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Du polonium dans les cigarettes : comment le grand secret des fabricants a été dévoilé

09 Nov

 

Chercheuse de la Mayo Clinic aux Etats-Unis, Monique E. Muggli a découvert que les fabricants de cigarettes ont soigneusement dissimulé la présence de cet élément radioactif dans le tabac pendant 40 ans. Elle raconte…

En analysant plusieurs milliers de documents depuis deux ans, Monique E. Muggli, chercheuse de la Mayo Clinic aux Etats-Unis, à Rochester (Minnesota), a découvert comment Philip Morris et les plus grandes compagnies de l’industrie du tabac ont volontairement caché au grand public la présence de Polonium 210, un élément radioactif, dans leurs cigarettes. Celle qui est devenue la Erin Brockovich du tabac se confie à 20minutes.fr.

Comment avez-vous découvert l’ampleur de cette dissimulation?

Les industries du tabac ont été obligées de rendre public près de 60 millions de documents internes depuis un procès perdu en 1998 contre l’Etat du Minnesota. Dans tous ces rapports déclassifiés, environ 1.500 se rapportent au polonium. Les industries savaient tout. Elles ont tout enterré.

Quand ont-elles su que le polonium se trouvait dans le tabac? 
En 1964. Les industries, tout comme la communauté médicale, ont observé la présence du 210 Po, un élément radioactif et cancérigène. Attention, cette présence n’est pas dûe au processus industriel des cigarettiers, mais à la façon de cultiver le tabac. On utilise des engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Et ils n’ont rien fait?
Au début, dans les années 1970 et 1980, ils ont agi. Philip Morris et les autres compagnies ont essayé de supprimer la teneur en polonium, de trouver des méthodes différentes tout en conservant la réussite commerciale de leurs produits. Ils n’ont pas réussi à concilier les deux. Les chercheurs de Philip Morris ont réussi à réduire la présence de 210 Po avec un solvant, RJ Reynolds dans ces Winston avec un filtre spécial. Mais les dirigeants les ont empêchés de poursuivre. Ils avaient peur de changer le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprennent les objectifs de ces recherches, paniquent devant le polonium.

Il fallait étouffer l’affaire…
La stratégie générale est d’éviter toute controverse. Ils savaient que toute divulgation entraînerait une grande peur et des procès. Paul Eichorn, vice-président de Philip Morris, a eu cette formule dans une note adressée à ses collaborateurs: «Nous ne devons pas réveiller un géant endormi». Ils ont arrêté les recherches et enterré profondément l’existence du polonium.

Quelle est sa dangerosité?
On estime que le 210 Po est à l’origine d’1% de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis, soit d’environ 1.600 morts américains par an. Il serait responsable de 12.000 décès dans le monde entier par an.

Les responsables des majors ont-ils réagi à la publication de votre article dans le numéro de septembre de l’American Journal of Public Health?
Non, l’affaire a été relayée pour l’instant en Grande-Bretagne, en Belgique et en France. Mais pas encore aux Etats-Unis.

Que risquent-ils?
Il n’y aura probablement pas de condamnation en justice. Ce sont de longues batailles, souvent vaines. Mais l’opinion publique est désormais au courant des combines des cigarettiers, et leur réputation va en pâtir. C’est là qu’est notre victoire.

Si je me grille une cigarette maintenant, j’inhalerai du polonium?
Oui, il se déposera sur une partie de vos bronches.

Les cigarettiers nous réservent-ils d’autres surprises de ce genre?
(Elle rit). Je ne sais pas, vraiment pas ! Nous travaillons aujourd’hui avec mes collègues de Stanford et du Nicotine Research Center sur le danger des cigarettes au menthol, et sur «Secondhand smoke», la fumée passive. Nous essayons de décrypter la stratégie de l’industrie vis-à-vis des non-fumeurs et des produits qu’ils absorbent.

L’empoisonnement de Litvinenko
Le polonium est l’un des éléments radioactifs les plus toxiques. Il avait servi dans l’assassinat de l’ex-agent du KGB Alexander Litvinenko à Londres en 2006, mais la dose employée par les meurtriers était évidemment colossale comparée à une simple cigarette. Il était mort en moins de trois semaines.
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4 Commentaires

Publié par le 9 novembre 2017 dans Education - information, général, Santé - nutrition

 

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4 réponses à “Du polonium dans les cigarettes : comment le grand secret des fabricants a été dévoilé

  1. Hadj-Lakhdar-Bahlouli

    9 novembre 2017 at 2:53

    A reblogué ceci sur Mohamed Bahlouli.

     
  2. Michel

    9 novembre 2017 at 4:38

    Du phosphate (nitre), libéré sur les plantes avec pour conséquence, une libération de polonium ! nous voilà en pleine alchimie, et ce n’est pas Fulcanelli qui dirait le contraire !

    LUG, LUX, LUCIS, LUMIERE

    Bonjour,

    Au sujet de l’alchimie, je vous fais part de cette idée qui me vient.

    Depuis quelques jours, je me suis replongé dans les vieux bouquins d’alchimie et de l’ancienne chimie, écrite anciennement chymie, avec ses symboles bien spécifiques. (Voir notamment le traité de chymie de Nicolas Lémery téléchargeable en pdf sur le site Bnf Gallica).

    Le symbole du feu, comme vous le savez probablement, est représenté par un triangle, rappelant ici une structure qui pourrait être pyramidale.

    Les alchimistes parlent de leur « feu secret » et la chrysopée de Cléopâtre repose donc, comme tous les travaux des pharaons, sur la maîtrise de ce feu.

    Or, les ouvrages alchimiques révèlent que ce feu secret n’est rien d’autre que celui de la rosée recueillie au temps de l’équinoxe printanière, lorsque la lune, proche de sa plénitude ou en phase de l’atteindre, renvoie par temps clair et limpide (condition absolument nécessaire selon les alchimistes) les rayons solaires sur la terre.

    Cette lumière polarisée soli-lunaire est la « force forte de toute force » évoquée dans la table d’émeraude d’Hermès Trimégiste, et sans elle, le grand-oeuvre ne saurait aboutir. C’est :
    – l’AMMON-RE, vénéré comme Dieu
    – le nitre subtil,
    – le feu céleste dit « humide »,
    -ou inversement l’eau « sèche », parce qu’ignée,
    – la « fontaine » des alchimistes

    Raison pour laquelle l’alchimiste Canseliet, dans une des gravures de son livre « l’alchimie expliquée sur ses textes classiques » observe qu’à la différence de l’alchimie, utilisatrice de cette lumière polarisée; la spagyrie, qui recourt à la lumière solaire directe, concentrée par des lentilles convergentes, peut conduire à l’impasse.

    Ceci étant, dans le livre aurea catena homerii (chaîne d’or d’homère), l’auteur (Forchenbrunn ?) recommande de recueillir l’eau de pluie, « surtout quand il tonne », ce qui semble être une option jouable faute de rosée.

    J’en viens à la pyramide. Il m’est revenu en mémoire certains écrits dont la source m’échappe, selon lesquels le sommet de la pyramide était coiffé d’un pyramidion recouvert d’or, tandis que les faces, revêtues d’un enduit blanc étaient parfaitement lisses. (On retrouve ceci sur le dôme des églises d’orient et des monuments religieux bouddhistes, tel un lointain écho des grandes civilisations aujourd’hui disparues).

    Or il se trouve aussi, et cela interpelle manifestement les internautes, que la pyramide possède non pas quatre faces, mais huit, par l’effet d’une concavité ténue mais suffisante pour percevoir de haut, une ligne séparatrice médiane sur chacune des faces.

    Deux éléments qui pourraient laisser à penser que cette structure pouvait être un gigantesque condensateur de rosée céleste, de pluie d’orage (et d’éclairs), dynamisée par la coiffe en or, et qui de nuit, coulait le long des faces et des plis médians, pour être récupérée dans des canaux placés à la base. S’il venait à s’avérer que l’enduit blanc était composé en réalité de plaques de marbre parfaitement ajustées, cela accréditerait plus encore mon hypothèse, puisque certains alchimistes éclairés font encore usage de plaques de marbre disposées près du sol, pour condenser la rosée matinale.
    Les canaux disposés à la base de la pyramide se retrouvent dans les « visions » d’Anton Parks qui me paraît sincère et, en tous les cas, convaincu de la justesse de ses visions. Voir le lien suivant comportant une reconstitution extérieure des pyramides selon Parks.http://www.elishean.fr/bit-ra-hem-alias-bethleem-a-lorigine-des-pyramides/

    Par ailleurs, les alchimistes combinent le soufre dit « roi », avec le mercure dit « reine », or n’existe t-il pas étrangement dans les pyramides une chambre du roi et de la reine communicant entre elles par des couloirs, susceptibles d’opérer le mariage de l’un et de l’autre, aboutissant au fils, dit rebis, ou androgyne, ou pierre philosophale ? Notons aussi que la destinée de la pierre noire est de devenir blanche. Les musulmans ont donc de très bonnes raisons, historiques et religieuses, de tourner autour de la pierre noire… tout comme les catholiques ont leur vierge, dite « reine » des cieux, « noire mais belle » comme dit la bible.

    La pyramide, une énorme usine à chrysopée qu’il ne reste plus qu’à remettre en fonctionnement… Avis aux architectes ! . Je devrais dire d’ailleurs les pyramides, car il en existe en Chine, en Amérique du sud et sans doute ailleurs. Ce sont des vestiges de civilisations brillantes, fondées sous le règne probable de Lémuriens et d’Atlantéens, venus possiblement de la constellation d’Orion, ceux que l’on nomme « les Dieux » dans nos textes sacrés.

    Autre chose, la forme pyramidale se retrouve dans le méthane basé sur le carbone, matériau essentiel à notre existence. Or les alchimistes, dans leur premier oeuvre, parlent tous de la nécessaire putréfaction, forcément productrice de méthane, avant de passer aux étapes suivantes de distillation, calcination des résidus, conjonction, sublimation etc… (de façon cocasse, internet publiait tout récemment que respirer ses pets était bon pour la santé !).

    Par ailleurs, toujours à propos du carbone, je vous mets les références de ce que j’ai trouvé en fouillant sur le site de la bnf gallica. Ce livre, si vous le téléchargez, vous permettra de voir qu’un pauvre chien, soumis aux tristes expériences de suffocation dans une caverne remplie d’oxyde carbonique, se trouvait par la suite dans une forme excellente, et doté manifestement d’un sixième sens beaucoup plus aiguisé que la normale, tandis que le docteur Struve témoigne avec étonnement, de la guérison totale de ses rhumatismes après une très forte suée ! (livre de GIRARDIN jean « leçon de chimie élémentaire appliquée aux arts industriels » 1873-1875. trouvé sur le site Bnf Gallica.).

    A méditer pour les grands malades et notamment les cancéreux qui pourraient peut-être guérir ou à défaut se trouver soulagés en les plongeant dans ce gaz, sous réserve bien évidemment de prendre toutes les mesures pour les prévenir de l’asphyxie, y compris celle de la cornée.

    Pas de soucis pour faire passer ce mail à toute personne de votre connaissance si vous estimez cette réflexion intéressante. Le grand écueil, c’est « l’élite » ou plutôt celle qui se prétend telle, et qui fera tout pour empêcher le dépassement de l’humanisme et du trans-humanisme réducteurs, par le divinisme, ces gens là faisant partie, comme toujours dans l’histoire, de la pire engeance, celle des empêcheurs qui aiment à cacher la lumière sous le boisseau, dans un but d’asservissement .

    Avec toute ma sympathie,

    Michel

     
    • G

      10 novembre 2017 at 10:42

      Enfin des écrits qui tiennent la route !
      Michel vous êtes sur la voie – maintenant ce qu’il reste à découvrir pourquoi ces pyramides ont été mises précisément sur ces lieux- qu’elle est l’énergie qui se dégage en dessous de la pyramide- ne pas oubliez que nous vivons dans une batterie électromagnétique, donc il y a toujours une anode et une cathode par comparaison. ( petit indice le quartz convertit l’énergie électrique en vibration et vise versa ) et dernier indice sur quoi vivons nous véritablement . Universum c.Flammarion 1888. ( la flamme l’énergie feu)- celui qui cherche trouve.

       
  3. michel

    9 novembre 2017 at 4:53

    Voir le site ci-dessous : à noter que le « nitre » chez les chymistes médiévaux (avec un Y), et ce, jusqu’au XVIIIème siècle, pouvait autant désigner les nitrates que les phosphates, ceci pour répondre à ceux qui me diraient avoir confondu nitrates et phosphates.

    LE MATIN DES MAGICIENS – Rosa mystica
    http://www.rosamystica.fr/le-matin-des-magiciens-c27755342
    13 janv. 2008 – Aux environs de minuit, je l’interroge sur Fulcanelli (L’auteur du Mystère des ….. Brandt (mort en 1692) découvrit le phosphore. ….. de la radio-activité correspondant à du polonium, lorsqu’un fil de bismuth est volatilisé par une …

     

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