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Archives du 24 mai 2018

Le département d’Etat met en garde les Américains en Chine contre des « phénomènes auditifs ou sensoriels aigus et inhabituels »

L’ambassade des Etats-Unis en Chine a émis, mercredi 23 mai, une alerte sanitaire pour mettre en garde les ressortissants américains.
L’ambassade des Etats-Unis en Chine a émis, mercredi 23 mai, une alerte sanitaire pour mettre en garde les ressortissants américains. THOMAS PETER / REUTERS

Quelqu’un utilise apparemment un nouveau genre d’attaque contre les Américains en ciblant (pour le moment) leur diplomatie, avec un « armement » tout à fait nouveau qui produit des phénomènes auditifs ou sensoriels ! Tout à fait étrange . Z 

C’est un incident qui aurait pu paraître anodin s’il ne rappelait les attaques acoustiques observées à Cuba, à la fin de 2016 : un fonctionnaire américain en Chine a été victime d’un traumatisme cérébral après avoir ressenti des bruits « anormaux ». Mais la similarité frappante avec les mystérieuses « attaques acoustiques » subies par des diplomates américains à Cuba pousse Washington à prendre l’affaire au sérieux.

L’ambassade des Etats-Unis en Chine a émis, mercredi 23 mai, une alerte sanitaire pour mettre en garde les ressortissants américains sur place qui ressentiraient des « phénomènes auditifs ou sensoriels aigus et inhabituels, accompagnés de bruits anormaux ou de sons perçants ». Un employé du gouvernement américain en poste à Canton entre la fin de 2017 et avril 2018 a « fait état de sensations de bruits et de pressions subtils, vagues mais anormaux ».

Rentré aux Etats-Unis, un traumatisme cranio-cérébral léger (TCCL) a été diagnostiqué, a expliqué la porte-parole de l’ambassade Jinnie Lee. Aucun autre cas n’a été officiellement signalé à ce stade, mais l’incident rappelle clairement celui, d’une autre envergure, qui avait été signalé à Cuba.

« Les symptômes médicaux » sont « très similaires et totalement compatibles avec les symptômes médicaux qui ont affecté des Américains travaillant à Cuba », a déclaré le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo devant une commission parlementaire, peu après la publication de l’alerte sanitaire. « Nous avons des équipes médicales qui se rendent sur place », et « nous tentons de comprendre ce qui s’est passé à La Havane et maintenant en Chine », a-t-il ajouté.

« Attaques acoustiques » à Cuba

Les causes et les auteurs des mystérieuses « attaques ciblées » qui ont touché, entre fin 2016 et l’été 2017, plus de vingt diplomates américains en poste à La Havane n’ont toujours pas été élucidés. Ces diplomates ont subi des pertes d’audition, des troubles cognitifs, des vertiges, des insomnies ou encore des problèmes de vue.

Les incidents ont parfois été décrits comme des « attaques acoustiques », bien que le département d’Etat ait fait preuve d’une grande prudence sur les causes, mais les Etats-Unis tiennent les autorités cubaines pour responsables, au minimum car elles n’ont pas été en mesure de garantir la sécurité des diplomates.

S’agissant de l’incident en Chine, le secrétaire d’Etat a précisé avoir demandé « l’assistance » des autorités chinoises. « Elles se sont engagées à honorer leurs engagements dans le cadre de la convention de Vienne pour assurer la sécurité des diplomates américains », a-t-il ajouté.

L’incident sanitaire subi par un diplomate américain en Chine est un « cas isolé » qui ne doit pas être « politisé », a prévenu mercredi le ministre des affaires étrangères chinois Wang Yi.

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Publié par le 24 mai 2018 dans général, Insolite, International, Politique

 

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« Les insurgés italiens sous la menace d’un gel de la BCE ! »

La situation en Italie n’échappe pas aux marchés qui pricent le risque, les taux italiens se tendent dangereusement ! Les Allemands aussi sont très tendus ! Une crise en/de la Zone Euro pointe son nez, ça parait inévitable . Pour soumettre l’Italie, ce sera le chantage à la faillite. Dans un tel cas, l’Italie devra choisir la sortie de l’euro ou se rendre sans condition. Lisez bien le papier de pritchard – pour qui « la question de savoir si l’après « Italxit » pourrait être contrôlé est ouverte » – qui est ici développé par Charles Sannat,  car ce n’est pas le dernier venu, c’est un des meilleurs analystes, un des plus visionnaires qu’on connaisse !  Z

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est un article de notre cher Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres qui se fend d’un long papier sur la situation italienne, peu brillante à ses yeux, et qui nous mène vraisemblablement à la destruction de l’euro et la dissolution de l’Union européenne telle que nous la connaissons.

Il pense que la BCE pourrait être contrainte et forcée de couper les lignes de crédit à l’Italie si la coalition rebelle italienne décide de ne plus tenir compte des règles budgétaires européennes et ainsi remettre en question les fondations du traité qui a institué l’euro…

Ambiance donc !

Sanctions de la BCE envers l’Italie pour faire plier les insurgés italiens !

« Le professeur Clemens Fuest, patron de l’influent think tank allemand IFO Institute, a déclaré que les autorités européennes ne peuvent rester les bras croisés si le mouvement néo-anarchiste Cinq Étoiles et les nationalistes antieuropéens de la Ligue du Nord appliquent leurs politiques révolutionnaires qui risquent de mettre en danger la stabilité de l’union monétaire.

Le professeur Fuest a averti que la BCE devra couper les lignes de crédit Target 2 accordées à la banque d’Italie dans le cadre de son système de paiement interne, ce qui pourrait accentuer gravement la crise.

«Si l’Italie se met à violer les règles fiscales de la zone euro, la BCE devra agir, même si elle ne le souhaite pas. Ce sera comme la crise grecque. L’Italie devra mettre en place des contrôles des capitaux et sera forcée de quitter la zone euro», a-t-il déclaré.

«Ce serait un revers majeur mais je pense que l’euro pourrait survivre avec la France, l’Allemagne et l’Espagne. Ce serait cependant un euro différent», a-t-il déclaré. »

Les Allemands sont furieux !…

« L’establishment allemand a très mal réagi à une fuite faisant état d’un plan de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 étoiles ayant pour objectif de passer outre l’architecture de discipline du projet de l’euro. Pour les Allemands, un tel projet tue dans l’œuf toute possibilité d’accord sur la mutualisation des dettes ou la tentative d’une union fiscale. »

«En bref, il s’agit d’un ultimatum. Ils exigent des changements fondamentaux pour la zone euro, avec des transferts fiscaux vers l’Italie, ou ils quitteront l’euro», a-t-il déclaré au Daily Telegraph.

Le professeur Fuest a déclaré que le brouillon original préparé par les 2 partis radicaux a exposé leurs réflexes idéologiques. De ce fait, ils ont irrémédiablement cassé la confiance, même si le texte final est plus pragmatique.

«Il a confirmé les pires craintes que l’on pouvait avoir, il a eu un très mauvais impact en Allemagne. Comment pouvez-vous mutualiser les garanties bancaires avec un pays doté d’un gouvernement tel que celui de l’Italie ? C’est tout simplement impensable», a-t-il déclaré.

«Ils menacent de saper le pacte de stabilité ainsi que l’intégralité de la base institutionnelle de l’union monétaire.»

Les économistes allemands sont abasourdis par la radicalité des exigences italiennes, notamment la demande de l’annulation des 250 milliards d’euros d’obligations italiennes détenues par la BCE. La clause a été depuis supprimée du texte, mais le mal est déjà fait. »

…Et veulent se protéger du risque italien !

« «La politique italienne avance à visage découvert. Elle souhaite que les autres prennent en charge sa dette», a déclaré Lars Fed, l’un des « 5 sages » allemands du Conseil des experts économiques.

«Pourquoi devrait-on partager le risque dans l’union monétaire européenne si le nouveau gouvernement italien demande une annulation partielle de sa dette de 250 milliards d’euros ? Il est temps de prendre des mesures pour se protéger du risque italien», a-t-il déclaré sur Twitter. »

Italexit, la fin de l’euro ?

« La question de savoir si les retombées d’un Italexit pourraient vraiment être contenues reste une question ouverte. Beaucoup pensent que la contagion deviendrait incontrôlable.

De plus, l’intention non dissimulée des membres les plus durs de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles est de forcer l’Allemagne à quitter la zone euro en la rendant dysfonctionnelle.

Les Allemands devraient alors riposter en émettant une devise parallèle au sein de la zone euro. Cela ne ferait que davantage compliquer la situation.

La dette Target 2 de l’Italie au sein du système de compensation interne de la BCE (nous en avons déjà largement parlé dans ces colonnes) est devenue un sujet névralgique.

Le passif italien a atteint 426 milliards d’euros en avril, soit 26 % du PIB. Ce constat reflète les sorties chroniques de capitaux d’Italie. Certains craignent de voir ces montants atteindre des montants systémiques, ce qui déboucherait sur une crise. (…) »

Les Allemands se pensent déjà ruinés par l’Italie et veulent arrêter les frais !

« Selon Hans-Werner Sinn, un économiste très écouté de l’université de Munich, il n’existe aucun mécanisme qui permettra à l’Allemagne de récupérer les quantités astronomiques d’argent qu’elle possède disséminées dans la zone euro, notamment les 923 milliards de crédits Target 2 qui sont dus à la Bundesbank. «Nous ne reverrons jamais la couleur de cet argent. Il est déjà perdu», a-t-il déclaré… »

Voilà de quoi agacer fortement nos amis outre-Rhin !

« Selon le professeur Sinn, la structure actuelle est aussi inadaptée pour le Nord que pour le Sud, laissant les 2 parties frustrées. «Il n’y a pas de solution. La catastrophe est en train d’avoir lieu. Cela débouchera sur la destruction de l’Europe, pour le dire franchement. Cela portera également les populistes de l’Afd au pouvoir en Allemagne», a-t-il déclaré au Daily Telegraph. (…) »

Macron à contre-temps !

« Ces développements explosifs en Italie balayent les espoirs d’Emmanuel Macron à propos d’un grand accord pour la zone euro. Le président français avait spéculé sur le bon vouloir de l’Allemagne d’accepter de faire des pas allant dans le sens d’une union économique si la France parvenait à se réformer.

C’était déjà difficile à vendre.

Les pays du Nord, menés par les Pays-Bas, avaient averti qu’ils ne se laisseraient pas emporter dans des aventures « romantiques », en appelant à des règles budgétaires strictes.

Chaque pays est responsable de sa dette. Les desiderata italiens sont la goutte qui fait déborder le vase.

Olaf Scholz, ministre des Finances social-démocrate, a déjà averti que la majorité du plan de Macron ne verra jamais le jour. (…) «Macron n’obtiendra rien de l’Allemagne. Scholz est similaire en tout point à Schauble», a déclaré Heiner Flassbeck, ancien secrétaire d’État économique allemand.

«Les Allemands pensent qu’ils ont toujours raison et que la seule façon de conduire l’Union européenne consiste à ce que tous les pays se comportent comme eux», a-t-il déclaré. »

La fin annoncée de la zone euro !

« Ce Nein allemand retentissant signifie que la zone euro restera en l’état, non réformée, à la merci de la prochaine crise.

Presque rien n’a été fait pour éviter de tomber à nouveau dans un cercle vicieux. Les banques et les États, vulnérables, pourront à nouveau s’entraîner les uns les autres dans la crise.

La situation n’augure rien de bon. Près une décennie après la crise Lehman, les taux d’intérêt dans la zone euro sont toujours négatifs, les injections de liquidités ont atteint leurs limites techniques et politiques. La zone euro est toujours engluée dans un piège de basse inflation alors que la dette est plus élevée.

Désormais, les politiques au sein de l’union monétaire deviennent particulièrement toxiques.

Le projet européen va bientôt être confronté à l’épreuve du feu, au prochain retournement économique. »

C’était un article d’Ambrose Evans-Pritchard, publié le 17 mai 2018 sur le site du Telegraph à Londres…

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 24 mai 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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L’Italie envisage de rétablir sa monnaie nationale !

Tremblement de terre en Italie, nul ne sais ce qui va se passer à l’avenir, ce sont tout de même des partis eurosceptiques qui ont pris le pouvoir , une défiance vis-à-vis de l’Union européenne semble inévitable et se manifeste déjà . La fin de cette Europe en puissance . On verra avec un peu de temps s’ils iront réellement au bout de leur idées, mais le bras de fer avec l’Europe a d’ores et déjà commencé . Z  

Le nouveau gouvernement italien a rendu public son programme économique, qui contient notamment l’exigence que l’Union européenne efface 250 milliards d’euros de la dette publique de l’Italie et libère le pays de plusieurs restrictions. Sinon, Rome menace de sortir de la zone euro pour revenir à la lire italienne.

Les chefs des partis Mouvement 5 Étoiles et Ligue, qui ont obtenu le plus grand nombre de voix aux élections du 4 mars, sont convenus des principes fondamentaux de la politique économique du gouvernement de coalition. Ils sont persuadés que ce ne sont pas les recettes libérales qui garantiront la sortie de la stagnation économique, mais les «investissements» et la «stratégie expansionniste».

Les exigences de Rome

En 2017, l’économie italienne a affiché une croissance économique de seulement 1,5%, alors que la moyenne dans toute la zone euro s’élevait à 2,5%.

Au premier trimestre, la croissance italienne a ralenti jusqu’à 1,4% en glissement annuel, alors qu’au sein de l’UE elle restait stable à 2,5%.

Pour redresser la situation, les dirigeants des partis vainqueurs préconisent le recours à plusieurs stimulations fiscales allant à l’encontre des principes conservateurs de la Banque centrale européenne (BCE). Ces idées révolutionnaires sont très onéreuses.

La baisse des impôts sur le revenu pour les entreprises et les particuliers à 15% augmentera significativement leurs capacités d’investissement, tout en réduisant les revenus budgétaires de 80 milliards d’euros par an. L’abandon de la réforme des retraites diminuerait la tension sociale, mais ferait perdre 15 milliards supplémentaires au budget. Et le refus d’augmenter l’impôt sur les ventes encore 12,5 milliards.

Au total, c’est plus de 100 milliards d’euros qui manqueront au budget sachant que la dette publique de l’Italie s’élève à 131,8% du PIB — l’indicateur le plus élevé en UE après la Grèce. Or selon les règles de l’UE, la dette publique ne doit pas dépasser 60% du PIB.

Les Italiens sont conscients qu’en transgressant une règle ils en enfreignent une autre — sur le montant du déficit du budget public qui ne doit pas dépasser 3% du PIB. Pour l’instant, la situation est tolérable: d’après l’agence nationale des statistiques Istat, le déficit du budget italien se chiffrait à 2,3% du PIB en 2017. Mais si les plans annoncés étaient mis en œuvre, cet indice dépasserait considérablement la barre des 3%.

C’est pourquoi les leaders des principaux partis ont préalablement avancé deux exigences à l’UE: premièrement, la BCE doit annuler 250 milliards d’euros de la dette publique italienne; deuxièmement, lever les restrictions sur le niveau de la dette publique et du déficit budgétaire qui, selon les Italiens, n’existent plus que sur le papier depuis longtemps. «Cela fait dix ans que la France dépasse le plafond du déficit, la dette de la France et de l’Espagne est supérieure à 60% du PIB», rappelle le représentant économique de la Ligue Claudio Borghi.

Les Italiens avertissent que si Bruxelles ne se pliait pas à leurs exigences, le pays quitterait la zone euro pour revenir à sa monnaie nationale. Le brouillon d’accord de coalition entre les partis 5 Étoiles et Ligue prévoit même des procédures techniques concrètes qui permettraient de se séparer de l’euro et de rétablir la souveraineté monétaire.

Les marchés ont pris ces déclarations très au sérieux: le rendement des obligations italiennes sur 10 ans a augmenté de 16 points de base en une journée — un record depuis 14 mois. Le principal indice boursier italien FTSE MIB a chuté de 3,5% en deux jours et continue de baisser: autrement dit, les investisseurs vendent les actions des compagnies italiennes.

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Publié par le 24 mai 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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