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Une enzyme gloutonne qui dévore le plastique créée « par hasard » par des scientifiques

17 Avr
Des chercheurs américains et britanniques ont conçu par hasard une enzyme capable de détruire du plastique, ce qui pourrait contribuer à résoudre le problème mondial lié à ce type de pollution.

Parfois le hasard fait bien les choses …. Mais en même temps ça montre que les scientifiques ne maîtrisent pas toujours ce qu’ils font, loin de là, ce sont même plutôt des apprentis sorciers : et s’il avaient créé « par hasard » une enzyme gloutonne dévoreuse de cellules ou de chaire humaine ???!!! Nous serions mal barrés !! LOL . Z .

Des chercheurs américains et britanniques ont conçu – par hasard ! – une enzyme gloutonne capable de détruire du plastique en le dévorant. Cela pourrait contribuer à résoudre le problème mondial lié à ce type de pollution, selon une étude publiée ce lundi.

Drôles de bestioles, les enzymes. Ou, plutôt, drôles de protéines. Elles servent de catalyseur à nombre de réactions chimiques – pour faire court : elles les accélèrent. Certaines enzymes catalysent ainsi en quelques millisecondes une réaction qui prendrait, en leur absence, plusieurs millions d’années.

Intéressant quand on sait que le plastique, qui a fait et fait encore le « bonheur » de l’humanité tant ses applications sont multiples, universelles, bon marché, fait aujourd’hui son plus grand malheur, polluant la terre et la mer. Plus de huit millions de tonnes de plastiques aboutissent dans les océans de la planète chaque année, créant de gigantesques continents de déchets, accentuant la toxicité de ce dérivé du pétrole et sur son impact sur la santé des êtres vivants, des générations futures et de l’environnement.

Le plastique peut perdurer des milliers d’années

Comment s’en débarrasser ? Pas facile. Si on le brûle, ce matériau dégage des gaz toxiques polluants – et il reste de la matière non détruite. On peut certes le broyer et en faire des granulats – pour les fondations de nos routes par exemple -, mais ça reste anecdotique aujourd’hui. Le recycler ? Oui, mais c’est compliqué et coûteux. Et en fin de cycle, il faut revenir au problème premier : le faire disparaître.

Car la grande majorité de ces plastiques peut perdurer pendant des centaines, voire des milliers d’années. Les scientifiques cherchent donc un moyen de les éliminer.

L’idéal serait de trouver le moyen… de les manger. Des enzymes pourraient peut-être nous y aider ? Des scientifiques de l’université britannique de Portsmouth et du laboratoire national des énergies renouvelables du ministère américain à l’Énergie ont justement concentré leurs efforts sur l’une d’entre elles, une bactérie découverte au Japon voici quelques années : l’Ideonella sakaiensis.

La bactérie a évolué à toute vitesse

Elle se nourrit uniquement d’un type de plastique, le polytéréphtalate d’éthylène (PET), qui entre dans la composition de très nombreuses bouteilles en plastique.

Les chercheurs japonais pensent que cette bactérie a évolué rapidement et récemment dans un centre de recyclage, car les plastiques n’ont été inventés que dans les années 1940.

L’objectif de l’équipe américano-britannique était de comprendre le fonctionnement de l’une de ses enzymes appelée PETase, en découvrant sa structure.

« Mais ils ont été un peu plus loin en concevant par accident une enzyme qui est encore plus efficace pour désagréger les plastiques PET », selon les conclusions publiées lundi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

« La chance joue un rôle important dans la recherche »

Des scientifiques de l’université de South Florida et de l’université brésilienne Campinas ont également participé aux expérimentations qui ont débouché sur la mutation par hasard d’une enzyme beaucoup plus efficace que la PETase naturelle.

Les scientifiques s’activent désormais à en améliorer les performances dans l’espoir de pouvoir un jour l’utiliser dans un processus industriel de destruction des plastiques.

« La chance joue souvent un rôle important dans la recherche scientifique fondamentale et notre découverte n’y fait pas exception », a commencé John McGeehan, professeur à l’école de sciences biologiques à Portsmouth.

« Bien que l’avancée soit modeste, cette découverte inattendue suggère qu’il y a de la marge pour améliorer davantage ces enzymes, pour nous rapprocher encore d’une solution de recyclage pour la montagne en constante croissance de plastiques mis au rebut », a-t-il poursuivi.

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Publié par le 17 avril 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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