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Archives du 12 avril 2018

« Les événements d’aujourd’hui pourraient mener à la dernière guerre de l’histoire de l’humanité », avertit un ancien Général de Poutine

"Les événements d'aujourd'hui pourraient mener à la dernière guerre de l'histoire de l'humanité", avertit un ancien Général de Poutine (Zero Hedge)

Les retombées de l’attaque de l’agent neurotoxique de Salisbury nous rappellent l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, qui a été le catalyseur le plus immédiat – de nombreux récits et séquences d’événements parallèles – qui a finalement abouti à la Première Guerre mondiale. Nous ne sommes pas seuls dans ce raisonnement, car un général russe de haut niveau à la retraite prévient que l’empoisonnement de Salisbury pourrait mener à la « dernière guerre de l’histoire de l’humanité ».

Le lieutenant-général Evgeny Buzhinsky à la retraite – qui a servi dans les forces armées russes pendant plus de quarante ans – a déclaré que les relations entre la Russie et Washington pourraient devenir « pires » que l’apogée de la guerre froide et « aboutir à un très, très mauvais résultat » à la suite de l’attaque au gaz neurotoxique au Royaume-Uni.

Plus de 150 diplomates russes ont été expulsés de 25 pays – dont 23 du Royaume-Uni depuis que les pays occidentaux ont accusé la Russie d’être le seul acteur responsable de l’utilisation d’armes chimiques mortelles sur Sergei Skripal et sa fille dans leur maison de Salisbury.

Buzhinsky, qui est maintenant vice-président principal du Russian Center for Policy Studies (PIR Center), a déclaré à BBC Radio Today :

« S’il vous plaît, quand vous dites le monde, vous voulez dire l’UE, les États-Unis et d’autres pays…. vous voyez que c’est une guerre froide, c’est pire que la guerre froide parce que si la situation évolue à la manière dont elle est actuellement, j’ai peur que cela finisse par un très très mauvais résultat ».

Nicholas Robinson, un présentateur britannique à l’émission Today de la BBC, a insisté sur ce qu’il entendait par « pire qu’une guerre froide », à laquelle le lieutenant-général russe à la retraite a réagi avec cette bombe : « la situation actuelle échappe à tout contrôle et pourrait se transformer en une « vraie guerre ».

Le Daily Express partage une effrayante transcription de la conversation de Buzhinsky sur la BBC :

    Il a déclaré : « Pire qu’une guerre froide, c’est une vraie guerre. Ce sera la dernière guerre de l’histoire de l’humanité. »

    « Pas l’empoisonnement de Salisbury, mais toutes les actions. »

    « Vous voyez la pression des États-Unis, vous dites que la pression va continuer, qu’est-ce que vous allez faire ? Vous allez réussir le changement de régime, c’est inutile. Vous ne connaissez pas les Russes. Plus la pression extérieure est forte, plus la société se solidifie autour du Président. »

    Lorsqu’on lui a demandé comment le conflit conduirait à une véritable guerre, Buzhinsky a accusé le Royaume-Uni de ne pas vouloir discuter de l’attaque de Salisbury.

    « Commençons à discuter », a-t-il déclaré. « Vous ne voulez pas en parler. Vous dites que la Russie devrait changer son comportement, ce n’est pas le genre de discours ou de compromis dont nous avons besoin ».

    « D’accord, vous avez expulsé des diplomates. Nous avons expulsé des diplomates. Si vous continuez à expulser, quelle est la prochaine étape ? La rupture des relations diplomatiques. »

    « Après ça, j’ai déclaré que ça ne mènerait nulle part. En fait, vous êtes en train d’accaparer la Russie. Coincer la Russie est une chose très dangereuse. »

    M. Buzhinsky a affirmé qu’il était « absurde » que la Russie était derrière l’attaque car le président Vladimir Poutine n’avait aucun avantage dans cette attaque, qui a eu lieu avant l’élection présidentielle russe. Ces commentaires interviennent après que le ministre des Affaires étrangères de M. Poutine ait accusé Theresa May de « mentir ouvertement ».

    Il a déclaré : « Je crois que nos partenaires occidentaux, je veux dire principalement le Royaume-Uni, les États-Unis et certains pays qui les suivent aveuglément, ont rejeté toute décence, ils recourent au mensonge ouvert, à la désinformation flagrante ».

Entre les guerres froides, les guerres par procuration et les guerres commerciales, à mesure que le temps avance dans l’ère Trump, il semble que le monde se soit détraqué.  Alors que l’histoire a tendance à ne pas se répéter – mais plutôt de rimer (?) – l’opinion fataliste d’un expert et observateur russe chevronné comme Buzhinsky doit être prise au sérieux. On ne peut qu’espérer que sa prévision d’une « dernière guerre » est fausse.

Zero Hedge

Traduction SLT

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«Prépare-toi, Russie !» : Donald Trump défie Moscou d’arrêter ses «tout beaux» missiles

«Prépare-toi, Russie !» : Donald Trump défie Moscou d'arrêter ses «tout beaux» missiles

 Ils sont devenus fous !!! De telles déclarations de la part du président étasunien, vous imaginez un peu ??? Et sur twitter en plus !!! Quelle inconscience !! C’est une provocation directe et grave envers les Russes, un casus belli ! La situation peut devenir hors de contrôle . Il jouent tous avec le sort de l’humanité, y compris les Russes, qui entrent dans le rapport de de force au lieu de calmer le jeu malgré l’agression qu’ils subissent . Ça c’est sur on le connait Poutine, il ne lâchera rien, et c’est bien ce qui me fait peur !  Z 

Le président a affirmé sur Twitter qu’il était prêt à lancer des frappes sur la Syrie malgré la mise en garde de l’ambassadeur russe au Liban. Ce dernier a déclaré le 10 avril que l’armée russe intercepterait tout missile tiré sur la Syrie.

Ce 11 avril, Donald Trump s’est dit toujours prêt à lancer des frappes contre la Syrie.

«La Russie promet de descendre tout missile tiré sur la Syrie. Prépare-toi Russie, parce qu’ils vont venir, tout beaux, tout nouveaux et « intelligents »», a-t-il lancé sur Twitter. Une allusion sans doute au dévoilement en mars dernier par le président russe Vladimir Poutine de toute une série de nouvelles armes sophistiquées.  «Vous ne devriez pas vous associer à un animal qui tue avec du gaz, qui tue son peuple et aime cela», a-t-il poursuivi, continuant à prendre pour acquise l’implication supposée de Damas dans l’attaque chimique présumée à Douma le 7 avril.

Un peu plus de 40 minutes plus tard, Donald Trump a publié un tweet semblant adoucir sa position. «Notre relation avec la Russie n’a jamais été aussi mauvaise, et cela inclut [la période de] la guerre froide. Il n’y a pas de raison pour ça […] Nous avons besoin que toutes les nations travaillent ensemble. Pourrions nous stopper la course aux armements ?», a-t-il tweeté.

Pour rappel, au début de l’année était annoncé que l’armée américaine allait bénéficier d’une dotation budgétaire record pour 2019, avec une  augmentation de 54 milliards de dollars par rapport à l’année précédente. Avec 686 milliards de dollars, le budget 2019 représente, à quelques milliards près, l’équivalent du PIB de la Suisse ou de l’Arabie saoudite. Autres ordres de grandeur : la Russie consacrait, selon les chiffres du Forum économique mondial, l’équivalent de 66 milliards de dollars à ses armées en 2015, la France 55 milliards.

Lire aussi : Budget record pour l’armée américaine : Washington se «prépare vraiment à la guerre» (VIDEOS)

Moscou conseille à Donald Trump de viser plutôt les groupes armés djihadistes

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères n’a pas tardé à réagir à la déclaration du président américain. «Les missiles « intelligents » devraient frapper les terroristes, pas le gouvernement légitime [de la Syrie]», a-t-elle souligné. «[La mise en œuvre de] ces missiles intelligents pourraient constituer une tentative de détruire des preuves au sol de l’attaque chimique en Syrie», a déclaré Maria Zakharova. «Les inspecteurs n’auront plus rien à trouver en termes de preuves», a-t-elle ajouté, alors que les accusations d’attaque chimiques ont été relayées certains groupes liés aux rebelles, dont les controversés Casques blancs, ainsi que le pro-occidental Observatoire syrien des droits de l’homme, qui s’appuie sur des informations des mêmes rebelles, parmi lesquels Jaïch al-Islam.

Lire aussi : Les rebelles de la Ghouta s’opposent à l’évacuation des civils et reprochent à l’ONU son inaction

Alexandre Zassypkine, l’ambassadeur russe au Liban, a déclaré la veille 10 avril que si des missiles américains étaient tirés sur la Syrie, ils seraient détruits. Il a précisé que les sites de lancement de ces missiles seraient également visés. «S’il y a une frappe des Américains, alors… les missiles seront détruits et même les sources à partir desquelles les missiles ont été tirés», a-t-il ainsi déclaré à la chaîne al-Manar du Hezbollah.

Le chef du comité de défense de la Douma (chambre basse du Parlement russe) et ancien commandant des troupes aéroportées russes a également signalé le même jour que Moscou prendrait toutes les mesures, y compris militaires, en réponse à une éventuelle attaque américaine contre les forces gouvernementales en Syrie.

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Syrie : le secrétaire général de l’ONU s’inquiète d’une « situation hors contrôle »

Un jeune Syrien, originaire de Douma (Ghouta orientale) dans le camp de réfugiés de Al-Bil, dans le nord de la Syrie, le 10 avril.

 

Voici maintenant un papier du Monde qui résume bien la situation générale , les acteurs en présence et leur position, mais avec un parti pris et surtout qui ne rend pas compte de la gravité de la situation ! Je ne veux pas faire dans l’alarmisme , mais il y a de quoi s’alarmer sérieusement ; c’est en tout cas ce que fait le secrétaire général de l’ONU !!!! Z 

« Eviter une situation hors contrôle. » Le cri d’alarme est venu, mercredi 11 avril, du secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, qui a exhorté les cinq membres permanents du Conseil de sécurité – Etats-Unis, RussieChineFrance et Royaume-Uni – à trouver un terrain d’entente sur le conflit en Syrie, alors que des attaques chimiques présumées ont ravivé les tensions diplomatiques et que la menace d’une action occidentale en Syrie s’est renforcée.

« J’ai appelé les ambassadeurs des cinq membres permanents [du Conseil de sécurité] pour réaffirmer ma grande inquiétude face à l’impasse actuelle [en Syrie] », explique dans un communiqué le patron de l’ONU.

« N’oublions pas, qu’au bout du compte, nos efforts visent à mettre un terme à la terrible souffrance du peuple syrien. »

Le triple vote de mardi – fait rare à l’ONU la même journée et sur le même sujet – portant sur deux textes russes et un texte américain n’a abouti à aucune adoption. La Bolivie, qui s’était rangée du côté de Moscou contre la résolution de Washington, a demandé la tenue, jeudi, d’une réunion du Conseil sur « l’escalade récente de la rhétorique concernant la Syrie ».

Lire aussi :   L’ONU et la Syrie, une histoire de veto et de résolutions adoptées

  • Les Etats-Unis mettent en garde contre des tirs imminents

Mercredi, Washington et Moscou étaient engagés dans un face-à-face de plus en plus tendu sur le dossier syrien, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avertissant du tir imminent de missiles contre le régime Assad.

« La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et “intelligents” ! Vous ne devriez pas vous associer à un animal qui tue avec du gaz, qui tue son peuple et aime cela », a tweeté Donald Trump.

En appui au président, le Pentagone s’est dit « prêt » à présenter des options militaires, tandis que Damas aurait évacué des aéroports et des bases militaires.

Mais après les tweets présidentiels va-t-en-guerre de la matinée, la Maison Blanche s’est montrée plus prudente dans l’après-midi. « Le président tient la Syrie et la Russie pour responsables de cette attaque aux armes chimiques », mais « toutes les options sont sur la table, la décision finale n’a pas été prise », a déclaré sa porte-parole, Sarah Sanders.

Les chefs du Pentagone, Jim Mattis, et de la CIA, Mike Pompeo, se sont rendus à la Maison Blanche dans la journée.

Jugeant la situation « très tendue », le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dit espérer « que toutes les parties vont éviter tout acte qui ne serait en réalité en aucun cas justifié ». Et ce dernier de relever que son pays « ne participe pas à la Twitter-diplomatie ».

L’ambassadeur russe au Liban, Aleksander Zasypkin, s’est, lui, fait plus menaçant sur la chaîne Al-Manar, gérée par le Hezbollah : « En cas de frappe américaine (…), les missiles seront détruits, de même que les équipements d’où ils ont été lancés. »

De son côté, le président Vladimir Poutine a dit espérer que le « bon sens » l’emporterait dans cette crise.

Lire aussi :   Moscou met en garde contre des frappes en Syrie

  • Possible ralliement de Londres à l’intervention militaire

De son côté, la cheffe du gouvernement britannique, Theresa May, va réunir, jeudi, un conseil ministériel extraordinaire consacré à la Syrie. Selon plusieurs médias du Royaume-Uni, celui-ci débouchera vraisemblablement sur un ralliement de Londres à la volonté de représailles militaires occidentales.

D’après la BBC, Mme May ne sollicitera pas l’aval du Parlement si elle décide d’une telle intervention. Le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, avait, lui, estimé plus tôt que Westminster devrait avoir son mot à dire en cas d’action militaire en Syrie.

En déplacement mercredi à Birmingham, la première ministre a par ailleurs déclaré à la presse que tout indiquait que les autorités syriennes étaient responsables de l’attaque chimique de Douma, en Ghouta orientale.

La France, elle, annoncera « dans les prochains jours » une « décision » en accord avec les alliés américain et britannique, a déclaré le président Emmanuel Macron, affirmant que les bombardements viseraient « les capacités chimiques » du régime de Damas.

Dans ce contexte, la Turquie, autre acteur-clé dans le conflit syrien, a exhorté Moscou et Washington à cesser leur « bagarre de rue »« L’un dit J’ai de meilleurs missiles, l’autre dit Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les ! (…) Ils se bagarrent comme des caïds », a déploré le premier ministre, Binali Yildirim, lors d’un discours à Istanbul.

Le président Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain, Donald Trump, ont évoqué cette crise lors d’une conversation téléphonique mercredi soir. Aucun détail sur la teneur de leur discussion n’a été communiqué.

Ankara et Washington sont alliés au sein de l’OTAN, mais leurs relations ont été récemment affectées sur plusieurs points. Dans le même temps, la Turquie s’est rapprochée de la Russie sur la question syrienne. Les deux pays conservent toutefois de nettes divergences : Ankara soutient les rebelles en lutte contre le président syrien, tandis que Moscou reste un soutien indéfectible de Bachar Al-Assad.

  • Des « symptômes liés à une exposition à des agents chimiques »

Cinq cents patients présentant des signes évoquant une exposition à des agents toxiques se sont rendus dans des centres de soin à Douma, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Plus de 70 personnes qui s’abritaient dans des caves auraient péri, « 43 de ces décès étant dus à des symptômes liés à une exposition à des agents chimiques à haute toxicité », a déclaré mercredi l’OMS, citant des informations émanant de ses partenaires.

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La Russie et l’Iran riposteront immédiatement à toute agression militaire étrangère en Syrie

La Russie et l’Iran riposteront immédiatement à toute agression militaire étrangère en Syrie
Le commandement des forces armées de la fédération de Russie dont l’ensemble des unités est en état d’alerte maximale a pris des dispositions spéciales pour assurer une riposte immédiate et foudroyante face à toute agression militaire US/OTAN/Supplétifs terroristes visant les forces russes déployées légalement en Syrie.

L’Iran pour sa part a décidé d’intervenir militairement et de riposter à toute nouvelle attaque US ou israélienne en Syrie avec l’appui du Hezbollah libanais et d’autres forces alliés.

Enfin, le haut commandement de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) a notifié les unités de la défense aérienne du territoire, les troisième et quatrième divisions blindées ainsi que la force balistique de l’imminence d’une attaque combinée menée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, Israël, la Turquie et leurs forces terroristes supplétives au sol contre la Syrie.

Les bâtiments de surface des marines de guerre US dont l’USS Donald Cook sont déjà à la portée des missiles iraniens et syriens.

Des avions de combat US, britanniques et français ont été déployés ou sont en phase de déploiement en Jordanie et en Irak.

Les officiers généraux americains sont totalement convaincus et certains de pourvoir l’emporter contre les russes en Syrie et certains d’entre-eux reclament depuis des mois une frappe punitive contre les russes, susceptible de leur faire abandonner le combat très vite.

Pour sa part, Moscou estime que toute attaque étrangère visant l’un de ses aéronefs ou unité militaire en Syrie serait un casus belli de premier ordre entraînant de facto une riposte militaire visant la suppression de la menace ennemie.

Des hélicoptère de combat Kamov KA-52 russes étaient sur la base aérienne T4 à Homs lorsque celle-ci fut la cible d’une attaque de missiles israéliens tirés à partir de l’espace aérien libanais. Cinq des huit missiles tirées furent interceptés et abattus par la bulle de défense anti-aérienne des forces pro-syriennes.

Ce qui semble certain est que toute agression militaire contre la Syrie est motivée par Israël avec lequel il est techniquement en guerre depuis 1973. L’échec total de la guerre hybride contre la Syrie et la mise à nu des complots visant la déstabilisation des pays classés comme hostiles par Tel-Aviv a exaspéré au plus haut point les sionistes internationaux qui ne veulent absolument pas que le régime syrien survive à plus de sept années de guerre. Cependant Damas dispose d’un plan de « fin de la fin » incluant dans tous les cas de figure un ciblage du principal instigateur et protagoniste de la guerre au Levant. Car quelle que soient les circonstances et les rapports de force en présence, Israël et son allié saoudien ne s’en sortiront pas indemnes d’un conflit généralisé au Moyen-Orient et au-delà.

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Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial ?

Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial?

Cette fois ci on ne rigole plus, ça devient trés sérieux !!! Les occidentaux se préparent à frapper en Syrie, et les Russes et leurs alliés ont annoncé qu’ils allaient réagir . La porte vers la 3e guerre mondiale se rapproche dangereusement ! Même les journaux mainstreams ont prévenus qu’un affrontement entre superpuissances « n’a jamais été aussi proche » !!!! Commençons par le début avec ce papier : La Russie avait avant hier « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles … Oui vous avez bien lu !! Ca risque désormais de déraper à n’importe quel moment !!! Z 

Le conflit hybride syrien risque dangereusement de se « traditionnaliser ». Trump s’est donné jusqu’à ce soir pour annoncer sa décision d’une intervention militaire de grande ampleur en Syrie, avec le soutien particulièrement actif de la France. La présence russe au sol permettra-t-elle de calmer les ardeurs guerrières de nos politiciens en mal de grandeur? Espérons.

Une guerre est toujours improbable, tout autant qu’inattendue. Un être rationnel et raisonnable ne peut imaginer que des hommes prennent la décision d’envoyer d’autres hommes se battre, sous quelque prétexte que ce soit (aujourd’hui, les droits de l’homme), pour défendre en réalité des intérêts très ciblés, circonstanciels, voire très personnels. Trump fera-t-il exception à la règle, alors que ses avocats se trouvent perquisitionnés, que des starlettes l’accusent de les avoir payées pour taire des scandales sexuels, alors que l’Establishment fait planer l’ombre d’une collusion avec la Russie, qu’ils n’arrivent toujours pas à prouver? Mais peu importe. C’est à la Une. Scandales et guerre vont souvent de pair.

Après la montée en pression de la surprenante attaque chimique dans la Ghouta alors presque libérée des terroristes, qui n’a aucun sens sur le plan stratégique pour Assad, mais sert largement les intérêts de la coalition américaine sur place (voir notre article à ce sujet), Trump s’est donné 48h pour annoncer sa décision. Elle doit donc tomber aujourd’hui.

En attendant la présence militaire américaine se renforce dans la zone:

The USS Harry S. Truman Carrier Strike Group will depart Naval Station Norfolk, Va., Wednesday for a deployment to the Middle East and Europe.

The aircraft carrier will be accompanied by the guided-missile cruiser USS Normandy and the guided-missile destroyers USS Arleigh Burke, USS Bulkeley, USS Forrest Sherman and USS Farragut. The destroyers USS Jason Dunham and USS The Sullivans will join the strike group later, a Navy statement said.

The strike group, carrying 6,500 sailors and Carrier Air Wing One, will cruise alongside the German frigate FGS Hessen during the first half of the deployment. The German ship conducted a brief mission with the Harry S. Truman in 2010, the Navy said.

Le destroyer Donald Cook, avec ses missiles de croisière Tomahauwk, est déjà aujourd’hui à moins de 100 km de la base russe de Tartous en Syrie. Et l’USS Porter le rejoindra bientôt, au large des côtes syriennes.

Le véritable danger est présenté par le destroyer Cook, qui peut être opérationnel rapidement. Sera-t-il ou non utilisé? L’USS Porter ne sera pas sur les lieux avant une semaine, quant aux autres il leur faudra un bon mois. Cela signifie-t-il qu’il ne s’agit que d’une opération de comm, une de plus, ou est-ce le signe de la préparation d’un conflit sur le long terme?

L’autre question restant de savoir quelles cibles viser. Il a déjà été clairement affirmé que les frappes ne doivent pas être ciblées comme la dernière fois sur un seul objet, mais doivent viser plusieurs cibles et s’étendre sur plusieurs jours:

Administration officials said they expected any new strike to be more expansive than last year’s, but the question was how much more. Possible options included hitting more than a single target and extending strikes beyond a single day.

Il pourrait s’agir des infrastructures syriennes, des bases militaires, peut-être aussi pour aider les Kurdes. Autrement dit, des frappes répétées et étendues dans le temps et contre des bâtiments publics et des infrastructures, ça s’appelle une guerre. Mais justement, ici, à la différence de l’Irak, des difficultés existent en raison de la présence russe et de l’implication de l’Iran:

The president’s new national security adviser, John Bolton, urged Trump to skip the trip, an official said. This reflects a view in the White House that deeper Russian and Iranian involvement in Syria have complicated calculations about a response to any U.S. military attack, according to the official, who spoke on condition of anonymity to discuss internal deliberations. Moscow has cautioned the U.S. not to launch a military attack.

La Russie a en effet « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles.

Finalement, toute l’escalade militaire va tenir en cette question: la Russie répondrait-elle vraiment en coulant un navire américain ou en descendant un avion militaire en cas d’attaque de la coalition?

Car si Trump a besoin de faire diversion et de montrer patte blanche pour les élections de mi-mandat, il ne peut se permettre la mort de soldats américains. Seule la certitude de la réponse de la Russie peut empêcher un nouvel Irak. Rappelons que la présence au sol de la Russie en Syrie est très étendue, à la fois militaire avec les deux bases qu’elle possède, mais aussi avec la police militaire qui accompagne l’armée syrienne, les conseillers qui se trouvent notamment à Damas, etc. Des frappes américaines en principe mettent directement en jeu les intérêts russes. Ce qui fait quand même peur aux alliés potentiels de la coalition américaine, les opinions étant largement partagées.

Karine Bechet-Golovko

source:http://russiepolitics.blogspot.fr/2018/04/les-etats-unis-iront-ils-jusqua-la.html

 

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