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Archives du 15 novembre 2017

Big Brother médical ? Le premier médicament mouchard va être mis en vente

Big Brother médical ? Le premier médicament mouchard va être mis en vente

L’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a autorisé la mise sur le marché du premier comprimé électronique, qui permet de savoir si un patient a bien pris son traitement et à quelle heure.

C’est une première et elle donne le vertige : la pilule qui vous traque et avertit votre médecin si vous l’avez prise ou non, va être mise en vente. L’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a donné l’autorisation de mise sur le marché d’un comprimé électronique indiquant si le malade a bien avalé son médicament et renseignant sur l’heure de la prise. La FDA a tweeté le 14 novembre pour informer les consommateurs au sujet du «capteur qui effectue une traque digitale pour savoir si le patient a ingéré son médicament».

schizophrénie, la manie aiguë et les troubles bipolaires. Le principe actif du médicament est l’aripiprazole et est commercialisé sous le nom Abilify depuis 2002. La version électronique est appelée Abilify MyCite.

Une fois avalé, le capteur de la pilule, fait de cuivre, de magnésium et de silice, produit un signal électrique au contact des liquides de l’estomac. Après quelques minutes, cette impulsion est captée par un récepteur qui se trouve sur un patch collé sur la cage thoracique. Le patch – qui doit être remplacé chaque semaine – transmet alors l’information à une application permettant aux malades de traquer l’ingestion du médicament sur leur smartphone.

Les patients peuvent aussi autoriser leurs médecins à accéder à ce système via un site internet. «Pouvoir traquer la prise des médicaments prescrits peut être utile pour certaines personnes souffrant d’une maladie mentale», explique le docteur Mitchell Mathis, directeur de la division des traitements psychiatriques au centre de recherche et d’évaluation des médicaments de la FDA.

Cependant, l’agence gouvernementale souligne que ce système de traçabilité n’a pas encore démontré sa capacité à améliorer la prise régulière de médicaments.

Abilify MyCite est commercialisé par le groupe pharmaceutique japonais Otsuka Pharmaceutical Co., tandis que le capteur et le patch sont fabriqués par la firme américaine Proteus Digital Health.

Ce n’est pas un galop d’essai pour la firme Proteus Digital Health. En 2012, la FDA avait autorisé déjà la mise sur le marché de cette pilule dont la puce réagit au contact des fluides de l’estomac. Mais à l’époque, elle n’avait testé que des placebos. Les chercheurs œuvrent aussi à fabriquer des comprimés électroniques recueillant des paramètres comme la température interne du corps durant plusieurs jours, selon des informations du site de la chaîné télévisée américaine PBS.

De nombreuses questions éthiques face à cette surveillance intime

L’annonce a fait réagir certains médias, qui alertent sur les conséquences ou les motivations derrière ce type de technologie.

Divers travaux ont recensé le manque à gagner dû au refus de soins ou de mauvaise prise des médicaments. Selon un rapport américain de 2012 sur la santé publique, ce montant atteindrait des sommets : «Entre 100 et 300 milliards de coûts de santé évitables sont attribués au refus de soins ou à la mauvaise prise des traitements aux Etats-Unis chaque année, ce qui représente 3 à 10% des coûts de santé annuels.» Ce contrôle pourrait donc servir des motifs financiers davantage qu’une préoccupation de santé publique.

Un article du New York Times, évoquant en titre un « »Big Brother » biomédical», estime que si ce type de pilule peut améliorer la prise en charge d’un patient, elle tend aussi à organiser une forme de contrôle, voire de coercition sur lui. Les informations sur la prise pourront être envoyées au médecin et jusqu’à quatre personnes, destinataires que le patient pourra bloquer à sa guise. Actuellement, le système prévoit qu’il reste maître de ses informations, mais un tel système pourrait conduire les assurances ou la justice à exiger la confirmation de prise de traitement pour autoriser les remboursements de ceux-ci.

L’ironie de la mise sur le marché d’Abilify réside dans le fait que les patients schizophrènes ne prennent parfois pas leurs traitements à cause de leurs tendances… paranoïaques. «Un système qui va surveiller leur comportement et envoyer des signaux de leur corps et en rendre compte au médecin ?», s’interroge le docteur Paul Appelbaum, directeur du droit, de l’éthique et de la psychiatrie à l’université de Columbia, dans les colonnes du New York Times. «Qu’il s’agisse de psychiatrie ou de médecine générale, il serait plus indiqué de commencer à utiliser ce type de dispositif pour autre chose que la schizophrénie.»

 

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Pour l’Académie, l’écriture inclusive est un « péril mortel »

L’écriture inclusive

Les immortels de l’Académie française se sont fendus ce jeudi 26 octobre d’une déclaration au ton alarmiste condamnant vertement l’écriture inclusive. Ils vont même jusqu’à prédire un « péril mortel » pour l’avenir de la langue française. Pour rappel, cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans « mes ami·e·s », pour le rendre « visible ». Le « point milieu », ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme « lycéen·ne » comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin. 

Cette pratique défendue par certaines militantes féministes au prétexte que la langue française « invisibiliserait les femmes » a beaucoup fait parler d’elle ces dernières semaines alors qu’un manuel scolaire, destiné à des élèves de CE2, a été publié pour la première fois en écriture inclusive en mars 2017. On peut y lire que « grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche ». L’éditeur a expliqué avoir choisi d’appliquer les recommandations du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes datant de 2015.

Prenant acte de la diffusion de cette « écriture inclusive » qui « prétend s’imposer comme norme », l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde: « La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme: devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.»

Commentaire : Peut-être un des objectifs serait justement de faire disparaître la langue française.

« Bégaiement cérébral »

Membre de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. « C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral », indiquait-il. Les académiciens avec qui il avait discuté du sujet étaient « scandalisés » mais ont décidé de prendre un peu de temps pour réagir officiellement.

La virulence du communiqué de l’Académie a été peu goûtée, jeudi, par les féministes, comme la militante et « cheffe d’entreprise » Caroline De Haas: « On va tous mourir! », écrit-elle sur Twitter. « Et après, c’est nous qu’on traite d’hystériques.. .»

Cette condamnation sans appel des académiciens sera-t-elle entendue ? Pas si sûr. Depuis 2015 et les recommandations du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, l’écriture inclusive, longtemps cantonnée aux associations féministes et aux partis d’extrême gauche, entre peu à peu dans les mœurs.

Plusieurs ministères, institutions, collectivités et universités se sont depuis mises à appliquer peu ou prou ces recommandations. Sur le site du ministère de l’Éducation nationale, il est ainsi désormais question de professeur·es. Le ministère de la Santé, quant à lui, évoque les chirurgien·ne·s-dentistes. Depuis 2016, le Conseil économique, social et environnemental ( CESE ) s’est engagé très officiellement à écrire de façon inclusive: « Assemblée la plus paritaire de la République française, le CESE est convaincu que les stéréotypes, terreau du sexisme, sont profondément ancrés dans notre société et s’expriment dans le langage et la grammaire. » Le Cnam se définit désormais comme une école d’ingénieure·es « parce que nos formations sont ouvertes à toutes et tous ».

Dans certains médias comme TV5Monde, dans des communications du CNRS, cette graphie a fait son apparition. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation, lui, n’approuve pas: « On doit revenir aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire, je trouve que ça ajoute une complexité qui n’est pas nécessaire. »

Voir vidéo ici

Commentaire : L’humanité est devenue un amas d’hystérie à tous les niveaux. Et c’est un signe de la fin de l’espèce humaine. On mélange tout. On accepte toutes les modes, sans riposter ni réfléchir. Est-ce vraiment lutter pour la condition de la femme de jouer avec la langue française et la détruire ? Allez demander à une jeune fille du Sahel, ou de l’Inde ou de l’Amérique du Sud si mettre des petits points à la fin d’un mot va améliorer sa condition. Mais nous vivons dans un monde bizarro où le bon sens est totalement absent. En attendant, comme il fallait s’y attendre d’une société cynique et nombriliste, jouons avec les mots …

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Publié par le 15 novembre 2017 dans Education - information, général, Insolite, société

 

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Trump humilié en Chine lors de la visite de Pékin souligne le nouvel ordre mondial en Asie

Trump humilié en Chine lors de la visite de Pékin souligne le nouvel ordre mondial en Asie
Loin de souligner le leadership américain, le voyage a encore accentué l’émergence de la Chine comme pilier alternatif de la prospérité et de la stabilité dans la région la plus dynamique du monde, écrit Richard Heydarian cet article bien informé témoigne de ce que peut être le meilleur de la diplomatie chinois: utiliser la force et la brutalité de l’adversaire pour lui imposer sa propre volonté. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Parmi les étapes du voyage de Donald Trump dans cinq pays asiatiques  celle  qui est le plus caractéristique est Pékin. Après tout, la Chine est considérée comme le plus grand rival régional de l’Amérique, et elle a été souvent l’objet des tirades non-stop du président.

 Tous les autres pays participant à la tournée sont soit des alliés issus de traités, à savoir le Japon, la Corée du Sud et les Philippines, soit un nouveau partenaire stratégique, à savoir le Vietnam.

La visite, dans laquelle on a vu  Trump échouer à obtenir une concession majeure de la Chine, a  été celle qui a souligné l’émergence tranquille mais indubitable d’un véritable ordre post-américain en Asie.

Loin de souligner le leadership américain dans la région, la visite a démontré  l’émergence de la Chine en tant que pilier alternatif de prospérité et de stabilité dans le théâtre géopolitique le plus dynamique du monde. Trump s’est embarqué dans son voyage en Asie pour affirmer la centralité américaine dans les affaires mondiales, mais il a quitté Beijing comme le chef humilié d’une superpuissance en déclin.

Pendant  sa campagne présidentielle, Trump avait pointé du doigt  la Chine avec brio et vigueur, décrivant souvent la puissance asiatique comme une menace majeure pour le bien-être économique et la suprématie mondiale des États-Unis.

Adoptant un langage souvent belliqueux, il avait  accusé la Chine de manipuler des devises, de vendre un excédent commercial excessif à l’Amérique, de dominer agressivement les eaux adjacentes aux dépens des alliés régionaux comme le Japon et les Philippines et d’aider des parias comme la Corée du Nord.

Il n’est donc pas étonnant que le monde ait eu un regard très attentif sur le président américain, qui parle dur, pouvait obtenir en matière de concession majeure sur les principaux points de divergence avec Pékin. Comme prévu, cependant, la Chine a réussi à apaiser et à apprivoiser le président américain, tout en restant sur ses positions dans les zones de désaccord.

Sous Trump, l’excédent commercial de la Chine avec l’Amérique s’est en fait élargi à 223 milliards de dollars américains au cours des 10 premiers mois de l’année – une augmentation à deux chiffres par rapport à l’année précédente. Mais au lieu de reculer sur des domaines d’intérêt fondamental pour elle, en particulier sur le commerce et la politique industrielle, la Chine a sciemment attenué la différence.

Pour calmer les inquiétudes américaines face à leur énorme déficit commercial avec la Chine, Beijing a offert 37 contrats d’investissement majeurs totalisant plus de 250 milliards de dollars à 30 PDG de grandes entreprises américaines. De grands noms tels que Boeing, General Electric, Goldman Sachs, Qualcomm, Cheniere Energy, Air Products étaient parmi ceux qui ont rejoint la délégation d’hommes d’affaires de Trump.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a salué ces accords comme une étape cruciale pour fournir « une base solide pour une relation plus forte, plus libre, équitable et réciproque entre les Etats-Unis et la Chine ».

Aux applaudissements de son auditoire chinois, Trump est allé jusqu’à donner à « la Chine un grand crédit » pour sa capacité à « tirer profit d’un autre pays [l’Amérique] pour le bénéfice de ses citoyens … »

Au lieu de blâmer la Chine pour les problèmes commerciaux de l’Amérique, il a placé la responsabilité sur ses prédécesseurs pour ne pas avoir adopté une relation économique optimale avec la plus grande nation exportatrice du monde. Pour l’instant, il semble que l’administration Trump recule effectivement par rapport à  ses menaces précédentes d’imposer des sanctions commerciales à la Chine.

Ainsi, Pékin a réussi à vider de son contenu  la posture agressive de Trump à travers un ensemble soigneusement élaboré d’accords commerciaux mutuellement satisfaisants. C’était la politique chinoise à son niveau le meilleur.

Pour être juste cependant, le président chinois Xi Jinping a promis un environnement d’investissement ouvert et que «la Chine ne fermera pas ses portes» et gardera son énorme marché intérieur «plus ouvert, plus transparent et plus ordonné» pour les entreprises étrangères, y compris américaines. Ce fut une déclaration d’assurance opportune au milieu des préoccupations croissantes concernant la montée du nationalisme économique en Chine.

En ce qui concerne les zones de tensions géopolitiques, Trump est parti presque bredouille de Pékin. S’exprimant devant l’Assemblée nationale sud-coréenne un jour plus tôt, le président américain avait lancé  une attaque à peine voilée contre la Chine pour avoir soi-disant choisi « d’ignorer » ou « pire encore, de permettre » la Corée du Nord. Il a carrément placé le «poids de la crise» sur la «conscience» de la Chine.

Pourtant, tout ce dur  discours  s’est rapidement traduit par une gratitude conciliatrice envers la Chine pour ses efforts visant à freiner le programme agressif de missiles balistiques et nucléaires de la Corée du Nord. A Pékin, Trump a simplement appelé « la Chine et votre grand président à travailler très dur », exprimant son optimisme que « si [Xi] travaille dur », il y aura une résolution rapide de la crise dans la péninsule coréenne .

Probablement, il n’y avait pas non plus d’accord significatif sur la montée des tensions sino-américaines en mer de Chine méridionale, la marine américaine contestant les activités de remise en état de la Chine par des «opérations de liberté de navigation» régularisées. Qualifiant les relations bilatérales de «nouveau point de départ historique», le président chinois a réitéré son point précédent: «L’océan Pacifique est assez grand pour accueillir la Chine et les États-Unis».

Ainsi, la Chine a manifesté sa volonté d’un «grand marché» émergent dans les eaux adjacentes, sans aucune résistance palpable de la part de l’administration Trump, qui cherche désespérément  l’aide de Pékin sur la question de la Corée du Nord.

L’échec à obtenir une concession majeure sur des domaines clés de différence peut expliquer le refus controversé de Trump de répondre aux questions des médias lors de sa conférence de presse conjointe avec Xi. Comme on dit, parfois le silence en dit long. La visite paradoxale  de Trump en Chine est probablement le signe avant-coureur d’un nouvel ordre en Asie, où l’Amérique n’est plus le numéro un incontesté.

Richard Heydarian

Richard Heydarian est un universitaire basé à Manille et auteur de Rise of Duterte: une révolte populiste contre la démocratie d’élite

 
 

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Simone Wapler : Le flash krach au Japon n’a pas (encore) provoqué de séisme

Le flash krach qui s’est produit au Japon la semaine dernière a ramené de la volatilité sur les marchés. La dette risquée a été particulièrement vendue.

Ce jeudi 9 novembre, le Japon a connu un flash krach.

Tout commençait très bien. L’indice japonais venait de retrouver un plus haut depuis 26 ans et avait progressé de près de 20% depuis le mois de septembre. Puis, tout à coup…

Le Nikkei a brutalement dévissé de 1,7%.

Entre le sommet de la journée et le point bas, l’indice chute de plus de 3% avant de se reprendre une heure avant la fin de séance.

Selon Bloomberg*, la chute des actions japonaises serait due à des prises de profits des investisseurs avant le jour de « cotation spéciale ». Durant cette séance (le 10 novembre), les prix des contrats à terme et options sont calculés en fonction de la cotation de toutes les actions à l’ouverture.

Bloomberg encore :

« A la fin de la journée, les gens se sont finalement rendu compte que ‘hé bien, les fondamentaux des entreprises sont toujours bons’. Ils ont alors racheté dans les creux à la fin de la séance. »

Notez que les médias ne s’interrogent jamais sur les raisons d’une hausse (qui est toujours normale puisque demain sera toujours meilleur qu’aujourd’hui) mais seulement sur les baisses.

En deux mois, les fondamentaux des entreprises japonaises s’étaient-ils améliorés de 20% ? En revanche, ce qui a changé est la décision de Shinzo Abe de poursuivre sa folle politique monétaire.

Comme je l’explique dans le dernier numéro de ma lettre mensuelle, deux tiers des transactions se font automatiquement. Pas seulement en raison du trading algorithmique à haute fréquence mais aussi à cause des trackers indiciels, programmés pour « suivre une tendance ».

Si les ordinateurs ont été programmés pour vendre à un certain niveau ou à une certaine date, ils vendent – comme ils achètent – sans état d’âme. Bloomberg nous indique que les humains ont repris la main en fin de séance mais ajoute que « les traders de Sydney peuvent s’estimer heureux que leurs marchés aient été fermés avant le pire de la chute ».

Pourquoi donc ? Y aurait-il eu dans ce cas des risques de contagion ?

Quoi qu’il en soit, il est intéressant de noter que face à cette chute brutale :

  • Les places européennes ont ensuite reculé ;
  • Les places américaines aussi, le S&P 500 limitant ensuite les dégâts pour clôturer à -0,2% ;
  • Les obligations à haut rendement ont sévèrement chuté. Particulièrement celles du secteur des télécoms et de la high tech ;
  • Les actions bancaires ont baissé plus que le reste du marché ;
  • Les rendements des obligations souveraines – et notamment du bund allemand – se sont tendus. Les obligations souveraines ont donc chuté, elles aussi ;
  • L’or a connu une grosse vente correspondant à près de trois millions d’onces ;
  • Le bitcoin a baissé.

Sur un marché habitué au calme plat, le retour d’un petit peu de volatilité a donc frappé à la baisse tous les compartiments.

Ne croyez pas que vous n’êtes pas exposé au marché japonais et au délire monétaire de Shinzo Abe. Le ministre des Finances japonais a indiqué que les achats d’actions de la part des étrangers avaient connu en octobre un mois record depuis 2005. Ce qui veut dire que votre banque, votre assurance-vie, votre fonds de retraite… se sont portés acquéreurs d’actions japonaises.

Notez que les obligations de Tesla et Netflix – sociétés particulièrement endettées – ont été malmenées. Quant à Altice, le groupe au 50 Mds€ de dettes de Patrick Drahi, il a perdu 30% de sa capitalisation à Amsterdam.

L’envers du crédit, c’est la dette. On peut prétendre que la « liquidité » est abondante avec du crédit gratuit. Mais si les investisseurs doutent des dettes, sur le grand casino des marchés financiers, les jeux sont faits, rien ne va plus et la pyramide s’écroule.

https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-11-09/what-analysts-say-about-nikkei-s-mid-afternoon-collapse-roundup

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Publié par le 15 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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François Asselineau : « Tout le monde anticipe une crise financière monumentale. Il est absolument vital d’avoir un peu d’Or »

Question d’un internaute à François Asselineau: « A l’heure actuelle, faut-il investir dans l’Or ? »

François Asselineau: « J’ai déjà eu l’occasion de le dire et c’est un petit peu une évidence mais je le redis… Il est bon et il est sain quand on a un portefeuille de le diversifier. Comme le dit le proverbe français, on ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Et donc, ça veut dire qu’on met ses œufs dans différents paniers et dans ces différents paniers, il y a notamment l’Or. En règle général, les spécialistes financiers conseillent d’avoir entre 2 et 5% de son patrimoine en Or. […] Tout le monde anticipe une crise financière monumentale […] Il y a un air du temps qui n’est pas bon et il est tout à fait possible qu’un jour le système financier s’effondre complètement. On ne sait pas ni le jour ni l’heure mais c’est quand même assez probable. Si cela devait arriver, il est absolument vital pour toutes les personnes qui ont le sens de la précaution d’avoir un peu d’Or… »

 
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Publié par le 15 novembre 2017 dans général, or et argent métal, Vidéos (Toutes)

 

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