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Archives du 9 novembre 2017

La 6e extinction de masse nous privera de nourriture…

Si elle a déjà commencé sans que nous nous en rendions compte, la sixième extinction de masse pourrait faire des ravages chez de nombreuses espèces animales mais pas seulement. Les chercheurs soulèvent en effet le fait qu’un élément inattendu va lui aussi souffrir de ce phénomène : notre nourriture. Un problème inquiétant qui pourrait pourtant être évité.

LA SIXIÈME EXTINCTION DE MASSE

Menacées par le réchauffement climatique, la destruction de leur habitat ou encore le braconnage, les espèces animales sont les premières victimes de la sixième extinction de masse. Souvent appelée la défaunisation, cette extinction incarne un vrai danger pour la biodiversité. Mais Ann Tutwiller, directrice générale de Bioversity International, a révélé dans le journal The Guardian un nouveau fait tout aussi alarmant et dangereux pour l’Homme.

Selon les dernières estimations réalisées, « d’énormes proportions d’espèces végétales et animales qui constituent la base de notre approvisionnement alimentaire sont tout aussi menacées que la faune sauvage et ne reçoivent presque aucune attention ». En d’autres termes, notre nourriture aussi connue sous le nom de « biodiversité agricole » pourrait aussi être appelée à disparaître. S’il y a une chose que nous ne pouvons pas permettre de disparaître, ce sont les espèces qui fournissent la nourriture qui soutient chacune des sept milliards de personnes sur notre planète… et c’est une ressource précieuse que nous sommes déjà en train de perdre. »

QU’EST-CE QUI MENACE LA BIODIVERSITÉ AGRICOLE ?

Étant donné que près de 75 % de l’alimentation mondiale a pour origine 12 cultures et 5 espèces animales, les probabilités de voir disparaître la biodiversité agricole sont grandes. La faible variété de provenances est un facteur important de disparition. En effet, comme le nombre de cultures et d’espèces utilisé est faible, ces dernières peuvent plus facilement être touchées par les autres facteurs de disparition : nuisibles, maladies, changement climatique, pollution….

Surveiller la biodiversité agricole est capital car par le passé, ce manque de précaution a déjà coûté la vie à près d’un million de personnes comme ce fut le cas avec la famine irlandaise de la pomme de terre. Un autre problème à prendre en compte est le fait que la population mondiale évolue en permanence, ce qui n’est pas le cas des cultures alimentaires. Cependant, c’est un scénario contre lequel il est possible de lutter en adoptant les bons gestes.

COMMENT AGIR POUR LA PRÉSERVER ?

Sauver l’approvisionnement mondial en alimentation est possible selon Ann Tutwiler en augmentant tout d’abord la diversité de cultures utilisées. Plusieurs alternatives existent dans la nature pour nous fournir à la fois plus de nutriments bons pour notre santé mais aussi des cultures plus résistantes aux mauvaises conditions. Diverses plantes ont ainsi été évoquées comme le blé dur, différentes variétés de quinoa, les fruits gac vietnamiens ou encore les bananes Asupina.

L’autre action que nous pouvons mener pour éviter ce fléau est de lutter contre une mauvaise nutrition. Qu’elle soit surconsommée ou pas assez, les régimes pauvres constituent pour Ann Tutwiller l’une des causes de handicap et de décès majeures dans le monde. « Ils sont en grande partie responsables parce que nous avons des régimes très unifiés basés sur un ensemble étroit de produits et nous ne consommons pas assez de diversité. » Le combat peut paraître difficile mais pour la spécialiste, « il a un rôle critique mais négligé à jouer » afin d’éviter à notre alimentation de disparaître à cause de l’extinction de masse.

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Du polonium dans les cigarettes : comment le grand secret des fabricants a été dévoilé

 

Chercheuse de la Mayo Clinic aux Etats-Unis, Monique E. Muggli a découvert que les fabricants de cigarettes ont soigneusement dissimulé la présence de cet élément radioactif dans le tabac pendant 40 ans. Elle raconte…

En analysant plusieurs milliers de documents depuis deux ans, Monique E. Muggli, chercheuse de la Mayo Clinic aux Etats-Unis, à Rochester (Minnesota), a découvert comment Philip Morris et les plus grandes compagnies de l’industrie du tabac ont volontairement caché au grand public la présence de Polonium 210, un élément radioactif, dans leurs cigarettes. Celle qui est devenue la Erin Brockovich du tabac se confie à 20minutes.fr.

Comment avez-vous découvert l’ampleur de cette dissimulation?

Les industries du tabac ont été obligées de rendre public près de 60 millions de documents internes depuis un procès perdu en 1998 contre l’Etat du Minnesota. Dans tous ces rapports déclassifiés, environ 1.500 se rapportent au polonium. Les industries savaient tout. Elles ont tout enterré.

Quand ont-elles su que le polonium se trouvait dans le tabac? 
En 1964. Les industries, tout comme la communauté médicale, ont observé la présence du 210 Po, un élément radioactif et cancérigène. Attention, cette présence n’est pas dûe au processus industriel des cigarettiers, mais à la façon de cultiver le tabac. On utilise des engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Et ils n’ont rien fait?
Au début, dans les années 1970 et 1980, ils ont agi. Philip Morris et les autres compagnies ont essayé de supprimer la teneur en polonium, de trouver des méthodes différentes tout en conservant la réussite commerciale de leurs produits. Ils n’ont pas réussi à concilier les deux. Les chercheurs de Philip Morris ont réussi à réduire la présence de 210 Po avec un solvant, RJ Reynolds dans ces Winston avec un filtre spécial. Mais les dirigeants les ont empêchés de poursuivre. Ils avaient peur de changer le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprennent les objectifs de ces recherches, paniquent devant le polonium.

Il fallait étouffer l’affaire…
La stratégie générale est d’éviter toute controverse. Ils savaient que toute divulgation entraînerait une grande peur et des procès. Paul Eichorn, vice-président de Philip Morris, a eu cette formule dans une note adressée à ses collaborateurs: «Nous ne devons pas réveiller un géant endormi». Ils ont arrêté les recherches et enterré profondément l’existence du polonium.

Quelle est sa dangerosité?
On estime que le 210 Po est à l’origine d’1% de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis, soit d’environ 1.600 morts américains par an. Il serait responsable de 12.000 décès dans le monde entier par an.

Les responsables des majors ont-ils réagi à la publication de votre article dans le numéro de septembre de l’American Journal of Public Health?
Non, l’affaire a été relayée pour l’instant en Grande-Bretagne, en Belgique et en France. Mais pas encore aux Etats-Unis.

Que risquent-ils?
Il n’y aura probablement pas de condamnation en justice. Ce sont de longues batailles, souvent vaines. Mais l’opinion publique est désormais au courant des combines des cigarettiers, et leur réputation va en pâtir. C’est là qu’est notre victoire.

Si je me grille une cigarette maintenant, j’inhalerai du polonium?
Oui, il se déposera sur une partie de vos bronches.

Les cigarettiers nous réservent-ils d’autres surprises de ce genre?
(Elle rit). Je ne sais pas, vraiment pas ! Nous travaillons aujourd’hui avec mes collègues de Stanford et du Nicotine Research Center sur le danger des cigarettes au menthol, et sur «Secondhand smoke», la fumée passive. Nous essayons de décrypter la stratégie de l’industrie vis-à-vis des non-fumeurs et des produits qu’ils absorbent.

L’empoisonnement de Litvinenko
Le polonium est l’un des éléments radioactifs les plus toxiques. Il avait servi dans l’assassinat de l’ex-agent du KGB Alexander Litvinenko à Londres en 2006, mais la dose employée par les meurtriers était évidemment colossale comparée à une simple cigarette. Il était mort en moins de trois semaines.
 
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Publié par le 9 novembre 2017 dans Education - information, général, Santé - nutrition

 

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Voté dans un silence complet, le JEFTA a de quoi faire peur…

Conséquences sociales, politiques et écologiques : que cache l’accord de libre-échange Europe – Japon si peu médiatisé et pointé du doigt par Greenpeace ?

Après le CETA et le TAFTA, c’est au JEFTA de faire parler de lui

C’est lors d’un sommet entre l’Union européenne et le Japon, le 6 juillet 2017, que l’accord politique en vue d’un traité de libre-échange, a été signé. Ce traité, JEFTA, s’inscrit dans la lignée du CETA (accord avec le Canada) signé en octobre dernier, et le TAFTA (accord avec les Etats-Unis) dont les négociations sont gelées depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Oui mais voilà, contrairement aux accords de libre-échange précédents, où la presse s’était immédiatement emparée des sujets, suscitant ainsi les réactions de l’opinion publique et l’indignation des ONG, cet accord n’a pas fait de vague. Et pour cause, la presse n’a que très peu mentionné son existence alors que les négociations existaient depuis cinq ans.

Plusieurs points sont donc remis en cause. Dans un premier temps les médias. D’un côté, cet accord de libre échange est censé « favoriser le commerce et l’économie » des deux puissances, mais on le sait, ces accords favorisent surtout les intérêts des grands groupes multinationaux et non ceux des producteurs locaux européens. Certaines hypothèses sont donc émises quant à l’opacité de l’affaire et l’exclusion totale des journalistes, ou à l’inverse, la volonté des grands groupes de protéger leurs intérêts économiques. Etant majoritairement présents et influents dans la pluparts des grands médias cela pourrait expliquer le manque de transparence et de communication sur les négociations à l’époque.

Dans un second temps, ce sont les idées de « protectionnisme européen » et l’Accord de Paris sur les enjeux du climat qui sont décrédibilisés. En effet, le président ne s’est pas opposé à la signature de cet accord qui va pourtant à l’encontre de ses motivations et de sa campagne.

Pour comprendre ces discordances il est nécessaire de se pencher sur le rapport partagé par Greenpeace.

Mais quels sont réellement les enjeux de cet accord ?

En effet, pour la discrétion de cette affaire c’était sans compter sur Greenpeace et ses révélations. La filière néerlandaise de l’ONG de protection de l’environnement a fait fuiter 205 pages de documents confidentiels qui permettent de mettre en lumière certaines incohérences quant à la position de l’Union européenne et de cet accord.

Des carcasses de baleine, victimes de la pêche, amoncelées sur un port. Crédits : shutterstock.com

Tout d’abord, le rapport de Greenpeace montre que le JEFTA est le plus gros accord de libre échange pour l’Union européenne, presque deux fois plus importants que le CETA. Il concerne 37% des échanges commerciaux mondiaux et ses conséquences sociales, politiques et écologiques sont considérables. Quand d’un côté cet accord favorise l’abaissement des droits de douanes, dope les exportations et booste les domaines de l’agroalimentaire et de l’automobile, de l’autre il ne semble pas se préoccuper de l’accord de Paris sur le climat. Juliette Boulet, porte-parole francophone de Greenpeace Belgique dénonce :

« Cet accord ne tient pas du tout compte des impératifs de lutte contre le dérèglement climatique (…) ni des impératifs de protéger notre biodiversité, la faune et la flore, comme la baleine. »

Bien entendu, depuis 1986, la chasse à la baleine est interdite. Or, le Japon est le dernier pays au monde à chasser la baleine. La dernière campagne de chasse lancée à Tokyo (sous des prétextes scientifiques) ne remonte pas plus loin que mi-juin.

Autre élément pointé du doigt : le commerce de bois illégal. Le JEFTA ne comporte « aucun mécanisme de contrôle sur le bois importé et ce traité-ci pourrait même impacter négativement des accords déjà conclus et permettre au Japon de s’asseoir sur une réglementation internationale pour lutter contre le bois illégal dont on sait qu’il s’agit du premier crime environnemental au monde. »

Par ailleurs, comme dans le cas du CETA ou du TAFTA les ONG s’indignent devant les tribunaux d’arbitrage qui permettent alors à des multinationales de porter plainte contre une législation nationale. Ainsi, une multinationale investissant à l’étranger pourra déposer une plainte contre l’Etat qui adopterait une politique contraire à ses intérêts, plutôt que de suivre la réglementation mise en place.« Ce serait un nouveau transfert des citoyens vers les multinationales, avec les mêmes outils juridiques qui mettraient en difficulté les Etats. C’est un vrai recul démocratique, un vrai recul de transparence » souligne Greenpeace.

Pour Juliette Boulet, le verdict est sans appel :

« La Commission européenne n’a rien retiré des manifestations des citoyennes contre le TTIP et le CETA. Et on voit même que cet accord-ci est encore plus faible que les précédents ! »

Sources : GreenpeaceLe Vent Se Lève

 

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Purge en Arabie Saoudite : opération de renflouement financier ou abandon du pétrodollar ?

purge

Si les motifs ne sont pas encore clairs, une chose est certaine concernant la purge en Arabie Saoudite : il ne s’agit pas d’une grande opération de lutte contre la corruption, ou d’une simple lutte de pouvoir. Reste à déterminer quelles sont les véritables raisons de ce grand nettoyage sans précédent.

Deux analyses nous semblent intéressantes : celle affirmant que ce grand nettoyage va permettre de renflouer une Arabie Saoudite mise en difficulté financière par la période de cours déprimés du brut que nous traversons (les 100 $ le baril ou plus semblent bien lointains), l’autre est qu’il s’agit d’éliminer les soutiens internes de l’État profond américain pour préparer à terme l’adoption du pétroyuan aux dépens du pétrodollar.

La purge pourrait déboucher sur des confiscations d’actifs s’élevant à 800 milliards de dollars !

Ce scénario a été évoqué par un article du très conformiste Wall Street Journal : « La purge pourrait contribuer à renflouer les caisses de l’État. Le gouvernement a déclaré que les actifs accumulés via la corruption deviennent propriété de l’État. Des personnes proches du dossier affirment que le gouvernement estime la valeur de ces actifs confiscables à environ 800 milliards de dollars ».

Bien entendu, la majorité de ces actifs se trouve à l’étranger sous forme d’obligations, d’immobilier, d’action et… d’or, ce qui pourrait compliquer leur confiscation. Cependant, même si l’Arabie Saoudite parvient à mettre la main ne serait-ce que sur une partie de ce magot, elle aura de quoi faire…

Pour rappel, les réserves de l’Arabie Saoudite ont fondu de 250 milliards de dollars en 3 ans (environ 1/3 de ses réserves totales). Le gouvernement s’est également endetté pour financer son budget. Cette opération, en plus de se débarrasser d’opposants, permettrait également au Royaume de renflouer ses caisses. (source ZeroHedge)

Une opération pour se débarrasser des « pro-Américains »

Bill Holter (source), qui lui n’est pas très conformiste comme le WSJ, propose une autre explication, qui va plus loin que la simple opération de consolidation du pouvoir du nouveau patron de l’Arabie Saoudite, le prince Salman :

« A mon avis, les Saoudiens sont en train de préparer le terrain à l’acceptation du yuan en tant que moyen de paiement pour leur pétrole. Les personnes qui ont été arrêtées peuvent être considérées comme des acteurs qui travaillent main dans la main avec l’État profond américain, qui sont alignés avec « l’équipe d’Hillary Clinton », faute de trouver un qualificatif plus approprié. Le Prince Alwaleed bin Talal (la personnalité la plus en vue qui a été arrêtée) est un actionnaire principal de Citigroup et de Twitter, un anti Trump qui a financé la campagne électorale de Clinton. Les autres personnes arrêtées de la liste ont affiché depuis longtemps leur support pour « les États-Unis » et le pétrodollar. (…) N’oubliez pas que le prince Salman a rencontré récemment Messieurs Xi et Poutine. L’Arabie Saoudite a également annoncé l’achat de systèmes de défense antiaérienne et antimissiles S-400 russes.

Je pense que M. Trump pourrait bien découvrir que des accords ont déjà été passés, et qu’il ne pourra pas les empêcher. Je pense aussi que si Hillary Clinton avait été élue, cela aurait eu lieu plus tôt… mais on ne le saura jamais. Des événements extraordinaires pourraient avoir lieu dans les semaines à venir. L’Arabie Saoudite pourrait notamment déclarer qu’elle accepte de vendre son pétrole en yuans. (…) »

suite et fin

 
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Publié par le 9 novembre 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Simone Wapler : Inflation requiescat in pace ?

Il se peut que notre système monétaire ait à livrer son dernier combat contre l’inflation prochainement. Entre deux krachs – obligataires ou actions – les banquiers centraux devront choisir.

Comme vous le savez, notre système monétaire, au lieu de reposer sur une honnête marchandise, repose sur le crédit et donc la dette. Le crédit est supposé pouvoir gonfler à l’infini.

La meilleure « monnaie » est la dette d’Etat. Plus l’Etat émetteur est gros, armé et dispose de contribuables dociles, meilleure est sa devise, sa dette. Les obligations souveraines en dollar et en euro sont le socle de notre système monétaire et des échanges internationaux.

Ce système survit car avec des taux d’intérêt à presque zéro, la dette peut effectivement enfler sans douleur.

En 2017, il existe 63 000 Mds$ de dettes d’Etat libellées dans diverses monnaies ; un tiers est de la dette américaine.

La seule chose qui pourrait mettre fin à ce système serait la méfiance, la suspicion.

Cette suspicion n’arrivera pas parce que subitement l’Internationale des Contribuables se dirait « hé bien, mais nous ne pourrons jamais payer tout ça, nous serions esclaves de la dette et nous n’en voulons pas ».

La méfiance surgira si jamais l’inflation se réveille dans les pays gros émetteurs de dettes. Car les pays excédentaires qui leur vendent à crédit diront « hé, attendez, nous ne voulons pas être payés en monnaie de singe ! ».

Mais d’où pourrait surgir l’inflation ?

Jusqu’à présent, les Etats-Unis et l’Europe ont importé des baisses de prix en profitant d’importation de produits manufacturés bon marché ; ce qu’on appelle la mondialisation. Si jamais les producteurs de ces pays augmentent leurs prix, alors, l’Europe et les Etats-Unis importeront de l’inflation. Ce serait une sorte d’effet boomerang.

Est-ce possible ?

C’est possible si les salaires et les niveaux de vie progressent dans les pays producteurs à bas coût. Mais c’est aussi possible simplement parce que ces producteurs le veulent. Exactement comme lorsque les pays producteurs de pétrole ont augmenté leurs prix dans les années 1970 car ils étaient inquiets de la rupture du lien entre l’or et le dollar.

Les dernières données montrent que l’inflation des prix à la production en Chine atteint 7% et a bondi de « façon inattendue », selon Reuters. (*)

L’inflation des produits manufacturés et des services progresse aux Etats-Unis.

Pour le moment, l’inflation mondiale n’embraye pas.

Mais si l’inflation essaime, que feront les banquiers centraux ?

Continuer les opérations monétaires pour faire baisser les rendements des obligations souveraines alors qu’ils viennent de commencer à « normaliser » ?

Ce sera trop tard. Cela détruirait la confiance dans le système monétaire.

Relever les taux ? Cela va déclencher des faillites en cascade dans le secteur privé mais cela permettra de sauver le marché des obligations d’Etat.

Si l’inflation n’est pas morte, les banquiers centraux devront crever une bulle (celle des actions) pour maintenir encore un peu la fiction de l’autre bulle (les dettes d’Etat sont remboursables).

Cette fiction doit durer puisque c’est sur elle que repose le système monétaire.

(*) https://www.reuters.com/article/us-china-economy-inflation/china-september-producer-prices-jump-most-in-six-months-in-boost-for-global-inflation-idUSKBN1CL05E

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Publié par le 9 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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