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Archives du 27 juin 2018

Lancement de la première campagne de mesure des pesticides dans l’air !

On attend avec impatience les résultats

Ouf ! Enfin une bonne chose et une bonne initiative ! Mais si de l’autre coté on décide  qu’il n’y aura pas de périmètres de protection  près des habitations exposées aux pesticides alors que les riverains se plaignent de maladies concrètes (ce qui est scandaleux !) ou encore qu’on autorise le Glyphosate , alors qu’on avait promis le contraire (et ce ne sont que 2 exemple qui datent du mois dernier) …. c’est du Pipo . On sait que les pesticides où qu’il soient sont ultra dangereux et qu’ils provoquent un tas de maladies . Encore dernièrement je rapportais un  Énorme Scandale sanitaire : plus de neuf Antillais sur dix empoisonnés pour des générations, à cause d’un un pesticide ultra-toxique utilisé pendant une 20 aine d’années à partir de 1972 . On ne s’en est rendu compte qu’au début des années 2000, et on a agit que bien plus tard . A  ce jour on ne compte plus les morts et les Antilles sont contaminés pour les 700 prochaines années .  Donc c’est une bonne initiative mais ça ne va pas assez vite, on devrait avant tout appliquer le principe de précaution, on ne joue pas avec le feu ! Surtout que les autorités admettent avoir « un manque de connaissances » sur la question ! Sachant qu’en plus les danger liés à l’expositions aux pesticides sont connus, c’est une évidence, on ne devrait prendre aucun risque. Ce qu’on connait moins ce sont certaines modalités d’exposition, mais il ne faut pas être Einstein pour en deviner l’ampleur (d’où cette campagne qui pourrait bien révéler une situation dramatique). On attend avec impatience les résultats . Si ça peut ENFIN créer un électrochoc là haut … Z   

La première campagne nationale de mesure des résidus de pesticides a débuté le lundi 25 juin 2018. Elle durera un an et vise à établir un état des lieux des niveaux de contamination en résidus de pesticides dans l’air ambiant.

Le glyphosate, tout le monde en parle mais personne ne sait si on en respire. C’est justement pour cette raison que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), l’organisme qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l’air ATMO France et l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), ont lancé le lundi 25 juin 2018 une campagne de mesure des résidus de pesticides dans l’air. C’est une première en France.

« Améliorer la surveillance et réduire l’exposition »

Le but de l’opération, annoncée fin 2017, est de mieux connaître l’exposition de la population et de définir, à terme, une stratégie de surveillance des pesticides dans l’air. L’étude s’étalera sur un an et 50 sites de mesure différents en France métropolitaine et dans les collectivités d’outre-mer, pour un total d’environ 1.500 échantillons. « La répartition des sites de prélèvements a été choisie afin de prendre en compte les différents types de zones d’habitation (52% de sites urbains/péri-urbains et 48% de sites ruraux) et de productions agricoles (40% de sites en grandes cultures, 22% de sites viticoles, 22% de sites arboricoles, 14% de sites en maraichage et 6% de sites d’élevage) » déclare l’Anses sur son site.

Nicolas Hulot et Stéphane Travert. © Thomas SAMSON / AFP

« Notre volonté avec cette campagne est de s’appuyer sur les données collectées pour améliorer la surveillance des résidus de pesticides présents dans l’air et réduire l’exposition à ces substances des populations agricoles, des riverains de zones agricoles et de toute la population »,a commenté le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

80 substances vont être surveillées

Le glyphosate, la star des herbicides de Monsanto, n’est pas le seul produit qui sera surveillé. En tout, 80 substances entrant dans la composition de produits phytopharmaceutiques, de biocides ou de médicaments vont être analysées. D’après le communiqué de l’Anses,

« elles ont été priorisées sur la base de leurs caractéristiques de danger et de critères d’utilisation, d’émission et de persistance dans l’air ».

Ainsi, certains produits sont déjà considérés comme présents dans l’air et à surveiller à plus long terme. Parmi eux notamment le fipronil, à l’origine à l’été 2017 d’une crise liée à la découverte d’oeufs contaminés par l’insecticide dans plusieurs pays européens, ou encore le lindane, substance « persistante » pourtant interdite pour les usages agricoles en France depuis 1998.

Un agriculteur répand des pesticides sur son champ. (AFP/Archives – DENIS CHARLET)

Mais la présence dans l’air de certains autres n’est en revanche pas aussi certaine, comme le glyphosate. L’herbicide, dont la France a promis la sortie d’ici trois ans, nécessite un matériel spécifique pour son prélèvement dans l’air et seule une petite partie des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) pourront le mesurer, selon ATMO France, qui fédère ces organismes. Sous surveillance également, le chlordécone, un insecticide cancérogène longtemps utilisé aux Antilles qui provoquerait des pubertés précoces en Martinique.

AASQA. Les AASQA sont chargées de mesurer la qualité de l’air et d’alerter en cas de pollution au dioxyde d’azote ou aux particules fines, mais les données relatives aux pesticides ont jusqu’à présent été collectées par le biais d’initiatives locales et ponctuelles.

Un manque de connaissances

Cette campagne avait été décidée après la publication en octobre d’un rapport de l’Anses soulignant la connaissance « partielle et hétérogène » des contaminations en pesticides dans l’air. « Les expositions alimentaires à ces substances sont « de mieux en mieux connues », mais la contamination de l’air et ainsi les risques d’inhalation ou d’exposition par voie cutanée beaucoup moins », avait noté l’Agence. Résultats en 2019.

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Publié par le 27 juin 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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En commission, les députés votent la suppression du mot «race» de la Constitution

Réunis pour débattre du volet constitutionnel de la réforme des institutions, des députés de tous bords ont voté la modification de l’article 1er de notre norme suprême. Elle doit encore être adoptée en séance publique au palais Bourbon.

Les députés ont franchi une première étape dans la modification du texte de notre Constitution. Réunis en commission des lois, des élus de tous bords ont défendu ce mercredi la suppression du mot «race» – ainsi que l’inclusion du mot «sexe» – dans l’article 1er de la norme suprême. «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de religion», lit la nouvelle version de l’alinéa adoptée à main levée.

Cette nouvelle rédaction des premiers mots de la Constitution de 1958 doit encore être avalisée par un vote en séance publique, prévu pour le mois de juillet, lorsque sera débattu l’ensemble du projet de révision. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une réécriture conforme, sur le fond, à une promesse formulée par François Hollande durant sa campagne présidentielle de 2012, restée lettre morte malgré l’insistance du Parti socialiste durant le précédent quinquennat. Un point qu’a d’ailleurs souligné l’ancienne députée PS Delphine Batho durant les débats, affirmant que «cette suppression du mot “race”, elle est attendue depuis plusieurs années, donc il n’y a plus d’hésitations à avoir».

«Supprimer le mot ne supprime pas le discours»

Des députés issus aussi bien de la majorité que de l’opposition ont déposé des amendements convergents à cet effet. À commencer par Hélène Vainqueur-Christophe, élue Nouvelle Gauche de Guadeloupe. «Ce terme utilisé pour signifier la différence entre les groupes humains s’attache à des caractères apparents, le plus souvent visibles. (…) Le concept biologique de race n’est pas opérant pour l’espèce humaine, comme le reconnaît l’ensemble des scientifiques», a-t-elle argumenté dans son propos liminaire.

La députée ultramarine a ensuite expliqué que «supprimer le support qu’est le mot» ne supprimerait «évidemment pas» le discours raciste, «mais la légitimité qu’il pourrait puiser dans la loi fondamentale». Dans son amendement, elle demande également à ce que le mot «origine», qui existait déjà dans la version de 1958, soit muni d’un pluriel. Cette modification-là n’a, pour l’heure, pas été votée.

Unanimité relative

De part et d’autre, les avis favorables à l’amendement se sont succédé. Après le plaidoyer enflammé du patron des députés communistes, André Chassaigne, ce fut au tour du rapporteur général du projet de loi de réforme constitutionnelle, Richard Ferrand. Lequel a salué les «combats» du PCF en la matière, citant notamment un rapport défendu en 2013 par l’ex-député martiniquais Alfred Marie-Jeanne. «Aujourd’hui, nous aboutissons à un consensus unanime pour se réapproprier cette idée qui nous paraît comme une évidence, c’est que ce mot “race” n’a plus à figurer à l’article 1er de notre Constitution», a déclaré le président du groupe La République en marche.

 
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Publié par le 27 juin 2018 dans général, Politique, société

 

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Il est temps pour l’Amérique de se débarrasser de ses soi-disant alliés

Il est temps pour l’Amérique de se débarrasser de ses soi-disant alliés

J’en parle presque chaque jour, Nous assistons actuellement à des bouleversement géopolitiques majeurs . Nous pourrions bien voir la fin de l’OTAN de notre vivant (mais à quel prix ?) . On l’a vu, les vassaux Européens commencent à trembler et à s’organiser . Finalement, Trump parvient plus ou moins à imposer ses vues face à l’establishment US, mais il fait aussi pas mal de concessions ou est en accord avec ce dernier sur certains points … (l’IRAN par exemple) Z

Par James George Jatras

Le président américain Donald J.Trump a passé la semaine dernière à lancer des initiatives qui semblaient délibérément destinées à faire hérisser les cheveux de ses détracteurs.

Il a organisé une rencontre d’égal à égal avec Kim Jong-un, de Corée du Nord – qui est un homme très méchant !

Il a réitéré sa volonté de rencontrer le président russe Vladimir Poutine – un homme encore pire !

Il s’est moqué de nos partenaires commerciaux et les a menacés – en leur imposant des taxes douanières !

Il a suggéré qu’une Russie impénitente (un très mauvais pays !) devrait être réintégrée dans le gentil G7 !

Il a couronné le tout en suggérant que comme la Crimée est russophone elle devrait faire partie de… la Russie !

Comme le résume vulgairement Rick Wilson, un Républicain mais un apparatchik  anti-Trump :

« Depuis la semaine dernière, Trump est clairement un homme qui copule avec les dictateurs. C’est un fan de Poutine, Kim, Duterte, et le pire du pire des exemples d’oppression, de brutalité et de valeurs anti-occidentales que le monde a à offrir. [ . . . ]

Cette semaine, l’amour de Trump pour les dirigeants autoritaires, les dictatures, est nettement visible par ses actions et ses paroles.  Donald Trump s’est d’abord rendu au G-7 pour faire échouer les discussions par une combinaison d’insultes sorties tout droit d’une bande dessinée, d’un concours de démolition diplomatique, d’acclamations pour Poutine et de pétulance digne d’un bébé géant.

S’en est suivi le show de merde de Singapour. Ce fut un monstrueux événement de télé-réalité, comme prévu. Mais il a quitté nos alliés dubitatifs qui regardaient ce nouvel Axe des trous du cul (CRANK) que Trump a rejoint : la Chine, la Russie, l’Amérique et la Corée du Nord. Finalement, on n’a pas eu l’impression qu’il cherchait une dénucléarisation, mais des conseils de gestion de la part du petit voyou qu’est Kim.

Pour un président américain, normaliser, excuser et s’allier avec les pires des mauvais acteurs du monde tout en insultant, dégradant et détruisant nos alliés et alliances serait déjà épouvantable en toute circonstance. Le fait qu’en plus Trump se comporte comme un frère bouillonnant, impatient, désespéré de rejoindre la Phi Sigma des dictateurs ne fait qu’empirer les choses. »

Pour le moment, mettons de côté la prétendue sympathie de Trump pour l’autoritarisme et concentrons-nous sur l’accusation que Trump est « insultant, dégradant et destructeur vis-à-vis de nos alliés et alliances », une opinion que tout le spectre de l’establishment soutient, des néoconservateurs comme Max Boot à l’extrême gauche du Congrès démocratique de Californie, Maxine Waters (célèbre pour son inquiétude au sujet de l’agression russe dans un Limpopo imaginaire). Comment Trump ose-t-il menacer des relations aussi précieuses !

Sauf que ces soi-disant « alliés et alliances » ne sont d’aucune valeur pour les États-Unis. Ils sont un danger réel et nous portent préjudice.

Mettons les choses au clair : les États-Unis n’ont pas de véritables alliés. Il y a des pays que nous dominons et contrôlons, que nous appelons, pour être corrects, des États clients ou même satellites. (Cela dit, étant donné le fait que la classe politique américaine est achetée par Israël et l’Arabie Saoudite, il semble plutôt que nous sommes leurs clients, et non l’inverse…). Inversement, par antinomie, les pays qui ne sont pas des satellites sont nos ennemis, soit actuellement (la Russie, la Corée du Nord, l’Iran, la Syrie), soit potentiellement (la Chine).

Mais avons-nous de véritables alliés – c’est-à-dire des pays qui assurent une sécurité mutuelle pour les États-Unis et dont les contributions nous permettent, nous les Américains, de nous sentir plus en sécurité dans notre propre pays ?

Essayez d’en nommer un.

Commençons par le grand-père de nos alliances, l’OTAN. En quoi le fait d’avoir un pacte de défense mutuelle avec, disons, la Pologne et les États baltes, qui sont violemment opposés à la Russie, rend l’Amérique plus sûre ? Comment, par exemple, le minuscule et corrompu Monténégro contribue-t-il à la sécurité des États-Unis ? Ces pays vont-ils défendre l’Amérique d’une manière envisageable ? Même s’ils le voulaient, comment le pourraient-ils ?

D’ailleurs, contre quelle « menace » nous défendraient-ils ? La Lettonie va-t-elle aider à construire le mur de Trump à la frontière mexicaine ?

« Nos alliés de l’OTAN nous aident en Afghanistan », nous dit-on. L’OTAN-machin, ce sont les Américains qui assument presque tous les combats et subissent toutes les pertes. C’est notre argent qui est gaspillé là-bas. Peut-être que sans la feuille de vigne d’une mission dans le cadre d’une alliance, nous aurions depuis longtemps réévalué ce que nous y faisons encore, après 17 ans.

Puis vient la réponse : la Russie. Sauf que la Russie n’est pas une menace pour les États-Unis. Malgré tout leur battage médiatique, même les pays les plus russophobes de l’OTAN ne croient pas vraiment qu’ils sont sur le point d’être envahis. Et même s’ils l’étaient, cela ne fait pas encore de la Russie une menace pour nous – ou ne le serait pas sans l’existence même de l’OTAN et d’une présence américaine avancée aux frontières de la Russie et sur les côtes de la mer Noire et de la mer Baltique. Comment le fait de risquer gratuitement un conflitavec le seul pays de la planète dont l’arsenal stratégique peut nous anéantir fait que les Américains sont plus en sécurité ?

Comme l’a fait observer le professeur Richard Sakwa, « l’OTAN n’existe que pour gérer les risques créés par son existence ».

Observons d’autres alliances supposées précieuses.

Pourquoi avons-nous besoin de la Corée du Sud et du Japon ? « Contre La Chine ! ». Mais à l’exception d’un stock nucléaire beaucoup plus petit que notre force de dissuasion intercontinentale, la Chine ne représente pas une menace militaire pour nous. « Oui, mais Pékin représente un danger pour la Corée du Sud et le Japon. » Peut-être, peut-être pas. Mais même si c’est le cas, en quoi est-ce notre problème ?

Pourquoi avons-nous besoin d’Israël, de l’Arabie Saoudite, des Émirats Arabes Unis et d’autres pays du Moyen-Orient ? Nous ne sommes pas dépendants de l’énergie de la région comme nous l’étions lorsque Jimmy Carter a proclamé que c’était un intérêt national vital, il y a quatre décennies de cela. « Eh bien, l’Iran ! ». Mais les Iraniens ne peuvent rien nous faire. Oui, mais ils détestent Israël, l’Arabie Saoudite, etc. Encore une fois, quel est le rapport avec nous ?

Dans chaque cas, l’argument d’un intérêt américain est une tautologie. Les États-Unis ont besoin d’alliés dans le seul but de se défendre contre de prétendues menaces, non pas contre nous, mais contre ces mêmes alliés. C’est comme un cornet de glace qui se lèche lui-même.

Ce serait déjà assez mauvais si ces fausses relations d’alliance n’étaient que préjudiciables en ce qui concerne les querelles dans lesquelles nous n’avons aucun intérêt, le gaspillage d’argent et d’hommes dans des régions du monde où notre sécurité n’est pas en jeu. Mais il y a aussi un coût économique direct, ici même au pays.

Basé sur le besoin revendiqué d’avoir des alliés, la politique commerciale américaine « alliée » est, depuis la Seconde Guerre Mondiale, presque conçue pour miner les intérêts économiques des travailleurs et des producteurs américains. En commençant par l’Allemagne et le Japon, nos ennemis vaincus, nous leur avons offert un accès virtuellement libre de droits de douane et non réciproque à notre immense marché intérieur pour aider leurs économies à se remettre de la destruction due à la guerre ; en retour, nous avons pris leur souveraineté : le contrôle de leurs politiques étrangères et sécuritaire, ainsi que de leurs établissements militaires et de renseignement, plus des bases permanentes sur leur territoire.

Cet arrangement est devenu la norme avec d’autres pays d’Europe non communiste, ainsi qu’avec certains pays d’Extrême-Orient, notamment la Corée du Sud. Le commerce asymétrique est le ciment qui maintient les satellites en place, autant ou plus que les affirmations gonflées de menaces militaires (et qui maintient en place les entreprises qui bénéficient de dépenses militaires surgonflées). En effet, nos « alliés » ont cédé le contrôle géostratégique de leur propre pays et sont récompensés au détriment des intérêts économiques nationaux américains. Déjà d’une valeur douteuse à son apogée, ce modèle a non seulement survécu à la fin de la Première Guerre froide, mais a continué de croître, contribuant ainsi à la montée de la Deuxième Guerre froide.

Dans ce contexte, on comprend que les taxes douanières de Trump s’harmonisent avec ses autres blasphèmes, comme s’attendre à ce que les bons à rien en fassent plus pour leur propre défense. Il les met au défi de réduire les taxes douanières à zéro sur une base bilatérale réciproque – sachant pertinemment qu’ils ne le feront pas parce que cela gâcherait leur confortable arrangement aux dépens des travailleurs américains. Trump conditionne le caractère sacré de l’obligation de défense mutuelle prévue à l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord au fait que ces pays atteignent un niveau de dépenses militaires équivalent à deux pour cent de leur PIB – sachant que peu d’entre eux le feront puisqu’ils ne sont pas confrontés à une menace militaire extérieure et préfèrent garder l’argent.

À sa façon franche mais zigzagante Trump fait ce qu’il a dit qu’il ferait : privilégier l’Amérique et les Américains. Comme il l’a dit, cela ne signifie pas une hostilité à l’égard d’autres pays, dont les dirigeants ont le devoir de faire passer leurs pays et leurs peuples en premier. Cela signifie à la fois arrêter que nos alliés nous prennent pour des vaches à lait, tout en leur restituant leur souveraineté et leur indépendance que, pour beaucoup d’entre eux, ils ne veulent plus.

En dernière analyse, ce qui fait vraiment peur à des gens comme Rick Wilson, c’est la perte d’un racket tordu, vieux de plusieurs décennies, qui a été si lucratif pour un nombre incalculable de coucous et de profiteurs. Comme le décrit James P. Pinkerton, ancien assistant de Ronald Reagan et George H.W. Bush : « Les fondations géopolitiques qui formaient la base des sept dernières décennies sont remises en question et transformées – ou, comme les critiques préféreront le dire, subverties et trahies. Pourtant, pendant que ses myriades d’ennemis préparent leurs prochaines attaques politiques, juridiques et mondiales, Trump est l’homme qui chevauche sur la scène mondiale, souriant, serrant des mains, signant des accords – et remaniant sans vergogne l’ordre ancien. »

Alors allons-y.

James George Jatras

Source Strategic Culture

Traduit par Wayan, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

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Publié par le 27 juin 2018 dans général, International, Politique

 

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Paul Craig Roberts : Combien de temps la Réserve fédérale peut-elle éviter l’inévitable ?

Combien de temps la Réserve fédérale peut-elle éviter l’inévitable?

Quand les multinationales américaines et Wall Street vont-elles s’asseoir avec le président Trump et lui expliquer que sa guerre commerciale n’est pas avec la Chine mais avec elles. La plus grande partie du déficit commercial de l’Amérique avec la Chine est la production délocalisée des multinationales américaines. Lorsque les multinationales introduisent sur le marché des consommateurs américains les produits fabriqués en Chine, c’est considéré comme des importations en provenance de Chine.

Il y a six ans, alors que j’écrivais « The Failure of Laissez Faire Capitalism » [l’Echec du Capitalisme « Laissez Faire »], j’ai conclu que la moitié des importations américaines en provenance de Chine provenait de la production délocalisée de sociétés américaines. La délocalisation est un avantage substantiel pour les sociétés américaines en raison des coûts de main-d’œuvre et de conformité beaucoup moins élevés. Les bénéfices, les primes des dirigeants et les gains en capital des actionnaires bénéficient d’une forte impulsion grâce à la délocalisation. Les coûts de ces avantages pour quelques-uns tombent sur le grand nombre – les anciens employés américains qui avaient autrefois un revenu de la classe moyenne et les projets pour leurs enfants.

Dans mon livre, j’ai cité des preuves que pendant la première décennie du 21ème siècle « les Etats-Unis ont perdu 54.621 usines, et l’emploi manufacturier a chuté de 5 millions d’employés. Au cours de la décennie, le nombre de grandes usines (celles employant 1 000 employés ou plus) a diminué de 40%. Les usines américaines employant 500-1 000 travailleurs ont diminué de 44%; ceux qui employaient entre 250 et 500 travailleurs ont diminué de 37% et ceux qui employaient entre 100 et 250 travailleurs ont diminué de 30%. Ces pertes sont nettes des nouvelles entreprises. Toutes les pertes ne sont pas dues à la délocalisation. Certains sont le résultat de faillites d’entreprises »(p.100)

En d’autres termes, pour le dire le plus simplement et le plus clairement, des millions d’Américains ont perdu leur emploi de classe moyenne non pas parce que la Chine fût déloyale, mais parce que les sociétés américaines trahissaient le peuple américain et exportaient leurs emplois. « Make America Great Again » [Rendre l’Amérique belle à nouveau] signifie traiter avec ces sociétés, pas avec la Chine. Quand Trump apprendra cela, à supposer que quelqu’un le lui dise, va-t-il laisser la Chine tranquille et affronter les multinationales américaines?

La perte d’emplois dans la classe moyenne a eu un effet désastreux sur les espoirs et les attentes des Américains, sur l’économie américaine, sur les finances des villes et des États et par conséquent, sur leur capacité à remplir leurs obligations de retraite et à fournir des services publics, en réduisant la base d’imposition pour la sécurité sociale et l’assurance-maladie, menaçant ainsi ces éléments importants du consensus américain. Bref, l’élite corporatiste cupide s’est enrichie à un coût énorme pour le peuple américain et pour la stabilité économique et sociale des États-Unis.

La perte d’emplois due à la délocalisation a également eu un impact énorme et terrible sur la politique de la Réserve Fédérale. Avec la baisse de la croissance des revenus, l’économie américaine a calé. La Réserve fédérale d’Alan Greenspan a substitué une expansion du crédit à la consommation à la croissance manquante des revenus des consommateurs afin de maintenir la demande globale des consommateurs. Au lieu d’augmenter les salaires, Greenspan s’est appuyé sur une augmentation de la dette des consommateurs pour alimenter l’économie.

L’expansion du crédit et la hausse conséquente des prix de l’immobilier, ainsi que la déréglementation du système bancaire, en particulier l’abrogation de la loi Glass-Steagall, ont provoqué la bulle immobilière, la fraude et les dérivés adossés à des hypothèques qui ont mené au crash financier de 2007-2008.

La Réserve fédérale a réagi au crash non pas en renflouant la dette des consommateurs, mais en renflouant la dette de ses membres – les grandes banques. La Réserve fédérale a laissé les petites banques faire faillite et être rachetées par les grandes banques, augmentant ainsi la concentration financière. L’augmentation de plusieurs milliards de dollars dans le bilan de la Réserve fédérale s’est fait entièrement au profit d’une poignée de grandes banques. Jamais auparavant, dans l’histoire, une agence du gouvernement des États-Unis n’avait agi de façon aussi décisive au nom de la classe des possédants.

La façon dont la Réserve fédérale a sauvé les grandes banques irresponsables, qui auraient dû faire faillite et être démantelées, a été d’augmenter les prix des actifs toxiques dans les livres des banques en abaissant les taux d’intérêt. Pour être clair, les taux d’intérêt et les prix des obligations évoluent dans des directions opposées. Lorsque les taux d’intérêt sont abaissés par la Réserve fédérale, ce qu’elle réalise en achetant des titres de créance, les prix des obligations augmentent. A mesure que les divers risques liés à la dette évoluent ensemble, la baisse des taux d’intérêt fait augmenter les prix de tous les titres de créance, même en difficulté. L’augmentation des prix des titres de créance a produit des bilans solvables pour les grandes banques.

Pour atteindre son objectif, la Réserve Fédérale a dû abaisser les taux d’intérêt à zéro, ce que même la faible inflation rapportée a réduit à des taux d’intérêt négatifs. Ces faibles taux ont eu des conséquences désastreuses. D’une part, les taux d’intérêt bas ont provoqué toutes sortes de spéculations. D’autre part, les faibles taux d’intérêt privés réduisent les intérêts de leur épargne-pension, les obligeant à entamer leur capital, réduisant ainsi l’épargne des 90%. Le taux d’inflation a été sous-estimé ce qui a également empêché d’ajuster la sécurité sociale  au coût de la vie pour les retraités, les forçant à dépenser leur capital de retraite.
Les faibles taux d’intérêt ont également encouragé les conseils d’administration à emprunter de l’argent pour racheter les actions de leur société, augmentant ainsi le prix et par conséquent les primes et options d’achat des dirigeants et des administrateurs. En d’autres termes, les entreprises se sont endettées au bénéfice à court terme des dirigeants et des propriétaires. Les entreprises qui ont refusé de participer à cette escroquerie ont été menacées par Wall Street de prises de contrôle.

Par conséquent, aujourd’hui, la combinaison de la délocalisation et de la politique de la Réserve Fédérale nous a laissé une situation dans laquelle tous les aspects de l’économie sont endettés: les consommateurs, le gouvernement à tous les niveaux et les entreprises. Une récente étude de la Réserve Fédérale a conclu que les Américains sont tellement endettés et si pauvres que 41% de la population américaine ne peut pas rassembler 400 $ sans emprunter à la famille et aux amis ou vendre des biens personnels.

Un pays dont la population est endettée n’a pas de marché de consommation. Sans  consommateurs, il n’y a pas de croissance économique sauf les faux chiffres présentés par le gouvernement américain qui sous-estiment le taux d’inflation.

Sans croissance économique, les consommateurs, les entreprises, les gouvernements étatiques, locaux et fédéraux ne peuvent honorer leurs dettes et s’acquitter de leurs obligations.

La Réserve Fédérale a appris qu’elle peut maintenir à flot le système de Ponzi qu’est l’économie américaine en imprimant de l’argent avec lequel soutenir les prix des actifs financiers. La prétendue hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale ne veut pas dire que les taux d’intérêt réels augmentent. Même le taux d’inflation sous-estimé est plus élevé que la hausse des taux d’intérêt, ce qui fait que le taux d’intérêt réel baisse. Si le marché boursier essaie de se vendre, avant que beaucoup de dommages puissent être faits, la Réserve Fédérale intervient et achète des futures de Standand & Poor’s, augmentant ainsi les prix des actions.
Normalement, la création de monnaie par la Réserve fédérale, surtout en conjonction avec un niveau d’endettement aussi élevé du gouvernement des États-Unis et des gouvernements locaux et étatiques, des consommateurs et des entreprises, entraînerait une chute du taux de change du dollar américain. Pourquoi cela n’est-il pas arrivé?

Pour trois raisons. La première est que les banques centrales des trois autres monnaies de réserve – la banque centrale japonaise, la banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre – impriment également de l’argent. Leur assouplissement quantitatif, qui continue encore, compense les dollars créés par la Réserve fédérale et empêche le dollar américain de se déprécier.

Une deuxième raison est que lorsque la suspicion sur la valeur du dollar fait monter le prix de l’or, la Réserve Fédérale ou ses banques d’investissement vendent des contrats à terme sur l’or avec des contrats nus. Cela fait baisser le prix de l’or. Dave Kranzler et moi-même avons publié de nombreux articles sur mon site Web qui prouvent que c’est le cas. Cela ne fait aucun doute.

La troisième raison est que les gestionnaires de fonds, les particuliers, les caisses de retraite, tout le monde et tout les autres aussi, préfèrent faire de l’argent que le contraire. Par conséquent, ils sont complices du système de Ponzi. Les personnes qui n’en ont pas bénéficié au cours de la dernière décennie sont celles qui ont compris qu’il s’agissait d’un stratagème de Ponzi mais n’ont pas réalisé la corruption qui sévissait obligeant la réserve fédérale et la banque centrale à continuer à nourrir la pyramide de Ponzi.

Comme je l’ai expliqué précédemment, le système de Ponzi s’effondre lorsqu’il devient impossible de continuer à soutenir le dollar aussi lourdement grevé que le dollar par les niveaux d’endettement et l’abondance des dollars qui pourraient être sous-évalués sur les marchés des changes.

C’est pourquoi Washington est déterminé à conserver son hégémonie. C’est l’hégémonie de Washington sur le Japon, l’Europe et le Royaume-Uni qui protège le système américain de Ponzi. Au moment où l’une de ces banques centrales cesserait de soutenir le dollar, les autres suivraient, et le système de Ponzi s’effondrerait. Si les prix de la dette et des actions américaines étaient réduits à leur valeur réelle, les États-Unis n’auraient plus leur place dans les rangs des puissances mondiales.

L’implication est que la guerre, et non la réforme économique, est l’avenir le plus probable de l’Amérique.
Dans une colonne ultérieure, j’espère expliquer pourquoi aucun des partis politiques américains n’a la conscience et la capacité de traiter les vrais problèmes.

Paul Craig Roberts

https://www.paulcraigroberts.org/2018/06/26/long-can-federal-reserve-stave-off-inevitable-paul-craig-roberts/

Via RI 

 
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Publié par le 27 juin 2018 dans économie, général, International

 

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Fabrice Drouin : “On atteint le ratio délirant de 542 onces d’or papier pour 1 once d’or physique délivrable sur le comex”

“On atteint le ratio délirant de 542 onces d or papier pour 1 once d or physique délivrable sur le comex…ou comment creer une offre d or virtuelle pour mieux contenir le cours” (Fabrice Drouin)

Il suffirait qu’une infime partie des investisseurs prennent livraison pour que ça crée une pénurie et que ce marché explose …. Et à ce rythme, ça ne pourra qu’inévitablement se produire . Le marché papier est un énorme schéma de Ponzi qui permet aux banksters de manipuler les cours en déversant des tonnes d’or en chocolat, mais pendant ce temps l’offre de vrai or physique s’amenuise considérablement … ce qui conduira à un choc qui fera exploser ce marché en carton , et les prix à un moment donné . Ce n’est pas un hasard si de plus en plus de pays accumulent de l’or . Il y a un grand reset monétaire en vue ! Z

 
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Publié par le 27 juin 2018 dans général, or et argent métal

 

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