médias et la plupart de ses filiales européennes. Les individus peuvent être sains d’esprit, mais en tant que troupeau, ils sont prêts à sauter de la falaise.

Depuis deux ans, un certain groupe de pouvoir cherche à expliquer sa perte de pouvoir – ou plutôt sa perte de la Présidence, puisqu’il détient encore une prédominance de pouvoir institutionnel – par la création d’un mythe. Les médias grand public sont connus pour leur comportement grégaire et, dans ce cas, les rédacteurs en chef, les commentateurs et les journalistes se sont convaincus d’une histoire qu’au départ ils ne pouvaient guère prendre au sérieux.

Donald Trump a été élu par la Russie ?

À première vue, c’est grotesque. D’accord, les États-Unis peuvent réussir à truquer des élections au Honduras, ou en Serbie, ou même en Ukraine, mais les États-Unis sont un peu trop grands et complexes pour laisser le choix de la présidence à un barrage de messages électroniques totalement ignorés par la plupart des électeurs. Si tel était le cas, la Russie n’aurait pas besoin d’essayer de « saper notre démocratie ». Cela signifierait que notre démocratie était déjà minée, en lambeaux, morte. Un cadavre debout prêt à être renversé par un tweet.

Même si, comme on le prétend sans preuve, une armée de bots russes (encore plus grande que la fameuse armée de bots israélienne) assiégeait les médias sociaux avec ses calomnies contre Hillary Clinton, cela ne pouvait déterminer le résultat d’une élection que dans un environnement de vide, sans aucune autre influence sur le terrain. Mais il s’est passé beaucoup d’autres choses lors de l’élection de 2016, certaines pour Trump et d’autres pour Hillary, et Hillary elle-même a marqué un but décisif contre son camp en dénigrant des millions d’Américains comme « déplorables » parce qu’ils n’entraient pas dans sa clientèle électorale identitaire.

Les Russes n’ont rien pu faire pour faire aimer Trump, et il n’y a pas le moindre indice qu’ils aient essayé. Il est possible que des Russes ont peut-être fait quelque chose pour nuire à Hillary, parce qu’il y avait vraiment de quoi : les courriels de serveurs privés, la fondation Clinton, le meurtre de Moammer Gaddafi, l’appel pour une zone d’interdiction de vol en Syrie (qui impliquait un conflit direct avec l’aviation russe) … ils n’avaient rien à inventer. Tout était là. Il en était de même pour les entourloupes du Comité national démocrate (DNC), sur lequel se concentrent les accusations d’ingérence russe qui aurait faire perdre la Clinton. En effet, obsession avec le DNC sert à faire oublier des choses bien pires.

Quand on y pense, le scandale du DNC s’est concentré sur Debbie Wasserman Schultz, et non sur Hillary elle-même. Les cris sur le « piratage du DNC par les Russes » ont détourné l’attention des accusations beaucoup plus graves contre Hillary Clinton. Les partisans de Bernie Sanders n’avaient pas besoin de ces « révélations » pour cesser d’aimer Hillary ou même pour découvrir que le DNC travaillait contre Bernie. Cela était toujours parfaitement évident

Ainsi, au pire, les « Russes » sont accusés de révéler des faits relativement mineurs concernant la campagne Hillary Clinton. La belle affaire.

Mais c’est suffisant, après deux ans de faux-semblants, pour envoyer l’establishment dans une frénésie d’accusations de « trahison » lorsque Trump fait ce qu’il a dit qu’il ferait pendant sa campagne, à savoir essayer de normaliser les relations avec la Russie.

Cette hystérie ne vient pas seulement du courant dominant américain, mais aussi de l’élite européenne qui a été bien dressée pendant soixante-dix ans en tant que caniches, teckels ou corgis obéissants dans la ménagerie américaine, par le biais d’un contrôle intense par les associations américaines de « coopération » transatlantique. Ils ont fondé leur carrière sur l’illusion de partager l’empire mondial en suivant les caprices des États-Unis au Moyen-Orient et en transformant la mission de leurs forces armées de la défense en unités d’intervention étrangères de l’OTAN sous commandement américain. N’ayant pas réfléchi sérieusement aux implications de cette situation depuis plus d’un demi-siècle, ils paniquent à l’idée d’être abandonnés à leur sort.

L’élite occidentale souffre maintenant de démence auto-infligée.

Donald Trump est tout sauf éloquent, maniant la langue avec un vocabulaire restreint et répétitif, mais ce qu’il a dit lors de sa conférence de presse à Helsinki était honnête et même courageux. Avec toute la meute à ses trousses, il a refusé et à juste titre de cautionner les « constatations » des services de renseignement américains, quatorze ans après que ces mêmes services « ont constaté » que l’Irak regorgeait d’armes de destruction massive. Que pouvait-il faire d’autre ?

Mais pour les médias grand public, « l’histoire » au sommet d’Helsinki, la seule qu’il fallait raconter au public, était la réaction de Trump à l’accusation d’ingérence russe dans notre démocratie. Avez-vous été élu ou non grâce à des pirates russes ? Tout ce qu’ils voulaient, c’était une réponse par oui ou par non. La réponse ne pouvait pas être oui. Alors ils ont pu rédiger leurs articles à l’avance.

Quiconque a fréquenté les journalistes grand public, en particulier ceux qui couvrent les « grands sujets » sur les affaires internationales, est conscient de leur conformisme obligatoire, à quelques exceptions près. Pour obtenir l’emploi, il faut avoir des « sources » importantes, c’est-à-dire de bonnes relations avec des porte-parole du gouvernement qui sont prêts à vous dire ce qu’est « l’histoire », souvent sans être identifiés. Une fois que les journalistes savent ce qu’est « l’histoire », la concurrence s’installe : la concurrence sur la façon de la raconter. Cela conduit à une escalade de rhétorique, de variations sur le thème : « Le Président a trahi notre grand pays à l’ennemi russe. Trahison ! »

Ce refrain démentiel sur le « piratage russe » a empêché les médias grand public de faire leur travail. Sans même mentionner, et encore moins analyser, les vrais enjeux du sommet. Pour trouver une analyse, il faut aller en ligne, loin des fausses nouvelles officielles, vers des reportages indépendants. Par exemple, le site « The Moon of Alabama » offre une interprétation intelligente (VF – NdR) de la stratégie Trump, qui sonne infiniment plus plausible que « l’histoire ». Bref, Trump tente d’éloigner la Russie de la Chine, dans une version inversée de la stratégie de Kissinger il y a quarante ans pour éloigner la Chine de la Russie, évitant ainsi une alliance continentale contre les Etats-Unis. Cela risque fort de ne pas fonctionner parce que les États-Unis se sont montrés si peu dignes de confiance que les Russes prudents sont très peu susceptibles d’abandonner leur alliance avec la Chine pour du vent. Mais c’est tout à fait logique en tant qu’explication de la politique de Trump, contrairement à ce que nous avons entendu de la part des sénateurs et commentateurs sur CNN.

Ces gens ne semblent avoir aucune idée de ce qu’est la diplomatie. Ils ne peuvent pas concevoir des accords qui seraient bénéfiques pour les deux parties. Non, ça doit être un jeu à somme nulle, le gagnant prend tout. S’ils gagnent, nous perdons, et vice versa.

De plus, ils n’ont aucune idée du tort causé aux deux parties si elles n’arrivent pas à trouver un accord. Ils n’ont pas de projet, pas de stratégie. Ils détestent Trump, point.

Celui-ci semble totalement isolé, et tous les matins je regarde les nouvelles pour vérifier s’il a été assassiné.

Pour nos moralistes manichéens, il est inimaginable que Poutine soit aussi sous le feu des tirs chez lui pour n’avoir pas reproché au président des États-Unis les violations des droits de l’homme à Guantanamo, les frappes de drones meurtrières contre des citoyens sans défense dans tout le Moyen-Orient, la destruction de la Libye en violation du mandat de l’ONU, l’ingérence dans les élections d’innombrables pays par des « organisations non gouvernementales » financées par le gouvernement (la National Endowment of Democracy), l’espionnage électronique mondial, les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, sans parler de la plus grande population carcérale du monde et des massacres réguliers d’écoliers. Mais les diplomates russes savent être polis.

Cependant, si Trump réussit à faire un « deal », il peut y avoir des perdants – pas les Etats-Unis, ni la Russie, mais des tiers. Lorsque deux grandes puissances s’entendent, c’est souvent aux dépens de quelqu’un d’autre. Les Européens de l’Ouest ont peur que ce soit à leur dépens, mais ces craintes sont sans fondement. Tout ce que Poutine veut, ce sont des relations normales avec l’Occident, ce qui n’est pas grand-chose à demander.

Au contraire, le candidat en tête de liste pour payer le prix sont les Palestiniens, ou même l’Iran, de manière marginale. Lors de la conférence de presse, interrogé sur les domaines possibles de coopération entre les deux puissances nucléaires, Trump a suggéré que les deux pourraient convenir d’aider Israël :

« Nous avons parlé avec Bibi Netanyahu. Ils aimeraient faire certaines choses à l’égard de la Syrie, en ce qui concerne la sécurité d’Israël. À cet égard, nous aimerions absolument travailler pour aider Israël. Israël travaillera avec nous. Ainsi, les deux pays travailleraient ensemble. »

En termes politiques, Trump sait où se trouve le pouvoir politique et compte sur l’influence du lobby pro-israélien, qui reconnaît la défaite en Syrie et l’influence croissante de la Russie, pour se sauver des impérialistes libéraux – un pari audacieux, mais il n’a pas beaucoup de choix.

Sur un autre sujet, Trump a dit que « nos militaires » s’entendent avec les Russes « mieux que nos politiciens ». Il s’agit d’un autre pari audacieux, sur le réalisme militaire qui pourrait en quelque sorte neutraliser le complexe militaro-industriel-congressionnel qui fait pression pour obtenir de plus en plus d’armes.

En bref, la seule chance de mettre fin à la menace de guerre nucléaire peut dépendre du soutien d’Israël et du Pentagone à Trump !

Les globalistes néolibéraux hystériques semblent avoir exclu toute autre possibilité – et peut-être même celle-ci.

« Le dialogue constructif entre les Etats-Unis et la Russie offre l’opportunité d’ouvrir de nouvelles voies vers la paix et la stabilité dans notre monde » a déclaré Trump « Je préfère prendre un risque politique dans la poursuite de la paix plutôt que de risquer la paix dans la poursuite de la politique« .

C’est plus que ce que ses ennemis politiques peuvent prétendre.

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Publié par le 20 juillet 2018 dans général, Nouvel ordre mondial

 

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Scandale du Chlordécone aux Antilles : « cet empoisonnement a été décidé en connaissance de cause au plus haut niveau » !

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Retour sur ce scandale incroyable qui touche tous les antillais, un empoisonnement de masse « qui été décidé en connaissance de cause au plus haut niveau » selon ce papier du Monde ! Rien que ça !! Lisez, je n’ai même plus les mots, c’est absolument édifiant !! Z

Plus de 90 % des Antillais présentent des traces de ce perturbateur endocrinien. Cet empoisonnement, qui touche aussi les écosystèmes, a été décidé en connaissance de cause au plus haut niveau, souligne Stéphane Foucart dans sa chronique.

S’agit-il d’un scandale d’Etat ? Ces mots sont si galvaudés qu’il faudrait sans doute plutôt parler de crime, ou de honte d’Etat. L’affaire du chlordécone revient à intervalles réguliers dans l’actualité nationale, suscitant de brèves bouffées d’indignation, avant de retourner invariablement à l’oubli. Cette semaine, l’enquête publiée par Le Monde, sous la signature de notre collègue Faustine Vincent, a remis l’affaire en lumière, mais, dans quelques jours, le flot des événements l’ensevelira de nouveau.

Aux Antilles, au contraire, elle ne disparaît jamais des esprits. L’inquiétude et la colère sont là pour durer. A juste raison. Le chlordécone est ce pesticide très persistant, utilisé massivement dans les bananeraies ultramarines entre 1972 et 1993 – il était alors interdit à peu près partout ailleurs. Il imprègne aujourd’hui, sur de vastes territoires de Guadeloupe et de Martinique, les sols, les eaux de surface et souterraines, la faune domestique et sauvage, les écosystèmes marins côtiers.

Les Antilles contaminées pour quatre siècles

Les humains ne font pas exception. Plus de 90 % des Antillais présentent des traces de ce perturbateur endocrinien, parfois à des niveaux tels que des conséquences sanitaires graves sont une quasi-certitude. Des travaux suggèrent un doublement du risque de cancer de la prostate pour une grande part de la population masculine, un effet négatif sur la cognition et la motricité fine des enfants exposés in utero… L’essentiel du désastre n’est pas documenté ; une part immense de ses dégâts est – et demeurera – littéralement incalculable. Un chiffre donne en tout cas toute la mesure du problème : la contamination des Antilles durera quatre à sept siècles – le temps que la molécule se dégrade.

Saisir la situation dans toute son ampleur et son étrangeté produit un sentiment de sidération. Et ce d’autant plus que cet empoisonnement a été décidé en connaissance de cause. Dans une analyse des archives du ministère de l’agriculture publiée en 2009, Matthieu Fintz, alors sociologue à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), a montré que, dès la fin des années 1960, la persistance des substances organochlorées dans l’environnement et la chaîne alimentaire était non seulement bien connue des experts de la défunte « commission des toxiques » (ou « ComTox »), mais qu’elle était aussi une source d’inquiétude.

 Autorisation rejetée en 1969

Le compte rendu de la réunion du 29 novembre 1969 de la ComTox est clair : « On pose ici le problème de l’introduction d’un nouveau composé organochloré toxique et persistant. Bien qu’il n’y ait pratiquement pas de résidus dans les bananes, il y a quand même les risques de contamination du milieu environnant. » La demande d’autorisation du chlordécone est alors rejetée.

En 1972, elle est cette fois accordée à titre provisoire, puis réitérée. Cinq ans plus tard, le même produit est interdit aux Etats-Unis, et tous les composés de la même famille – les fameux DDT et PCB, le lindane et les autres – sortent peu à peu du marché. Le chlordécone, lui, reste en usage aux Antilles. Et ce jusqu’en 1993.

Qui sont les experts et les représentants de l’industrie qui, Rue de Varenne, ont permis cette catastrophe ? On ne le saura sans doute jamais, car les procès-verbaux des réunions de la ComTox et des autres cénacles impliqués ont, paraît-il, été perdus. Nul ne sera jamais tenu pour responsable. Tout ce temps, on a feint d’agir en produisant des rapports. 1977 : rapport Snégaroff. 1979 : rapport Kermarrec. 1998 : rapport Balland-Mestres-Fago. 2001 : rapport Bonan-Prime. Etc.

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Etudes bloquées

Comment l’Etat gère-t-il, aujourd’hui, les conséquences de ses fautes inexcusables du passé ? Il barguigne sur le financement des études à conduire pour cerner, autant que possible, les effets sanitaires actuels et prévisibles de la catastrophe. En 2013, l’Institut national du cancer (INCa), alors dirigé par l’actuelle ministre de la santé, Agnès Buzyn, bloque une étude tout juste lancée pour étudier les liens entre cancer de la prostate et chlordécone.

Mme Buzyn assure que la raison de cette interruption était scientifique, mais les chercheurs entravés en sont, aujourd’hui encore, scandalisés. Rarement, en tout cas, l’acquisition de connaissances aura eu un impact potentiel aussi considérable. Car plus les populations seront informées de ce qui leur arrive, plus elles seront portées – à juste titre – à la revendication.

Plus de rivières propres

Ce n’est pas tout. Ces derniers mois, les limites légales de chlordécone dans la viande ont été subrepticement relevées d’un facteur 5 à un facteur 10 par le ministère de l’agriculture, permettant mécaniquement, et de manière légale, d’introduire plus de chlordécone dans la chaîne alimentaire. Et d’exposer potentiellement plus encore la population. Indignation aux Antilles. Courriers et contre-courriers entre administrations. Protestations d’élus.

Dans un avis du 31 mai, l’Anses assure pourtant que rien n’a en réalité changé et que les seuils n’ont pas été relevés. Le fin mot de cette histoire n’est toujours pas connu et la plus grande confusion règne sur son issue… Pour parfaire ce tableau, l’Etat ostracise ses agents qui, sur place, font passer la santé des populations avant les autres considérations.

En définitive, et quoi qu’il arrive, environ 800 000 personnes vivent désormais dans un monde dystopique, où chaque tranche de gigot, chaque poisson, chaque œuf, chaque crustacé devient suspect, où il ne reste parfois plus aucune rivière propre – c’est le cas en Martinique et à Basse-Terre, où la pêche est interdite dans presque tous les cours d’eau. Le plus surprenant est peut-être que, pour ces torts irréparables, nul n’ait jusqu’à présent eu l’idée de présenter aux Antillais des excuses au nom de l’Etat français.
 
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Publié par le 20 juillet 2018 dans Climat - Environnement, général, Politique

 

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Israël se déclare État d’apartheid

Un grand pas vers le grand Israël … 

La Knesset (Parlement israélien) a adopté, jeudi 19 juillet 2018, une loi définissant le pays comme « l’État-nation du peuple juif ». Un texte exceptionnel qui prime sur toutes les autres lois ; dans ce sens qu’aucune législation ne pourra passer si elle ne se conforme pas à ce texte controversé et jugé « raciste » par la minorité arabe (communauté d’avant 1948) représentée par 13 députés arabes. Pire : désormais seuls les Juifs pourront décider de l’avenir d’Israël. Alors que l’arabe, jusqu’ici considérée comme langue officielle au même titre que l’hébreu, va perdre son statut. « Notre première réaction, avec mes collègues député arabes, a été de se lever et de déchirer le texte de cette loi, car elle est contraire à la démocratie, raciste et colonialiste. Techniquement elle institue un régime d’apartheid, puisqu’elle légalise deux types de citoyenneté, une de première catégorie pour les juifs, et une autre de seconde catégorie pour nous, les arabes. Cette loi garantie des droits politiques pour les juifs, comme le droit à l’auto-détermination. L’État et ce pays leur appartient, puisque le texte consacre des droits sur la terre également, car il encourage et appuie ouvertement la colonisation juive. En somme, Israël est devenu un État juif non-démocratique. » a déclaré notamment au site de France 24 Jamal Zahalka, Member of the Knesset (MK) de la Liste arabe unie qui compte 13 parlementaires dont s’est servi le premier ministre Benyamin Netanyahu chaque fois qu’il se sentait à l’étroit. (source)

 
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Publié par le 20 juillet 2018 dans général, International, Nouvel ordre mondial

 

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Trump n’est « pas content » de la Fed

« Je n’aime pas voir les taux qui remontent avec tout ce travail que nous faisons pour doper l’économie », a estimé Trump sur CNBC. – AFP

Et voilà maintenant que Donald Trump s’en prend à la Fed, fait rarissime pour un président américain en exercice ! Donald Trump a surpris les marchés en critiquant ouvertement la politique monétaire de la FED de Jérôme Powell, jugeant que le dollar est trop fort et que les hausses successives des taux d’intérêt pourraient nuire à l’économie américaine. En réaction à ces propos, le dollar a perdu du terrain face à l’euro . Du coup l’or a aussi un peu rebondi ….

« J’ai placé un homme très bien à la tête de la Fed. Mais je n’approuve pas forcément ses choix (…) Parce que nous sommes en croissance, ils veulent relever encore les taux d’intérêt. Je ne suis pas content de cela (…) Regardez l’euro (…) il tombe ! La Chine : leur monnaie est en chute libre. Cela nous met dans une position désavantageuse »

Et il a raison, il y a des bulles qui ne demandent qu’à éclater partout – le but des élites qui dirigent la FED est de faire exploser l’économie . Nous allons vers pire qu’un recession, un grand Reset .  Z  

Le président américain a critiqué la politique de relèvement des taux suivie par la banque centrale. Une première pour l’exécutif américain.

Même pour Trump, c’est une première. Le président américain a affirmé  jeudi sur CNBC qu’il n’était « pas ravi » du chemin pris la banque centrale, dont les décisions sont théoriquement indépendantes du pouvoir exécutif. « Parce que ça va mieux, ils veulent relever les taux à nouveau, a-t-il expliqué. Je ne suis pas content. Mais en même temps je les laisse faire ce qu’ils pensent être le mieux».

Depuis sa prise de fonctions en début d’année, le  président de la Fed Jerome Powell , nommé par Trump, a poursuivi la politique de normalisation amorcée par Janet Yellen, qu’il a remplacée, et augmenté les taux deux fois. L’institution devrait de nouveau les relever à deux reprises avant la fin de l’année, alors que les gigantesques baisses d’impôts entrées en vigueur en début d’année, combinées aux tensions qui s’aggravent sur le front commercial, font craindre des perturbations sur l’économie américaine. « Je n’aime pas voir les taux qui remontent avec tout ce travail que nous faisons pour doper l’économie », a-t-il ajouté.

« Je m’en fiche complètement »

Donald Trump a toujours dit sa préférence pour les taux bas en tant que candidat, mais il est très inhabituel pour un président américain de commenter les décisions de politique monétaire de l’institution, qui doivent être prises indépendamment de l’exécutif pour pouvoir, au besoin, être impopulaires. La Fed ne doit rendre de comptes qu’au Congrès. « Je me contente de dire ce que je dirais en tant que citoyen lambda, a-t-il justifié. Alors si quelqu’un vient me dire « oh, peut-être qu’un président ne devrait pas dire ça », je m’en fiche complètement, parce que mon avis ne change pas ».

Donald Trump a estimé que le durcissement des taux risquait de mettre l’économie américaine en « position défavorable » alors que les autres banques centrales, au Japon ou en Europe, ont une approche plus accommodante.

«Dans une période de défiance généralisée envers les institutions, il est crucial que les banques centrales à travers le monde puissent se tenir à l’écart du monde politique », a rappelé Grégory Daco, économiste chez Oxford Economics.

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Publié par le 20 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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Des chercheurs ont identifié plusieurs virus « inconnus » ayant infecté des chauves-souris, et susceptibles de se propager à l’homme

Un virus totalement inconnu vient d’être identifié en Birmanie : faut-il s’en inquiéter ?

 

Les chercheurs du projet « PREDICT » ont identifié plusieurs virus ayant infecté des chauves-souris, et susceptibles de se propager à l’homme. En quoi ont consisté leurs travaux ?

Virus et bactéries : deux types d’agents infectieux radicalement différents

Stéphane Gayet : C’est l’occasion de préciser que tout oppose virus et bactérie. Une bactérie est un être vivant qui a donc un métabolisme. Un virus est une entité biologique sans vie, donc sans métabolisme. Une bactérie respire, se nourrit, grossit, effectue des synthèses, parfois se déplace, se défend, peut s’enkyster (borrelia) ou sporuler (clostridium), se divise et finit par mourir. Un virus ne respire pas, ne se nourrit pas, ne grossit pas, n’effectue aucune synthèse, est immobile, ne se défend pas, ne s’enkyste pas ni ne sporule, ne se divise pas et reste intact (persistance) ou se dégrade (inactivation virale, surtout thermique ou chimique).
C’est pourquoi le terme « microbe » est à éviter, car il n’a pas de signification précise consensuelle.
Une bactérie est un être unicellulaire rudimentaire (Protiste) qui a un appareil nucléaire (noyau primitif sans membrane : Procaryote), un chromosome (ADN) et des ribosomes (ARN). Un virus n’est pas de nature cellulaire, n’a pas d’appareil nucléaire ni de chromosome (mais un simple génome : ARN ou ADN).
Une bactérie a une taille linéaire de l’ordre de quelques millièmes de millimètre (microns ou micromètres), ce qui permet de l’observer au microscope optique. Un virus a une taille linéaire de l’ordre d’un dix millième de millimètre, ce qui empêche de l’observer au microscope optique.

Malgré l’antibiorésistance des bactéries, ce sont les virus qui deviennent très préoccupants

La connaissance des maladies infectieuses a historiquement commencé par les infections bactériennes : diphtérie, scarlatine et autres angines streptococciques, méningite à méningocoque, pneumonie à pneumocoque, coqueluche, tuberculose, peste, typhus exanthématique, choléra, fièvre typhoïde, dysenterie bacillaire, colibacillose, syphilis, urétrite à gonocoque, gangrène gazeuse, tétanos, lèpre, infections nosocomiales ou liées aux soins… Les mesures d’asepsie (« hygiène »), les vaccinations et les antibiotiques les ont bien fait régresser (à part les infections liées aux soins dont la prévention est complexe). Aujourd’hui, on sait que les bactéries en général nous sont essentiellement bénéfiques, les bactéries pathogènes ne constituant que quelques exceptions au sein d’un monde bactérien immense.
A part les infections liées aux soins, la tuberculose, les maladies d’inoculation (Lyme), les infections sexuellement transmissibles (IST) et digestives, les infections préoccupantes sont surtout virales aujourd’hui. Infiniment petits, ubiquitaires et insensibles aux antibiotiques, les virus infectent tous les animaux et végétaux et bien sûr l’espèce humaine. Tantôt ils sont latents (herpès, infection à VIH, infections latentes chez l’animal…), tantôt ils donnent une infection aiguë bénigne (rhume, laryngite, trachéite, conjonctivite, gastroentérite, verrue…), tantôt ils donnent une infection plus ou moins grave (rougeole, poliomyélite antérieure aiguë, hépatite B, sida, fièvre jaune, dengue, fièvre Ebola, méningo-encéphalite virale à tique…).

Les réservoirs des virus pathogènes pour l’homme

On comprend que, les virus étant sans vie, ils ne peuvent pas avoir pour réservoir le milieu extérieur. Car ces entités biologiques inertes sont nécessairement hébergées par des cellules vivantes qui assurent leur réplication. Il est clair que le réservoir des infections virales humaines est l’homme (rougeole, rubéole, oreillons, herpès, varicelle-zona, hépatites B et C, grippes B et C…). Certains virus humains résistants sur le plan physico-chimique peuvent de surcroît persister plus ou moins longtemps dans le milieu extérieur hydrique (virus de l’hépatite A et de la poliomyélite antérieure aiguë). Relativement à un virus humain donné comme le virus de la rougeole, une personne peut avoir différents statuts : soit elle n’a jamais été en contact avec lui (statut de sujet indemne), soit elle est en cours d’infection apparente (statut d’infection symptomatique), soit elle est en cours d’infection inapparente (statut d’infection asymptomatique), soit elle est guérie à la suite d’une infection (statut de sujet guéri). Un sujet guéri peut être immun ou immunisé si l’infection virale est immunisante.

 

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Publié par le 19 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Les médicaments sont rois

Les médicaments sont rois

Et les industries pharmaceutiques impériales….

Voilà ce que m’évoque le titre de l’article « Novartis pourra soulager des centaines de milliers de migraineux en Suisse ». Il aurait même pu dire « et dans le monde » ! Les termes de ce titre démontrent aussi le type de soutien que les médias apportent à certains domaines en vue actuellement.

Nous sommes donc passés du système décimal au système binaire. De l’éventail de plusieurs thérapies ou produits thérapeutiques pour soigner un problème de santé, le système moderne en est venu à se restreindre à une dimension : le médicament.

Système binaire encore : un diagnostic bien délimité avec un médicament qui lui correspond.

La science se targue de ses progrès. Ici c’en est un du fait de la mise au point d’un produit certainement très étudié et élaboré selon les protocoles en vigueur, avec des techniques très pointues.

Mais a-t-on vraiment étudié l’effet à long terme du fait de la suppression des manifestations migraineuses ? Et encore de l’impact du produit dans toutes les régions du corps et les fonctions de l’organisme ?

Ce qui souligne également le côté binaire, c’est la relation entre la mise sur le marché du produit et l’effet économique. A commencer par son coût par personne aux USA où il est déjà prescrit :  575 dollars pour la dose mensuelle.

Autre calcul pour justifier le médicament : « Les coûts annuels de l’absentéisme dans les entreprises se situeraient entre 21 et 32 milliards de francs en Europe et 20 milliards aux Etats-Unis. ».

Ou encore face à l’avenir : «  La Banque Cantonale de Zurich considère l’Aimoving comme un nouveau véhicule de croissance ». Avec une telle considération, l’être humain n’apparaît plus, ni tous les aléas possibles. On en arrive à la base monaire !

A remarquer aussi que notre système économico-politique manifeste une schizophrénie patente : d’un côté, il se désole de la hausse des primes maladie qui l’amène à la faillite et d’un autre côté il se réjouit d’un nouveau véhicule de croissance. Quand y aura-t-il un système ternaire pour joindre le tout dans un ensemble unique afin de créer un équilibre pertinent?

Il est temps de revenir au système décimal voire centésimal : Il existe ! encore s’agit-il de le reconnaître. Puisque la science n’a que des médicaments pour soulager – et non pour guérir dans le cas présent – pourquoi ne pas étudier avec humilité ce qui ressort des autres médecines ?

Quand je consulte la définition de Wikipédia qui relève de la réflexion officielle, je lis : «  Les médecines non conventionnelles regroupent plusieurs centaines de pratiques thérapeutiques dont l’efficacité n’est pas démontrée, c’est-à-dire non testée, non supérieure au placebo ou bien insuffisamment démontrée. »

Une telle déclaration est d’un péremptoire effarant : elle évoque plusieurs centaines de pratiques qu’elle balaie avec quelques mots en décrétant que l’efficacité n’est pas démontrée donc non supérieure au placebo. Comment les auteurs de cette définition peuvent-ils dénier à ce point l’existence de tous les thérapeutes investis dans leurs formations et tous les bienfaits ressentis par des êtres souffrants ?

Ce déni démontre fortement à quel point leur vision est rétrécie à un système 2D (pas de preuve donc effet placebo) alors que la mode est passée au 3D voire au 4 D qui stimulent l’élargissement des champs de perception, de conceptualisation et d’action.

En réalité, dans différents domaines, la médecine a repris des éléments connus depuis très longtemps. Alors pourquoi renier un espace multidimensionnel pour le restreindre à ce que les scientifiques estampillés par l’Académie mesurent selon des appareils qui les limitent, même s’ils progressent dans la précision.

La sensibilité technique n’a de loin pas encore rejoint la sensibilité très fine, vivante et complexe de l’être humain qui apprend à l’utiliser par une pratique constante et évolutive.

Marie-France de Meuron

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Publié par le 19 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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