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Archives du 3 novembre 2017

Deux nouveaux pesticides «tueurs d’abeilles» autorisés en catimini …

Nicolas HULOT et Stephane TRAVERT. Conseil des Ministres du 30 Juin 2017, Palais de l’Elysee, Presidence de la Republique, Paris, France. Weekly cabinet meeting of french Ministers, June 30, 2017, Palais de l’Elysee, Paris, France. Photo de Nicolas Messyasz

Des produits contenant un néonicotinoïde viennent d’être validés, contournant l’interdiction qui devait intervenir en septembre 2018.

C’est une nouvelle bombe dans le dossier ultra-explosif des pesticides. Pendant que tous les projecteurs sont braqués sur le glyphosate, la très toxique substance active de l’herbicide Roundup de Monsanto qui doit être réautorisée (ou pas) dans l’UE, les industriels n’oublient pas d’avancer leurs pions sur les tout aussi toxiques néonicotinoïdes, une autre famille de pesticides dits «tueurs d’abeilles». Et ils viennent de remporter une victoire majeure, mettant dans l’embarras le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Biodiversité.L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a en effet autorisé en septembre la mise sur le marché en France de deux pesticides (le Closer et le Transform) contenant du sulfoxaflor, une molécule produite par l’américain Dow Agro Sciences. Or, mine de rien, ces deux autorisations «vident de sa substance l’interdiction des néonicotinoïdes» à partir du 1er septembre 2018 prévue par la loi sur la biodiversité de 2016 (un engagement que le candidat Macron avait pourtant promis de maintenir), s’alarment les apiculteurs de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), qui ont découvert l’affaire mardi.

«C’est extrêmement grave, nous sommes révoltés, abasourdis, assommés», a lancé Gilles Lanio jeudi matin, lors d’une conférence de presse prévue de longue date pour alerter une énième fois sur une année catastrophique pour les abeilles en France. Et Gilles Lanio de déclarer : «On se moque de nous, je n’en reviens pas. C’est scandaleux, honteux et irresponsable. Cela s’est fait en catimini, je ne sais pas qui a fait ce coup-là, mais c’est pas mal…»

L’astuce est bien trouvée. Comme le fait Dow Agro Sciences, il suffit de nier le fait que le sulfoxaflor est un néonicotinoïde, puisque ces derniers ont désormais mauvaise presse. Omniprésents dans l’environnement et dans le corps humain (leurs effets sur le développement du cerveau, en particulier des enfants, inquiètent), ils sont aussi présents dans 75 % des miels produits dans le monde. Et ce sont eux qui seraient les principaux responsables de l’effondrement de 80 % en trente ans des populations d’insectes en Europe, comme le suggère une étude publiée mercredi dans la revue PLoS One. Pourtant, «plusieurs publications scientifiques établissent que le sulfoxaflor appartient bien à la famille des néonicotinoïdes», insiste l’Unaf. L’industriel a encore démenti jeudi soir, parlant d’une «nouvelle famille chimique».

L’affaire est d’autant plus scandaleuse, selon Henri Clément, porte-parole de l’Unaf, «qu’on est toujours dans le double langage : d’un côté le gouvernement dit : « On préserve l’environnement, les abeilles, on prend soin de la nature et de votre santé », et puis, par-derrière, on poursuit cette politique d’agrochimie, avec tous les impacts qu’elle peut avoir sur le plan environnemental, de la santé, etc.»

L’ancienne ministre de l’Ecologie de François Hollande et actuelle députée PS Delphine Batho explique à Libération : «La loi sur la biodiversité dit que les produits à base de néonicotinoïdes seront interdits à partir de 2018, avec des dérogations possibles jusqu’au 1er juillet 2020, mais elle ne dit pas que le gouvernement doit prendre un décret pour dire quelles substances – ou molécules – entrant dans la composition de ces produits sont des néonicotinoïdes. Cette liste n’a pas de raison d’exister car la réglementation des substances est de la compétence européenne.»

Batho poursuit : «Cette affaire ne date pas de ce matin. Depuis des semaines, on savait que ce projet de décret était très sujet à caution : comme par hasard, le sulfoxaflor n’y figure pas

Gilles Lannio, de l’Unaf, raconte : «Dès qu’on a appris l’autorisation de mise sur le marché de l’Anses, on a contacté le cabinet de Hulot. Ils sont franchement embarrassés. […] On peut se demander aujourd’hui s’il y a un pilote dans l’avion sur ces sujets.»

Collègues.Au cabinet de Nicolas Hulot, on confirme que le ministre a bel et bien apposé sa signature sur le décret, aux côtés de ses collègues de l’Agriculture et de la Santé, ce texte permettant «de sécuriser l’interdiction des néonicotinoïdes, pour qu’elle soit opérationnelle au niveau européen». Quant à l’autorisation des deux produits contenant du sulfoxaflor par l’Anses, le ministère de l’Ecologie «savait que c’était dans les tuyaux» : «Cela ne nous plaît pas du tout, donc on cherche des solutions.» Une réaction officielle est prévue ce vendredi.

Fin juin, le premier «couac» gouvernemental, et premier bras de fer entre Hulot et l’un de ses collègues, avait concerné… les néonicotinoïdes. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, avait dit vouloir revenir sur leur interdiction. Aussitôt contredit par Hulot, le Premier ministre avait apparemment donné raison à ce dernier… tout en laissant la porte ouverte aux lobbys.

«La question politique de fond est : quel est le pouvoir du ministère de l’Environnement par rapport au ministère de l’Agriculture ? interroge Henri Clément.  Depuis vingt-cinq ans, en règle générale, c’est le ministère de l’Agriculture et sa cohorte de la FNSEA qui ont le pouvoir sur toutes les décisions du monde agricole. Soyons clairs : dire l’inverse est une aberration. Nicolas Hulot est ministre d’Etat, on aimerait bien qu’il arrive à s’imposer.» S’il ne le faisait pas, sur cette nouvelle affaire, ce ne serait pas une couleuvre, qu’il avalerait, mais un anaconda. (source)

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Téléphone portable : Facebook écouterait vos conversations privées

Téléphone portable: Facebook écouterait vos conversations privées

Des utilisateurs de Facebook indiquent que ce réseau social se serait lancé dans de la publicité sur la base de l’écoute de leurs conversations par téléphone, annonce le portail Mashable. Cela étant, Facebook ne nie pas cette possibilité.

Des propriétaires de comptes Facebook ont porté leur attention sur la publicité suspecte diffusée par ce réseau social. Ils craignent que la compagnie formule des annonce sur la base d’un espionnage de leurs conversations privées, informe le portail Mashable.

«Quelqu’un d’autre pense aussi que nos portables nous espionnent? Par exemple, deux marques que j’avais nommées dans une conversation sont apparues dans la publicité de ma page Facebook», écrit une utilisatrice du réseau social sur son compte Twitter.​

Une vidéo où un homme raconte son expérience est discutée de manière active sur le portail Reddit. Selon l’auteur de la vidéo, il n’avait jamais eu de chats, mais quand il a commencé à parler de la pâtée pour chat en étant près de son smartphone, Facebook lui a immédiatement proposé de la publicité y étant relative.

 

Un autre utilisateur a raconté que si l’on plaçait un portable près d’une radio en espagnol, de la publicité dans cette langue serait apparue sur Facebook et Instagram. 

Le réseau social rejette ces spéculations mais ne nie pas que ses collaborateurs peuvent écouter les utilisateurs auxquels on a proposé d’autoriser l’accès au microphone de l’application mobile à l’appareil pour, par exemple, lancer une vidéo.

Les configurations de confidentialité d’un smartphone rendent possible d’interdire l’accès au microphone. Toutefois, des utilisateurs attachés aux théories de l’espionnage par les réseaux sociaux estiment que cette mesure n’est pas pleinement efficace.

Pour eux, la solution la plus efficace est de détruire physiquement le microphone d’un gadget. Ou de couvrir la camera et le microphone comme Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Ce serait d’ailleurs l’aveu que Facebook a bien développé de telles technologies.

«Trois faits dans cette photo de Zuck: la caméra est scotchée, le micro est scotché, le courriel est sur Thunderbird [le service courriel open source de Mozilla, ndlr]», ont relevé des utilisateurs.

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La Corée du Nord n’y réfléchira pas à deux fois pour «appuyer sur le bouton» en cas de frappes américaines, préviennent un transfuge et un ancien diplomate

La Corée du Nord n’y réfléchira pas à deux fois pour «appuyer sur le bouton»  en cas de frappes américaines, préviennent un transfuge et un ancien diplomate
Le vrai danger d’une frappe irréfléchie des Etats-Unis contre la Corée du Nord est que cela déclenchera obligatoirement une guerre nucléaire mondiale. Les discours et les analyses ont trop tendance à localiser le conflit, et l’on pense généralement que « cela se passera là-bas », très loin de chez nous. Sans présumer des réactions de la Chine et de la Russie qui sont aux premières loges, il suffit d’écouter les déclarations du patron de l’OTAN, Jens Stoltenberg, pour prendre conscience que chacun des pays membres de cette organisation sera impliqué dans cette guerre jusqu’au cou. En déclarant à Séoul, mercredi, que « les menaces mondiales exigent des réponses mondiales », il annonce clairement que l’OTAN sera un des acteurs du conflit, sinon l’acteur principal, puisque nous savons qu’à l’heure actuelle, les Etats-Unis sont incapables de mener la moindre guerre sans l’OTAN, avec l’aide d’acteurs locaux et régionaux. Ce qui veut dire que le feu nucléaire que l’on imagine très lointain, localisé « là-bas », à des milliers de kilomètres, sera bel et bien focalisé sur l’Europe, juste au-dessus de nos têtes, car nous ferons partie des belligérants contre un pays qui n’a pas du tout l’intention de se laisser faire et rendra coup pour coup. L’hécatombe qui s’en suivra ne fera ni chaud ni froid à ceux qui déclencheront cette guerre par les premières frappes américaines ; ils n’en sont pas à quelques dizaines de millions de morts près, comme l’a montré l’Histoire. Il est bon d’en prendre conscience dès aujourd’hui. (source)

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Pyongyang n’hésitera pas à frapper la Corée du Sud si Washington lance une attaque sur son territoire, a prévenu un ancien diplomate nord-coréen et transfuge du régime de l’Etat nord-coréen.

Alors que les Etats-Unis n’excluent pas une option militaire contre la Corée du Nord en raison des tensions accrues dans la péninsule, l’un des transfuges nord-coréens les plus importants, Thae Yong-ho, a déclaré qu’un scénario militaire inciterait Pyongyang à diriger son feu sur ses voisins du sud.

« Les officiers nord-coréens sont entraînés pour appuyer sur le bouton sans aucune autre instruction du commandement général si quelque chose se passait dans leur secteur », a déclaré mercredi Thae Yong-ho lors d’une audition du Comité des Affaires étrangères de la Chambre intitulée « Un regard d’initié sur le régime nord-coréen ».

« S’il y a un quelconque signe de feu, de bombe ou de frappe venant des Américains, les artilleries militaires et les missiles à courte portée tireront contre la Corée du Sud », a ajouté Thae.

Des milliers de missiles de courte portée déployés sur la ligne de démarcation sont prêts à tirer « à tout moment », a déclaré l’ancien diplomate. Des dizaines de millions de Sud-Coréens vivent dans un rayon de 70 à 80 km de cette zone, qui pourrait devenir des « sacrifiés »,selon Thae.

« Je crois fermement que s’il y a une attaque préventive ou chirurgicale, la guerre sera gagnée par l’Amérique et la Corée du Sud, cela ne fait aucun doute, mais nous devons considérer le sacrifice humain de cette option militaire », a déclaré le transfuge. .

Pendant ce temps, les services de renseignements sud-coréens suggèrent que le Nord prépare de nouveaux essais de missiles nucléaires tout en poursuivant «le développement d’ogives nucléaires miniaturisées et diversifiées», rapporte Yonhap. L’agence d’espionnage du Sud aurait détecté un « mouvement actif » de véhicules autour du centre de recherche sur les missiles à Pyongyang, selon le communiqué.

Auparavant, le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré qu’une réponse mondiale était nécessaire pour faire face au développement des missiles de longue portée de la Corée du Nord. Il s’est exprimé lors d’une réunion avec le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha, à Séoul, mercredi, lorsqu’il a déclaré que « les menaces mondiales exigent des réponses mondiales ».

Pendant ce temps, la Corée du Nord soutient que les Etats-Unis renforcent leur présence au large de la péninsule coréenne et organisent des exercices militaires avec leurs alliés régionaux, préparant ainsi une attaque préventive qui pourrait dégénérer en une éventuelle guerre nucléaire.

« Les exercices interarmées menés par les Etats-Unis tout au long de l’année sur la péninsule coréenne sont clairement des exercices de guerre agressifs dans leur nature et leur ampleur», a déclaré Ja Song-nam, le représentant permanent de la Corée du Nord auprès des Nations Unies dans la dernière lettre de Pyongyang adressée à l’ambassadeur de la France à l’ONU, François Delattre, l’actuel président du Conseil de sécurité de l’ONU.

S’adressant au Conseil de sécurité de l’ONU après la fin des exercices Maritime Counter Special Operations (MCSOFEX), qui impliquait la participation de navires de la Marine américaine et de la République de Corée (ROK) entre le 17 et le 20 octobre, le diplomate a déclaré que ces répétions navales avaient exacerbé les tensions dans la péninsule coréenne. « 

Malgré des appels répétés pour éviter l’escalade des tensions, les États-Unis continuent d’accroître leur présence militaire dans la région. Alors que les tensions augmentent, Moscou et Pékin ont à plusieurs reprises exhorté les deux parties à rester calmes. Ils ont appelé à la mise en œuvre de l’initiative dite du «double gel», qui prévoit que la Corée du Nord suspendra son programme nucléaire et de missiles en échange de l’abandon des exercices militaires dans la région par les États-Unis et la Corée du Sud. La proposition a été rejetée par Washington.

Source : https://www.rt.com/news/408562-nkorea-strike-south-defector/

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La Turquie veut abandonner l’euro et le dollar pour commercer avec la Russie en devises nationales

Tous ceux qui chroniquent la “dédollarisation” et la “désaméricanisation” de l’économie mondiale ne peuvent qu’attirer l’attention du plus grand nombre sur la poursuite et l’extension de ce mouvement qui est aussi créé par les Américains eux-mêmes.

En effet, avec leurs lois sur l’extraterritorialité, tous ceux qui commercent avec des dollars ou avec un ressortissant américain même à l’étranger tombent sous le coup des lois fédérales US et des sanctions monumentales qu’ils imposent.

Conséquence, tous les pays qui veulent pouvoir être indépendants dans leurs choix bilatéraux avec d’autres sont obligés de se passer du dollar.

C’est ce que fait la Turquie, en rajoutant en plus dans la poubelle monétaire l’euro, dans la mesure où les relations ne sont pas au beau fixe.

Comme vous pouvez également le voir, nous sommes inscrits dans un processus de longue durée en ce qui concerne le système monétaire international.

La Turquie ne cesse pas toutes ses transactions en dollars. Seulement certaines avec certains pays. Une nuance de grande taille.

Charles SANNAT

Ankara souhaite passer à la devise nationale dans ses échanges bilatéraux, notamment avec la Russie, a déclaré le ministre turc de l’Économie, Nihat Zeybekci.

La Turquie prévoit de développer son commerce en devises nationales avec la Russie, l’Iran et la Chine, a affirmé Nihat Zeybekci, le ministre turc de l’Économie.

« Dans cinq ans, le monde aura profondément changé et il faut être prêt à passer au commerce dans la devise nationale. Ce qui ne fera que profiter à toutes les parties […] Une telle décision est conforme aux intérêts de n’importe quel pays, que ce soit la Russie, l’Iran, la Turquie, la Chine ou le Japon », a indiqué Nihat Zeybekci lors d’une interview donnée à l’agence de presse turque Anadolu.

Aujourd’hui, le monde considère comme des devises de réserve essentiellement le dollar et l’euro. Seuls 15 % des échanges commerciaux de la Turquie sont effectués en devise nationale, a-t-il poursuivi.

« Il importe de faire de la devise nationale une devise de réserve. Si de 1,5 % à 4 % du déficit des opérations de commerce extérieur sont comblés grâce à la devise nationale, la nécessité de drainer des financements étrangers disparaîtra. En outre, on se tournera vers le marché intérieur, ce qui permettra également d’éliminer l’influence négative des oscillations des cours », a fait remarquer Nihat Zeybekci.

Il a affirmé que son pays créerait des conditions propices au commerce en devises nationales avec les grands partenaires commerciaux de la Turquie, notamment en roubles russes, en rials iraniens et en riyals saoudiens.
Lors d’une interview accordée précédemment à Sputnik, Nihat Zeybekci avait noté que l’objectif était de porter le chiffre d’affaires des échanges réciproques à 100 milliards de dollars (90 mds EUR).

 
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Publié par le 3 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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Le Dow Jones perdra 97% par rapport à l’or

Dow vs Gold 1998 - 2017

Si un investisseur avait investi 1 000 $ sur le Dow Jones en 1989, il aurait aujourd’hui 33 000 $, soit un gain de 3 200%, ou 7,6% par an. D’autre part, quelqu’un qui aurait investi 1 000 $ dans l’or en 1989 aurait aujourd’hui 37 000 $, ou un rendement annuel de 7,8%. Par contre, si vous incluez les dividendes réinvestis, le rendement du Dow Jones est bien supérieur à 10,7%.

1969 peut sembler arbitraire pour commencer, mais c’est l’année où j’ai débuté mon premier emploi. Personne n’aurait pu, évidemment, prédire ces rendements. Au cours des 48 années précédentes, de 1921 à 1989, le Dow Jones n’a progressé que de 9X, mais avec des dividendes plus élevés au cours de cette période, le rendement total aurait toujours été de 10% par an. L’or, d’autre part, n’a connu qu’un seul mouvement à la hausse durant cette période, en passant de 31 $ à 45 $ en 1933, lorsque le dollar fut dévalué. Il ne s’agit que d’une petite augmentation de 1.5X. Grâce à l’étalon or, ces 48 années ont connu de la monnaie relativement saine et, donc, une création de crédit limitée, à l’exception de la Deuxième guerre mondiale.

Bien que l’histoire nous enseigne beaucoup de choses, elle ne nous apprend rien sur l’avenir. Très peu de gens auraient pu prédire que le Dow Jones serait à 23 000, il y a 48 ans. Alors, qu’arrivera-t-il lors des prochaines 48 années ? Je n’aurai certainement pas à me soucier de cela, contrairement à mes enfants et petits-enfants. Si j’offrais aujourd’hui un cadeau à mes petits-enfants, serait-ce des actions boursières ou de l’or ?

LE DOW JONES À 1 000 ?

Au cours des 48 dernières années, le Dow Jones a subi quatre chutes violentes, de 39% à 54% — voir le graphique ci-dessous. Quiconque ayant investi sur le NASDAQ en 2000-2002 se souviendra certainement du déclin de 80%, qui a fait plonger la plupart des titres vers zéro. Je me souviens parfaitement du jour du krach de 1987, il y a 30 ans. J’étais à Tokyo pour y inscrire une société britannique, Dixons (dont j’étais le vice-président), sur le Tokyo Stock Exchange… pas le meilleur jour pour un listing ! C’était le lundi 19 octobre, une date maintenant connue comme le Lundi noir (Black Monday). Sur le graphique, l’effondrement de 41% de 1987 semble minime. Le ressenti n’était pas le même à l’époque, surtout parce que cela est arrivé en quelques jours seulement.

 

DOW 1969 to 2017 - The illusion is ending

 

En dépit de déclins majeurs durant la période 1969-2017, le marché haussier à long terme du Dow Jones a continué jusqu’à aujourd’hui, alors que l’argent investi a été multiplié par 33.

En 1969, avec le Dow Jones à 700, si quelqu’un m’avait dit que je connaîtrais un Dow Jones à plus de 23 000, j’aurais trouvé cela ridicule. Mais si j’avais pris la peine de regarder les 48 années précédentes, j’aurais constaté que le Dow Jones était à 80. Entre 1921 et 1969, le Dow Jones a été multiplié par presque 9, ou 4,5% par an.

Si l’on se base sur l’histoire, le Dow Jones devrait être neuf fois plus élevé qu’en 1969, à 6 300. Alors, comment est-ce possible que le Dow Jones soit aujourd’hui à plus de 23 000 ? Il y a eu les Sorciers de la fausse monnaie qui, pendant ce temps, ont créé par magie de la monnaie à partir de rien.

LA DETTE A AUGMENTÉ 2,5 FOIS PLUS RAPIDEMENT QUE LE PIB

Je ne me doutais pas, en 1969, que deux ans plus tard, Nixon changerait le destin du monde pour des décennies avec l’abandon de l’étalon or. En se débarrassant du harnais d’une devise adossée sur l’or, il n’y avait alors plus rien pour empêcher le gouvernement américain et le système financier de créer du crédit illimité et de se livrer à l’impression monétaire infinie.

La conséquence a été une expansion du crédit gigantesque aux États-Unis et dans le monde. Seulement aux États-Unis, la dette a été multipliée par 47, en passant de 1 500 milliards $ à 70 000 milliards $.

 

US Totl Debt 1969 - 2017

 

Comme le démontre ce graphique, il faudrait de plus en plus de monnaie imprimée pour faire croître le PIB. Les États-Unis n’ont plus d’essence dans le réservoir. Il ne faut pas s’étonner que les actions aient été multipliées par 33 depuis 1969. Tout cet argent fabriqué n’a pas bénéficié à l’économie réelle. Au contraire, il est allé vers les banquiers et l’élite, le 1%.

LE PIB RÉEL A BAISSÉ DE 8% DEPUIS 2006

Mais si l’on ajuste le PIB à l’inflation réelle calculée par ShadowStats, cela semble encore pire. Comme le démontre ce graphique, le PIB réel américain a décliné de 8% depuis 2006, en opposition à l’augmentation de 16% indiquée par les chiffres officiels.

 

 US GDP 2000 to 2017

 

La dette totale des États-Unis, en 2006, était de 45 000 milliards $, et elle s’élève maintenant à 70 000 milliards $. Si l’on compare cela avec la croissance réelle du PIB de ShadowStats, nous avons alors une réduction de 8% du PIB au cours des 11 dernières années, avec une augmentation de 55% de la dette. Quelle que soit la quantité de monnaie imprimée par les États-Unis, elle n’a plus aucun effet.

En se basant sur les lois de la nature, cela semble logique. Si vous imprimez de la monnaie qui n’a pas de contrepartie en services ou en biens, elle n’a aucune valeur et ne peut générer une croissance du PIB. Cette monnaie n’a rien à voir avec de la monnaie véritable… il ne s’agit que de certificats frauduleux et trompeurs. La grande partie des 2,5 quadrillions $ de dettes, produits dérivés et passifs, aujourd’hui, font partie de cette catégorie.

Une fois que le bluff du système monétaire international ne fonctionnera plus, ces 2,5 quadrillions $ disparaîtront dans un trou noir en y entraînant les actifs gonflés par cette dette.

L’OR PERFORMERA MIEUX QUE TOUS LES AUTRES ACTIFS

À savoir quel sera le meilleur investissement des 48 prochaines années, je n’en ai aucune idée. Une chose est certaine : l’or continuera de préserver la richesse et de maintenir le pouvoir d’achat, comme il l’a fait pendant des milliers d’années. Il ne constituera peut-être pas le meilleur investissement pour le demi-siècle à venir, mais il sera un investissement très sûr.

Dans les dix années à venir, l’or (et l’argent) performera beaucoup mieux que la plupart des actifs conventionnels comme les actions, les obligations et l’immobilier. Le Dow Jones est aujourd’hui plus suracheté qu’il ne l’a été jamais été pendant 60 ans, tandis que l’or et l’argent sont maintenus à la baisse par un marché papier faussé.

L’or est dans une tendance haussière depuis 18 ans, depuis 1999, et il vient de sortir d’une correction de quatre ans qui s’est terminée en 2015. La tendance haussière est repartie, et elle accélérera bientôt, avec l’or qui atteindra au moins 10 000 $ en monnaie d’aujourd’hui. Mais nous aurons probablement de la monnaie de singe d’ici quelques années, à mesure que les gouvernements imprimeront des centaines de trillions, voire de quadrillions, de dollars, dans leurs tentatives futiles de sauver le système financier. Cela fera monter le prix de l’or à des niveaux inimaginables aujourd’hui. En termes réels, ces niveaux ne veulent rien dire. Le plus important est que l’or préservera le pouvoir d’achat et sauvera les gens d’une destruction totale de richesse liée à la détention d’actifs en bulle ou d’argent à la banque.

Je conseillerais à quiconque détient du capital à préserver de le convertir en or. L’or est aussi le meilleur cadeau à offrir à vos enfants et petits-enfants, à condition qu’ils gardent l’or pendant au moins cinq ans ou plus.

LE DOW JONES PERDRA 97% PAR RAPPORT À L’OR

Il s’agit d’un moment unique dans l’histoire pour transformer des actifs boursiers massivement surévalués en la meilleure assurance pour préserver la richesse, l’or.

Le ratio Dow/or s’est effondré de 87%, entre 1999 et 2011. Après une faible correction, ce ratio est toujours en baisse de 60% depuis 1999. L’or a fait beaucoup mieux que le Dow Jones, ces 18 dernières années.

La correction actuelle à la hausse du ratio pourrait encore le faire grimper un peu, mais il est aujourd’hui très tendu, et il y a un fort risque qu’il décline. Je m’attends à ce que le ratio descende sous le niveau de 1980, à 1:1, et qu’il dépasse probablement 0,5. Cela signifie une chute à venir du Dow Jones, par rapport à l’or, de 97%.

 

Dow vs Gold 1998 - 2017

 

La plupart des grands marchés boursiers n’ont jamais été aussi surachetés. Les mouvements exponentiels de cette nature peuvent s’étendre mais quand ils se retournent, le mouvement vers le bas est susceptible de sortir de nulle part, comme en 1987, et d’être très rapide et extrêmement punitif.

Le risque de détenir des actifs en bulle comme les actions, les obligations et l’immobilier, est maintenant à un sommet historique. L’investissement contrarienfacile et correct consiste à détenir de l’or (et un peu d’argent). Non seulement cela sauvera les investisseurs d’une destruction totale de richesse, mais cela créera d’incroyables opportunités d’acheter des actifs malmenés avec de l’or, pour quelques dollars.

Les investisseurs ne doivent pas rater l’opportunité d’une vie.

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