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Von Greyerz – Vendre des crypto-monnaies pour acheter de l’or

12 Déc

Et des sites de vente de MP comme l’Apmex acceptent désormais les Bitcoins comme paiement comme on l’a appris il y a 2 semaines … Ici la recommandation de Von Greyerz est assez radicale ! Mais il est vrai que le BTC n’est basé que sur du  vent … Par contre c’est encore un peu tôt à mon gout pour échanger ses BTC – Z

Pendant la crise financière de 2006-2009, l’effondrement du système financier mondial a été évité grâce à l’impression massive d’argent, aux garanties et à la possibilité pour les banques de valoriser les actifs au prix coûtant plutôt qu’au prix du marché, ainsi qu’ à une baisse panique des taux d’intérêt, qui sont passés de 6% aux États-Unis à zéro ou à un niveau négatif. Les obligations émises par huit grands pays ont actuellement des taux d’intérêt négatifs :

PASSIF GLOBAL DE $2 QUADRILLIONS

Quoi que disent les banques centrales et les politiciens, rien n’a été résolu. Au contraire, le risque a augmenté de façon exponentielle depuis 2006. La dette mondiale a doublé pour atteindre environ 230 000 milliards $. Si l’on inclut les passifs non capitalisés de 250 000 milliards $ et les instruments dérivés de 1,5 quadrillion $, le total des passifs et des risques s’élève maintenant à 2 quadrillions$.

Quand la prochaine crise débutera, probablement en 2018, les banquiers centraux ne se focaliseront pas uniquement sur la dette mondiale, mais aussi sur la bulle des produits dérivés. Bien entendu, les banques diront que le montant net des produits dérivés est beaucoup plus faible. Mais en cas de crise, le brut restera brut car les contreparties ne s’acquitteront pas de leurs obligations.

Dans ce contexte, les banquiers centraux vivent sur une autre planète s’ils pensent pouvoir réduire leur bilan. Au cours des prochaines années, la dette publique ou privée augmentera plus rapidement que jamais auparavant.

Prenez les USA. Ce n’est pas un hasard si Jerome Powell succédera à Yellencomme président de la Fed. Il est fiable et a été gouverneur de la Fed pendant 5 ans. C’est le choix parfait pour agrandir le bilan de la Réserve fédérale à l’infini.

La dette fédérale américaine devrait continuer de doubler tous les 8 ans, comme elle l’a fait depuis 1981. Cela signifie que la dette passera de 20 000 milliards $, lorsque Trump à pris la relève, à 40 000 milliards $ d’ici la fin de 2024. Même les prévisions du Bureau central du budget ne sont pas loin de ces 40 000 milliards $. Mais ce chiffre n’inclut pas tous les problèmes que les Etats-Unis et l’économie mondiale connaîtront dans les prochaines années.

LES EUROPÉENS VONT PERDRE LA PROTECTION DE LA BCE

En Europe, Draghi a clairement indiqué que le système de protection des dépôts n’est plus nécessaire. Ainsi, la BCE ne garantira plus les dépôts des clients jusqu’à 100 000 euros. Ce n’est pas une surprise. Au moment de la crise, aucun déposant ne recevra d’argent réel de la part d’une banque.

Quand la crise qui s’est momentanément arrêtée en 2009 reprendra véritablement, l’impression monétaire atteindra des proportions jamais vues. Le monde réalisera alors que le mot « quadrillion » existe réellement, bien que personne ne puisse en imaginer l’ampleur.

Pour mettre les choses en perspective, 1 quadrillion $ représente 15 ans de PIB mondial. Donc, si la dette mondiale passe à 1Q$ après la tentative des banques centrales de sauver le système, y compris la plupart des produits dérivés, nous devrons passer les 15 prochaines années à utiliser la production brute totale du monde pour rembourser la dette. Cela signifierait donc un impôt de 100% pendant 15 ans.

LES TAUX MONTERONT À 15 – 20%

Mais cela ne s’arrête pas là. Lorsque les défauts de paiement de la dette se produiront à plus grande échelle, les banques centrales perdront le contrôle des taux d’intérêt. La manipulation des taux défie toutes les lois de la nature et de l’offre et de la demande. Il n’est pas possible d’avoir un crédit maximum et des taux d’intérêt minimums. Dans un marché libre, si la demande de crédit est élevée, le coût du crédit sera également très élevé.

Lorsque la dette mondiale de 230 000 milliards $ commencera à imploser, les banques centrales ne pourront plus maintenir les taux à la baisse, car les marchés obligataires paniqueront. Cela va commencer avec l’augmentation des taux à plus long terme et, au final, l’augmentation des taux longs fera grimper les taux courts.

Dans les années 1970 et au début des années 1980, les taux ont atteint un niveau élevé. Cette fois-ci, ils sont susceptibles de monter encore plus haut vu que les risques de défaut et de crédit augmentent considérablement. Si les taux d’intérêt montent à « seulement » 14,4 % par an, la dette doublera tous les cinq ans. Cela signifie que la dette de 1 $Q atteindra 2 $Q cinq ans plus tard.

HYPERINFLATION PUIS DÉFLATION

Lorsque l’impression monétaire s’intensifiera de pair avec les défauts de paiement, le monde connaîtra une hyperinflation d’un niveau imaginable aujourd’hui. À ce stade, la dette s’élèvera probablement à des dizaines de quadrillionsLa plupart des gens diront que la dette n’atteindra jamais ces niveaux. Quiconque a étudié les données historiques des défauts sur la dette, de l’impression d’argent et de l’hyperinflation se rendra compte que dans ces périodes, la dette atteint des multiples de son niveau initial.

L’impression monétaire et l’hyperinflation deviennent un cercle vicieux qui se nourrit de lui-même. Les banquiers centraux, impuissants, perdent le contrôle et paniquent avant de se lancer dans la création monétaire. Au bout du compte, ce sera un échec, puisque la monnaie imprimée ne crée aucune richesse. À ce moment-là, la dépression hyperinflationniste se transforme en dépression déflationniste. Tout le crédit disparaît dans un trou noir, ainsi qu’une grande partie du système financier. Les actifs adossés à la monnaie imprimée s’effondrent de 90% ou plus.

On peut donc éviter l’hyperinflation. Cela est possible si les banquiers centraux sont trop lents à réagir quand les défauts de paiement débuteront. Nous irions alors directement vers un effondrement déflationniste, avec une défaillance totale du système financier et une dépression très grave et prolongée.

Soit nous assisterons à une destruction totale de la monnaie fiduciaire dans un scénario hyperinflationniste, soit à un effondrement du système financier en cas d’implosion déflationniste des actifs et des dettes. Nous aurons probablement les deux. D’abord l’hyperinflation, puis la déflation. Mais même en période d’hyperinflation, la dette et les actifs de la bulle se dégonfleront alors que les matières premières, y compris la nourriture, seront touchés par l’hyperfinflation.

OR ET ARGENT – LES SEULES MONNAIES QUI SURVIVRONT

Dans les deux scénarios, l’or physique et l’argent seront la seule forme de monnaie réelle qui fonctionnera. En cas d’hyperinflation, l’or atteindra des niveaux inimaginables. Le nombre de zéros sera sans importance. L’or va faire mieux que maintenir son pouvoir d’achat. Alors que le marché papier s’effondrera et que le monde entier voudra posséder de l’or, le prix de l’or en monnaie d’aujourd’hui va probablement être multiplié par 10. Nous sommes susceptibles de voir une bulle majeure dans le prix de l’or et peut-être qu’il sera multiplié par 50-100 pendant la crise. Cela signifierait un prix de 65 000 $ – 120 000 $ en monnaie d’aujourd’hui. Cette cible peut sembler irréaliste, mais le scénario catastrophe de la prochaine crise paraît aussi totalement irréaliste pour la plupart des gens.

Dans un scénario déflationniste, l’or n’atteindra évidemment pas ces niveaux élevés. Premièrement, l’or conservera au minimum son pouvoir d’achat. Mais comme il y a peu de chances que le système financier survive à une implosion déflationniste, l’or et l’argent seront probablement les seules monnaies réelles disponibles. Ainsi, même dans un scénario déflationniste, l’or est susceptible d’augmenter sensiblement en termes réels.

L’or ne sera pas la solution miracle à tous les problèmes auxquels le monde est confronté. Il y aura beaucoup de pauvres et de gens affamés. Posséder un peu d’or permettra, au moins, de garder le loup loin de la porte. Mais l’ampleur des problèmes risque de tous nous affecter.

En attendant, les marchés boursiers et les crypto-monnaies ignorent les risques mondiaux. Nous ne nous intéressons pas seulement aux risques financiers. Le risque politique augmente dans de nombreux domaines. En Europe, Merkel a du mal à former un gouvernement, le gouvernement irlandais est sur le point de s’effondrer et les négociations sur le Brexit sont une farce. Theresa May et la Grande-Bretagne sont pris en otage par l’élite bruxelloise non élue, et totalement irresponsable. Ils sont plus intéressés par conserver leur centre de pouvoir politique que de faire ce qui est le mieux pour les citoyens européens.

La situation au Moyen-Orient devient de plus en plus grave. Le prince héritier Mohammed bin Salem réussira-t-il son coup d’État ? Il se fait de nombreux ennemis susceptibles de lui causer des problèmes à l’avenir. L’Arabie saoudite a des problèmes un peu partout, y compris au Yémen, en Iran et en Syrie. La situation risque de mal touner au Moyen-Orient en 2018. Il n’est pas étonnant de voir l’Arabie saoudite s’éloigner des États-Unis pour se tourner vers la Chine. Pour les États-Unis, l’Arabie Saoudite a une valeur stratégique tant que le pétrodollar est en vigueur. Mais comme le règne du pétrodollar arrive à sa fin, l’équilibre du pouvoir va basculer de façon spectaculaire vers le petroyuan.

LES CRYPTOS REMPLACERONT-ELLES L’ARGENT PAPIER ?

Les crypto-monnaies ne sont pas la meilleure alternative à la monnaie fiduciaire, émise et contrôlée par les gouvernements. C’est pourtant ce que croient les émetteurs et les investisseurs dans les cryptos.

Les ICO (Initial Coin Offerings) sont un véritable bonanza. Il y a actuellement 1 320 crypto-monnaies et ce chiffre augmente de jour en jour. Bon nombre d’entre elles n’ont aucune valeur, mais il y en a 726 dont la capitalisation vaut 1 million $ ou plus. Le plus important est le bitcoin, qui coûte environ 11 000 $ et dont le marché est évalué à 180 milliards $. Ethereum a augmenté de 50% au cours des dix derniers jours et arrive au deuxième rang avec 46 milliards $. Ethereum a été lancé il y a seulement deux ans.

La capitalisation totale du marché des crypto-monnaies s’élève à 300 milliards $, contre 14 milliards $ il y a un an.

Les cryptos sont le plus grand système de Ponzi de l’histoire moderne. Il est très similaire aux chaînes de lettres ou aux systèmes pyramidaux. Les émetteurs font des tonnes d’argent ainsi que les spéculateurs qui sont arrivés tôt. Au bout du compte, tout va s’effondrer et les retardataires perdront tout. Comme toute frénésie d’achat (mania), les cryptos peuvent grimper beaucoup plus haut, mais c’est le genre de bulle qui se crée à la fin d’une ère économique. La plupart des participants croient que les cryptos remplaceront la monnaie fiduciaire et même l’or.

À mon avis, il y a peu de chances que cela se produise. Je ne vais pas entrer dans le détail maintenant. Les personnes intéressées trouveront de nombreux articles sur le « bitcoin vs l’or » sur Internet.

Les cryptos ressemblent à des bulbes de tulipes. Vous ne pouvez pas créer de l’argent réel à partir de rien et le voir doubler toutes les deux semaines. Les problèmes sont nombreux tels que la sécurité, la réglementation, la fiscalité, la rapidité des transactions, les faux marchés, etc. D’après ce que j’ai compris, le marché des cryptos ne résistera à aucune pression de vente. Un petit volume de ventes persistantes poussera le prix vers zéro. Le temps nous le dira.

BITCOIN MANIA – DE $900 À $11,000 EN 2017

Les cryptos peuvent continuer à monter. Mais quand la musique s’arrêtera, le marché des cryptos retournera là où il a commencé, c’est-à-dire à zéro.

La technologie des chaînes de blocs, qui n’est pas nouvelle, est susceptible de trouver de nombreuses applications dans des domaines tels que le commerce, la science, etc.

LE TRADE DU SIÈCLE

Il ne faut pas confondre cryptos et or. Ils n’ont pratiquement rien en commun. L’une est une inscription électronique sur un certain nombre d’ordinateurs et l’autre est un élément physique rare et la seule monnaie ayant survécu pendant 5 000 ans. Il est extrêmement improbable que le bitcoin remplace l’or comme monnaie pour les 5 000 prochaines années ou plus.

Je connais des investisseurs qui sont tentés d’acheter des crypto-monnnaies plutôt que de l’or. La cupidité pousse les gens à se tourner vers des instruments qui prennent rapidement de la valeur. Le NASDAQ en 1998-99 est un bon parallèle. Il a doublé jusqu’à ce que tous les investisseurs amateurs soient aspirés. Puis il a baissé de 80%. La différence est que la plupart des cryptos perdront 100%.

Pour tous ceux qui veulent préserver leur richesse, c’est le bon moment pour vendre des cryptos et acheter de l’or. Ça pourrait être la transaction du siècle. Il n’existe pas de meilleure assurance que l’or et l’argent physique pour se protéger contre les futurs problèmes mondiaux.

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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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