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Archives du 9 février 2018

« Simple correction violente ou début de la fin ? »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Au moment où j’écris ces lignes, je ne sais pas trop encore si le Dow Jones terminera dans le rouge, le rose ou le vert absolu…

En fait, pour tout vous dire, ce que fera l’indice phare américain ce soir est de peu d’importance. Seul le tableau d’ensemble importe.

Ce tableau d’ensemble n’a, dans l’ensemble (répétition volontaire pour insister sur l’idée), pas tellement varié depuis maintenant 10 ans.

La question que je vous pose, et si vous ne vous la posez pas vous auriez intérêt à le faire, mais vous faites bien ce que bon vous semble, vu que dans le pire des cas, c’est vos sous que vous perdrez !!

Je vous taquine, mes amis, je vous taquine, car si vous lisez régulièrement mes éditos, vous savez globalement de quoi il retourne, mais vous avez le droit de les faire suivre à quelques amis triés sur le volet que vous souhaiteriez sauver tout de même, même à l’insu de leur plein gré.

Alors je taquine le lecteur novice avec ses sous qu’il va perdre.

La question, donc, est de savoir si nous vivons une simple correction violente… Ou le début de la fin. Je dis début de la fin, eu égard aux monceaux de dettes sur lesquels nous dansons.

C’est le véritable sujet en fait.

Pour le moment, assiste-t-on à un krach obligataire ?

Non. D’ailleurs, quand Wall Street a décroché violemment… les investisseurs ont quitté les actions américaines pour se réfugier sur … les obligations américaines. C’est un phénomène connu sous le nom de “fly to quality”.
Cela veut dire qu’en quittant la Bourse, les investisseurs provoquent un afflux de liquidités sur le marché obligataire !
Pour être encore plus clair, le krach boursier… a pour conséquence d’éviter le krach obligataire. Paradoxal mais imparable !
Les taux donc baissent sur les marchés obligataires alors que la FED hausse ses taux directeurs en raison de l’afflux de demande…

De là à ce que, par un raisonnement tordu dont seul nos banquiers centraux ont le secret, ils décident de piloter une augmentation des taux directeurs tout en faisant baisser les taux de marché en créant un krach boursier pour rediriger l’épargne et les flux vers ledit marché obligataire, il n’y a qu’un pas que je vous invite à ne pas franchir pour le moment, mais à bien noter dans vos tablettes, car cela va vraisemblablement être une idée et un concept qui vont nous servir dans les prochains jours.

Mais alors si le krach boursier nous sauve du krach obligataire, cela ne peut pas être le début de la fin de la mort qui tue de l’effondrement total ?

Eh bien si….

Aïe, je sais, ce n’est pas évident. C’est tordu à souhait je vous l’accorde, mais c’est exquis et intellectuellement brillant.

D’où viens-je, où vais-je et dans quelle étagère… Enfin dans quel état, j’erre….

Posez-vous ces questions métaphysiques sur l’économie.

D’où venons-nous ? De la crise des subprimes, d’une crise économique combattue à coup de taux zéro, négatifs et de dettes massives.

Où va-t-on ? Vers la mère de toutes les crises qui sera la dernière étape d’une même et unique crise, à savoir une crise monétaire.

Dans quel état errons-nous ? Dans un très mauvais état, avec peu de marge de manœuvres conventionnelles en tout cas.
Les banques centrales nous trouveront encore quelques expédients pour faire durer le plaisir encore un peu plus longtemps, sauf que cette fois, d’autres éléments doivent être pris en compte et nous feront sortir des champs purement économiques pour rentrer dans celui de la géopolitique et de la lutte acharnée pour la domination mondiale.

Or nous sommes à un moment particulier de notre histoire, où crise économique et lutte géopolitique vont converger pour accoucher d’une immense crise monétaire, dont on peut déjà esquisser les contours avec une relative précision. Je réserve la primeur des détails de cette analyse et des conseils qui vont en découler à mes abonnés de ma lettre STRATÉGIES (plus de renseignements ici).

Pour alimenter la réflexion de tous, je partage avec vous cette citation du troisième président des États-Unis d’Amérique, Thomas Jefferson.

« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation. »

La France ne contrôle plus sa monnaie…

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Publié par le 9 février 2018 dans économie, général, International

 

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Krach ou pas krach, le paysage financier change radicalement

Chaque fois que les taux d’intérêt ont atteint leur courbe de tendance à long terme, une « crise » s’est produite

Les marchés boursiers tremblent ces jours-ci, les indices plongent dans le rouge, des mois de progression des cours sont volatilisés en quelques séances… S’agit-il d’une correction passagère ou d’une crise plus durable et profonde ? Il est trop tôt pour le dire et nous n’allons pas jouer au jeu des pronostics. Cependant, en prenant du recul, nous pouvons découvrir un paysage financier en profond changement, un basculement historique, et il concerne les taux d’intérêt.

L’ère des taux d’intérêt bon marché, des taux zéro ou négatifs, semble prendre fin, pour amorcer une remontée. Les taux d’intérêt à long terme (10 ans), la référence pour le marché obligataire, remontent aux États-Unis et en Allemagne après un plus bas atteint à la mi-2016. Depuis cette date les taux progressent, l’inflexion semble confirmée. On note également que la vitesse de circulation de la monnaieaux États-Unis a cessé de décroître depuis son plus haut atteint en 1997, ce qui confirmerait les craintes d’un retour de l’inflation.

Il faut bien prendre conscience que nous assistons ici au renversement d’une tendance « séculaire » ; en effet les taux d’intérêt aux États-Unis et dans le reste du monde ne cessent de baisser régulièrement depuis le début des années 1980. Et précédemment ils n’avaient cessé de monter progressivement depuis le début des années 1950 pour atteindre leur sommet en 1981, lorsque le président de la Fed, Paul Volker, avait monté le taux directeur à près de 20% afin de terrasser l’inflation. Le taux long américain fait figure de « mouvement tectonique » de l’économie mondiale, et il est en train de s’inverser.

L’inflation également n’a cessé de diminuer depuis les années 1980 ; les banques centrales ont même craint la déflation pendant un moment, mais la tendance s’inverse, à petit pas pour l’instant. Les matières premières sont orientées à la hausse, ainsi que les salaires américains, les prix à la consommation risquent de repartir à la hausse. La plupart des professionnels travaillant sur les marchés financiers ne connaissent que le contexte de baisse des taux et d’inflation proche de zéro, c’est dire l’ampleur du changement qui les attend.

La sortie des taux zéro, qui relevaient d’une situation exceptionnelle, aberrante même, pourrait être considérée comme une bonne chose, sauf qu’entretemps la dette – publique et privée – a explosé. L‘ensemble des dettes accumulées dans le monde représente désormais 226.000 milliards de dollars (192.000 milliards d’euros), un montant record qui équivaut à plus de trois fois l’activité économique annuelle de la planète (324% du PIB mondial exactement), selon une étude de l’Institute of International Finance. Cette dette, qui était soutenable avec des taux à zéro, le sera de moins en moins dans le futur, de grosses entreprises, des banques et des pays risquent de se retrouver en difficulté, ou en défaut, nous l’avions signalé en septembre dernier en relayant les fortes inquiétudes de la BRI, « la banque centrale des banques centrales ».

« Nous avons une bulle boursière, et une bulle du marché obligataire », vient de déclarer l’ancien président de la Fed Alan Greenspan à Bloomberg. Tout cela à cause des taux zéro. Mais le vent est en train de tourner, et ça risque de tanguer sérieusement pour un bon moment… Basé sur sa valeur intrinsèque (et non sur de la dette), depuis toujours la meilleure protection contre l’inflation, mais quelque peu délaissé ces derniers temps, l’or physique se rappelle aux bons souvenirs des investisseurs. Ils feraient bien de ne pas laisser passer l’occasion.

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Publié par le 9 février 2018 dans économie, général, International

 

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La volatilité à 50 ? Non, c’était pour de rire …

 
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Publié par le 9 février 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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