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Le monde est-il à la veille de l’une des plus grave crises depuis 1900 ?

10 Déc
[titre article pour referencement]

De plus en plus d’économistes sont convaincus que le monde est à la veille d’un gigantesque krach boursier qui va ébranler non seulement le marché des actions mais aussi la plupart des actifs de notre économie.

Même Goldman Sachs, l’une des plus importantes banques d’investissementau monde, celle dont les actes ou même les seules  déclarations suffisent à influer sur les tendances économiques à l’échelle internationale, dit aujourd’hui que les marchés sont allés trop loin et que la chute s’annonce à la fois imminente et terrifiante.

Et pour que cette noble institution, qui fait pourtant partie de celles qui profitent à fond de cette envolée des indices depuis plusieurs années maintenant, en arrive aujourd’hui à redouter le pire, c’est peut-être parce que le pire est déjà à nos portes et qu’il n’y a plus guère d’alternative. Toujours selon une allocution de Goldman Sachs datée du 29 novembre dernier, une telle situation ne s’est présentée que deux fois depuis le début du XXe siècle : dans les années 1920 (juste avant la Grande Dépression) et dans les années 1950 où la fin de la Guerre avait toutefois permis aux USA de se ménager des “tampons” pour absorber le choc des valeurs qui s’en est suivi.

L’historique du Dow Jones semble annoncer une prochaine crise majeure

D’ailleurs, si on reprend la courbe historique de l’évolution du Dow Jones de ces seules 20 dernières années, on compte déjà pas moins de 3 crises majeures dont la dernière n’a dû sa résorption rapide qu’à une manipulation des taux de la FED à marche forcée ainsi qu’à un effet “Trump” qui a su vendre aux Américains des rêves d’impérialisme renaissant au moment où ils en avaient le plus besoin.

24hGold - Le monde est-il à la...

1997, le Dow Jones flirte avec les 5000 points. Vingt ans plus tard, sa valeur a quasiment été multipliée par 5 !

En 2000, après une brusque montée sous l’influence des valeurs des nouvelles technologies et de leurs leaders de l’époque qui prédisaient un XXIe siècle conforme aux rêves de science fiction des années 1950, la réalité est venue brutalement faire retomber le soufflé de près de 30% en quelques mois. La bulle Internet avait explosé.

Idem en 2008, alors que les banques de plus en plus avides de monnaie-dettes avaient fini par accorder des crédits à presque tout le monde, on s’est aperçu que, bizarrement, certains emprunteurs risquaient de ne jamais pouvoir rembourser la maison ou l’appartement qu’ils avaient pu acquérir grâce à des conditions particulièrement souples (et un peu complaisantes aussi). Les subprimes avaient fait perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars aux banques du monde entier. Là encore, chute brutale des cours, mais cette fois-ci de plus de 50%.

Une crise avortée grâce au jeu des illusions

Une fois encore, le Dow Jones se relève de ses cendres et en 2016, alors que matières premières et devises sont en berne, tous les médias se font l’écho de la crainte grandissante d’une nouvelle crise majeure. Mais désormais bien rodée la FED arrive à limiter la casse en faisant chauffer la planche à billets et, surtout, Donald Trump est élu président des États-Unis, avec des contes de fées plein sa grande bouche? Certes, ses fables populistes restent totalement inaudibles pour qui connaît un peu la réalité du monde économique, mais elles séduisent finalement l’Américain moyen. Ce même Américain fier de son drapeau, de sa nation, mais qui est aussi resté  un grand enfant un peu capricieux, et surtout convaincu de faire partie de la première puissance du monde.

Conséquence, les cours accusent un petit coup de mou mais repartent à la hausse comme jamais, boostés par un discours impérialiste comme on n’en avait plus entendu depuis plus d’un demi-siècle et les investisseurs décident d’accompagner l’illusion naissante en accordant toute confiance aux promesses électorales, sans même plus se soucier de la corrélation entre réalité économique et appréciation du marché.

Mais on sent bien que, quelque part, on a juste reculé pour mieux sauter. Et aujourd’hui, alors que les actions, les obligations et le crédit se retrouvent orientés dans le bon sens en même temps comme ça n’était pratiquement jamais arrivé jusqu’alors, quelques voix d’économistes commencent à s’élever pour mettre en garde contre un optimisme un peu forcé, plus proche de la méthode Coué que de l’analyse rationnelle des signaux macroéconomiques bien concrets.

Un optimisme forcé et contagieux

Quoi qu’il en soit, et immanquablement, les autres places boursières mondiales suivent le rythme imposé par les USA, certains avec plus ou moins de facilités suivant leur propre situation interne, qu’elle soit économique ou politique. Et tous ces indices commencent joyeusement à grimper vers des sommets stratosphériques qui semblent ne plus inquiéter personne. Même si les modèles jusqu’ici applicables ne fonctionnent plus, même si les systèmes de régulation semblent être devenus inopérants, et surtout même si de nombreux indicateurs semblent prouver que tout ne va pas aussi bien qu’on voudrait le croire.

Peu à peu, certains économistes, certains banquiers même, commencent à se dire que la mariée est trop belle et que la fête risque fort de tourner au carnage dans pas longtemps. Avec une inflation qui reste désespérément plate depuis des lustres (au point qu’on en vient à espérer qu’elle remonte alors qu’on la craignait il y a encore 15 ans), des taux d’intérêt nuls, voire négatifs, couplés à une création monétaire permanente qui rendent le crédit quasi inépuisable, tout concourt à faire croire que l’argent pousse sur les arbres. Mais cet argent a-t-il encore une valeur ?

Une analyse technique réaliste montre que le pire est devant nous

On commence alors à se poser des questions techniques, car c’est toujours par l’analyse qu’on cherche avant tout à se rassurer. Sauf que là, on s’inquiète.

La Banque des Règlements Internationaux, souvent qualifiée de banque centrale pour les banques centrales, a publié un propre rapport dimanche dernier, et ses conclusions semblent malheureusement conforter les craintes des experts de Goldman Sachs. Il semblerait en effet que les marchés se soient quelque peu emballés et que les cours des actions dans le monde entier, et surtout aux États-Unis, soient largement surévalués. On parle en moyenne de 25% de plus-value injustifiée, à plus forte raison quand on les compare aux statistiques établies depuis…1881 !

Pire encore, l’appréciation du marché obligataire, généralement à contre-courant de celui des actions mais qui semble étrangement lui aussi ne pleine forme, apparaît désormais comme complètement déconnectée de la réalité économique. La raison ? Principalement les politiques monétaires accommodantes (Quantitative easing ou QE) mises en place par la plupart des banques centrales dans le monde et qui ont permis de purger le stock d’obligations qui menaçait d’imploser.

À noter que cette même préoccupation avait déjà été exprimée par l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, lequel n’est pas forcément du genre à avancer des hypothèses sans raison. Et les conclusions du rapport laissent entendre qu’il n’y a que deux issues possibles à la situation actuelle. La première envisage l’amorce à court terme d’une baisse régulière des marchés qui devrait s’étaler sur les 18 à 24 mois qui arrivent. La seconde hypothèse, en revanche, prévoit une chute brutale des cours qui risque fort de ne pas laisser assez de temps aux investisseurs pour s’y préparer et sauver ce qui peut l’être.

En clair, dans un cas comme dans l’autre, on dirait bien que les marchés ont mangé leur pain blanc. Et qu’il va sans doute falloir commencer à s’habituer aux croûtons…

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4 Commentaires

Publié par le 10 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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4 réponses à “Le monde est-il à la veille de l’une des plus grave crises depuis 1900 ?

  1. polo

    10 décembre 2017 at 3:28

    Le monde est-il à la veille de l’une des plus grave crises depuis 1900 ? Plaie d’argent n’est pas mortelle. Sauf, quand certains en décident autrement. Mais comme le disait un ancien résistant, tout est lié.

     
  2. motard 33

    10 décembre 2017 at 3:30

    bonjour , il va y avoir un krach ! sa fais des années que j entend sa et il ne se passe rien ? comme pour les métaux précieux , les cours vont s envoler ? toujours rien ! ( tant mieux ) il fau bien remplir les feuilles blanches !!!

     
  3. g

    11 décembre 2017 at 8:44

    en attendant, les banques et la finance ont leurs revenus universels ( merci la planche à billets de la BCE) mais uniquement pour eux pas pour toi. Donc la crise c’est pour toi pas pour eux. et en plus tu remboursera leur revenu universel à travers la dette, les avances faites aux banques.
    En attendant eux profitent du bitcoin qui a pris une valeur pas possible et toi tu te contentes de ton livret A qui rapporte rien. Ils ont bien divisé le peuple qui s’en prend qu’à lui-même tellement il est bête à force de regarder des émissions de télévisions débiles.
    Le plan continue, pillage des richesses du peuple et pauvreté, esclavage moderne de plus. De tant en temps l’état donne des miettes aux plus modestes pour se donner un semblant de bonne conduite. Concernant le futur probable d’un krack se fera lorsque que la bande d’escros aura transférer la totalité de leur richesse dans les paradis fiscaux. et voilà le tour est joué. donc ce n’est pas pour tout de suite.

    Nous sommes toujours en République Romaine (une république ne veut pas dire forcément démocratie, cela peut-être aussi une tyrannie) rien a changé: donner du pain et des jeux au peuple pour qu’il ferme sa gueule.
    Pitoyable civilisation aucune évolution spirituelle.

     
  4. polo

    11 décembre 2017 at 12:31

    De toutes les manières, hormis une petite élite mondiale dirigeante. Même en rêve rien n’est compréhensible, et encore moins assimilable, sauf peut-être, pour un certain nombre, si cela était dévoilé par le JT, Ça marche comme cela notre monde, ce qui ressemble à un désordre, n’est pas un hasard, tout est contrôlé. Certaines petites phrases, d’illustres présidents ne sont pas anodines.

     

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