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Archives du 12 février 2018

« Panique sur les marchés, les nouvelles spéculations qui vont poser de gros problèmes !! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Comme vous le savez, on ne peut pas stopper le progrès. Enfin, le progrès qui les arrange ! Eux… les mamamouchis. Car si les autorités peuvent parfaitement arrêter le progrès et l’évolution de la vitesse sur la route en abaissant les limites par exemple à 80 km/h au lieu de 90, sur les autoroutes de la finance, il est évident que la “volonté” politique est nettement plus… vacillante !

Il n’y a personne pour encadrer, ou empêcher certains développements que l’on sait pertinemment néfastes et dont on peut parfaitement anticiper les conséquences.

Retour vers le futur !

Souvenez-vous en 2007-2008 de ces fameux fonds dit “subprimes”, qui avaient été “titrisés” et qui ont fichu une sacrée pagaille sur toute la planète ! Les apprentis sorciers de la finance avaient joué avec le feu.
Ils ont regroupé en énormes paquets tout plein de créances douteuses qu’ils avaient revendues sous forme de produits financiers partout dans le monde avec de beaux rendements. L’appât du gain étant l’un des péchés capitaux les plus partagés au monde, tous les investisseurs et autres épargnants se sont jetés dessus comme “la petite vérole sur le bas clergé”.

Quand on s’est rendu compte que tous les emprunteurs étaient insolvables… eh bien ce fut la crise dite “des subprimes” où tout le monde se demandait quelles étaient les pertes de sa banque et si elle risquait la faillite ou pas. Ambiance.

Et aujourd’hui, c’est différent ? Non, c’est pareil !

Entre-temps, 10 ans sont passés. 10 ans pendant lesquels quelques abrutis aux titres ronflants sont passés à la télé en nous parlant de “régulation”, de mise en place de “protections”, de “murailles de Chine”, de “compliance”, d’EBA, d’autorité de contrôle ou même carrément prudentielle.

Voilà pour la façade. Dans la pratique… les mêmes pratiques continuent, et les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Voilà ce que dit Le Point sur la dernière chute des indices.

“La chute brutale de la Bourse à Wall Street début février aurait-elle pu être évitée ? Certains estiment que l’on aurait du moins pu s’en prémunir. En effet, si la Bourse a dévissé, c’est notamment à cause d’indices basés sur la volatilité. Ces produits financiers complexes sont aujourd’hui accusés d’avoir exacerbé ce mouvement de panique chez les investisseurs, mouvement qui a aussi eu un impact sur les Bourses européennes et asiatiques.

L’alerte avait été donnée quelques jours seulement avant la déroute boursière de lundi par le directeur général de la banque Barclays. «Nous avons construit et structuré des produits partout dans le monde qui tentent d’améliorer les profits en pariant sur la [faible] volatilité. C’est une pratique habile [mais] lorsque le marché se retournera, attachez vos ceintures», avait déclaré Jes Staley au Forum économique de Davos.”

Où l’on retrouve encore la Goldman Sachs !

“Destiné à l’origine à évaluer la «température» des marchés, il est devenu un outil à part entière sur lequel parier. Beaucoup ont choisi de miser sur la baisse de l’indice, un marché florissant et juteux puisque le VIX était resté quasiment atone depuis l’été 2015. Selon la banque américaine Goldman Sachs, ces paris ont connu «la meilleure performance de leur histoire en 2017» avec près de 200 % de rendement pour le plus important.” Et Goldman Sachs comme bien d’autres ont su profiter de cette manne.

Une structure gagnante à tous les coups !! Hahahaha !

« «Les fonds spéculatifs, des courtiers, monsieur et madame Dupont… Tout le monde détenait cet investissement, car sa structure garantissait de le rendre gagnant à presque tous les coups», affirme Brett Manning, analyste chez Briefing. À condition que la volatilité reste au plus bas. Mais lorsque les marchés boursiers ont été pris d’inquiétudes par les risques d’inflation en fin de semaine dernière, ils ont piégé ceux qui avaient misé sur la persistance d’une volatilité basse.

«Tout le monde détenait les mêmes paris. Les fonds spéculatifs ont alors commencé à en sortir et un mouvement de panique pour tenter de couvrir ces investissements a suivi», explique Brett Manning. La hausse de la volatilité n’en a été que plus forte, poursuit-il, poussant deux gros acteurs du secteur, Crédit Suisse et Nomura, à annoncer la fermeture de leurs fonds liés à la volatilité et des pertes massives pour ceux qui y avaient investi.

Vendredi, l’un des plus grands courtiers de détail, Fidelity, a annoncé qu’il interrompait les ordres d’achats sur l’indice «SVXY» commercialisé par la société ProShares, celui-ci n’ayant pas fermé malgré de lourdes pertes également.”

Des produits stupides, et le laisser faire !

Si nos autorités sont bien promptes à nous réguler, nous les petits et les manants, en régulant notre vitesse, notre pollution, notre isolation, la façon dont nous mangeons et jusqu’au taux de promotion auquel nous avons droit ou plus droit (cf. affaire Intermarché et la fin des promos à -70 %), si nos gentils dirigeants nous disent comment nous devons nous faire vacciner, soigner, embaucher, s’ils nous précisent ce que nous avons le droit de penser ou de dire, et évidemment les produits financiers que nous pouvons acheter ou pas, il ne leur viendrait pas à l’idée de réguler… l’ennemi juré d’Hollande, feu l’ancien président, un ennemi sans visage, la “finance”.

Ce que je veux vous montrer ici, mes chers amis, c’est qu’en 10 ans, nous n’avons rien appris et rien fait. Tout n’a été qu’artifice de communication et impression monétaire pour pallier, sous forme d’expédient, cette crise dramatique.

Nous avons évité l’effondrement économique, et je m’en réjouis, aussi bien comme économiste, que comme citoyen et père de famille. Je n’ai pas envie d’affronter un chaos social, croyez-moi.

Néanmoins, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les banques centrales, espérons-le, sauront être “créatives” et “sauveront” encore les soldats Ryan. Cependant, à un moment, et parce qu’il n’y a pas de repas gratuit, il faudra bien passer à la caisse.

Les conséquences de la crise, une crise qui dure depuis plus de 10 ans, nous les voyons tous les jours. Elles sont pour le moment “gérables” au prix d’une immense création monétaire qui n’a pas eu les conséquences inflationnistes traditionnelles pour le moment. Pourtant, les autorités monétaires souhaitent normaliser leurs politiques qu’elles savent dangereuses et qu’elles ne peuvent pas poursuivre indéfiniment.

Pourtant, augmenter les taux sans déclencher d’effondrement s’avère déjà presque impossible. Nous sommes, mes amis, à un moment passionnant, et tous les ingrédients sont là pour faire un plat que tous les peuples risquent de trouver fort indigeste. Ils le savaient. Ils n’ont rien fait.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Le delta d’une option varie en fonction de plusieurs paramètres et de plusieurs variables (temps, le cours du sous-jacent de l’option, la volatilité, ….). S’il est exacte que pour de petites variations du sous-jacent il correspond à un ratio de couverture, cette couverture en delta n’est pas toujours efficace, en particulier pour des positions short gamma, vendeuses d’options. Ces types de stratégies nécessitent en effet de vendre de plus en plus de sous-jacents quand les cours baissent et d’en acheter de plus en plus lorsqu’ils montent. On est toujours en retard lors de larges mouvements. Etre short gamma signifie simplement que vous êtes sort sur les options, qu’il s’agisse de puts ou de calls . lls offrent à l’investisseur un rendement connu à l’avance, en échange du risque d’etre short sur les options .

Cole

Les taux baissent depuis 1980

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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International

 

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Transformons les cadavres en engrais !

 
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Publié par le 12 février 2018 dans général, Insolite, Vidéos (Toutes)

 

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Paul Jorion : « Une crise obligataire va nécessairement avoir lieu ! »

 
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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Le prochain krach est-il pour demain ?

Depuis six ans aucune secousse majeure n’a secoué la planète finance. Ce n’est jamais arrivé depuis les années 1970. Pourtant ce qui est sûr, c’est qu’une violente secousse financière nous touchera à nouveau dans les prochaines années. Pourquoi ? Les Dessous de l’éco vous l’explique. Simplement.

 
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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Le Bitcoin signale-t-il le début du krach ? Qu’en pense l’or ?

Je pense définitivement que nous sommes au début de la fin, l’apocalypse financière se profile, ce que nous voyons ce sont fondamentalement les prémisses. D’aprés moi la prédiction ummite est hyper pertinente, j’en reparlerai : un effondrement entre 2019 et 2022 me parait trés plausible . Mais vu que 2 factions de l’élite s’affrontent dont une qui veut l’effondrement le plus vite possible, il se peut que ce soit en 2018 mais ça me parait un peu tôt …. Incroyable cette prédiction ummite sur twitter quand même, désolé d’en parler dans un papier d’économie « sérieux » mais la coïncidence est trop fabuleuse !!! Z 

La chute du bitcoin marque-t-elle le début d’une nouvelle crise financière ? Quoi qu’il advienne, l’or semble aujourd’hui un placement très raisonnable.

Tout a commencé avec le bitcoin

Peut-être que si nous sommes au début du grand krach, nous lirons bientôt dans les médias : « tout a commencé avec le bitcoin »…

L’essor du bitcoin marque à la fois la folie spéculative qui règne 10 ans après la crise financière de 2008 et la défiance grandissante du public à l’égard des manoeuvres des banquiers centraux.

Le bitcoin est – selon moi – non pas une monnaie, mais un réseau de transaction libre et ouvert dont la promesse est de ne pas être pollué par les banques centrales.

Avec l’instauration de monnaies fiduciaires sans lien avec l’or ou l’argent, tout est devenu dette. Votre « argent » en banque n’est qu’une reconnaissance de dette de la banque à votre égard. Transférer de l’argent en bitcoin revient donc à adhérer à un club de gens solvables (chacun paye ses bitcoins comptant) qui souhaitent effectuer des transactions entre eux sans que les unités de comptes utilisées dépendent des caprices d’une banque centrale.

Il s’agit de ma version du bitcoin. Mais la plupart des gens qui se sont récemment rués sur cette monnaie virtuelle on simplement vu que « ça montait » et par conséquent ils voulaient « en être ».

Effet domino: bitcoin, actions, obligations

La baisse du bitcoin a été suivie d’une chute des marchés actions. Le tout sur fond de chute lente des obligations (lorsque les taux montent les obligations baissent).

Est-ce le début du grand krach et d’une nouvelle crise financière ? Nous savons que tout est trop cher et que tout est bulle : actions, obligations, immobilier. Mais ce n’est pas une raison suffisante. Cela fait longtemps que tout est trop cher, probablement depuis 2015. Depuis trois ans, tous ces actifs trop chers n’ont pas cessé de le devenir encore plus.

Mon collègue britannique Nick Hubble se penche sur une batteries d’indicateurs et ce qu’ils peuvent nous indiquer de la situation présente. Il conclut que la meilleure façon de rester investi est d’acheter ce qui aujourd’hui n’est pas cher.

Ce qui m’amène à l’or.

L’or: un bitcoin matériel et tangible

L’or est à la fois un bitcoin matériel et tangible. Ceux qui ont de l’or sont solvables car ils possèdent un actif financier qui n’est pas de la dette.

L’or n’est pas cher…

Voici un graphique montrant l’évolution de l’or (en jaune) de l’argent (en gris) et des indices Dow Jones (en bleu) et S&P 500 (en rouge).

J’ai choisi exprès un graphique de très long terme qui commence en 1970, sachant que le dollar a été décroché de l’or en août 1971. C’est à cette date que nous avons basculé dans le créditisme. Un système où la monnaie est devenue du crédit (et donc de la dette).

Source : http://longtermtrends.net/stocks-vs-gold-comparison/

 

Mais le fait est que, depuis 2000 ou 2008, l’or a mieux performé que les actions. L’or peut réellement être un placement, même s’il n’est rien d’autre qu’un morceau de métal qui ne rapporte pas de rendement.

L’or ne souffre pas des hausses de taux de la Fed

Il faut bien comprendre la nature de l’environnement dans lequel l’or grimpe. Parce que ces conditions sont sur le point de se répéter. Voici un graphique de Bloomberg. Il vous montre que le prix de l’or a réagi à la hausse à chaque relèvement des taux d’intérêt au cours de ces dernières années.

Intuitivement, cela paraît bizarre. Lorsque la Fed augmente ses taux directeurs, elle réduit la masse de crédit qui rentre dans le système.

Or : un marché haussier qui ne fait que commencer

Le marché haussier de l’or ne fait que commencer. Et peut-être qu’une poussée d’inflation commence à se former, comme dans la période 1970-1980. A cette époque, les taux d’intérêt montaient mais en retard sur l’inflation. Des rendements nets négatifs (le rendement d’un placement quelconque diminué de l’inflation) ont alors poussé les gens à se réfugier dans l’or.

Krach ou pas, l’or (et l’argent) à moyen terme semble donc une très bonne option aujourd’hui.

En achetant de l’or maintenant :

  • vous suivez la grande règle : vous achetez pas cher pour pouvoir revendre plus cher ;
  • vous vous protégerez contre un éventuel krach obligataire et monétaire ;
  • vous vous protégerez contre une éventuelle poussée d’inflation.

Si nous sommes au début du krach, l’or pourrait connaître un recul car les investisseurs professionnels qui en ont peuvent être contraints de le vendre pour éponger leurs pertes.

Cependant, ces mêmes investisseurs en ont beaucoup moins qu’en 2008. Ils n’ont pas acheté un actif qui baisse depuis 2012. Donc les ventes et le recul seront bien plus limités que lors de la crise de 2008.

source

 
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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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