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Archives du 20 février 2018

Des pesticides en masse dans vos fruits et légumes

Rapport: Des pesticides en masse dans vos fruits, en tête, le raisin

Une étude de l’ONG Générations Futures révèle des dépassements de seuils importants dans certains fruits et légumes, en tête desquels les cerises et les herbes fraîches.

Près de trois fruits non bio sur quatre (72,6 %) et quatre légumes sur dix (41,1 %) présentent des traces de pesticides. C’est ce qu’indique  Générations Futures dans une étude publiée ce mardi, à quatre jours de l’ouverture du Salon de l’Agriculture. Ces taux procèdent de l’analyse d’échantillons réalisée sur la période allant de 2012-2016 par la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) dont cette ONG a compilé les données.

Au-delà de ces valeurs moyennes globales, ses experts ont pu établir  le taux de pesticides présents dans 19 fruits et 22 légumes, un exercice auquel l’administration de Bercy n’a pas pour habitude de se livrer. Faute de moyens, la DGCCRF n’est pas en mesure de réitérer ses analyses pour toutes les variétés année après année. Pour contourner cet écueil et rester fiable, Générations Futures ne s’est intéressée qu’aux variétés ayant fait l’objet des séries complètes d’analyses.

Les féculents indemnes

En tête de son hit-parade figure le raisin, dans la catégorie fruits. Dans 89 % des échantillons analysées par la DGCCRF, les grappes ont révélé une teneur en pesticides. Suivent les cerises (87,7 %), les pamplemousses/pomelos (85,7 %), les fraises (83 %), les nectarines/pêches (82,8 %) et les oranges (80,6 %). Les moins concernées par cette présence sont les prunes/mirabelles (34,8 %), suivies des kiwis (27,1 %) et des avocats (23,1 %).

Dans la « catégorie légumes », en tête des « nominés » figurent les céleris-branches (84,6 %), les herbes fraîches (74,5 %), les endives (72,7 %) et le céleri-rave (71,7 %). A l’opposé, le maïs doux (1,9 %) et les asperges (3,2 %), accusent les valeurs les plus faibles.

Propositions ministérielles fin mars

Ce classement n’est plus le même lorsque s’agissant du respect, ou plutôt du non-respect, des limites fixées par l’Union européenne. Dans la catégorie fruits, les cerises restent en tête avec 6,6 % des échantillons affichant des teneurs en pesticides supérieures aux seuils légaux édictés par Bruxelles.

Pour les légumes, les dépassements de valeurs sont plus fréquents. Les herbes fraîches dépassent les limites dans 29,4 % des cas, suivies du céleri-branche (16 %), puis des blettes (12,1 %). « Seuls les artichauts, les betteraves, le maïs, les pois non écossés et les potirons ne présentent aucun dépassement », résume l’étude de Générations Futures.

Les ministères de l’Environnement, de l’Agriculture, de la Santé et de la Recherche ont lancé une concertation pour limiter l’usage des pesticides. Ils rendront  leurs propositions fin mars au Premier Ministre , Edouard Philippe, afin de rapidement réduire l’usage des pesticides les plus préoccupants pour la santé et l’environnement.

 

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Des hybrides mouton-humain ont été développés en laboratoire !

Une société pervertie évolue sous nos yeux ébahis et impuissants. LHK

Cette avancée significative rapproche les chercheurs de la culture d’organes humains qui pourront servir la greffe d’organes. Des cellules humaines ont été implanté dans cet embryon de porc au début de son développement, qui a duré quatre semaines. L’expérience avait déjà fait les gros titres en 2017 ; la science va aujourd’hui plus loin dans l’espoir d’apporter une alternative aux dons d’organes.

Basant leurs travaux sur une découverte pour le moins controversée faite en 2017, les scientifiques ont annoncé samedi 17 février qu’ils étaient parvenus à créer en laboratoire un deuxième type d’hybrides humains-animaux : des embryons de moutons, humains à 0,01 % d’un point de vue cellulaire.
Les embryons, qui n’ont pu être développés au-delà de 28 jours faute d’autorisation, rapprochent un peu plus les chercheurs de la culture d’organes humains en laboratoire à des fins médicales.

En France, plus de 14 500 personnes sont sur liste d’attente pour recevoir un cœur, un foie, un poumon, un pancréas, un rein ou un intestin. Et chaque année, plus de 500 personnes meurent parce qu’elles n’ont pu recevoir d’organe. Sur les 22 617 personnes inscrites sur liste d’attente en 2016, seules 5 891 ont pu être soignées grâce à des prélèvements d’organes sur personnes décédées ou vivantes compatibles.

C’est précisément pour pallier ce manque d’organes que les chercheurs travaillent à élargir l’offre de manière artificielle. Certains tentent d’imprimer des organes 3D en laboratoire. D’autres travaillent sur des organes artificiels et mécaniques. D’autres encore créent des chimères, et plus précisément des organes à la croisée de deux espèces, dans l’espoir de cultiver des organes humains chez des porcs ou des moutons.

DE PLUS EN PLUS HUMAINS

Pour fabriquer ces chimères, les chercheurs isolent les cellules souches d’un animal, qui peuvent se transformer en n’importe quel type de cellules dans le corps. Ils injectent ensuite des cellules souches d’une espèce dans l’embryon d’une autre espèce – une procédure aussi délicate que complexe.

Si l’ADN de l’embryon est modifié pour faire en sorte qu’il ne développe pas un organe donné, les cellules intercalées sont les seules à pouvoir combler l’espace laissé. C’est ainsi que les chercheurs ont été en mesure de faire pousser un foie humain à l’intérieur d’un cochon vivant.

Les muscles artificiels se rapprochent peu à peu des muscles naturels

En 2017, des chercheurs ont réussi à développer des pancréas de souris chez le rat et ont montré que les greffes des dits pancréas pouvaient guérir les souris diabétiques. Tout de suite après, les chercheurs de l’Institut Salk ont ​​annoncé qu’ils pourraient maintenir en vie pendant 28 jours des embryons de porc auxquels avaient été ajoutées des cellules souches humaines.

Les experts se sont réjoui de l’expérience menée sur les embryons hybrides, mais ont noté que le nombre de cellules humaines implantées dans les embryons de porcs (1/100 000) était trop faible pour des greffes d’organe chez l’homme.

Le chercheur Pablo Ross de l’Université de Californie a annoncé samedi 17 février à Austin, au Texas, que son équipe et lui-même avaient mis au point la procédure visant à augmenter le nombre de cellules humaines dans les embryons de moutons à 1/10 000.

« Nous estimons que ce n’est pas encore assez pour générer un organe  prêt à être greffé » a déclaré Ross lors d’une conférence de presse. Selon The Guardian environ 1 % de cellules devraient être humaines pour que la greffe d’organe fonctionne. Et pour prévenir le rejet immunitaire, des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour s’assurer que les restes de virus animaux sont éliminés de l’ADN du porc ou du mouton. Mais les récents progrès scientifiques tendent vers le développement d’organes plus viables.

RAMIFICATIONS ÉTHIQUES

Pour Pablo Ross, les recherches pourraient aller plus vite si elles étaient mieux financées. Les instances de santé publiques des États-Unis, où l’étude a été menée, interdisent actuellement le financement public d’hybrides humains-animaux, bien qu’elles aient déclaré en 2016 que ce moratoire pourrait être levé. Jusqu’à présent, ce sont des donateurs privés qui ont financé les recherches préliminaires.

À mesure que les recherches avancent, l’examen éthique se durcira certainement. Pablo Ross et ses collègues reconnaissent la nature controversée de leur travail, mais ils estiment avancer avec prudence.

« La part des cellules humaines est pour l’instant très faible. Cela n’a rien d’un cochon à visage humain ou doté d’un cerveau humain », a déclaré Hiro Nakauchi, chercheur à l’Université de Stanford, qui a participé à l’étude. M. Nakauchi a ajouté que les chercheurs tentaient de déterminer où les cellules humaines proliféraient, afin de s’assurer qu’elles ne s’installeraient ni dans le cerveau, ni dans les organes sexuels des animaux.

Pablo Ross, pour sa part, voit dans la recherche qu’il conduit sur le développement d’organes artificiels une source réelle d’optimisme.

« Toutes les approches sont controversées, et aucune d’entre elles n’est parfaite, mais elles apportent un nouvel espoir aux personnes qui souffrent et attendent désespérément une greffe, » a-t-il dit. « Nous devons explorer toutes les alternatives possibles pour fournir des organes aux personnes malades. »

http://www.nationalgeographic.fr/sciences/2018/02/des-hybrides-mouton-humain-ont-ete-developpes-en-laboratoire

Publié sur le  Blog de Liliane Held Kawham

 
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Publié par le 20 février 2018 dans Education - information, général, Insolite, Sciences, société

 

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Washington met à exécution un plan de guerre mondiale

Washington met à exécution un plan de guerre mondiale

Washington met inéluctablement en branle un plan de guerre mondiale. C’est la sinistre conclusion qu’il faut tirer des trois scénarios de guerre en train de se déployer.

Il s’agit en fin de compte de l’impérialisme étasunien, qui tente d’imposer son hégémonie sur l’ordre international, au profit du capitalisme étasunien. La Russie et la Chine sont les principales cibles de cette attaque mondiale.

Le déploiement des trois scénarios de guerre est visible en Syrie, en Corée du Nord et en Ukraine. Ces conflits ne sont pas fondamentalement distincts, sans liens. Ce sont des manifestations en relation avec les plans de guerre étasuniens, qui nécessitent le positionnement des forces militaires stratégiques.

Le massacre la semaine dernière de plus de 100 hommes des forces gouvernementales syriennes par des avions de guerre étasuniens près de Deir ez-Zor, était une attaque ouverte et effrontée contre l’État syrien. Les États-Unis, avec d’autres alliés de l’OTAN, ont mené jusqu’à présent une guerre par procuration de sept ans visant à changer le régime de l’allié des Russes, le Président Assad. Le massacre de la semaine dernière n’était certes pas la première fois que l’armée étasunienne, illégalement présente en Syrie, attaquait l’armée syrienne. Mais il semble plus évident que jamais qu’elle applique ouvertement le plan de changement de régime. En défiant la Russie et les alliés légalement mandatées par l’État syrien, les troupes étasuniennes ont de toute évidence le comportement d’une armée d’occupation.

Le monde est de plus en plus inquiet par les multiples rapports disant que des engagés volontaires russes figuraient parmi les victimes de la frappe aérienne de la semaine dernière près de Deir ez-Zor.

Pour ce qui est de la Corée du Nord, Washington sabote cyniquement les efforts diplomatiques en cours entre les dirigeants coréens respectifs à Pyongyang et à Séoul. Bien que le dialogue entre les Coréens ait pris un tour positif, Washington a quand même positionné des bombardiers à capacité nucléaire, B-52 et B-2, dans la région, ainsi qu’au moins trois porte-avions. Les B-2 seraient aussi armés de bombes brise-bunkers de 14 tonnes, les plus grosses bombes non nucléaires de l’arsenal étasunien, destinées à détruire les silos de missiles souterrains nord-coréens et à « décapiter » le commandement militaire de Kim Jong-un.

Le vice-président Mike Pence, pendant qu’il assistait aux Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, a entamé la semaine dernière en délivrant un message de guerre sans détour. Il a dit que la détente entre la Corée du Nord et l’allié des États-Unis, la Corée du Sud, prendra fin « dès que la flamme olympique sera éteinte », plus tard ce mois-ci, quand les jeux s’achèveront. Cette politique belliciste va complètement à l’encontre des efforts déployés par la Russie et la Chine, qui vise à faciliter la diplomatie pacifique entre les deux Corées.

Pendant ce temps, l’air franchement lugubre de la situation dans l’est de l’Ukraine suggère l’imminence de l’invasion de la région sécessionniste du Donbass. Des inspecteurs militaires du Pentagone seraient arrivés la semaine dernière dans la zone de contact séparant les forces du régime de Kiev, soutenues par Washington, et les séparatistes pro-russes des Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk. Edouard Basurin, le commandant de l’armée de Donetsk, a prévenu que l’arrivée de conseillers militaires du Pentagone et de l’OTAN, de Grande-Bretagne et du Canada, indique que les forces armées de Kiev préparent un nouvel assaut contre la population russe du Donbass.

Même les observateurs d’habitude satisfaits de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), chargés de surveiller le cessez-le-feu symbolique le long de la zone de contact, ont commencé depuis peu à signaler de sérieux défilés d’armes lourdes des forces de Kiev, en violation des accords de Minsk de 2015 en faveur de la paix.

Si les forces de Kiev sous commandement étasunien lancent l’offensive prévue le mois prochain contre le Donbass, il faut vraiment craindre qu’il y ait un nombre démesuré de victimes civiles. Il est vraisemblable que, pour des raisons humanitaires, ce « nettoyage ethnique », mené par les forces du régime de Kiev contre la population russe – forces, qui arborent ouvertement l’idéologie néo-nazie –, déclenche une intervention à grande échelle de Moscou. Les planificateurs étasuniens parient peut-être sur cette réaction, que les médias grand public occidentaux obéissants pourront ensuite qualifier de « nouvelle agression russe ».

D’après l’analyste politique étasunien Randy Martin, « Il est indéniable que Washington est sur le pied de guerre dans trois scénarios mondiaux. La préparation à la guerre est en fait la guerre. »

Il a ajouté : « Il faut aussi prendre en compte le dernier document Nuclear Posture Reviewpublié au début du mois par le Pentagone. Ce dernier déclare ouvertement que la Russie et la Chine sont dans le collimateur, et qu’il est prêt à recourir aux armes nucléaires pour mener les guerres conventionnelles et ce qu’il juge être des agressions asymétriques. »

Randy Martin pense qu’à ce stade, ce que veut précisément Washington n’est pas clair.

« Il s’agit bien sûr de rechercher la domination sur le monde, qui est depuis longtemps la caractéristique de l’impérialisme étasunien, comme cela a été exprimé par exemple dans la doctrine Wolfowitz après la fin de la guerre froide, » explique l’analyste.

« Mais ce qu’exige précisément Washington de la Russie et de la Chine est la question. Il utilise manifestement la menace de guerre comme levier. Mais on ne sait pas ce qui pourrait le satisfaire. Peut-être un changement de régime en Russie où le Président Poutine serait évincé par un personnage pro-occidental respectueux. Peut-être que la Russie et la Chine lâchent leurs projets d’intégration économique eurasienne et d’abandon du dollar dans les transactions commerciales. »

Mais ce qui paraît tout à fait clair, c’est que Washington s’embarque dans un projet de guerre mondiale, comme en témoignent les graves événements qui se déroulent en Syrie, dans la péninsule coréenne et en Ukraine. Chaque scénario peut être vu comme une pression sur Moscou ou la Chine, afin que ces pays se plient d’une manière ou d’une autre aux ambitions de domination mondiale de Washington.

Certes, Washington est téméraire et criminel par sa conduite qui viole la Charte des Nations Unies et d’innombrables autres lois internationales. Il se comporte effrontément comme un régime voyou, sans paraître le moins du monde gêné.

Il n’est pourtant guère probable que la Russie et la Chine capitulent. Tout simplement parce que l’ambition d’hégémonie unipolaire étasunienne est impossible à réaliser. La domination de Washington pendant près de sept décennies, après la Seconde Guerre mondiale, est désormais révolue puisque l’ordre international devient naturellement multipolaire.

Quand Washington accuse Moscou et Pékin d’« essayer de changer l’ordre international à leur avantage, » ce que les dirigeants étasuniens admettent tacitement, c’est l’inquiétude de voir disparaître l’époque de leur hégémonie. La Russie et la Chine ne font rien d’illégitime. Nous sommes simplement devant la réalité de l’évolution historique.

Ainsi, en fin de compte, par ce qu’ils tentent de réaliser par la coercition criminelle, les projets de guerre de Washington sont vains. Ces plans ne peuvent pas inverser le cours de l’histoire, mais, par leur caractère diabolique, ils ont le pouvoir d’anéantir l’avenir de la planète.

À nouveau le monde est au bord du précipice, comme il l’était à la veille des Première et Seconde Guerres Mondiales. Le capitalisme, l’impérialisme et le fascisme sont à nouveau au centre de la scène.

Comme le dit l’analyste Randy Martin : « Les dirigeants étasuniens sortent du placard pour dévoiler leur vraie nature de purs va-t-en-guerre opposés au monde. Leur idéologie suprémaciste et militariste est indubitablement du fascisme à l’œuvre. »

Strategic Culture FoundationFinian Cunningham

Original : www.strategic-culture.org/news/2018/02/18/us-is-executing-global-war-plan.html
Traduction  Petrus Lombard

 
 

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« Le plus gros hedge fund du monde parie 22 milliards contre l’Europe !! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Voilà une information comme je les affectionne. Certaines mauvaises langues, qui jugent bien vite, diront, évidemment, c’est inquiétant, apocalyptique et donc c’est bon pour vendre sa “soupe”… pessimiste.

Laissons-les dire.

Évidemment, ce type d’information, au premier abord, peut sembler inquiétant. Pourtant, ce n’est pas là ni l’important ni l’essentiel.

Trouver cela inquiétant est une émotion. Considérer cela comme faisant peur, c’est laisser les émotions et l’irrationalité prendre le pas sur l’intelligence et la réflexion.

Cette information totalement vraie et vérifiable (vous avez le lien tout en bas de l’article comme à chaque fois) est simplement révélatrice du fonctionnement de nos économies, de notre système mondialisé.

Cette information pointe du doigt, froidement, nos faiblesses, nos abandons, nos résignations et nos lâchetés de souveraineté.

Une entité au pouvoir financier considérable peut donc effectivement en toute impunité “jouer” et miser 22 milliards de dollars contre les intérêts souverains de pays européens qui sont composés de gens formant ce que l’on appelle des peuples !

Le plus gros hedge fund du monde mise 22 milliards contre l’Europe

Voilà ce que nous rapporte cet article du quotidien économique Les Échos.

“L’analyse des positions «vendeuses» du fonds Bridgewater montre qu’il parie contre nombre d’entreprises allemandes, françaises et italiennes.
Bridgewater mise gros contre l’Europe. En quelques mois, le plus grand fonds spéculatif au monde, gérant environ 160 milliards de dollars d’actifs, a sensiblement augmenté ses positions à la baisse dans des entreprises du Vieux Continent. Selon les chiffres analysés par Reuters et Bloomberg, le total de ces positions s’élèverait à 22 milliards de dollars.

Tout a commencé en Italie cet automne lorsque le fonds a pris des positions « short » sur les banques du pays. Les bilans de la plupart d’entre elles sont criblés de créances douteuses, qui minent leur performance et font peser d’importants risques en matière de régulation. La Banque centrale européenne presse les établissements de les nettoyer, mettant sous pression leur cours de Bourse. Bridgewater s’est notamment attaqué à Intesa Sanpaolo.

Le hedge fund a ensuite pris des positions vendeuses sur d’autres sociétés italiennes : Enel et Eni… pour un total de 18 sociétés représentant 3 milliards de dollars. Ces dernières semaines, il a étendu ses paris à la baisse à toute l’Europe. Le fonds est « short » sur les allemands Siemens et Deutsche Bank, l’européen Airbus, la française BNP Paribas, la banque néerlandaise ING, Sanofi, Nokia ou encore sur le pétrolier Total… Il a pris des positions courtes sur près de la moitié des sociétés du DAX allemand, pour un total de 7,3 milliards de dollars outre-Rhin. Dans l’Hexagone, le total s’élève à 4,5 milliards.”

L’abandon du politique et des… opportunités économiques !

Ce que nous montre cette information, c’est que nos pays ont été abandonnés en rase campagne par l’élite au pouvoir, censée veiller aux intérêts des populations qu’elle représente.
Elle représente encore officiellement et incarne “en semblant”  – comme dirait mon petit dernier quand il joue – le pouvoir, mais un pouvoir qu’elle n’exerce pas pour laisser volontairement le champ libre aux forces spéculatives et de marché.
Le combat à mener doit être donc politique par la reconquête de notre souveraineté, c’est-à-dire du choix de décider nous-mêmes, citoyens, de notre destin et de la façon dont nous souhaitons utiliser nos ressources. L’action politique n’a de sens que lorsqu’elle est orientée vers le service du bien commun.

Pour le reste, et en l’absence pour le moment d’alternative politique crédible et cohérente, il ne vous reste plus qu’à considérer vos propres opportunités économiques à titre personnel.

Et cet article vous en dit beaucoup sur ce que vous pouvez faire et les opportunités que vous pouvez éventuellement saisir.

Je ne vous inciterai jamais à la spéculation, mais si le plus gros hedge fund de la planète joue à la baisse massivement sur le secteur bancaire européen, vous pouvez vous aussi parier à la baisse sur ces mêmes banques à travers des trackers parfois éligibles dans vos PEA.

Autre élément de réflexion à vous soumettre : si Bridgewater joue massivement à la baisse le secteur bancaire européen, cette entreprise crée les conditions éventuelles d’une nouvelle crise bancaire de grande ampleur nécessitant à terme une intervention massive de la BCE… ou aboutissant à l’explosion de la monnaie unique l’euro.

Vous le voyez, en réalité, nous tournons en rond, comme des poissons rouges dans un bocal, nous sommes toujours prisonniers du même bocal. Ce bocal, c’est celui de l’Union européenne.

Notre soumission à l’Europe entraîne notre soumission à des entreprises comme Bridgewater.

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 20 février 2018 dans économie, général, International

 

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