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Archives Mensuelles: janvier 2018

Amélie, touche pas mon compte courant !

« On a 1600 milliards d’euros dans les assurances vie en France et 400 milliards sur les comptes en banque. C’est 3 ans d’épargne non-allouée qui est sur les comptes en banque. La bonne nouvelle c’est que si vous êtes intermédiaire financier vous savez où trouver l’argent. »

Chère lectrice, cher lecteur,

Cette petite phrase perdue dans un discours ennuyeux a été prononcée cette semaine par la député En Marche Amélie de Montchalin devant un parterre de banquiers et d’assureurs.

Elle est en train de leur demander de réallouer une partie de VOTRE épargne vers les PME françaises.

Mais pourquoi fait-elle sa demande aux banquiers et pas à vous ?

C’est votre argent tout de même !

Ils font déjà la guerre aux épargnants, à l’argent liquide, ils sabotent l’assurance vie et maintenant ils veulent prendre le contrôle de votre épargne.

Trop c’est trop.

VOTRE compte courant, c’est le leur

De son point de vue, la réponse est simple. Ce n’est pas à vous de décider où va votre argent mais à elle, aidée de son parterre de banquiers.

Faut-il d’ailleurs préciser que Madame de Montchalin travaillait chez Axa jusqu’à l’année dernière.

Vous comprenez mon bon monsieur, ma bonne dame, la finance c’est très compliqué, il vaut mieux que vous laissiez cela à des experts.

C’est LA fausse bonne idée, très TRÈS dangereuse du XXIe siècle. C’est même comme cela que l’on fabrique les crises financières :  en jouant avec l’argent des autres.

Mettez-vous à la place de votre banquier : s’il vous fait gagner de l’argent ainsi qu’à la banque, il touchera un gros bonus… Mais si il en perd encore plus, vous aurez tout perdu mais lui touchera tout de même son salaire, personne ne viendra l’embêter et il se trouvera une bonne excuse pour continuer à dormir sur ses deux oreilles.

Votre argent il s’en fout… On n’a jamais vu un banquier aller en prison.

Jean-Yves Haberer, le dernier président du Crédit Lyonnais a été condamné à un euro de dommage et intérêt pour une faillite qui a coûté 15 milliards d’euros à l’État, c’est-à-dire à vous et à moi… Il a même eu l’audace d’écrire un livre pour expliquer qu’il était un bouc émissaire ! Pauvre chouchou.

Et Daniel Bouton : le déprimant président de la Société Générale au moment de l’affaire Kerviel. L’affaire, a coûté la bagatelle de 5 milliards d’euros à la banque. Cela n’empêchera pas M. Bouton de toucher une retraite chapeau de 730 000€ par an de la part de la Société Générale.

Et cela se passe comme ça à tous les étages !

Les banquiers n’ont AUCUN intérêt à être prudent.

Ce n’est pas pour rien qu’il y a 1 000 milliards d’euros d’actifs pourris dans les banques européennes.

Mais vous, votre argent, vous savez pourquoi vous l’avez économisé, péniblement, euro après euro. Vous savez à quoi il est destiné, pourquoi vous en avez besoin. Des études, une maison, un revenu pour survivre, une association qui vous tient à cœur, un projet de vie ou de transmission…

C’est vous qui savez si vous pouvez ou voulez prendre des risques avec votre argent. Pas eux !

L’expérience le prouve 1000 fois.

C’est comme cela que l’on a eu la crise de 2008 et ils pensent encore que les mêmes causes produiront des effets différents.

Personne n’est plus qualifié que vous pour savoir ce qu’il faut faire de votre patrimoine.

Signez notre grande pétition contre la mainmise de l’État sur votre épargne.

Personne ne prendra la défense de votre épargne à votre place, mais si nous sommes suffisamment nombreux à nous mobiliser, nous pouvons arrêter ce désastre.

La réalité des PME européennes

Aujourd’hui ils viennent vous dire qu’il faut flécher votre argent vers une épargne « productive » et investir dans les PME de notre pays.

ATTENTION, ils ne parlent pas de n’importe quelle PME mais déjà d’entreprise importantes, cotées en bourse et dont vous devriez acheter des actions de toute urgence.

C’est une honte et une catastrophe !

Oui, le tissu des PME françaises se détériore. C’est vrai. Nous perdons nos industries et des pans entiers de savoir-faire.

Mais ce n’est pas à cause du financement !

Non seulement, les PME françaises peuvent lever des fonds auprès des banques à des taux dérisoires mais elles peuvent également, grâce au succès de la finance participative, émettre des obligations auprès des particuliers… Sans même passer par les banques.

Ce n’est pas le financement, le problème !

Ce n’est pas en flêchant VOTRE argent que l’on va aider des PME qui sont étouffées sous les charges, les normes et les rigidités d’un système dépassé et la concurrence déloyale organisée par une Europe autiste.

Amélie de Monchalin enrage que 400 milliards d’euros dorment sur vos comptes courants… Cela représente 3 ans d’épargne s’exclame-t-elle ! Oui. Cela représente également 3 mois de consommation des ménages. Est-ce si honteux que les familles aient 3 mois d’avance sur leur compte courant ? Ne voient-ils vraiment aucune vertu à la prudence et à la prévoyance ?

Madame de Montchalin a-t-elle bien pris la mesure des faiblesses de l’économie européenne : les difficultés d’Altice, la faillite du groupe Steinhoff (maison mère de Conforama) et celle de Carillion un grand groupe de services britannique.

Tous ces groupes ultra-financiarisés asphyxient littéralement leurs fournisseurs et les milliers de PME qui travaillent pour eux.

Et vous voudriez prendre notre argent pour le placer dans des PME côtées en bourse alors même que les marchés sont au plus haut et leur situation doublement fragilisées par les faiblesses des grands groupes et la remontée actuelle des taux d’intérêt ??

Bien sûr il existe des PME en France et en Europe qui mériteraient d’être soutenues, mais ce n’est pas à d’autres de décider ce que vous devez faire de votre argent !

L’État prélève déjà près de la moitié de vos revenus en impôts… Et ils veut encore contrôler votre épargne et votre compte courant ?

Il est tout simplement dégueulasse de jouer ainsi avec l’argent des autres.

Cette nouvelle forfanterie des pouvoirs publics et des banquiers de connivence est inacceptable.

Il est URGENT que le plus de monde possible soit informé afin de prendre les bonnes décisions.

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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général

 

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Et si la prochaine crise financière venait d’Europe, et pas des États-Unis ?

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On a tellement l’habitude de voir les crises financières naître aux États-Unis pour se transmettre ensuite au reste du monde que l’on ne peut pas imaginer d’autres enchaînements. Mais il s’agit d’une habitude mentale dont il faut se défaire. Il est vrai que l’histoire donne raison à cette assertion : de la Crise de 1929 à celle des subprimes, en passant par la Bulle Internet de l’an 2000, la première économie mondiale fut à l’origine des grandes crises financières planétaires. Figurer à la pointe de l’innovation financière apporte des avantages, mais aussi parfois des déconvenues.

Cependant, que voyons-nous aujourd’hui ? Les banques centrales se sont placées au cœur du système financier avec leurs moyens gigantesques et leurs politiques interventionnistes, nous le savons, mais on constate une divergence criante entre la BCE et la Fed : la Banque centrale européenne est en roue libre avec sa planche à billets, tandis que la Banque centrale américaine a stoppé la sienne et tente de réduire son bilan. Désormais l’écart est considérable puisque, comme l’indique un journaliste du quotidien allemand Welt dans un tweet, le bilan de la BCE atteint désormais près du double de celui de la Fed, en pourcentage du PIB !

 

 

Le bilan de la BCE représente 41,4% du PIB de la zone euro, contre 22,7% pour la Fed par rapport au PIB américain. Comme, paraît-il, au centre de notre galaxie trône un gigantesque trou noir, l’économie européenne tourne autour d’un « trou noir » qui absorbe des quantités croissantes d’obligations et qui grossit de plus en plus…

Ce déluge de liquidités aplatit complètement la courbe des taux, l’épargne ne rapporte plus rien, les « entreprises-zombies » (en situation de faillite) perdurent en empruntant sur les marchés, et les banques peuvent cacher la misère des prêts pourris (plus de 1.000 milliards d’euros dans la zone euro). Les banques européennes présentent d’ailleurs un niveau de risque nettement plus élevé que les banques américaines, comme nous l’avions montré pour les banques françaises. Alors oui, la prochaine crise financière peut tout à fait apparaître en Europe, et plutôt dans le secteur bancaire que sur les marchés boursiers.

Attention, nous ne disons pas que tout va bien aux États-Unis. Les produits dérivés y atteignent (comme en Europe) des montants démesurés, le secteur bancaire peut receler des risques cachés, le déficit budgétaire se maintient à un niveau élevé, les marchés actions sont très hauts. Mais la croissance semble plus vigoureuse, le programme de baisse des impôts que Donald Trump est parvenu à faire passer incite à l’optimisme (on aimerait la même chose en Europe !). Il semble que l’économie américaine pourrait encaisser une sévère correction du Dow Jones, alors qu’une nouvelle crise des dettes souveraines ou une crise bancaire mettrait à mal la stabilité de l’Union européenne.

Les fragilités sont du côté de l’Europe, incontestablement, c’est de ce côté qu’il faut porter le regard, sur les risques de dérapage des prix, de remontée soudaine des taux d’intérêt, de bilans bancaires démesurés…

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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Vers une guerre commerciale entre l’Europe et les USA ou vers le retour du traité de libre-échange transatlantique ?

24hGold - Vers une guerre comm...

À lire les titres alarmistes de la « grande presse », la presse sérieuse (et sérieusement subventionnée mais c’est un autre sujet), nous sommes au bord du chaos. Que dis-je, de l’effondrement, que dis-je, de la conflagration mondiale absolue entre deux titans économiques du monde, à savoir l’Europe et les États-Unis d’Amérique.

Voici le titre d’un article du Figaro qui relaie cette dernière sortie « Trumpesque », tout en sachant que les articles traitant de cette information sont pour le moins très nombreux.

Trump juge l’Union européenne « très injuste » envers les États-Unis

« Le président américain estime que les échanges commerciaux transatlantiques souffrent d’un grave déséquilibre.

Dans un entretien à la chaîne de télévision britannique ITV diffusé dimanche soir, Donald Trump s’en est pris à l’Union européenne, estimant que Bruxelles traitait les États-Unis de manière très injuste dans leurs relations commerciales, et l’a menacée à demi-mot de représailles.

Ainsi Donald Trump a déclaré : J’ai beaucoup de problèmes avec l’Union européenne et cela pourrait se transformer en quelque chose de très gros de ce point de vue, du point de vue du commerce, déclare le président américain. Nous ne pouvons faire entrer nos produits. C’est très, très dur. Et pourtant, elle envoie ses produits chez nous : pas de taxes, très peu de taxes. C’est très injuste, ajoute-t-il. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. Je pourrais nommer beaucoup de pays et d’endroits qui le font. Mais l’Union européenne est très, très injuste envers les États-Unis. Et à mon avis, cela va vraiment se retourner contre elle.

Élu sur un programme aux accents protectionnistes (America First), se targuant de vouloir protéger les travailleurs et entreprises américains, Donald Trump a régulièrement accusé des pays étrangers de pratiques commerciales déloyales, dont la Chine, principal partenaire commercial des États-Unis. L’administration américaine a ainsi instauré la semaine dernière des droits de sauvegarde sur des panneaux solaires importés de Chine, mais aussi sur les grandes machines à laver fabriquées en Chine, en Corée du Sud, au Mexique, en Thaïlande et au Vietnam. En Europe, le président américain a croisé le fer avec l’Allemagne, dont il juge l’excédent commercial avec les États-Unis excessif. Il a notamment menacé d’instaurer des taxes douanières en représailles pour réduire le déséquilibre.

Interrogé sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Donald Trump a dit qu’il se serait montré plus ferme” que la Première ministre britannique dans les négociations avec Bruxelles. Non, je ne le négocierais pas comme c’est négocié, a répondu M. Trump à la question de savoir si Theresa May était bien positionnée dans les négociations sur le Brexit. J’aurais dit que l’Union européenne n’est pas aussi bien que ce qu’elle est censée être, a-t-il ajouté. J’aurais adopté une position plus ferme sur le retrait de l’Union européenne. En janvier 2017, le milliardaire républicain avait estimé que le Royaume-Uni avait eu bien raison de quitter une UE selon lui dominée par l’Allemagne, prédisant que le Brexit serait un succès et que le bloc européen continuerait à se fragmenter. »

Voilà pour l’analyse du Figaro.

Vers un retour du traité transatlantique évidemment !!

Vous avez aimé le TTIP et sa bataille sur les accords de libre-échange totaux ?

Eh bien vous allez aimer son remake qui vient en réalité de commencer sous vos yeux et sous ceux des journalistes qui n’ont pas du tout compris ce qui se jouait, car ils sont pris par leur idéologie anti-Trump primaire.

Encore une fois, on peut ne pas aimer Trump, on peut même le détester ou le haïr, il ne faut pas pour autant le faire de façon stupide.

Trump est un homme d’affaires.

Et les hommes d’affaires négocient férocement, sinon ils seraient des hommes mais pas d’affaires…

Si Trump est milliardaire, c’est qu’il sait monter et créer des « scripts » suivant sa volonté pour amener l’autre partie là où il le souhaite en faisant croire aux autres qu’ils ont trouvé la solution.

Alors que va-t-il se passer ?

C’est vraisemblablement assez facile à prévoir.

Le ton va monter entre l’Europe et les États-Unis autour de certains sujets ayant trait à des produits plus ou moins interdits chez les uns ou chez les autres et refusés par l’un ou par l’autre…

Dès lors, deux possibilités vont s’offrir à nos mamamouchis de part et d’autre de l’immense océan qui nous sépare.

Nous pouvons nous faire la guerre commerciale avec toutes les conséquences fâcheuses que cela impliquera forcément, ou alors on finit par se mettre d’accord dans le cadre d’un “deal win-win” (gagnant- gagnant) comme disent les hommes d’affaires de la trempe d’un Trump, sous l’amicale pression des multinationales et du « big business » qui ne va pas accepter de se voir réduire considérablement ses profits, alors que nous pourrions tous, si intelligemment, ressortir comme par hasard ce beau projet de libre-échange entre nos deux grandes zones économiques.

Ainsi, les Européens en général et les Français en particulier, devenus tous complètement neuneus dès qu’ils aperçoivent un pot de Nutella en promo, pourraient en plus se jeter, affamés qu’ils sont, sur du bon bœuf aux hormones made in USA…

Mon humble avis est que, comme la guerre des monnaies, qui n’a pas lieu, la guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe n’aura pas lieu.

L’accord de libre-échange, lui, sera signé, et tous les mondialistes europathes ne pourront pas s’y opposer sans s’enferrer dans leurs propres contradictions, et ils s’apprêtent à offrir, sans le savoir, à Trump une belle victoire de communication, puisqu’ils… signeront en grand pompe un traité avec le « monstre » protectionniste de Washington. Une fois de plus, l’Europe sera l’outil part lequel les Français se feront couillonner.

J’en rigole déjà dans ma barbe qui blanchit à vue d’œil.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Voici la bulle qui pourrait déclencher la prochaine crise financière majeure

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La clef, lorsqu’on analyse une bulle, est de comprendre ce qu’il l’a provoquée. Si vous y parvenez, vous avez de grandes chances de pouvoir en profiter financièrement.

Sur base des données dont on dispose depuis le krach de 1929, la bulle actuelle semble présenter des caractéristiques particulières qui pourraient déboucher sur des pertes énormes et soudaines pour les investisseurs. En ce moment, le marché est particulièrement susceptible de faire l’objet d’une grosse correction, voire pire.

Mais avant de nous pencher sur la meilleure façon de profiter d’une bulle, penchons-nous sur les éléments qui permettent de déterminer son existence.

Mon indicateur préféré est le ratio Shiller cycliquement ajusté (CAPE). Ce ratio spécifique cours/profits a été inventé par Robert Schiller, lauréat du prix Nobel de l’université de Yale.

Le ratio CAPE se démarque des autres ratios chéris par Wall Street. Tout d’abord, il se base sur les bénéfices des 10 dernières années. Cela permet de lisser les fluctuations basées sur des facteurs psychologiques, géopolitiques et liés aux matières premières qui ne devraient pas impacter une valorisation fondamentale en raison de leur caractère temporaire.

Sa seconde caractéristique est qu’il ne se soucie que du passé. Cela élimine les projections optimistes que Wall Street aime tant. Sa 3e caractéristique est que les données qu’il utilise sont disponibles depuis 1870, ce qui permet de faire des comparaisons historiques solides.

Ci-dessous, voici le graphique du CAPE de 1870 à 2017. Dès le premier coup d’œil, on peut tirer de grandes conclusions :

  1. Aujourd’hui, le CAPE est au même niveau qu’en 1929, juste avant le krach qui engendra la Grande dépression ;
  2. Le niveau actuel est également supérieur à celui que l’on a connu avant la panique de 2008.

Il ne s’agit néanmoins pas d’une preuve ultime de l’existence d’une bulle. Le CAPE fut encore plus élevé en 2000, juste avant l’éclatement de la bulle Internet. Néanmoins, le ratio actuel est plus élevé de 182 % par rapport à la moyenne de ces 137 dernières années.

capeNous avons désormais établi la probabilité de l’existence d’une bulle. Tâchons désormais de comprendre son origine. Commençons par énoncer le fait qu’il existe 2 types de bulles.

Certaines bulles apparaissent en raison d’un discours optimiste, d’autres en raison du crédit bon marché. Ces 2 types de bulles explosent pour des raisons différentes. Il est important de faire la distinction pour essayer de deviner le timing de leur explosion, ainsi que pour comprendre qui souffrira le plus.

Les bulles de type « discours optimiste »

Les bulles qui se développent sur fond d’un discours optimiste se basent sur un scénario, ou un nouveau paradigme, qui justifie l’abandon des indicateurs de valorisation traditionnels. L’un des cas les plus célèbres remonte à la fin des années 60 et au début des années 70 avec la liste des « Nifty Fifty », une liste de 50 actions qui ne pouvaient que grimper. Il fallait les acheter et les garder, sans poser de questions. Elles se sont pourtant effondrées en 1974, de concert avec l’ensemble du marché, pour ensuite devoir attendre 8 ans pour sortir d’un marché baissier.

La bulle Internet de la fin des années 90 est un autre exemple célèbre. Les investisseurs ont acheté des actions sans se soucier des bénéfices, des ratios PE, des chiffres d’affaires, etc. (…)

Les bulles de type « crédit »

Les bulles qui se développent sur le terreau du crédit présentent des dynamiques différentes. Si les investisseurs professionnels peuvent emprunter de l’argent à un taux de 3 %, investir à la Bourse en bénéficiant d’un rendement de 5 % tout en utilisant un effet de levier d’un facteur 3, (…) ils peuvent empocher des bénéfices supérieurs à 10 %. En utilisant des produits dérivés hors bilan, la performance est encore meilleure.

Les bulles du crédit n’ont pas besoin d’un discours optimiste pour se former. Elles ont juste besoin d’argent bon marché.

suite et fin

 
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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général, International

 

Minuit moins 2 minutes, le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse

Minuit moins 2 minutes, le risque nucléaire fait avancer l'horloge de l'apocalypse
Minuit moins 2 minutes, le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse © DOE/AFP/Archives

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, a été avancée de 30 secondes à deux minutes avant minuit en raison surtout d’un risque accru de conflit nucléaire mondial et de « l’imprévisibilité » du président américain Donald Trump.

L’aiguille de l’horloge du Bulletin of Atomic Scientists n’avait pas été aussi proche de minuit depuis 1953, en pleine Guerre froide quand les Etats-Unis et l’Union Soviétique testaient la bombe à hydrogène.

« Pour sûr, l’année 2017 a été périlleuse et chaotique… avec des déclarations irresponsables dans le domaine nucléaire qui ont enflammé des situations déjà dangereuses », a indiqué jeudi à la presse Rachel Bronson, présidente et éditrice du Bulletin of the Atomic Scientists qui ajuste chaque année l’heure de cette horloge symbolique.

« La question nucléaire est ainsi revenue au centre des préoccupations », a-t-elle ajouté, citant les essais nucléaires de la Corée du Nord, un engagement accru de la Chine, du Pakistan et de l’Inde envers leurs arsenaux nucléaires et « l’imprévisibilité » qui ressort des tweets et des déclarations de M. Trump.

« En 2017, les dirigeants mondiaux ne sont pas parvenus à répondre efficacement aux menaces grandissantes de guerre nucléaire et de changement climatique qui rendent le monde plus dangereux qu’il ne l’a été depuis la Seconde guerre mondiale », a écrit ce groupe d’intellectuels représentant les sciences, les affaires internationales, l’environnement et la sécurité.

« Les principales puissances nucléaires sont sur le point de relancer une nouvelle course aux armements qui sera très coûteuse et augmentera le risque d’accidents et d’erreurs », ont craint ces experts, pointant également « les progrès remarquables » du programme nucléaire nord-coréen en 2017.

L'horloge de l'apocalypse présentée par le Bulletin of the Atomic Scientists, le 25 janvier 2018 à Washington © Brendan Smialowski AFP
L’horloge de l’apocalypse présentée par le Bulletin of the Atomic Scientists, le 25 janvier 2018 à Washington © Brendan Smialowski AFP

En même temps, « une rhétorique enflammée et des actions provocatrices à la fois de la part des Etats-Unis et de la part de la Corée du Nord ont accru la possibilité d’un conflit nucléaire », déplorent-ils.

Robert Rosner, professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’université de Chicago, a surtout épinglé durant la conférence de presse l’administration Trump dont les « incohérences » accroissent les risques de confrontation nucléaire et « constituent un défi majeur pour la dissuasion et la stabilité mondiale. »

Course aux armements

La Maison Blanche « cherche probablement à accroître le rôle des armes nucléaires dans les plans de défense américain abaissant de ce fait le seuil de leur utilisation », a-t-il relevé.

Le Pentagone doit dévoiler la semaine prochaine la nouvelle stratégie nucléaire de Donald Trump. Les fuites jeudi d’un document de travail de la Nuclear Posture Review montrent que le ministère américain de la Défense souhaite le développement d’un nouveau type d’arme nucléaire d’une puissance assez faible pour être employée sur le champs de bataille plutôt que de servir à vaporiser une mégalopole.

M. Rosner a ajouté que les intellectuels avaient « constaté que les principaux pays investissent davantage dans leur arsenal nucléaire pour le moderniser et en accroître les capacités ».

Les tensions dans les relations américano-russes représentent également une menace pour la sécurité planétaire, a renchéri Sharon Squassoni, professeure à l’Institute for International Science and Technology Policy de l’université George Washington.

« Pour la première fois depuis très longtemps, il n’y a aucune négociation entre Washington et Moscou sur le contrôle des armes nucléaires », a-t-elle relevé, ajoutant qu' »on pourrait voir un retour d’une course aux armements nucléaires ».

L'horloge de l'apocalypse avancée à deux minutes avant minuit © Iris ROYER DE VERICOURT AFP
L’horloge de l’apocalypse avancée à deux minutes avant minuit © Iris ROYER DE VERICOURT AFP

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

En 2017, l’aiguille avait déjà été avancée de trente secondes à minuit moins deux minutes et trente secondes, les scientifiques invoquant notamment la rhétorique et les actions de Donald Trump.

En 2015, l’horloge avait été reculée de deux minutes, à 23H57, et laissée inchangée en 2016.

Les scientifiques avaient alors cité comme facteurs encourageants l’accord sur le nucléaire iranien ainsi que sur le climat à Paris fin 2015.

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Publié par le 28 janvier 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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La Chine publie désormais plus de contenu scientifique que les États-Unis

La Chine publie désormais plus de contenu scientifique que les États-Unis

Pour la première fois, la Chine a dépassé les États-Unis en termes de volume d’articles scientifiques publiés. Une statistique révélatrice qui souligne les progrès rapides des  recherches et réalisations scientifiques de la Chine sur la scène mondiale au cours des dernières décennies.

Les États-Unis sont toujours à la pointe en matière de découvertes scientifiques, mais semblent perdre de l’avance. Le rapport biennal sur les innovations scientifiques et techniques, publié par la National Science Foundation (NSF) des États-Unis, repère ici d’innombrables indicateurs de réussite scientifique dans différents pays. Parmi les nombreuses statistiques rapportées, l’une d’elles nous révèle que la Chine a en 2016 dépassé les États-Unis dans le volume d’articles scientifiques publiés, avec plus de 426 000 études scientifiques – environ 18,6 % du total international. Avec 409 000 articles publiés, les États-Unis arrivent pour la première fois en deuxième position.

Ce n’est peut-être pas une avance considérable, mais celle-ci met en lumière l’importance croissante que la Chine a pu prendre ces dernières années dans les domaines scientifiques. Notons que l’avance de la Chine sur les États-Unis en termes de production de la recherche n’est pas égale dans tous les domaines. Par ailleurs d’autres nations offrent également des résultats différents selon les domaines d’étude. Par exemple, les chercheurs américains et européens produisent plus de documents – et de brevets – sur la science biomédicale, tandis que la Chine, suivie de près par la Corée, fait figure de chef de file dans la recherche en génie industriel.

La situation est néanmoins différente lorsque les chercheurs examinent la provenance des publications les plus citées. Les États-Unis se classent au troisième rang, derrière la Suède et la Suisse. L’Union Européenne arrive quatrième et la Chine cinquième. Les États-Unis sont par ailleurs toujours ceux qui délivrent le plus de doctorats en sciences et en technologie, et le pays demeure la principale destination des étudiants internationaux en quête de diplômes supérieurs – bien que leur part soit passée de 25 % en 2000 à 19 % en 2014.

Concernant les investissements financiers, les États-Unis font encore preuve d’un leadership impressionnant. La majorité du budget est en effet dépensée en recherche et développement (496 milliards de dollars américains, soit 26 % du total mondial). La Chine n’est toutefois pas loin derrière, ses dépenses augmentant en moyenne de 18 % par an depuis 2000 – comparé à une augmentation de seulement 4 % aux États-Unis. En 2016, la Chine dépensait 408 milliards de dollars (soit 21 % du total mondial) en recherche et développement. En d’autres termes, elle est devenue – ou est sur le point de devenir – une superpuissance scientifique et technique.

En ce qui concerne les autres pays, le rapport note aussi que l’Inde a dépassé le Japon, et le reste du monde en général poursuit sa trajectoire ascendante en termes de volume de publications.

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Publié par le 28 janvier 2018 dans général, International, Sciences

 

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Nanoparticules : l’UFC-Que Choisir porte plainte contre neuf fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques

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L’UFC-Que Choisir a décelé des nanoparticules dans 16 produits comme les M&Ms Peanut. (MAXPPP)


Ce qui est encore une fois choquant c’est que ce soit une association de consommateurs qui dépose plainte contre des industriels et non pas l’état qui est garant de la sécurité alimentaire et de la santé publique. C’est exactement la même chose avec l’association Anticor, sans elle aucun magistrat n’aurait déposé plainte contre différents délinquants fiscaux et politiques alors que la loi les y oblige, il suffit de lire l’article 40 du code de procédure pénale.

C’est sidérant de bêtise et d’inconscience. Les chimistes découvrent des nouvelles molécules extrêmement petites qui présentent des caractéristiques physico-chimiques nouvelles, du coup les industriels décident de les incorporer dans l’alimentation sans aucune étude préalable sur la dangerosité de ces nouvelles nanoparticules !!! Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bon appétit ainsi qu’une excellente santé pour 2018 et les années suivantes…


L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé, mardi, déposer neuf plaintes contre des fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques après avoir décelé la présence de nanoparticules dans « 16 produits » testés. 

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé, mardi 23 janvier, déposer neuf plaintes contre des fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques après avoir décelé la présence de nanoparticules dans « 16 produits » testés et connus, comme les M&M’s Peanut, le déodorant Sanex Natur 48h, le dentifrice Aquafresh triple protection, la soupe ‘Poule au Pot’ de Casino, ou encore le stick à lèvres nourrissant Avène.

L’UFC-Que Choisir dépose plainte « pour non-respect de l’obligation légale de signalement sur l’emballage », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Sur les 16 produits analysés, seuls trois mentionnent la présence de nanomatériaux sur leur emballage.

« Un texte européen exige une indication »

Fabienne Maleysson, la journaliste d’UF-Que Choisir qui a enqueté sur les nanoparticules, a expliqué mardi sur franceinfo que « ce qu’on a constaté, c’est que dans les produits alimentaires qu’on a testés il n’y en a aucun qui l’indique et dans les cosmétiques il n’y en a qu’un tiers ».

« Un texte européen exige une indication sur l’étiquette depuis trois ans et il y a un arrêté qui est venu le rappeler en France », rappelle Fabienne Maleysson sur franceinfo. Cet arrêté dit que « compte tenu des incertitudes sur les risques sanitaires concernant les nanoparticules dans les produits de consommation ça doit être étiqueté dès la première nanoparticule présente ».


Nanoparticules dissimulées – 9 plaintes de l’UFC-Que Choisir contre…

Alors que l’utilisation de nanoparticules est un sujet grandissant et légitime de préoccupation pour les consommateurs, compte tenu des incertitudes scientifiques sur l’impact sanitaire de celles-ci,…

quechoisir.org


L‘association rappelle « l’impact sanitaire » potentiel et « environnemental » de ces nanoparticules, qui pénètrent dans l’organisme. « L’Institut national de la recherche agronomique (Inra), et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) ont ainsi souligné que certaines nanoparticules pouvaient avoir des effets promoteurs potentiels de la cancérogenèse », a rappelé l’UFC-Que Choisir.

L’UFC-Que-Choisir a demandé également au ministère de l’Économie et à la DGCCRF (répression des fraudes) de « publier la liste des produits alimentaires et cosmétiques silencieux sur la présence de nanoparticules, de poursuivre les fabricants en infraction et de maintenir durablement les investigations sur le sujet ».

Les plaintes visent : le groupe Casino (soupe), JDE (Maxwell Cappuccino), Mars Chocolat France (M&M’s), Mc Cormick (Ducros Mélange Malin Italien), Colgate-Palmolive (déodorant Sanex), Lavera Gmbh & Co. KG (crème solaire), Avene (stick 0 lèvres nourrissant), Coty (Gloss de chez Bourjois) et GlaxoSmithKline (dentifrice Aquafresh).


France TV Info 

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Publié par le 26 janvier 2018 dans Education - information, général, Santé - nutrition

 

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