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Archives du 15 octobre 2017

Iran : retour à l’absurde, en pire

Iran : retour à l’absurde, en pire
Trump a donc frappé à peu près comme il était annoncé qu’il ferait. Tout au plus a-t-il renoncé à faire sortir directement les USA du traité nucléaire JCPOA avec l’Iran. Il n’empêche

1) que les USA se réservent le droit de quitter ce traité à n’importe quel moment, puisqu’ils se jugent évidemment en droit de le faire directement et sans autre considération, – eux qui s’arrogent absolument tous les droits et même au-delà c’est bien connu ;

et 2) que le Congrès dispose de 60 jours pour examiner le traité qui jusqu’ici était du domaine exclusif de l’exécutif, qu’il peut s’il le juge critiquable décider un rétablissement des sanctions qu’il avait accepté d’abandonner en 2015, ce qui signifierait de facto un retrait du traité par violation délibérée d’une de ses clauses. Nous parions beaucoup là-dessus, eu égard à la puissance de la stupidité et de l’inculture qui nourrissent le jugement des “élites” sur la question iranienne : que le Congrès fasse son devoir de machine irresponsable et corrompue et liquide en bonne et due forme le JCPOA, dans tous les cas du point de vue US.

(On peut consulter des textes qui à la fois analysent les fondements de la position de stupidité extrême et d’hypocrisie à mesure de la politique US, les arguments sans la moindre valeur de la décision prise, l’inculture qui préside à la démarche, etc. On citera  celui de Paul R. Pillar sur ConsortiumNews le 13 octobre, celui de Adam Garrie sur TheConan.com le 13 octobre, celui de Publius Tacitus sur SicSemperTyrannis le 13 octobre.)

La réactivation de la crise iranienne est désormais en assez bonne voie, avec les possibles ou très-possibles conséquences catastrophiques qu’on peut deviner, et même espérer si l’on est partisan d’une politique de type “il faut crever l’abcès”. Cette réactivation, en ressuscitant des conditions de tension à l’intérieur de l’appareil politico-militaire US comme il y en eut en 2005-2008, serait en effet une occasion de conduire les USA, avec leur allégeance à la politiqueSystèmeau terme de la folie barbare caractérisant cette politique.

En effet, la barbarie domine absolument la politique générale des USA qui ne répond à aucune raison, qui ne s’intéresse à aucune logique, qui ne s’embarrasse d’aucune morale politique, en aucune façon. De ce point de vue, Trump, qui a perdu en route tous les attraits du candidat à la rhétorique non interventionniste qu’il fut il y a un an, est le barbare accompli. Ce qu’il importe de noter est qu’il ne l’est pas du tout pour les raisons qu’avancent avec une vertueuse fureur Hollywood-Weinstein et les progressistes-sociétaux du monde entier qui suivent les mêmes emportements. Il l’est pour des raisons qui rejoignent les tendances d’entropisation que recèle la politiqueSystème suivie depuis l’attaque du 11 septembre 2001. La décision de Trump retrouve en effet parfaitement le simplisme et l’unilatéralisme expansionniste et incohérent de la politiqueSystème suivie à ciel ouvert et sans aucune dissimulation par GW Bush dès 9/11.

Les deux seules lignes claires de la “politique étrangère” de l’administration Trump sont donc deux vitupérations bellicistes et menaçantes, effectivement interprétées comme deux flèches qu’on ne cesse de menacer de tirer : la Corée du Nord et l’Iran. Des deux pourtant, l’Iran doit être distingué comme la plus fondamentale et la plus générique dans ce qui forme la “pensée politique” de Trump, et d’autre part la plus “attirante” pour les esprits belliqueux de “D.C.-la-folle”.

Pour ce qui concerne l’Iran en effet, il est évident que pèse de tout son poids dans l’esprit surchauffé du président une influence importante de milieux divers, notamment représentée par le Général Michael Flynn, le conseiller de sécurité nationale le plus proche de Trump depuis fin 2015 jusqu’à sa démission forcée du 13 février dernier. Flynn avait des opinions contrastées, et curieusement contrastées si l’on prend comme référence la possibilité d’une politique extérieurz antiSystème (qui reviendrait à une politique anti-politiqueSystème) : arrangement avec les Russes en Syrie et en Europe, coopération avec la Russie, mais hostilité fondamentale à l’Iran.

Cette interrogation à propos de la cohabitation de politiques si antagonistes si l’on a à l’esprit les liens entre la Russie et l’Iran et les politiques de coopération entre les deux, a été abordée à plusieurs reprises, sans jamais qu’on puisse en dégager une explication satisfaisante sinon l’absence de connaissance et de culture des acteurs américanistes, en plus d’une psychologie exacerbée qui leur est commune. Par exemple, nous observions le 7 février 2017, alors que Flynn était encore directeur du NSC et conseiller pour la sécurité nationale du nouveau président :

« L’on sait que le Général Flynn a mis officiellement l’Iran “en garde” à la suite d’événements largement controversés dans le chef de l’interprétation qu’en donne l’administration Trump. Le président Trump lui-même semble estimer que l’Iran est “la mère de tous les terrorismes”, ce qui est une absurdité grossière lorsqu’on sait le rôle que tiennent les amis saoudiens, qataris, et la CIA elle-même, – cette CIA qui veut la peau de Trump, aux dernières nouvelles. L’hostilité de Trump à l’encontre de l’Iran constitue par ailleurs un problème de plus en plus sérieux à mesure que monte la tension, dans la mesure où la Russie annonce qu’elle soutient fermement l’Iran, notamment dans cette crise comme cela vient d’être dit par Lavrov et par le porte-parole de Poutine, mais aussi comme acteur important sinon essentiel, avec la Syrie, du verrouillage de la stabilité dans la région lorsque les entités terroristes seront suffisamment réduites pour permettre le départ de l’essentiel des forces russes, – et, suppose-t-on, puisque c’est le vœu du désengagement fait par Trump, des forces US et “alliés” également. »

Bloqué complètement du côté russe par les folies du Russiagate qui se poursuit à bonne vitesse de croisière, Trump a gardé de Flynn cette politique iranienne catastrophique qui rencontre le soutien israélien, celui du lobby juif AIPAC et des relais d’influence de l’Arabie Saoudite, de nombreux neocons tels que John Bolton, d’un Congrès figé dans sa tendance néoconservatrice, même de la presseSystème qui s’abstiendra pour cette fois de l’injurier.

Comme on l’a vu hier, des deux options considérées (Corée du Nord et Iran), l’Iran est la “meilleure” ouverture vers une possibilité de conflit qui pourrait amener des remous tels que l’on apprécierait comme possible un bouleversement de la direction et du régime politique lui-même, – à Washington D.C. et non à Téhéran… C’est l’option de l’effondrement, dite de “la fin de l’Empire”, où le risque nucléaire est très fortement amoindri parce que l’Iran n’a pas de nucléaire.

« Un deuxième axe est développé notamment par Mike Krieger, sur son site LibertyKrieger le 10 octobre 2017, repris par ZeroHedge.com à nouveau. Cette fois, l’hypothèse porte sur une attaque contre l’Iran, qui est souvent un des autres grands ‘projets’ prêtés à Trump. Krieger juge qu’une guerre contre l’Iran est la plus grande probabilité d’une présidence Trump qu’il voit toute entière définie par le bellicisme le plus stupide, contrairement à toutes les promesses du candidat-Trump. Krieger ne s’en désole d’ailleurs pas outre-mesure, parce qu’il juge qu’une telle décision serait une catastrophe qui aurait toutes les chances de faire tomber le régime (aux USA), rejoignant en cela une opinion exprimée depuis quelques années, notamment par le néo-sécessionniste du Vermont Naylor, en avril 2010 (“‘There are three or four possible scenarios that will bring down the empire’ Naylor said. ‘One possibility is a war with Iran.’”). »

Trump est donc en marche pour ressusciter la politiqueSystème de GW Bush, selon les mêmes ambitions géopolitiques implicites. Cette politique était hautement critiquable sinon stupide dans les années 2000 (surtout avec le paroxysme de 2005-2008) ; aujourd’hui, elle est tout simplement absurde et sans la moindre cohérence. Ses partisans raisonnent pour la plupart en se référant à des conditions affirmées dans les années 2000, et encore, à l’époque déjà largement grossies et très fortement illusoires pour ce qui est de la puissance américaniste. Aujourd’hui, la situation a très largement empiré pour les USA, sinon complètement basculé, et l’aventure militaire iranienne est beaucoup plus risquée qu’elle ne l’était il y a dix ans.

Ce constat vaut pour les capacités iraniennes, mais encore plus pour le statut de la Russie, l’élargissement de ses responsabilités internationales, et bien entendu ses capacités militaires. Il vaut également pour les relations des USA avec ses divers alliés et vassaux, aussi bien au Moyen-Orient qu’en Europe. (Particulièrement avec l’Allemagne, dont l’attitude vis-à-vis des USA et de Trump dans ce dossier est extrêmement critique.) On voit dans ces changements très importants par rapport à la possibilité d’affrontement opérationnelle qui est envisagée, un argument puissant pour nourrir l’hypothèse d’une crise interne, au sein du bloc-BAO ou/et à Washington D.C. Même, avant qu’une telle aventure soit sérieusement entamée.

Mais le principal changement, peut-être, c’est l’épuisement psychologique et spirituel qui s’est accumulé depuis une décennie. Il exerce une terrible pression et pousse aussi bien à l’espérance qu’à la réalisation d’un choc qui serait le déclencheur de la chute(celle de “l’Empire”). Ce changement-là, cette pression-là, nul ne peut les mesurer ni les tenir comme arguments rationnels et contrôlables. C’est pourquoi, sans nécessité de les mesurer, on les tiendra comme essentiels.

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Publié par le 15 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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Comment le cancer est principalement causé par l’ingestion d’aliments acidifiants

aliments-acidifiants

La principale cause du cancer est par la nourriture que nous mangeons. Il y a quelque temps, nous avions une alimentation principalement alcalinisante, mais cela a changé et l’incidence des cancers également. Les médecins conventionnels ne vous informent pas sur les bons aliments à manger pour rester sans cancer et quoi manger pour pousser le corps à l’éliminer naturellement.

Les aliments que nous mangeons aujourd’hui contiennent à la fois des éléments acidifiants et alcalinisants. Un régime alimentaire constitué principalement d’aliments acidifiants peut contribuer au cancer et c’est le régime le plus courant ici, dans la culture occidentale. L’alimentation occidentale d’aujourd’hui est principalement acidifiante. Si vous vous battez avec le cancer vous devez équilibrer le niveau de pH de l’organisme parce que le cancer va prospérer dans un environnement acide alors qu’un environnement alcalin va éliminer le cancer.

Nous voyons plus de personnes que jamais auparavant atteintes du cancer aujourd’hui et c’est parce que le régime occidental typique contient beaucoup trop aliments acidifiants tels que les produits d’origine animale qui incluent les produits laitiers.

Les aliments que nous avions l’habitude de manger comme les fruits et légumes fraîchement cultivés étaient bien meilleurs pour nous, donc la meilleure solution est de faire quelques changements alimentaires. Le rapport acido-basique est mesuré sur l’échelle de pH qui varie de 0 à 14 avec 7 étant neutre. La partie inférieure de l’échelle qui va de 0 à 7 est acide et tout ce qui est entre 7 et 14 est alcalin.

La meilleure façon de savoir quels aliments sont soit alcalinisants soit acidifiants est de consulter cette liste et rechercher quels aliments sont alcalinisants ou acidifiants plus que d’autres. Alors qu’un diagnostic de cancer peut avoir d’autres facteurs contributifs, la nourriture que nous mangeons aujourd’hui est la principale cause.

Il y a de nombreuses années avant que nous ayons des supermarchés nous avions une alimentation plus saine, maintenant, à cause des aliments transformés et de la popularité des fast-foods nos régimes ont changé. Un régime riche en aliments acidifiants est à l’origine de nombreux problèmes de santé aujourd’hui et le cancer est juste l’un d’eux. Par exemple beaucoup de nos aliments sont raffinés et la plupart de nos pains et autres aliments cuits au four sont fabriqués à partir de farine blanche raffinée.

Quelques autres exemples d’aliments acidifiants sont; les pâtes, le fromage, la crème glacée et le beurre, les confitures et les gelées, l’alcool et les boissons gazeuses. Tous les aliments acidifiants ne sont pas nécessaires mauvais, c’est juste que notre alimentation est déséquilibrée et si vous avez affaire avec un grave problème de santé, il est essentiel d’examiner attentivement ce que vous mangez.

Les aliments alcalinisants incluent pratiquement tous les fruits et les légumes fraîchement cultivées. L’idéal est de consommer 80% d’aliments alcalinisants pour 20% d’aliments acidifiants. Il est important de se rappeler que les changements que vous faites pour un régime alimentaire plus alcalinisant ont de nombreux avantages pour la santé, y compris éliminer le cancer naturellement.

Bien que le cancer a d’autres facteurs contributifs la cause la plus influente est ce que nous mangeons, parce que notre santé est directement liée à nos choix alimentaires. Notre alimentation a changé au cours des 40 à 70 dernières années et la plupart de ce que nous mangeons est maintenant disponible dans les supermarchés et les supermarchés ont une influence écrasante sur ce que nous achetons aujourd’hui.

Une grande partie de ce qui est disponible dans les supermarchés est traité et à cause de cela, cette nourriture est faible en valeur nutritive et c’est sans aucun doute la raison pour laquelle il y a tant de cancer aujourd’hui. Si vous avez affaire au cancer cela fait beaucoup de sens que le premier et le plus important changement que vous faites soit sur votre alimentation et que vous sélectionniez vos aliments dans une gamme plus alcalinisante. Assurez-vous également que ce soit frais et si possible que ce soit biologique. (source)

 
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Publié par le 15 octobre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Bio c’est bon mais c’est aussi contaminé par les pesticides, révèle une enquête !

France 3 révèle dans une enquête que les légumes bio contiennent parfois davantage de pesticides que les légumes ne portant pas ce label de qualité ! C’est ce que prouvent les tests effectués sur huit marques différentes de carottes, quatre labellisées « biologiques » et quatre ne l’étant pas.

Fraude délibérée ou pollution des sols et des eaux ?

Les résultats de l’analyse indiquent l’absence de pesticides dans les carottes Carrefour et Leader Price, des taux « inférieurs aux limites maximales autorisées » dans celle venant de Lidl et du primeur du quartier. Plus étonnant, les tests menés sur les carottes Bio c’Bon montrent que ces dernières contiennent « des résidus de trois produits phytosanitaires (…) totalement interdits dans l’agriculture biologique ».

L’entreprise dément et se justifie en mettant en cause « l’évolution de l’écosystème », comprendre ici une contamination préalable des sols ou des nappes phréatiques, ce qui est loin d’être impossible ! Des statistiques établies en 2016 estiment que pour l’année 2012, sur les 191 secteurs hydrographiques étudiés, 1 seul ne présente pas de traces de pesticides dans ses eaux, et 54 d’entre eux présentent des taux supérieurs à 0,5 microgrammes/L. On retrouve les taux les plus hauts dans les zones de grande culture : le Bassin parisien et le Nord principalement. Les eaux souterraines sont moins affectées que les eaux de surface : sur 197 entités hydrographiques, 40 ne présentent aucune trace de pesticide ; mais la situation est parfois alarmante, en Beauce par exemple. Avec plusieurs milliers de sites pollués, les sols ne sont pas plus épargnés que les eaux…

Selon un article du Monde, les pratiques agricoles seraient responsables de 63% des cas de non-conformité des eaux aux normes. De son côté, l’UFC Que Choisir déplore la passivité des autorités dans le domaine des pollutions agricoles, et les dépenses abyssales consacrées à la dépollution, ce qui revient à traiter les symptômes et non pas leur origine. Selon le commissariat général au développement durable, le traitement pour dépolluer l’eau représenterait en moyenne nationale 7 à 12% du montant d’une facture d’eau !

La fraude n’est donc pas constatable après cette étude, mais elle est l’occasion de faire un point sur la fiabilité de la certification bio. Inutile donc de monter immédiatement aux créneaux et de crucifier le bio sans réfléchir.

On ne sait plus à quel label se vouer

L’attractivité d’un marché bio en plein essor a provoqué la multiplication ces dernières années des labels bio en tous genres : AB, Cosmébio Bio, Nature et Progrès, Demeter, certification biologique européenne et j’en passe. Toujours est-il que ces labels ne répondent pas tous aux mêmes normes et par conséquent ne se valent pas tous.

Un descriptif des garanties qu’offrent les principaux labels est rendu disponible par 60 millions de consommateurs. Des subtilités sont à noter. Prenons pour exemple le label AB, créé en 1985, qui bénéficie d’une plus grande popularité et d’une réputation d’exigence. Il faut savoir que ses normes sont maintenant alignées sur celles du label européen (depuis 2010), plus laxiste, autorisant par exemple sur la même exploitation une mixité de la production (bio et non bio).

Devant cette industrialisation du bio, certains réagissent en créant des labels bio privés plus exigeants comme Demeter, Nature et Progrès ou Bio Cohérence. Le Mondepropose un comparateur très ludique de ces divers labels et explique concernant les trois cités précédemment :

« Ces trois marques revendiquent une démarche plus globale, qui ne réduirait pas le bio à une liste de critères techniques et sanitaires, mais engloberait des exigences environnementales (comme la biodiversité), sociales (comme le droit du travail), économiques (comme l’autonomie de l’exploitation) ou encore éthiques (comme le bien-être animal). C’est un bio plus entier qu’elles proposent, plus confidentiel aussi, qui entend surclasser le minimum réglementaire valable d’un bout à l’autre de l’UE. »

Devant les protestations que suscitaient les promesses de laxisme de l’UE sur le bio, les réactions des agriculteurs et des divers sympathisants et militants de cette cause ont amené au statu quo sur la question de la politique agricole biologique européenne. (source)

 
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Publié par le 15 octobre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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L’ouragan Ophelia passe en catégorie 3, du jamais vu en Europe

Ophelia : un ouragan majeur si près des côtes européennes, du jamais vu
Un ouragan de catégorie 3 aussi près des côtes européennes, du jmais vu depuis au moins 1939, début des observations climatologiques. NASA

L’ouragan Ophelia, qui serait selon les experts le plus important jamais enregistré aussi à l’est au-dessus de l’océan Atlantique, se dirigeait dimanche vers l’Irlande et le Royaume-Uni en provoquant des conditions maritimes «dangereuses», selon le Centre américain des ouragans.

Ophelia est le 6e ouragan majeur de la saison. Il est surtout l’ouragan de catégorie 3 le plus au nord-est jamais observé depuis le début des observations climatologiques.

Samedi soir, avant d’atteindre l’archipel portugais des Açores, l’ouragan Ophelia a atteint la catégorie 3, montant d’un cran sur une échelle de 5. Il devient ainsi le sixième ouragan majeur de la saison dans l’Atlantique Nord, après Harvey (catégorie 4), Jose (4), Lee (3), et les dévastateurs Irma et Maria (tous les deux de catégorie 5).

Avec six ouragans majeurs dans l’Atlantique nord, l’année 2017 était déjà exceptionnelle, puisque le nombre moyen de cyclones dans l’Atlantique nord par saison (du 1er juin au 30 novembre) est 12,1 tempêtes tropicales et 6,4 ouragans, dont 2,7 ouragans majeurs (classés au moins 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson), selon un rapport publié par des chercheurs de l’université d’État du Colorado.

Ophelia, une exception

Mais Ophelia est d’autant plus remarquable qu’il est « surtout l’ouragan majeur le plus au nord-est jamais observé depuis le début des observations climatologiques« , souligne l’Observatoire français des tornades et des orages violents Keraunos.

Météo France le confirme. 185 km/h près du centre avec des rafales supérieures à 200 km/h : les vents d’Ophelia sont « les plus forts observés pour un cyclone situé aussi à l’est sur l’Atlantique et pour un mois d’octobre depuis Ivan en 1980 » (catégorie 2). Il faut dire que « cet ouragan a bénéficié de conditions favorables à son développement », précise l’organisme, « et notamment d’eaux plus chaudes que la normale, de plus de deux degrés dans cette partie de l’Atlantique. »

Avis de tempête sur l’Irlande

Toutefois, son centre devait passer à 150 km au sud de l’île de Santa Maria et il poursuit sa route vers le nord-est, en remontant dans le Golfe de Gascogne, sans toucher terre. Et lorsqu’il atteindra l’Irlande lundi, il sera redescendu au stade de tempête, selon Météo France.

Il n’empêche que ses vents pourront avoisiner les 130 à 150 km/h en Irlande et 90 à 120 km/h ailleurs au Royaume-Uni. Le passage d’Ophelia s’accompagnera « de très fortes pluies et des vagues de plus de 10 mètres », complète Keraunos, qui précise que sa transition ouragan/tempête, va notamment « avoir pour effet de creuser la dépression et d’étendre considérablement le rayon des vents violents« .

La France à l’écart

Malgré cela, « le territoire français restera à l’écart », selon Météo France.

« Les vents violents liés à Ophélia séviront bien au large de la pointe bretonne. On y attend lundi des rafales de l’ordre de 80 à 90 km/h ; et surtout une houle avec des creux de l’ordre de 6 à 7 m près de la pointe bretonne. Ce type de conditions n’est pas exceptionnel pour la région »

Voilà qui devrait tout de même réveiller le spectre de la violente tempête qui avait touché le pays il y a 30 ans, durant la nuit du 15 au 16 octobre 1987. Des vents d’une violence rare avaient alors soufflé sur l’Ouest, dévastant les ports, les villes, les campagnes, soulevant en mer des vagues de 12 à 14 mètres. En Bretagne et en Normandie, des rafales de 200 km/h avaient été mesurées localement.

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