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Crise politique en Espagne ! Le Portugal au bord de la crise ..

28 Mai

Les taux espagnols se tendent d’un coup !  Ici le 2 ans .

Comme je le disais le signe le plus « clair » du retour de la crise européenne n’est pas venu d’Italie mais d’Espagne, qui subit aussi son propre drame politique avec le vote imminent de la défiance du Premier ministre Rajoy, un processus qui a commencé ce matin et qui est programmé pour vendredi assurant une semaine de drames européens non-stop, sans parler d’une forte hausse des rendements espagnols qui sont cependant bien en deçà de leurs pairs italiens … pour l’instant. Le tout au moment où La crise catalane s’aggrave . Charles Sannat revient sur la crise politique en Espagne . Mais comme vous le verrez aprés l’article, ce n’est pas tout, car maintenant c’est aussi le Portugal qui inquiète avec le risque d’une crise de la dette qui monte en flèche !!! L’Europe entre dans une phase de crise qui risque de la faire voler en éclats !!  Z 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Crise politique en Espagne ! Et pas qu’une, entre le Premier ministre Mariano Rajoy qui est sous le coup d’une motion de censure après que son parti ait été condamné pour corruption, l’Espagne sera difficilement gouvernable. Au même moment, les leaders du parti « Podemos » sont également en difficulté.

Podemos, en espagnol cela veut dire « on peut », ou plus précisément « nous pouvons » !

Alors je n’ai pas résisté à ce jeu de mots « nous pouvons être riches avec le pognon des autres », puisque Pablo Iglesias et Irene Montero, en couple au travail et à la ville, règnent sur le parti antisystème « Podemos ».

Le problème c’est qu’être antisystème, et modeste dans la durée, c’est toujours assez difficile pour le plus grand nombre.

Les années passent, on se retrouve à deux à être députés, et même si comme chacun le sait la paie d’un député est minable et nécessite de s’alimenter uniquement de plâtrées de pâtes indigestes pour de si nobles intestins, cela laisse les moyens tout de même de s’acheter une belle villa avec piscine dans la banlieue de Madrid.

Il n’en a pas fallu plus pour déclencher une grande polémique en Espagne.

Espagne : la villa chic qui hante les antisystèmes de Podemos

« Le couple à la tête de Podemos, parti de la gauche radicale espagnole, s’est offert une villa chic avec piscine en banlieue de Madrid, un achat qui risque de leur coûter cher, même aux urnes.

Les accusations d’hypocrisie n’ont pas tardé à pleuvoir sur ceux qui prétendaient il y a trois ans représenter « les gens » contre « la caste » dirigeante avant de faire une entrée fracassante au Parlement avec 20 % des voix.

La polémique est telle que Pablo Iglesias et Irene Montero, numéros un et deux du troisième parti d’Espagne, ont appelé les près de 500 000 militants de Podemos à voter de mardi à dimanche pour leur réitérer ou retirer leur confiance. Un plébiscite dont les résultats seront connus le 28 mai.

Après la révélation par la presse de cet achat conclu début mai pour plus de 600 000 euros, le couple a confirmé avoir emprunté 540 000 euros sur 30 ans pour s’offrir cette maison dans la banlieue cossue de Galapagar, à une quarantaine de kilomètres de Madrid. »

N’est-ce vraiment pas bien ?

Disons-le, le pauvrisme, c’est épuisant ! Le pauvrisme cela finit même par devenir gonflant, car cela tire la société non pas vers le haut mais vers le bas. Être pauvre n’est ni bien ni mal et évidemment l’objectif de toute action politique se doit d’être orientée sur le fait de permettre au maximum de citoyens de vivre convenablement et d’améliorer au maximum l’ordinaire des familles, qu’elles soient en Espagne ou en France.

Mais avoir cette ambition politique ne nécessite pas forcément de devoir vivre soi-même dans l’extrême pauvreté, et réclamer, sous prétexte que des gens vivent le long du periph sous des tentes, que nos députés soient logés sous une tente Quechua porte de la Chapelle (bien que cela nous promettrait des moments de franches rigolades) n’est pas véritablement une nécessité.

Ce n’est pas parce que le couple Iglesias et Montero vivront plus mal ou moins bien que les Espagnols vivront mieux.

Nous avons ici un exemple parfait de pauvrisme, de démagogie et… de société de l’émotion.

La véritable question c’est celle de la simplicité volontaire et de l’exemplarité

Dans des pays qui souffrent de pauvreté, et de situations très hétérogènes, la véritable force politique, les convictions, doivent s’exprimer par une forme de simplicité volontaire et d’exemplarité.

Avoir de l’argent n’est en aucun cas critiquable, et je suis pour le fait que le maximum de Français aient le maximum d’argent, et s’ils en ont plus que moi, j’en suis très heureux pour eux.

Ce qui est essentiel, et c’est ma manière de concevoir les choses, ce n’est pas le dépouillement total. Je ne suis pas moine, et ne souhaite pas le devenir. C’est de savoir être humble. Simple et exemplaire. L’indépendance vis-vis des aspects matériels est une vertu cardinale en politique car elle vous rend nettement moins sujet à d’éventuelles corruptions. Mais c’est la même chose pour la gaudriole. Ces faiblesses humaines qui existent depuis la nuit des temps sont les faiblesses qui font les soumissions de certains politiques de premier plan partout dans le monde, sous toutes les latitudes et à toutes les époques.

Le Général de Gaulle avait une bien belle maison dans un petit village. Il avait aussi quelques beaux meubles et même un fauteuil confortable ! Il ne vivait pas dans la misère. Il vivait avec une réelle simplicité, une humilité, et une exemplarité.

Il est paradoxal de se rendre compte que la grandeur commence par les petites choses. Est grand ce qui est humble et simple. Étonnant n’est-ce pas !

C’est cela qui est reproché au couple de Podemos, cela et l’âpreté du combat politique qui n’oublie pas les leçons de morale qu’ils faisaient aux autres quand ils les accusaient d’être des politiciens « qui vivent dans des villas » et « ne savent pas combien coûte un café ».

On peut dire cela. Encore faut-il savoir soi-même être exemplaire. Néanmoins, il convient de dire que savoir donner le prix du ticket de métro ne vous qualifie pas pour diriger un pays et préparer l’avenir d’une nation. Connaître le prix du ticket de métro est un sujet insignifiant et l’action politique ne doit jamais être réduite à cela.

Le laisser croire, cela signifie se faire voler les débats et les véritables sujets pour nous faire manipuler par la dictature de l’émotion et laisser la place non pas à des leaders politiques visionnaires mais à des comédiens fussent-ils de talent.

Pour le reste, bien rares sont ceux capables de résister à la tentation.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Comme le rapporte Zero Hedge :

Alors que la plupart des investisseurs se concentrent sur la politique italienne – les craintes d’un mini-BoT (Un genre de monnaie parallèle : L’une des propositions les plus radicales du programme de la coalition anti-establishment italienne est d’émettre des titres pour rembourser les particuliers et les entreprises à qui l’État doit de l’argent en paiement de services ou en réductions d’impôts, c’est le «mini-BOT», nommés ainsi d’après les bons du Trésor à court terme Italiens, Le Trésor imprimerait des milliards d’euros de titres négociables sans intérêt qui pourraient ensuite être utilisés par les bénéficiaires pour payer des impôts et acheter des services ou des biens fournis par l’État)  et la possibilité d’une crise constitutionnelle en parallèle – l’Espagne fait face à sa propre crise politique au milieu des appels à un vote de défiance contre Rajoy. Cependant, le ‘Spaxit’ reste une préoccupation éloignée pour les investisseurs car un autre membre périphériques a problèmes des PIIGS commence à signaler des inquiétudes,  c’est le portugal – et le ‘Portugone’ … 

Selon Zero Hedge, « les données fondamentales confirment que le Portugal est en ligne de front pour une crise de la dette … » , le risque explose : 

Infographie: Qui a la dette la plus élevée? | Statista

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3 Commentaires

Publié par le 28 mai 2018 dans général, International, Politique

 

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3 réponses à “Crise politique en Espagne ! Le Portugal au bord de la crise ..

  1. Joetclo Assgong

    28 mai 2018 at 6:59

    Ces parlementaires et commissaires Européens, à la botte des multinationales, sont responsable du déclin et de la faillite. Quant aux gouvernements des pays, ils ont laissé faire depuis 50 ans. Restera à socialiser les pertes.

     
  2. techno

    29 mai 2018 at 8:53

    ça les arrnge qu’il y aie des pauvres et du hcomage, ça leur permet de niveler les salires par le bas, au lieu de vers le haut,

     
    • Polo

      29 mai 2018 at 5:05

      Vrai, mais pas que. Il y a bien pire que cela.

       

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