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Archives du 18 avril 2018

Des abeilles « solitaires » volent au secours des vergers français

Des abeilles solitaires volent au secours des vergers français

C’est un drame qui menace la planète entière : le déclin des abeilles est avéré, qu’elles soient élevées dans des ruches ou sauvages et solitaires. La faute à la pollution, au climat, aux virus, au frelon d’Asie et surtout aux pesticides qui déciment des colonies entières. Les apiculteurs font tout pour les protéger, renouveler leur cheptel. En vain. Face à la puissance des lobbys industriels, l’Etat et l’Anses se montrent étrangement apathiques. Comme contaminés eux-mêmes par les neurotoxiques. Heureusement, dans leur coin, certaines initiatives tentent de contrecarrer cette fatalité : espérons seulement que ça marche et que ça se généralise … Z 

Elles ne vivent pas en ruche, ne produisent pas de miel, mais elles sont championnes de la pollinisation des cultures: le printemps venu, quelques milliers d’abeilles solitaires élevées par une start-up du Lot-et-Garonne sont envoyées en mission pour doper les rendements des vergers.

Comme les abeilles qui font notre miel (Apis mellifera), ces solitaires (Osmia cornuta et Osmia rufa) fertilisent les plantes en butinant, transportant ainsi le pollen d’une fleur à une autre, mais mieux et plus vite.

« Ces abeilles, appelées osmies, étaient déjà utilisées artisanalement par certains agriculteurs en Europe, mais nous sommes pionniers pour notre capacité à les élever en quantité et à les apporter sur une parcelle au moment voulu », assure Franck Mariambourg, cofondateur et président d’Osmia.

Créée en 2014, la PME de l’agropole d’Estillac, près d’Agen, emploie sept personnes et loue aux arboriculteurs les services de ses abeilles, sous forme de boîtes (une de mâles, une autre de femelles) disposées dans des abris adaptés. Cette année, elle intervient sur environ 600 hectares, en Rhône-Alpes et dans le Sud-Ouest, mais aussi pour la première fois dans les pommiers à cidre de Normandie.

Abeille osmie. Comme les abeilles qui font notre miel (Apis mellifera), ces solitaires (Osmia cornuta et Osmia rufa) fertilisent les plantes en butinant, transportant ainsi le pollen d'une fleur à une autre, mais mieux et plus vite. © GEORGES GOBET AFP
Abeille osmie. Comme les abeilles qui font notre miel (Apis mellifera), ces solitaires (Osmia cornuta et Osmia rufa) fertilisent les plantes en butinant, transportant ainsi le pollen d’une fleur à une autre, mais mieux et plus vite. © GEORGES GOBET AFP

A peine arrivées, les abeilles se reproduisent. « Elles restent notre propriété et on récupère les cocons sur les parcelles en été, à la fin de la floraison. Ces cocons sont triés puis conservés en chambre froide jusqu’au printemps suivant », détaille Béatrice Tournier, responsable administrative de la jeune pousse.

Le froid fige le développement des cocons, qui se réactivent à la chaleur. En jouant sur la température, Osmia est capable de programmer le réveil de ses abeilles avec une précision d’une demi-journée.

« Tous les arbres fruitiers ne fleurissent pas à la même période, donc il faut pouvoir échelonner le réveil des osmies », explique-t-elle.

Responsable technique d’Osmia pour le Sud-Ouest, Nicolas Denis a longtemps été arboriculteur, avant de faire faillite. « Je n’ai jamais mis une abeille de ma vie dans mes vergers ! Je me disais : +pourquoi payer pour quelque chose que la nature nous offre+ », confie-t-il.

Une erreur selon lui : « on arrive à améliorer les rendements de 10 à 15 %. Par rapport aux engrais ce n’est vraiment pas cher », de 250 à 350 euros par hectare.

Mellifère volage

Car l’abeille solitaire est bien plus performante que celle à miel.

Pour rapporter le pollen à la ruche, les abeilles mellifères « mouillent le pollen pour en faire des boules qu’elles collent sur leurs pattes arrières, ce qui le dégrade », explique M. Denis.

Cocons d'abeilles osmies. L'hiver, les cocons sont conservés en chambre froide. En jouant sur la température, la société Osmia est capable de programmer le réveil de ses abeilles avec une précision d'une demi-journée. © GEORGES GOBET AFP
Cocons d’abeilles osmies. L’hiver, les cocons sont conservés en chambre froide. En jouant sur la température, la société Osmia est capable de programmer le réveil de ses abeilles avec une précision d’une demi-journée. © GEORGES GOBET AFP

Les osmies, elles, se couvrent mécaniquement de pollen en entrant dans la fleur grâce à leurs poils fournis qui forment comme une « brosse » sur le ventre. Résultat, un taux de pollinisation exceptionnel : plus de 90 % pour l’osmie à chaque visite de fleur, trois fois plus que la mellifère.

Surtout, l’abeille domestique est volage ! Avec un rayon d’action pouvant dépasser trois kilomètres, elle a une fâcheuse tendance à délaisser le verger qu’on lui a assigné pour aller butiner ce si attrayant champ de colza voisin…

Ce fut vraisemblablement le cas dans cette parcelle de cerisiers de Brax, près d’Agen, où Nicolas Denis est venu installer ses boîtes d’osmies. Malgré les ruches, la production plafonnait. Au printemps 2017, l’exploitant s’est tourné vers Osmia et ses pensionnaires. Résultat : une récolte passée de 5 à 10 tonnes par hectare.

Les osmies s’éloignent peu de leur abri, 50 à 100 m au plus, « ce qui permet de cibler les cultures », décrypte M. Denis. Surtout, elles sont spécialisées dans le pollen des rosacées (amandiers, abricotiers, pruniers, pommiers, etc.) qu’elles récoltent afin de constituer une réserve de nourriture hivernale pour leurs larves.

Elles butinent très rapidement (jusqu’à 17 fleurs par minute) et « ne repassent jamais deux fois sur la même fleur car elles les marquent », souligne Nicolas Denis.

Dernier atout, elles ne piquent quasiment jamais, une chance pour Nicolas Denis qui les manipule toute la journée : « j’y suis allergique ! ».

(AFP)

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Publié par le 18 avril 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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La Russie souhaite fournir un système de défense anti-missile S-300 à la Syrie ! Israël « gravement préoccupé » …

Le système anti-missile à longue portée S-300, fabriqué en Russie, est déployé à Fordo, site nucléaire situé au centre de l'Iran, le 28 août 2016. (Crédit : capture d'écran Press TV)

Bien fait !! Ça va être une toute autre histoire pour violer l’espace aérien Syrien (« quasi impossible » comme on peut le lire ici ou là) – comme le font impunément les Israéliens, seul pays au monde à oser agir ainsi – ou attaquer ce pays …. Déjà qu’avec leurs missiles obsolètes les Syriens avaient intercepté les 3/4 des missiles lors de la dernière attaque occidentale, alors là ça change carrément la donne … Le système S 300 Russe est un des plus puissant au monde, il est largement suffisant pour les Syriens !! (les Russes en sont eux aux S-500 qui sont en cours de fabrication et qui viendront très bientôt épauler le système S-400 baptisé « Triumph », dont les performances dépassent déjà largement tout autre complexe de défense antiaérienne dans le monde – et ça encore ce n’est que ce que nous savons, car ne doutez pas la Russie a développé de « nouvelles armes » secrètes comme l’a déclaré Poutine !!) Z 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov a déclaré lundi que Moscou envisagerait de fournir son système de défense antimissile S-300 à la Syrie.

Il a déclaré à la BBC dans une interview que les récentes frappes aériennes dirigées par les Etats-Unis sur des cibles militaires syriennes avaient conduit Moscou à envisager un renversement de sa politique.

« Il y a quelques années, à la demande de nos partenaires, nous avons décidé de ne pas fournir de S-300 à la Syrie », a-t-il dit. « Maintenant que cet acte d’agression scandaleux a été commis par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, nous devons réfléchir à la manière d’assurer la protection de l’État syrien. »

Interrogé par l’intervieweur pour clarifier sa position et confirmer que Moscou envisagerait effectivement de fournir le S-300 à la Syrie malgré le fait qu’Israël serait « gravement préoccupé » par une telle décision, Lavrov a répondu : « Tout ce qui est nécessaire pour aider l’armée syrienne à dissuader l’agression, nous sommes prêts à l’envisager ».

Le système de fabrication russe est l’un des plus avancés du genre au monde, offrant une protection à longue portée contre les avions et les missiles. Le système a été fourni par Moscou à Téhéran et déployé par l’armée russe en Syrie, et les responsables israéliens craignent que sa vente à Damas n’affaiblisse la suprématie aérienne régionale d’Israël. 

Les responsables israéliens ont déjà exprimé la crainte que le système pourrait affaiblir la suprématie aérienne de l’armée de l’air israélienne dans la région, rapporte le Times of Israël 

Israël ne pourra plus pénétrer dans le ciel syrien

Pour le journal panarabe Raï al-Youm, désormais, il sera quasi impossible aux chasseurs et missiles israéliens de franchir l’espace aérien syrien, car Moscou vient d’annoncer qu’il allait équiper la défense syrienne de systèmes S-300.

Le journal Raï al-Youm a écrit : « Les relations entre la Russie et Israël ne sont pas bonnes ces derniers temps, surtout depuis qu’Israël a attaqué l’aéroport militaire syrien T4, le 9 avril. On peut même dire que leurs relations sont à leur niveau le plus bas, d’autant plus que le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur israélien en Russie et que Vladimir Poutine a mis en garde Benyamin Netanyahu contre le fait de prendre de nouvelles mesures pouvant l’accroître l’instabilité dans la région du Moyen-Orient. »

Le ministre israélien des Affaires militaires, Avigdor Lieberman, a déclaré hier, lundi 16 avril 2018, que le régime israélien n’accepterait jamais les limitations posées par Damas ou par un autre gouvernement de la région et qu’il continuerait comme bon lui semble ses actions en Syrie et ailleurs. Liebermann a même ajouté : « Le corps militaire israélien conservera sa pleine liberté, c’est-à-dire qu’il continuera ses attaques en Syrie. Parce qu’il ne laissera pas l’Iran établir sa présence militaire en Syrie et faire de ce pays une tête de pont pour lancer des attaques contre Israël. »

Pour le journaliste de Raï al-Youm, « il est plus que honteux que les autorités israéliennes protestent contre toute restriction à la violation de l’espace aérien et terrestre de la Syrie, même lorsque celle-ci vient d’une superpuissance comme la Russie, et qu’elles insistent pour continuer leurs attaques contre ce pays. Ce que les responsables israéliens n’ont pas compris, c’est que l’espace aérien syrien n’est plus un vaste champ libre pour leurs chasseurs et leurs missiles ».

Raï al-Youm ajoute qu’Israël a bien participé à l’invasion tripartite contre la Syrie qui a eu lieu samedi, que cette participation a consisté à fournir des renseignements et qu’Israël a même ouvert la voie aux agresseurs avec son attaque contre la base T4 du 9 avril qui a coûté la vie à 14 militaires syriens et iraniens et que cette agression israélienne entraînera de manière certaine des représailles de la part de Damas et de ses alliés. À cet égard, Raï al-Youm rapporte que Moscou vient d’annoncer qu’il ne lésinerait sur aucun moyen pour assurer la défense de la Syrie et que des S-300 pourraient être livrés prochainement à Damas.

« Lieberman et ses généraux ne savent peut-être pas que l’époque où les avions de chasse israéliens violaient librement l’espace aérien syrien et qu’ils bombardaient ce qu’ils voulaient est révolue. Depuis le début de cette année, l’armée de l’air syrienne a réalisé d’immenses progrès en résistant à toute attaque aérienne israélienne. On peut citer à cet égard trois événements, dont les plus importants sont la destruction du chasseur F-16 et l’interception de 71 missiles Tomahawk sur les 103 tirés samedi par la coalition tripartite », rappelle ce journal panarabe.

Enfin, Raï al-Youm conclut ainsi : « Israël est l’un de ceux qui ont le plus perdu dans l’attaque de samedi sur la Syrie. Parce qu’il ne pourra plus voler librement dans le ciel syrien sans être intercepté et que des missiles S-300 seront très bientôt à l’affût des bombardiers et missiles syriens. Et cela dans l’hypothèse où l’on met de côté une riposte [de l’autre camp]. »

 

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Charles Gave : “Ne laissez jamais plus de 50.000 euros à votre banque !”

La minute éco avec vous Charles Gave. En cas de faillite bancaire, votre banque peut-elle se servir sur votre compte. Un scénario à priori improbable mais qui portant est déjà arrivé en 2013 à Chypre. Les autorités avaient en effet créé la sensation en faisant participer les gros épargnants détenant plus de 100.000 euros au sauvetage des banques du pays d’où ma question: Un tel événement serait-il possible en France ? Oui depuis que la directive BRRD a été votée en Europe, et qui légalise la spoliation . 

 
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Publié par le 18 avril 2018 dans économie, général, Vidéos (Toutes)

 

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Morgan Stanley utilise… l’or pour déterminer la vraie valeur du dollar

lingotins d'or

Mais enfin, je pensais que l’or ne servait à rien !! Sauf que c’est le seul véritable moyen de mesurer la valeur d’une monnaie, qui d’ailleurs finisse toujours par se déprécier avec le temps et ne plus rien valoir par rapport au métal jaune . L’or est la seule vraie monnaie . Z

Pardon ? Voilà que le stratégiste en chef « marchés actions américains » de Morgan Stanley nous dit que le CPI étant manipulé, il s’agit d’un indicateur inutile. Sa banque utilise donc le cours de l’or pour déterminer la véritable valeur du dollar. Il s’agit d’une nouvelle significative.

Alors que les marchés actions retiennent leur souffle dans l’attente de la publication des chiffres approuvés par le gouvernement, il est assez rare et donc fascinant de voir une grande banque dénoncer en plein jour la FED. (…) Elle a écrit :

« Tandis que nous prévoyons un plus haut cyclique pour les marchés actions américains cette année, nous voulons affirmer clairement que nous pensons également que nous sommes toujours au milieu d’un marché haussier séculaire. Il s’agit d’une distinction importante à faire car les marchés baissiers cycliques qui ont lieu au sein des marchés haussiers cycliques sont moins significatifs. Lorsqu’on analyse ces 100 dernières années, nous pensons qu’il est très clair que nous avons connu 3 grands marchés baissiers séculaires et seulement 2 grands marchés haussiers séculaires. Nous nous trouvons actuellement au milieu du 3e. Les dates des 3 grands marchés baissiers séculaires sont 1929-1942 (Grande dépression), 1967-1980 (stagflation) et 2000-2011 (stagnation séculaire). Nous avons déterminé ces périodes en exploitant le prix du S&P 500 ajusté à l’inflation et à la dépréciation du dollar. Autrement dit, il s’agit de la valeur réelle du S&P 500. »

C’est alors que l’analyste de Morgan Stanley écrit quelque chose digne d’un « gold bug » à moitié fou, d’un fanatique de ShadowStats : ignorez le calcul dysfonctionnel du CPI (un argument que nous avons développé à de maintes reprises par le passé) pour le substituer par le cours de l’or. Nous citons :

« En raison des nombreuses critiques et changements de méthodologie du calcul de l’indice des prix à la consommation en tant qu’indicateur de l’inflation, nous utilisons le cours de l’or en guise d’indicateur fiable de la véritable valeur du dollar sur une longue période. »

suite et fin

 
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Publié par le 18 avril 2018 dans général, or et argent métal

 

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