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Archives du 2 novembre 2017

Quelqu’un récolterait les données biologiques des Russes pour d’obscures raisons, selon Poutine

Quelqu'un récolterait les données biologiques des Russes pour d'obscures raisons, selon Poutine

Les données biologiques des Russes feraient l’objet d’une collecte « délibérée » à travers tout le pays, d’après le président russe. En référence à un étrange appel d’offre lancé en juillet par les forces aériennes américaines ? 

C’est à l’occasion d’une séance du Conseil russe des droits de l’homme que Vladimir Poutine a fait une déclaration, le 30 octobre, qui a suscité la curiosité des médias à travers le pays. Un des membres du conseil, Igor Borissov, évoquait le nombre élevé de téléspectateurs étrangers ( près d’un million selon lui ) ayant suivi les retransmissions en direct depuis les bureaux de vote lors des dernières élections régionales, le 14 octobre.

 

« Ma question est la suivante : pourquoi tant de personnes suivent-elles avec intérêt nos élections et, de fait, enregistrent les visages des gens, et dans quel but ces images seront-elles utilisées par la suite ? », a demandé à Vladimir Poutine Igor Borissov, également directeur de l’Institut public russe du droit électoral.

« Les images, c’est une chose, mais savez-vous que sur l’ensemble du pays il est procédé à une collecte de données biologiques, qui concerne, de plus, différentes ethnies et des habitants de diverses régions de la Fédération de Russie ? Dans quel but ? Cela est fait de façon délibérée et professionnelle. Nous faisons l’objet d’un très grand intérêt », a déclaré en réponse Vladimir Poutine.

Le président n’a pas précisé qui était derrière cette opération. Il a simplement lancé, en guise de conclusion : « Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, et nous ferons ce que nous aurons à faire. »

Dans la journée du 31 octobre, le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov a expliqué aux médias que les services spéciaux russes avaient effectivement constaté « de tels cas », notamment de la part de « représentants d’ONG » mais également d’autres organisations.

En juillet 2017, l’Air Education and Training Command ( le département d’entraînement et d’éducation des forces aériennes des Etats-Unis ), avait publié un appel d’offres assez bizarre sur un site appartenant au gouvernement américain. Il cherchait à se procurer des échantillons d’acide ribonucléique, molécule qui participe au fonctionnement des gènes et la synthèse des protéines, et du liquide synovial, dont la fonction est de lubrifier les articulations. Tous ces échantillons devaient « être collectés en Russie et provenir de Caucasiens », pouvait-on lire dans l’appel d’offres.

 

L’Air Education and Training Command a précisé qu’elle avait besoin de 12 échantillons d’acide ribonucléique, et de 27 de liquide synovial, accompagnés d’informations sur le sexe, l’âge, l’origine ethnique, le poids, la taille et l’histoire médicale de leur donneur.

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Publié par le 2 novembre 2017 dans général, Insolite, International, Politique

 

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Avec MACRON le début de l’état d’urgence permanent

Ce mercredi 1er novembre, l’état d’urgence mis en place après les attaques terroristes de novembre dernier et renouvelé depuis plusieurs mois a officiellement pris fin. Une bonne nouvelle ? Pas tant que ça… Si l’on y regarde de plus près, la majorité des mesures répressives ont été inscrites définitivement dans le droit commun, faisant de la France à la législation qui compte parmi les plus liberticides d’Europe.

La nouvelle loi antiterroriste entérine l’Etat d’urgence permanent

Le 30 octobre 2017 – date de publication au journal officiel de la nouvelle loi antiterroriste – est à marquer d’une pierre blanche comme celui où nous avons basculé officiellement dans l’état d’urgence permanent. Avec une large majorité à l’Assemblée nationale, le nouveau gouvernement d’Edouard Philippe n’a eu aucun mal à faire passer cette loi qui n’est rien d’autre que la banalisation des principales mesures contenues dans l’état d’urgence.

C’est vers un renforcement du pouvoir exécutif que tendent ces nouvelles mesures législatives et donc vers une diminution des pouvoirs du juge judiciaire, principal garant des libertés individuelles dans le système juridique français. Au total, plusieurs mesures administratives ont été retenues : les perquisitions, rebaptisées « visites domiciliaires » au cours desquelles pourront être organisées des saisies avec autorisation du juge judiciaire, l’assignation à résidence (désormais « obligation de résider dans un périmètre déterminé ») et des prérogatives élargies pour les préfets concernant la création de « zone de protection » par les préfets (à l’intérieur desquelles les forces de l’ordre disposent de pouvoirs élargis) ainsi que la fermeture des lieux de culte.

Que devient l’exception quand l’exception devient la règle ?

Pour Paul Cassia, professeur en droit public cette loi est « la plus attentatoire aux libertés individuelles de l’histoire de la Vème République, hors période où l’article 16 de la Constitution a été appliqué par Charles de Gaulle ». Une analyse partagée par une très vaste majorité des membres de la communauté juridique française et les associations de défense des droits de l’Homme ainsi que le Défenseur des droits d’autant que la France possède déjà l’arsenal juridique le plus complet en Europe en matière de lutte contre le terrorisme.

C’est une vision à long terme qu’il faudra adopter si l’on veut penser la lutte anti-terroriste en dehors du carcan de l’appareil répressif. Pour Edwy Plenel, rédacteur en chef du site Mediapart :

« De grandes sagesses philosophiques nous ont pourtant enseigné, notamment après les catastrophes européennes du siècle passé, que le meilleur chemin vers le prochain, c’est le souci du lointain. Que le souci de l’autre mène à soi-même. Si je ne suis pas au rendez-vous des libertés des autres, je ne serai pas au rendez-vous des miennes. Si je laisse mettre en cause des droits fondamentaux, au prétexte de prévenir une menace qui me serait étrangère, je découvrirai, un jour ou l’autre, que j’ai ainsi renoncé à mes propres droits ».

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Publié par le 2 novembre 2017 dans général, Politique, société

 

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Des bombardiers nucléaires russes et US dépêchés vers la Corée du Nord

Des bombardiers nucléaires russes et US dépêchés vers la Corée du Nord

La Russie et les États-Unis ont dépêché leurs bombardiers porteurs d’armes nucléaires aux frontières de la Corée du Nord sur fond de tensions provoquées par l’échange de menaces d’une attaque nucléaire entre Washington et Pyongyang, d’après le journal The Sun.

Un bombardier furtif américain Northrop B-2 Spirit capable de porter jusqu’à 31500 kg de bombes dont des armes nucléaires, a décollé le weekend dernier de la base aérienne de Whiteman, dans le Missouri, pour une mission de longue durée dans la région Asie-Pacifique, a annoncé le journal britannique The Sun.

La Russie a elle-aussi envoyé des bombardiers stratégiques dans cette région, dans le cadre d’exercices de routine organisés le 30 octobre, d’après le ministère russe de la Défense.

 

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Des chasseurs F-18 américains et des F-15F-4 et F-2A japonais ont escorté deux bombardiers lourds russes Tupolev Tu-95MS sur certains secteurs de leur vol alors qu’ils survolaient les eaux internationales de la mer du Japon et de la partie occidentale du Pacifique.

Selon The Sun, la menace d’une guerre nucléaire impliquant la Corée du Nord ne cesse de s’accroître, si des bombardiers stratégiques de deux grandes puissances comme la Russie et les États-Unis s’approchent presque simultanément des frontières nord-coréennes.

Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a déclaré samedi à Séoul que les États-Unis n’accepteraient jamais la Corée du Nord comme une puissance nucléaire. Il a accusé le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un de développer des programmes balistique et nucléaire «illégaux et inutiles».

Le chef du Pentagone a promis de riposter massivement à l’emploi d’armes nucléaires par Pyongyang qui n’arrête pas de proférer des menaces.

Selon The Sun, cette nouvelle s’est répandue peu avant les informations sur l’effondrement début septembre d’un tunnel sur le polygone nord-coréen d’essais nucléaires souterrains. Les médias ont précisé que l’effondrement, qui aurait fait 200 morts, se serait produit quelques jours après le sixième depuis 2006, et dernier en date, test nucléaire effectué par Pyongyang le 3 septembre. Les informations sur ce drame ont provoqué des craintes sur le danger d’une fuite radioactive sur le polygone.

La Corée du Nord affirme avoir besoin d’armes nucléaires pour contrecarrer les tentatives des États-Unis d’étouffer son économie et de renverser le pouvoir en place.

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a, pour sa part, qualifié la Corée du Nord de «menace globale». Pendant son séjour au Japon, «devenu une cible de provocations de Pyongyang», M.Stoltenberg a dit soutenir le durcissement des sanctions contre la Corée du Nord. Le secrétaire général de l’Otan se trouve actuellement à Tokyo où il doit rencontrer le Premier ministre Shinzo Abe, le ministre nippon de la Défense Itsunori Onodera et d’autres responsables du pays, a noté The Sun.

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Draghi lâchera-t-il l’Italie ?

La BCE a annoncé réduire ses rachats obligataires. En cas de remontée des taux, les maillons faibles de la Zone euro sont l’Italie et la France.

Mario Draghi, président de la BCE, a donc annoncé la semaine dernière qu’il allait réduire ses achats d’obligations initiés en mars 2015 de 60 Mds€ par mois à 30 Mds€ par mois.

Ces opérations monétaires aux appellations jargonneuses peuvent nous sembler toujours très ésotériques. Pourtant, elles ont une influence très concrète sur notre vie quotidienne.

La première est que l’épargne dite sûre est mal rémunérée. Les taux d’intérêt ne reflètent plus la réalité du stock d’épargne de vrai argent, celui qui a été gagné grâce à des activités rentables. En rachetant des obligations, la BCE fait croire à une demande qui n’existe pas en réalité (sur le marché obligataire, la demande fait monter les prix et donc baisser les taux).

La seconde est l’augmentation continue des impôts. En effet, la BCE rachète des obligations d’Etat de gouvernements qui financent par émission de dette leurs trains de vie, leurs dépenses de redistribution… Avec les taux bas, les gouvernements n’ont aucune incitation à dépenser moins. Ils empruntent beaucoup mais taxent aussi beaucoup pour faire croire que le train de vie national est raisonnable et supportable (par les « riches »). En France, les dépenses de l’Etat s’élèveront en 2018 à 425 Mds€. Les impôts sont attendus à 289 Mds€. C’est la fuite vers le toujours plus de prestations, de déficits et d’impôts.

Les différents textes européens qui régissent les opérations monétaires de la BCE prévoient que les achats suivent plus ou moins les poids économiques des pays. Si la BCE achète une cuillère à café de titres italiens, elle doit acheter une cuillère à soupe de titres français et une soupière de titres allemands.

Voici ce que la BCE détient aujourd’hui

 

 

 

 

Cela, ce sont les principes. Récemment, la BCE a favorisé la France et l’Italie pour des « raisons techniques », selon Les Echos (1).

L’Allemagne n’émet plus de nouvelles dettes, son budget est équilibré. Si les taux d’intérêt montent, les finances publiques allemandes le supportent. Pour les pays à gros déficit public que sont l’Italie et la France, si les taux d’intérêt montent, c’est la catastrophe.

L’Italie a un stock de dettes encore plus gros que la France (132,6% du PIB contre 96% du PIB pour la France).

Le maillon faible de l’Italie

Dans le cas de l’Italie, une étude de l’économiste Martin Schultz de Citgroup montre que les gros vendeurs de dette italienne à la BCE ont été les étrangers, les ménages italiens et les investisseurs particuliers. Les banques italiennes ont conservé leurs positions stables.

« La question est qui parmi ces vendeurs pourrait repasser acheteur si la BCE réduit son exposition et qu’est-ce que cela impliquera pour les rendements en Italie ? », s’interroge Martin Schultz.

Rendement de l’emprunt à 10 ans du gouvernement italien

Les opérations monétaires ont fait baisser le rendement de 2,4% à 1,1%. Ils sont ensuite remontés avec la première réduction de rachats de 80 Mds€ à 60 Mds€.

Rappelons une implacable arithmétique. Pour que la dette de l’Italie ne grossisse pas, il faudrait que sa croissance soit supérieure à 2,72%, en supposant que les taux d’intérêt restent à 2%. S’ils passaient à 3%, il faudrait que la croissance de l’Italie atteigne 3,96%. Des chiffres jamais vus depuis 17 ans.

L’Italie a des élections en 2018. Les partis eurosceptiques montent dans les sondages. Il est improbable que les acheteurs étrangers se bousculent pour acheter la dette italienne.

Derrière l’Italie, le contexte électoral mis à part, la France n’est pas dans une situation très différente.

Mario Draghi s’est laissé toutes latitudes dans son discours de la semaine dernière, indiquant que les durées de ses programmes de rachat pourraient rallongées, les montants être revus, etc…

Les opérations monétaires sont inutiles et nuisibles

La mascarade va encore durer. Les opérations de rachats obligataires ou quantitative easing n’ont rien à voir avec le bien-être économique. Elles ont pour but de prolonger un système politique et monétaire qui consiste à distribuer de l’argent qu’on n’a pas en appelant « monnaie » de la dette garantie par des contribuables peu avertis des subtilités dudit système.

Ces manoeuvres sont nuisibles à l’économie et à notre vie quotidienne car elles favorisent les mauvais investissements (ceux qui sont sans aucun retour possible) et sapent la véritable épargne. Ces manoeuvres sont aussi politiquement nuisibles car elles maintiennent l’illusion selon laquelle « l’argent des autres » est disponible en quantité infinie pour une durée illimitée.

Un économiste de la Fed de Saint Louis, Stephen D . Williamson, indiquait en septembre 2017 :

« Concernant le QE, il y a de bonnes raisons d’être sceptique que cela fonctionne comme cela nous a été vendu, et certains économistes ont bien établi que le QE était en réalité nuisible ». (2)

Depuis la nuit des temps, il n’y a jamais d’expérience de fausse monnaie ou d’argent gratuit qui ait bien tournée. Nul besoin d’avoir un doctorat d’économie pour le savoir ou d’empiler des donner indigestes.

Cette fois ne sera pas différente.

(1) https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030658855623-la-bce-depasse-ses-quotas-de-dette-francaise-2119524.php

(2) https://www.cnbc.com/2017/09/19/fed-economist-no-evidence-qe-works-as-balance-sheet-unwind-starts.html?view=story&%24DEVICE%24=native-android-mobile

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Publié par le 2 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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La BCE est complètement dans le brouillard

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La Banque Centrale Européenne a inauguré sa « politique non conventionnelle » en mars 2015. Il faut commencer par se méfier des termes un peu obscurs et qui fleurent bon la langue de bois. Quand un automobiliste franchit une ligne blanche, il n’affirme pas au policier qui l’arrête qu’il a adopté une « conduite non conventionnelle », il est bien conscient qu’il s’agit d’une faute et il l’admet ou, de bonne ou de mauvaise foi, la conteste.

Quand une banque centrale se met à acheter à grande échelle des obligations d’État et de grandes entreprises, elle franchit allègrement la ligne blanche. Ce type d’intervention s’est toujours mal terminé, l’histoire économique en témoigne. Il n’y avait même pas l’excuse de devoir faire face à une crise financière de type 2008, non, la BCE voulait seulement relancer l’activité économique et atteindre 2% d’inflation. On a envie de lui dire « de quoi je me mêle ! », la croissance relève de l’économie réelle, et une banque centrale est là pour garantir la valeur de la monnaie et lutter contre l’inflation, point. Mais la BCE est indépendante, elle fait ce qu’elle veut, y compris poursuivre des lubies.

Au rythme de 80 milliards d’euros par mois à partir de mars 2015, 60 après décembre 2016, puis 30 à partir de janvier prochain, c’est déjà plus de 2.000 milliards d’euros d’obligations qui sont entrés dans le bilan de la BCE, avec de l’argent qu’elle a créé par un pur jeu d’écriture (la « planche à billets », un terme garanti sans langue de bois). Pour quel résultat ? Aucun, ni sur la croissance ni sur l’inflation. Et ce déluge de liquidités (QE, quantitative easing ou assouplissement quantitatif en langage « banque centrale ») était et est toujours couplé avec des taux d’intérêt ramenés à zéro, et parfois même en territoire négatif, sensés soutenir la consommation et l’investissement. Dans une étude qu’elle a elle-même réalisée, la BCE conclut que son QE a apporté un gain de croissance de 0,18% au premier trimestre 2015, qui s’est progressivement dissipé en 2016. Un chiffre tout simplement ridicule. Ça ne marche pas alors continuons, voici sa politique, vraiment « non conventionnelle » pour le coup.

Autant par peur de se déjuger que par peur de provoquer un krach en remontant les taux d’intérêt, la BCE a donc décidé de continuer sa planche à billets sans se fixer de limite dans le temps : « Une large majorité du Conseil s’est prononcée pour qu’il n’y ait pas de date [de fin de programme] et que les choses restent ouvertes » a déclaré son président Mario Draghi lors de sa conférence de presse le 27 octobre.

Prise à son propre piège, la BCE ne croit plus à une vigoureuse et durable reprise économique, un événement salvateur qui lui permettrait, ainsi qu’aux États surendettés, de retomber sur ses pieds, non, on a plutôt l’impression qu’elle attend un krach, une chute des marchés ou une crise bancaire, qui rebattrait les cartes et lui donnerait l’opportunité d’agir tout azimut et de sortir de sa léthargie. On a envie de la rassurer : « oui, avec votre politique stupide, on y court tout droit ! »

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Publié par le 2 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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