RSS

Quelles conséquences si Kevin Warsh devient le prochain président de la FED ?

05 Oct
Kevin Warsh

Trump est sur le point de mettre un de ses hommes à la tete de la FED et si cela se produit, ce qui risque fort de se produire, on peut s’attendre à ce que le système qu’ont mis en place l’élite financière , qui ne peut survivre que par toujours plus de dette – provoque la liquidation de Trump et des US . Si ces derniers ne sont pas liquidés par d’autres moyens que par le marché. Z .  

Kevin Warsh serait en pole position pour reprendre le siège de président de la FED qui pourrait être vacant en février si Yellen ne rempile pas. Voici quelques éléments pour essayer de comprendre ce que sa nomination pourrait signifier pour les politiques monétaires de la FED. De l’article de Daniel Nevins, publié le 2 octobre 2017 sur realinvestmentadvice.com :

« Comme rapporté ce matin par le Wall Street Journal, le président Trump et le secrétaire du Trésor Mnuchin ont rencontré Kevin Wash le 1er octobre afin de discuter du poste qui pourrait se libérer en février à la FED.

Walsh a déjà une expérience en tant que banquier central vu qu’il fut membre du Comité de la FED entre février 2006 et mars 2011. 2 ans et demi après sa démission, il s’est érigé en tant que critique des politiques du Comité de la FED, notamment de celles auxquelles il a contribué. Il a ainsi publié un article d’opinion dans l’édition du 12 novembre 2013 du Wall Street Journal. Vu que cette date coïncidait avec l’ouverture de la chasse, nous avions suggéré que Warsh avait ouvert la saison de la chasse des banquiers centraux.

Mais, à l’époque, nous pensions également que son article devait être « traduit ». Il était rédigé de façon polie, avec des messages à décrypter entre les lignes, comme c’est souvent le cas lorsqu’un membre de l’establishment écrit. Il semblait faire montre de réserve. Nous avions proposé notre propre interprétation. Et vu les chances de voir Warsh devenir le prochain président de la FED, il est intéressant de nous replonger dans ses déclarations pour connaître sa pensée.

Warsh sur les QE

»L’achat d’actifs à long terme du Trésor afin d’obtenir des taux négatifs est un acte extraordinaire, un changement sans précédent de politique depuis l’accord de 1951 entre le Trésor et la FED.

La FED influence directement le prix des obligations américaines à long terme, l’actif le plus important de la planète, l’élément qui influence quasi toutes les décisions d’investissement. Plus tôt cette année, l’annonce que la FED pourrait légèrement baisser ses achats a entraîné des remous significatifs sur les marchés financiers. Cet épisode devrait pousser à l’humilité à tous les niveaux. »

Ce qu’il a voulu dire : la situation serait meilleure si les dieux des banques centrales, moi inclus, n’avaient pas été aussi arrogants de croire que nous comprenions les QE. Ce n’est pas le cas, et jamais nous n’aurions dû nous aventurer sur ce terrain.

Warsh sur la focalisation sur l’inflation

(…)

Ce qu’il a voulu dire : l’objectif d’inflation est stupide. Ce n’est pas le CPI qui nous tue, ce sont les cycles d’expansion et de récession du crédit. La meilleure façon de se sortir de ce pétrin et d’être plus flexible avec l’objectif d’inflation est de revenir aux bases, à savoir de  »fermer l’open-bar lorsque la fête bat toujours son plein ».

Warsh sur la sortie des mesures extraordinaires

»Les attributs dont la FED a le plus besoin pour mettre un terme à ces interventions extraordinaires, à savoir pour remonter les taux, sont le courage et la conviction. On a vertement critiqué la FED pour avoir fourni du sucre au marché. Imaginez ce qui arrivera lorsqu’on leur proposera un régime basé sur les épinards. »

Ce qu’il a vraiment voulu dire : les experts qui louent le courage des banquiers centraux sont à l’ouest. La vérité est que nous choisissons toujours la solution de facilité. Si les responsables actuels voulaient faire preuve de courage, ils penseraient à long terme au lieu de proposer des solutions à court terme.

La relation de la FED avec Washington

(…)

Ce qu’il a vraiment voulu dire : si la FED ne prend pas ses responsabilités, vous pouvez compter sur le Congrès pour poursuivre la destruction des finances de la nation, et le vol des générations futures.

À qui le QE profite, et ne profite pas

»La plupart des gens ne remettent pas en question les bonnes intentions de la FED, mais ses politiques ont des gagnants et des perdants, ce qui devrait être admis.

La FED achète des MBS, offrant un soutien direct à ceux qui possèdent déjà de l’immobilier au détriment des locataires et des candidats acquéreurs. La FED achète des obligations afin de faire baisser les taux, ce qui pousse les investisseurs vers les actifs les plus risqués et dope donc les marchés actions.

Les bénéficiaires immédiats sont les ménages des classes supérieures et les sociétés qui possèdent des actifs et ont l’appétit du risque tout en ayant accès au crédit bon marché. Les avantages pour les retraités et les travailleurs dont les obligations financières sont plutôt fixes sont bien plus atténués. L’amélioration par corollaire du marché du travail n’offre qu’un petit réconfort. »

Ce qu’il a vraiment voulu dire : mes anciens collègues ne reconnaissent toujours pas que leurs politiques tuent les classes moyennes au profit de la ploutocratie. Leur silence doit s’arrêter, tout comme leurs politiques. (…)

suite et fin

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 5 octobre 2017 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :