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Pesticides : il n’y aura pas de périmètres de protection près des habitations !

04 Juin

Encore une reculade du gouvernement sur un sujet primordial ! Du grand n’importe quoi ! Le lobbying est passé par là c’est flagrant, puisque ce sont les députés eux même qui refusent cet amendement « peu contraignant » qui tenait pourtant du pur bon sens et de la précaution absolument nécessaire avec ce sujet de santé publique vital. C’est jouer gravement avec notre santé, un véritable suicide collectif permis par nos propres députés dont les riverains se plaignent pourtant des effets dévastateurs des pesticides . Quand aux autorités, elles sont inconscientes !!! Z   

Corruption . Dans l’ombre, les lobbyistes tentent d’influer sur les lois. Infiltration, petits cadeaux et amendements clé en main, toutes les méthodes sont bonnes pour parvenir à leurs fins. Pour preuve, le dernier amendement identique en faveur des pesticides, présenté par pas moins d’une soixantaine de députés. Qui transmet les travaux des parlementaires aux lobbies ? Résultat, ce sont les citoyens qui en feront les frais, ils ne seront pas protégés par une interdiction des pesticides, pourtant promise. Ça continue à trahir les promesses faites, sachez vous en souvenir au moment d’élire vos « représentants ». Pesticides : la liste des députés qui ont voté contre l’interdiction du glyphosate

Un amendement au projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation, pourtant peu contraignant, destiné à protéger des pulvérisations de pesticides les riverains des parcelles cultivées, a été critiqué par les députés. Le ministre de l’Agriculture a décidé de retirer ce texte pourtant préparé par le gouvernement.

Averti que la colère gronde en Gironde où de nombreux parents demandent à ce que leurs enfants n’aillent plus en cour de récréation au moment des épandages de pesticides dans les écoles situées à proximité des vignes*, averti que des personnes de plus en plus nombreuses se plaignent des effets des pesticides pulvérisés près de chez eux partout en France, le gouvernement avait introduit un amendement timide au projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation pour permettre des mesures de protection.

Il n’était pas question de créer une zone tampon sans pesticide (mais cultivable en agriculture biologique) comme le demande de nombreux riverains de cultures. Mais ce texte de loi aurait permis, sans rien d’obligatoire, d’interdire ou d’encadrer l’utilisation de pesticides dans des zones  » attenantes aux bâtiments habités et aux parties non bâties à usage d’agrément, contigües à ces bâtiments « . Autrement dit, les jardins des habitations et les cours de récréation des écoles.

Une promesse non tenue !

Les députés, principalement du parti Les Républicains, ont fait savoir au ministre qu’ils ne voulaient pas de cet amendement. Le ministre s’est plié à leur demande et l’a retiré.

 » Cette position du ministre Travert est proprement scandaleuse alors même qu’il s’agissait d’une promesse faite dans le cadre du plan pesticides, par les ministres du gouvernement « , a déclaré François Veillerette, directeur de l’ONG Générations Futures. Il a ajouté que l’ONG est assaillie d’appel de victimes de pesticides.

» Rappelons au ministre que des études sont en cours au sein de Santé publique France parce que justement, ce sujet de l’exposition des riverains aux pesticides, considérés comme des populations vulnérables au sens du Règlement européen 1107/2009, est une préoccupation des services de santé. Le récent rapport de l’IGAS et du CGEDD** montre clairement que des substances dangereuses sont toujours utilisées et impactent les populations « .

Les riverains des champs traités sont exposés aux pesticides 24h sur 24h et 365 jours par an

Une étude publiée par l’association Générations Futures en 2016 a montré que les poussières des maisons, à proximité des champs traités, sont pleines de pesticides. Une vingtaine par foyer en moyenne. C’est vrai pendant la période des pulvérisations, au printemps et en été, mais également le reste de l’année. Sur les vingt pesticides trouvés dans les poussières, douze sont des perturbateurs endocriniens(hormonaux) potentiels, soit plus de 60%. Plus grave : en concentration (quantité), ils représentent 98% des pesticides détectés (17,3 sur 17,6 mg/kg). Ces substances chimiques interfèrent avec le fonctionnement du système hormonal et induisent des effets néfastes sur l’organisme d’un individu et/ou de ses descendants.

« C’est la FNSEA et les autres lobbys agricoles qui l’ont emporté au détriment de l’intérêt général et de la santé publique » se désole aujourd’hui Générations Futures.

Zoé Fauré pour Bioaddict

Via LME

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