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Archives du 5 octobre 2017

Un top 20 des super-aliments santé

Diapositive 1 sur 20: <p>Ne loupez pas la saison de l’ail frais ! Plus doux que le sec, c’est un atout majeur pour profiter de ses vertus crues, qu'il perd en partie à la cuisson.</p><p><strong>Ses atouts</strong></p><p>C’est un <a href="http://www.femmeactuelle.fr/sante/alimentation-equilibree/vertus-sante-ail-32588">super-protecteur contre les microbes</a> et stimulant de l’immunité. Il est prisé dans toutes les médecines traditionnelles pour ses puissantes propriétés antibiotiques. En cas de petite forme, usez et abusez de l’ail écrasé dans les plats. Il favorise la circulation sanguine, c’est un hypotenseur cardio-vasculaire. Il contient l’ajoène, un puissant anticoagulant, empêchant la formation de caillots et l’agrégation plaquettaire.</p>

Merci à tous ceux qui me donnent des conseils sur ce point ça m’a pas mal aidé, et si il y a un domaine que j’ai appris à connaitre c’est bien les super aliments . En effet comme je vous l’ai déjà dit l’alimentation est primordiale pour éviter la maladie en général .

Et la maladie vient de plus en plus souvent de l’alimentation, c’est lié . Et pourtant je suis bien d’accord sur le fait qu’il est vraiment très difficile de changer sa façon de s’alimenter . J’ai moi même eu beaucoup de difficulté à la faire, c’est une remise en question totale, un gros travail à faire, et avant tout sur soi même  .

Du coté mise en pratique ce n’est vraiment pas facile , il faut savoir les cuisiner ces super aliments . Et des produits de bonnes qualité ne sont pas toujours disponibles . (par exemple il y a la saisonnalité, mieux vaut consommer des produits de saison)

Par contre le bénéfice que vous avez a bien vous alimenter est incommensurable . Vous évitez les problèmes ..

La liste qui suit est une liste qui n’est pas complète . Par exemple il existe des super aliments comme la spiruline ou encore l’aloé vera que je consomme et qui n’y figurent pas .

Si j’avais à faire un top 20 je n’aurais pas fait celui là . Mais c’est déjà un bon début …….. Z  

Et si on allait au marché pour faire le plein d’énergie et renforcer l’organisme. Antioxydants, vitamines, minéraux… ces 20 aliments sont de véritables bombes de nutriments essentiels à notre santé.

Ne vous y trompez pas, les mûres ou les tomates de décembre n’ont pas du tout les mêmes qualités – ni la même saveur – que celles du mois d’août, gorgées de soleil, les racines branchées… sur la pleine terre. Mais il n’y a pas que les végétaux qui ont une saisonnalité : les produits de la mer ont aussi une période de prédilection, où leurs qualités organoleptiques sont optimales. Au marché, privilégiez les producteurs locaux (ceux qui cultivent, pêchent…), évitez les intermédiaires et piochez (sans hésiter) dans le guide de nos 20 superaliments.

Suite et fin

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Publié par le 5 octobre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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L’ancienne directrice de la DARPA et cadre chez Google rejoint Facebook sur l’implant de la puce pour l’humanité

l'implant de la puce

On voit bien où veulent en venir nos élites : avoir leur main au dessus de chaque individu . Vers une surveillance et un contrôle généralisé toujours plus grand . Jusqu’à nous réduire en esclavage ! Z 

Avec les révélations récentes du lanceur d’alertes de la NSA Edward Snowden, ce n’est plus un secret que nous vivons sur une planète caractérisée par une surveillance de masse et pratiquement aucune confidentialité. Nous vivons dans un monde où nous sommes constamment bombardés de l’idée que nous sommes confrontés à des menaces, qu’un niveau élevé de sécurité nationale est nécessaire pour nous maintenir en sécurité. Pensez-y, les États-Unis pompent une grande majorité de leur argent dans le ministère de la Défense. Un état de peur, de guerre et de terreur est nécessaire pour que ces fonds circulent dans cette direction.

“Il est ironique que les États-Unis commencent une guerre dévastatrice, prétendument à la recherche d’armes de destruction massive lorsque les développements les plus inquiétants dans ce domaine se produisent dans votre arrière-cour. Il est ironique que les États-Unis combattront des guerres monstrueusement coûteuses qui allégueraient la démocratie à ces pays, alors que l’on ne peut plus prétendre qu’on appelle une démocratie quand il y a des milliards, et je veux dire, des milliers de milliards de dollars qui ont été consacrés à des projets auxquels le congrès et le commandant en chef ne connaissent rien » – Paul Hellyer, ancien ministre de la Défense du Canada (source)

Cela ne s’arrête pas là, rappelez-vous quand les cartes de crédit ont changé et qu’elles sont passées à la micro-puce ? Ce pourrait être vous dans quelques années alors que de multiples sociétés poussent à implanter des puces pour la race humaine. En fait, les implants chez les humains sont déjà sur le marché. Par exemple, une société américaine appelée Applied Digital Solutions (ADS) a développé une puce qui fait environ la taille d’un grain de riz et elle est déjà approuvée par la Food and Drug Administration des États-Unis pour la distribution et la mise en fonction. (1)

Voici une vidéo de l’ancienne directrice de la DARPA. Ancienne cadre de Google et maintenant employée de Facebook, Regina Dugan encourage l’idée d’implanter la puce chez les humains. Chez Facebook, son nouveau rôle sera de créer de nouveaux produits matériels pour relier le monde de manière optimale, quoi qu’il en soit.

Demandez-vous, que faire si cela devient une exigence d’authentification et d’identification ? Pour retirer de l’argent ou aller à l’épicerie ? Le feriez-vous ?

Ces micro-puces seraient implantées sous la peau et permettront de suivre les mouvements de l’utilisateur et de stocker des informations personnelles à leur sujet. Cela fait légèrement penser à l’état policier décrit par George Orwell dans “Big Brother” n’est-ce pas ?

Selon un rapport établi par une équipe d’universitaires, le Commissaire à l’information britannique Richard Thomas en 2006, au cours des deux prochaines années, croit que presque tout mouvement, achat et communication pourraient êtres surveillés par un réseau complexe de technologies de surveillance interconnectées (si ce n’est pas déjà le cas). (2)

Il ne s’agit pas de la sûreté des citoyens et de la sécurité nationale, mais il s’agit de contrôler la population humaine encore plus qu’elle ne l’est aujourd’hui. Nous vivons dans l’illusion de la liberté où notre potentiel en tant que race humaine pour créer quelque chose de mieux n’est pas recherché. Nous passons toute notre vie à travailler et à acquérir de petits morceaux de papier pour recueillir les nécessités dont nous avons besoin et ce faisant, nous devenons aveugles quant à ce qui se passe réellement sur notre planète.

L’argent ne devrait jamais s’avérer nécessaire, et nous avons le potentiel de créer un monde où les besoins de chacun sont prévus. De ce lieu de liberté, imaginez ce que nous pouvons faire. Nous avons le potentiel, et nous avons le pouvoir de le faire, nous devons simplement ouvrir nos yeux et réaliser que c’est possible. Ceux qui nous surveillent si étroitement ne veulent pas vraiment nous voir prospérer, et il semble qu’ils ne se soucient pas vraiment de nous.

Le pouvoir ne dépend pas d’eux, il se trouve avec nous. À tout moment, nous pouvons choisir de nous réveiller et de changer la façon dont nous faisons les choses ici sur la planète. Beaucoup de gens ne résonnent pas avec l’état de notre monde aujourd’hui et encore plus de gens commencent à se rendre compte que nous pouvons faire quelque chose à ce sujet.

Références :

(1) http://www.cbc.ca/news/canada/microchip-implants-in-humans-on-the-market-1.314623

(2) http://www.dailymail.co.uk/news/article-413345/Britons-microchipped-like-dogs-decade.html

Source : Collective-Evolution via ASR

 
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Publié par le 5 octobre 2017 dans général

 

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L’inventeur de l’Oculus Rift veut relier la réalité virtuelle au système nerveux !

relier la réalité virtuelle

Palmer Luckey, l’un des précurseurs de la réalité virtuelle, pense que l’avenir de cette technologie se trouve à l’intérieur du corps humain. Est-il réellement possible de connecter la réalité virtuelle au système nerveux ?

L’inventeur de l’Oculus Rift, le célèbre casque de réalité virtuelle lancé en 2012, a été cette année éjecté de Facebook trois ans après que le réseau social ait racheté son entreprise en 2014. Depuis, Palmer Luckey multiplie les interventions médiatiques. La dernière en date lui a permis d’évoquer sa nouvelle vision de l’avenir de la réalité virtuelle.

Le 21 septembre 2017, une interview de l’intéressé a été réalisée à Tokyo, au Japon. Baptisée AVRS HentaiVR Pool Party with Palmer, elle concernait en réalité le futur de la VR « pour adultes » comme on peut s’en douter avec son appellation et le fait que l’homme portait un ravissant bikini, mais une éventuelle prochaine innovation a aussi été mentionnée à cette occasion. Voici ce qu’a déclaré Palmer Luckey :

« C’est l’une des choses avec lesquelles je suis en train d’expérimenter, des implants pour la réalité virtuelle capable de stimuler le système nerveux pour procurer un sens du toucher et vous permettre de vous déplacer en réalité virtuelle sans vraiment bouger.

Mais même si vous faites ça, je pense que nous aurons toujours besoin de porter des casques de réalité virtuelle parce que le nerf optique, le lien entre les yeux et le cerveau, représente tellement d’informations, tant de bande passante que je ne pense pas que des implants puissent le faire mieux qu’un bon casque. »

Il y a quelques mois sur Twitter, l’intéressé n’a pas manqué de communiquer à propos du fait que trouver des médecins prêts à lui insérer des implants n’était pas facile :

Palmer Luckey est peut-être un génie, mais c’est également un personnage controversé qui avait été forcé de quitter Facebook après certaines révélations l’accusant d’avoir financé un groupe pro-Trump connu pour avoir trollé de manière sexiste la candidate Hillary Clinton sur les réseaux sociaux durant la campagne présidentielle.

L’intéressé semble attaché à la réalité virtuelle même s’il juge que l’industrie actuelle est trop compétitive et pas assez collaborative. Longtemps pressenti comme celui qui allait acquérir la division VR de Vive (HTC), Palmer Luckey a été doublé par Google, mais désire rester une personne importante dans la réalité virtuelle. Quoi qu’il en soit, nous n’avons sûrement pas fini d’entendre parler de lui !

Sources : SciencePost – Réalité Virtuelle – Zebulon

 
 

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Ces médicaments qui coûtent des milliards à l’assurance-maladie et menacent notre système de santé

Voici une enquête très intéressante – Quels sont les médicaments les plus coûteux pour l’assurance maladie ? Basta ! a compilé les données de l’année 2016 et établi un classement des traitements qui coûtent le plus cher au système de santé. Constat : les prix des anticancéreux et des médicaments contre l’hépatite C sont exorbitants. La faute à un système d’évaluation des médicaments et de fixation des prix peu transparent, faisant la part belle aux intérêts de l’industrie pharmaceutique. Sans volonté politique forte, l’égalité et la solidarité du système sont menacées. Demain, pourrons-nous encore tous être soignés ?

Les logiques économiques des laboratoires pharmaceutiques sont-elles compatibles avec une sécurité sociale chargée de s’occuper efficacement de la santé de tous ? C’est la question principale qui ressort de notre enquête sur les médicaments les plus onéreux, en 2016, pour la sécurité sociale. A partir des données accessibles sur les médicaments remboursés, nous avons plongé dans le fonctionnement de notre système de santé. On y découvre que les médicaments contre le cancer sont si onéreux qu’ils menacent le principe de solidarité placé au cœur de notre assurance maladie. Mais aussi que les médicaments champions de la prescription par les médecins ont une efficacité parfois contestée. Ou encore, que le système de fixation des prix est opaque, et victime lui-aussi des liens d’intérêts entre experts et entreprises pharmaceutiques…

C’est à partir des trois plus importantes bases de données disponibles que nous avons travaillé : les chiffres qui concernent les médicaments vendus par les pharmacies dites de ville ; ceux des médicaments vendus par les hôpitaux, dits rétrocédés ; et ceux relatifs aux molécules onéreuses en médecine-chirurgie-obstétrique (MCO), utilisées dans les hôpitaux [1]. Au total, ces dépenses totalisent un coût de 24 milliards d’euros, soit au moins 88 % des dépenses de médicaments remboursés, en 2016. Mais c’est sur les 50 médicaments les plus onéreux que nous nous sommes concentrés, soit un total de plus de huit milliards d’euros.

En six questions, petit tour d’horizons de ces champions de la prescription, et des enjeux sanitaires et sociaux mis en lumière par ces chiffres.

1) Quels sont les médicaments les plus onéreux pour le système de santé ?

Le champion toutes catégories est un immunosuppresseur, le Humira, du laboratoire Abbvie. Son rôle : supprimer ou réduire les réactions immunologiques spécifiques de l’organisme. Humira est utilisé contre les maladies auto-immunes, comme la polyarthrite ou la maladie de Crohn. Son coût est estimé à 1300 euros par mois et par patient. Harvoni, du laboratoire Gilead, occupe la deuxième place du classement. Ce médicament contre l’hépatite C coûte environ 46 000 euros pour 12 semaines de traitement, soit un comprimé à 513 euros ! Sur la troisième marche du podium, on trouve l’Avastin du laboratoire Roche, un anticancéreux utilisé notamment contre les cancers du sein, des bronches, du rein, des ovaires. Son prix est de 932 euros le flacon de 16 ml.

A eux trois, ces médicaments ont coûté plus d’un milliard d’euros à l’assurance maladie en 2016. Ils font partie des grandes familles de médicaments très représentées dans ce top 50. Le cancer est ainsi la maladie la plus coûteuse (Avastin, Mabthera, Herceptin, Glivec, etc, pour un total de 2,282 milliards d’euros). Les maladies auto-immunes dont la polyarthrite (Humira, Remicade, Enbrel, Simponi pour un total de 1,066 milliards d’euros) arrivent en deuxième place des pathologies les plus coûteuses pour l’assurance maladie. « Trois autres traitements de cette pathologie sont en embuscade après la 50ème place », précise François Pesty, pharmacien et expert conseil indépendant [2]. Puis viennent le VIH, le diabète et l’hépatite C (Harvoni, Sovaldi, Daklinza).

Parmi ces champions, il faut distinguer au moins deux catégories. La première rassemble des médicaments dont chaque unité est très onéreuse, mais dont les patients ne sont pas très nombreux. Soliris (166 millions d’euros en 2016) coûte 600 000 euros à l’année, pour chaque patient atteint d’une hémoglobinurie paroxystique nocturne, une cause rare d’anémie. Il serait le médicament le plus cher au monde. Mais il n’y aurait, en France, pas plus de 500 personnes touchées par cette maladie. A une autre échelle, l’hépatite C (Harvoni, Sovaldi, Daklinza), concerne 200 000 personnes identifiées, alors que le cholestérol ou le diabète touchent des millions de personnes.

Ces pathologies forment la deuxième catégorie de médicaments : ils ont un coût unitaire modeste voire très faible, mais sont prescrits à un grand nombre de malades. C’est le cas par exemple du Doliprane (14ème dans notre classement ;1,36 euros/boite) ; mais aussi du Crestor (9ème ; environ 25 euros par mois au maximum), un médicament contre le cholestérol très vendus dans les pharmacies de ville, dont l’efficacité est critiquée.

2) Les médicaments les plus chers sont-ils plus efficaces ?

Il y a autant de situations que de médicaments cités dans le classement. Et une diversité de réponses pour chaque médicament. Un produit peut être jugé efficace par les autorités de santé ou le magazine indépendant Prescrire pour une pathologie précise. Mais en parallèle, ce même produit s’avérera inefficace voire dangereux face à d’autres pathologies, pour lesquelles il est pourtant prescrit et autorisé par les autorités de santé.

De manière générale, le fait qu’un médicament soit très prescrit et coûteux n’apporte pas de garantie sur son efficacité. Figurer dans ce classement n’est donc pas un gage de réussite. Si les anticancéreux sont parfois très efficaces, ou si les médicaments contre l’hépatite C sont censés éradiquer la maladie, d’autres médicaments sont particulièrement controversés. Le « nouveau antidiabétique oral » Victoza (24ème position) aurait [3] une faible efficacité et provoquerait de nombreux effets secondaires [4]. Cette famille de médicaments contre le diabète coûterait de 3 à 15 fois plus chère que certaines molécules plus anciennes mais jugées plus efficaces, par exemple la metformine.

Autre exemple intéressant : la famille des statines, censée lutter contre le cholestérol. Parmi elles, le Crestor, du laboratoire AstraZeneca, se trouve au 9ème rang de notre classement. Depuis quelques années, le Crestor figure parmi les médicaments les plus remboursés par la sécurité sociale, bien qu’étant quatre fois plus cher que les génériques disponibles sur le marché [5]. Les statines sont par ailleurs controversées. Certes, elles abaissent le taux de cholestérol sanguin, mais elles ne permettraient pas de réduire les accidents cardio-vasculaires. Leurs effets auraient été mal évalués dans des études partielles et par des experts aux nombreux liens d’intérêt avec les laboratoires [6]« 85% des prescriptions de Crestor sont réalisées aux dosages de 5 ou 10 mg, qui n’ont jamais fait l’objet d’étude clinique portant sur des critères de mortalité ! », ajoute François Pesty [7]. En cas d’arrêt des statines, il y aurait 9000 décès annuels en plus, estiment à l’inverse d’autres scientifiques [8]

« Dans les hypercholestérolémies pures et mixtes, Crestor n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu par rapport aux autres statines », déclarent les autorités de santé en 2003 [9]. Pour ce type de pathologie, ce médicament serait donc un « me too », « c’est à dire une quasi-copie inutile, commercialisée après la molécule originale » [10]. Malgré le débat qui entoure ces médicaments, ils sont toujours aussi prescrits, et toujours aussi coûteux ! D’après le magazine Cash Investigation, les statines seraient aujourd’hui prescrites à 7 millions de français, contre un million dans les années 1990. Depuis 2010, les statines peuvent être prises en prévention, c’est-à-dire avant même d’avoir un taux de cholestérol anormalement élevé. Est-ce un effet des stratégies marketing de ces laboratoires pour promouvoir leurs produits (voir ci-dessous) ?

3) Comment sont fixés les prix des médicaments ?

C’est le Comité économique pour les produits de santé (CEPS), un organisme de l’État, qui fixe le prix des médicaments en signant des conventions avec les laboratoires pharmaceutiques. Il rassemble principalement des hauts fonctionnaires nommés par Bercy, la Caisse nationale d’assurance maladie, la Sécurité sociale, les complémentaires de Santé. Le CEPS se base d’abord sur l’avis médical de la Haute autorité de santé (HAS). Cette dernière définit l’amélioration du service médical rendu du nouveau produit, c’est-à-dire ce qu’il apporte par rapport aux molécules existantes.

Si le service médical rendu est inexistant, le médicament ne peut être remboursé qu’à condition de démontrer une « économie dans le traitement médicamenteux ». Son prix doit donc être moins élevé que les molécules déjà existantes. « Dans les faits, une interprétation souple des textes conduit à ne pas toujours appliquer strictement cette règle, pourtant précise », pointe un rapport de la Cour des comptes en 2011. C’est le cas par exemple du Crestor (9ème de notre classement) qui, malgré une absence d’amélioration du service médical rendu, a obtenu un prix quatre fois supérieur à celui d’autres statines génériquées.

Après avoir regardé son efficacité, le CEPS évalue le marché visé par le nouveau médicament : va-t-il concerner de nombreux patients ? Dans ce cas, son prix pourra être relativement faible. Enfin, il compare les prix fixés dans les autres pays européens. Tout cela se fait, officiellement, sans la présence des laboratoires lors des délibérations de l’organisme (voir ci-dessous les vidéos du syndicat des laboratoires pharmaceutiques). La réalité est plus complexe. La Cour des comptes regrette, dans son rapport de 2011, que les critères de fixation des prix ne soient pas suffisamment clairs et transparents.

4) Comment le marché du médicament influence-t-il les prix ?

Le fonctionnement du marché du médicament influence fortement la fixation des prix de certains produits, notamment les nouvelles molécules contre le cancer, l’hépatite C ou les maladies rares. Aujourd’hui, la production d’un médicament n’est plus le fait d’un seul laboratoire, mais de start-up qui effectuent les recherches et déposent des brevets avant d’être rachetées par de grands laboratoires. C’est le cas par exemple du Sovaldi, qui a été développé par une start-up rachetée 11 milliards de dollars par le géant américain Gilead (lire notre article sur le sujet).

« Cette vente aux laboratoires ne correspond pas aux coûts de recherche et développement, analyse Olivier Maguet, le responsable de la campagne Le prix de la vie de Médecins du Monde. Certes, certains nouveaux médicaments coûtent plus cher à produire. Mais c’est la concurrence entre les laboratoires qui, selon la loi de l’offre et de la demande, fait augmenter les prix. » Il faut ensuite générer du cash pour rembourser ces innovations. Les acquisitions des brevets et des start-up n’arrêtent pas de croître : « Les prix se situent aujourd’hui entre 25 et 30 milliards d’euros pour l’achat d’une innovation », souligne Olivier Maguet. Contre 11 milliards de dollars pour le Sovaldi, en 2011.

Une fois obtenue la commercialisation d’un médicament, les entreprises pharmaceutiques peuvent dépenser des millions d’euros pour accompagner leur déploiement. Des médecins identifiés comme étant des leaders d’opinion sont rétribués par des laboratoires pour défendre publiquement ces produits. Entre 2012 et 2014, les firmes ont ainsi offert 244 millions d’euros de cadeaux, sous la forme d’hébergement, de transports, de repas, etc., d’après le collectif Regards citoyens [11].

Plus répandues, les études observationnelles constitue un autre moyen de faire connaître un médicament. Leur principe est de rémunérer les médecins pour chaque nouveau patient inclus dans une étude, à qui ils prescrivent le fameux traitement. Officiellement, elles servent à récolter des informations sur les traitements, afin de les améliorer. Dans la pratique, certains comparent ces études à de l’achat de prescription (voir notre enquête). Le Humira, le médicament qui a coûté le plus cher à la sécurité sociale en 2016, a ainsi fait l’objet d’études observationnelles en Allemagne. Entre 2009 et 2014, la firme qui le produit a dépensé plus de 7,5 millions d’euros auprès de 1688 médecins, pour toucher 11 566 patients [12]. Qu’en est-il en France ? Les données ne sont pas accessibles. Une chose est sure : ces coûts de marketing doivent ensuite être amortis par les laboratoires. Donc répercutés sur le prix des médicaments.

Dans le cas des nouveaux traitements contre le cancer, par exemple, les dépenses de marketing des laboratoires dépassent les dépenses de recherche et développement, affirment les cancérologues Dominique Maraninchi et Jean-Paul Vernant. « Les comptes de l’industrie pharmaceutique eux-mêmes confirment cette faible charge, où en moyenne 15 % du chiffre d’affaires de la branche est alloué à la recherche et développement, contre plus de 25 % pour les dépenses de marketing, et des marges bénéficiaires annoncées excédant 15 %. »

5) Comment les labos pharmaceutiques réussissent-ils à obtenir des prix très élevés ?

Officiellement, l’industrie pharmaceutique n’assiste pas aux délibérations du CEPS. Dans la pratique, certains membres de l’institution publique chargée de fixer le prix des médicaments ont des liens avec des laboratoires, d’après les déclarations d’intérêt publiées sur son site Internet [13]. Et encore, ces déclarations comporteraient plus de 40 % d’anomalies, d’après un rapport de la Cour des comptes, qui regrette que « l’absence quasi complète de transparence ne permet pas de vérifier si l’intérêt public prévaut dans tous les cas » [14]. Mais la pression ne vient pas forcément des laboratoires : dans le cas d’un produit présenté comme « innovant », la pression sociale exercée par les associations de malades, parfois financées par les entreprises pharmaceutiques, entraîne que le CEPS peut difficilement s’opposer aux exigences des laboratoires.

Autre stratégie utilisée par les laboratoires : celle des Autorisations temporaires d’utilisation (ATU). Leur principe est le suivant : un médicament peut être utilisé avant même d’avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) en bonne et due forme. Le traitement est censé apporter une avancée thérapeutique contre une maladie grave ou rare, par exemple le cancer ou le Sida, et il ne ne peut donc attendre une évaluation plus approfondie. Dans ce cas, au nom des importants progrès thérapeutiques envisagés, les laboratoires peuvent exiger des indemnités parfois très élevées [15]« Ces indemnités permettent ensuite de justifier des prix un tout petit moins élevés, une fois que la molécule est autorisée sur le marché », explique Olivier Maguet de Médecins du Monde. Les autorités ont alors l’impression d’avoir fait une bonne affaire… alors que les prix restent exorbitants ! Et un nombre important de ces ATU sont récusées plus tard, l’intérêt des nouvelles molécules ayant été surestimé.

Dans les faits, il n’y a donc pas toujours de corrélation entre des coûts de développement ou de production élevés, et le prix d’un médicament. De plus, si le caractère innovant d’un produit peut servir à faire augmenter son prix, l’inverse n’est pas vrai. Les nouveaux anticoagulants oraux comme le Xarelto (12ème position) ou l’Eliquis (37ème position) coûtent neuf fois plus chers que les antivitamines K, le traitement classique, sans qu’ils soient plus efficaces [16].

6) Avec quelles conséquences sur notre système de santé ?

D’un côté, le prix de certains médicaments s’envole, notamment celui des anticancéreux. De l’autre, ces pathologies se développent et touchent sans cesse plus de personnes : il y a actuellement trois millions de personnes qui vivent avec un cancer, et l’on dénombre 400 000 nouveaux cas par an. Dans ce contexte, « nous n’allons pas réussir à maintenir les remboursements de la sécurité sociale, estime Olivier Maguet de Médecins du Monde. Il ne suffira plus de baisser les prix des médicaments vendus dans les pharmacies, comme le Crestor ou le Doliprane, pour compenser l’augmentation des prix des médicaments innovants rétrocédés par les hôpitaux. »

Ces prix très élevés peuvent avoir des conséquences directes sur la façon de soigner les patients. A plus de 40 000 euros par personne et par traitement, le Sovaldi a d’abord été réservé à une partie des malades de l’hépatite C, les plus atteints par la maladie. Il a désormais été élargi à l’ensemble des patients, en même temps que son prix a été renégocié : il ne coûte plus « que » 28 700 euros ! Sur le long terme, c’est l’équilibre même de la sécurité sociale qui pourrait être atteint, à cause d’une explosion des dépenses liées à ces médicaments très onéreux ! Qui assurera le relais du financement de ce système public de santé ? Les complémentaires privées ?

En outre, puisque les autorités acceptent de rembourser des médicaments qui n’apportent rien de nouveau par rapport aux médicaments existants, pourquoi, du point de vue des laboratoires pharmaceutiques, développer des médicaments innovants ? « Toute entreprise optimise le rapport bénéfice/risque de ses investissements, écrivent Michèle Rivasi, Serge Rader et Marie Odile Bertella-Geffroy [17]Si une firme pharmaceutique sait que les autorités accorderont un prix élevé à de fausses innovations, elle se tournera de plus en plus vers celles-ci. » « Or depuis les vingt dernières années, 74 % des médicaments mis sur le marché n’apportent que peu de bénéfices thérapeutiques », avance Médecins du Monde.

Cela, sans compter que de nouveaux médicaments extrêmement coûteux ne cessent de pénétrer le marché français. En janvier 2017, le Keytruda, un médicament contre les mélanomes qui aurait soigné l’ancien président des États-Unis Jimmy Carter, a été lancé en France. Son coût est estimé entre 60 000 et 300 000 euros par an et par patient. Le tout, remboursé à 100 % par l’assurance maladie. Combien de temps notre système de sécurité sociale tiendra-t-il ? En mars 2016, 110 cancérologues se sont alarmés « des menaces réelles [qui] pèsent sur l’équité d’accès des patients aux traitements innovants des cancers ».

6) Est-il possible de réduire les coûts de certains médicaments ?

Plusieurs hypothèses sont avancées. Première piste : se baser sur les coûts de production réels pour définir le prix d’un médicament. Quel est le coût de production du Glivec (15ème position), contre la leucémie, facturé 40 000 euros pour une année de traitement ? 200 euros ! « La marge pour le laboratoire pharmaceutique qui le produit est de 20 000 % ! », souligne Olivier Maguet de Médecins du Monde. Mais ces coûts de production ne prennent pas en compte la recherche nécessaire au développement de ces médicaments, arguent les laboratoires qui, pour autant, ne révèlent pas leurs chiffres. « Une grande partie de la recherche médicale se fait dans le secteur public (universités, instituts) et est financée par l’argent public (bourses, crédit d’impôt recherche) », répond Médecins du Monde.

Deuxième piste : instaurer plus de transparence dans la fixation des prix, et s’attaquer aux conflit d’intérêts qui minent les instances de décision. En Italie, où une opération « mains propres » a été lancée dans les années 1980-1990, le coût global du médicament est 80 % moins élevé qu’en France (18 milliards d’euros contre 34 milliards d’euros en France) [18]. Une preuve supplémentaire que les prix peuvent être négociés…

Enfin, le gouvernement dispose d’une arme prévue dans la loi : la licence d’office. Lorsqu’un médicament est vendu « à des prix anormalement élevés, ou lorsque le brevet est exploité dans des conditions contraires à l’intérêt de la santé publique (…) », le gouvernement peut suspendre temporairement un brevet, « ouvrir le marché à la concurrence pour produire ou importer des génériques », afin de faire baisser les prix. « Les États ne s’autorisent pas à utiliser cette arme car les intérêts des industriels sont placés au dessus », dénonce Olivier Maguet, qui réclame son utilisation.

En attendant, les profits des laboratoires s’envolent. En 2016, Gilead, qui produit notamment le Sovaldi (19ème du classement) et le Harvoni (2ème), deux médicaments contre l’hépatite C, a réalisé 13,5 milliards de dollars de profits. Le français Sanofi, qui produit le Lantus (11ème), le Doliprane (14ème) ou le Lovenox (26ème), a gagné 4,7 milliards d’euros. Abbvie, qui commercialise le Humira (1er), a empoché près de 6 milliards de dollars en 2016. Et au cours des quatre premiers mois de 2017, les ventes du Humira ont totalisé 4,1 milliards de dollars, soit une augmentation de 15% comparée aux mois précédents. Des ventes extraordinaires mises en avant dans les rapports financiers du groupe destinés aux actionnaires. A ceux qui voudraient investir, certains médicaments semblent extrêmement rentables. Au détriment de notre système de santé ?

Simon Gouin

Infographies : Guillaume Seyral

Lire le deuxième volet de notre enquête : Comment les labos amassent des fortunes grâce à des médicaments au prix exorbitant

source

 
 

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Perturbateurs endocriniens : sept questions sur le triclosan, présent dans les cosmétiques, les dentifrices, les textiles…

Le triclosan, considéré comme un perturbateur endocrinien, se retrouve dans de nombreux dentrifices, savons antibactériens ou gels douche.
Le triclosan, considéré comme un perturbateur endocrinien, se retrouve dans de nombreux dentrifices, savons antibactériens ou gels douche. (EYEEM / GETTY IMAGES)
Pendant ce temps, concernant les perturbateurs endocriniens Les eurodéputés ont rejeté, mercredi, la proposition de réglementation de Bruxelles jugée beaucoup trop laxiste. La Commission devra donc revoir sa copie et proposer une autre version de ses « critères d’identification des perturbateurs endocriniens » « dans les plus brefs délais »  

Ces critères constituent un outil essentiel à l’application du grand règlement européen sur les pesticides de 2009. Ils doivent permettre d’identifier les PE afin de les retirer du marché ou de leur en interdire l’accès. Et si ces interdictions concernent d’abord les PE dans la famille des pesticides, elles devraient ensuite s’étendre à d’autres catégories de produits où ils sont également courants : cosmétiques, plastiques ou jouets. Z

Un composé « préoccupant »Une étude de l’Inserm, publiée vendredi 29 septembre, fait le lien entre l’exposition, pendant la grossesse, de la mère à certains perturbateurs endocriniens, comme le triclosan, et des troubles du comportement des garçons entre 3 et 5 ans. On le retrouve en France dans de nombreux dentifrices, savons antibactériens ou gels douche. Franceinfo fait le point sur cette molécule très présente dans notre quotidien.

Le triclosan, c’est quoi au juste ?

Le triclosan, ou 5-chloro-2-(2,4-dichlorophénoxy)phénol, est une molécule qui appartient à une famille de composés antimicrobiens. En clair, c’est un tueur de bactériesLe triclosan a été introduit dans les années 1970, notamment dans les gels nettoyants à destination des chirurgiens.

« C’est un antiseptique, un désinfectant, mais on l’utilise aussi comme conservateur, explique à franceinfo Jean-Baptiste Fini, chercheur au CNRS, spécialiste des perturbateurs endocriniens. Le seul intérêt, c’est que l’industriel peut prévoir des stocks sur plusieurs années, mais il n’a pas forcément d’effets bénéfiques et, en tout cas, il n’a rien à voir avec l’efficacité du produit. »

Et on le trouve dans quoi ?

Le triclosan est très largement utilisé dans les produits de beauté et d’hygiène, comme les déodorants, les bains de bouche, les dentifrices, les crèmes hydratantes ou encore les gels douche. On en retrouve également des résidus dans des ustensiles de cuisine, des textiles, ou encore des jouets.

Concernant les cosmétiques, l’UFC-Que-Choisir a dévoilé, en juin 2017, des listes – non exhaustives – de produits contenant du triclosan. Selon le recensement de l’organisation, plusieurs dentifrices de la marque Colgate, ainsi que des dentifrices et des bains de bouche Sanogyl, en contiennent aussi.

Pourquoi est-il considéré comme un perturbateur endocrinien ?

• Car il pourrait avoir des effets sur la reproduction. « Le triclosan  et le triclocarban (ou 3,4,4′-trichlorocarbanilide), [un produit similaire] sont des perturbateurs endocriniens et sont associés à des effets sur la reproduction et le développement dans des études animales et in vitro », précisent 200 scientifiques et professionnels de la santé qui ont signé « l’appel de Florence«  (en anglais), publié en juin dernier.

• Car il a des conséquences sur les hormones thyroïdiennes. « Le triclosan va empêcher le transport correct des hormones thyroïdiennes dans le sang », souligne Jean-Baptiste Fini. Or, il y a des moments cruciaux où il y a un besoin d’hormones, comme le développement fœtal. » Une insuffisance d’hormones thyroïdiennes va avoir une influence sur le développement du périmètre crânien du fœtus. Cela peut alors conduire à des troubles du comportement de l’enfant, voire à une perte de QI dans le pire des cas, estime le chercheur.

Quelles sont les autres sources d’inquiétude ?

• Une résistance aux antibiotiques ? Plusieurs études ont montré que la présence de triclosan pouvaient mener à une résistance aux antibiotiques. C’est le cas d’une étude menée par l’Inra et publiée en 2016. Cette étude montre que « l’utilisation d’un produit cosmétique ou d’hygiène contenant du triclosan » va favoriser le développement de bactéries résistantes.

• Le syndrome du « foie gras » ? « Le triclosan a des effets sur le foie, avec des conséquences qui pourraient mimer une sorte de cirrhose », détaille Jean-Baptiste Fini. Le test a été mené sur des grenouilles exposées durant toute leur vie à du triclosan à des faibles doses. « Le triclosan va empêcher le foie de se reposer », ajoute le chercheur.

• Des effets allergisants ? « Il faut garder une barrière microbienne », insiste Jean-Baptiste Fini. Or, le triclosan, présent de manière importante dans les gels antibactériens, va tuer les bactéries et favoriser le développement d’allergies, explique le chercheur.

Que dit la législation sur le triclosan ?

Aux Etats-Unis, le triclosan est interdit par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la FDA, depuis septembre 2016. Néanmoins, cette interdiction n’affecte pas les désinfectants pour les mains, ni d’autres produits antibactériens utilisés dans les hôpitaux et centres médicaux.

Au sein de l’UE, dans les cosmétiques, la Commission européenne a fixé la concentration maximale du triclosan dans le produit fini à 0,3%. Le triclosan est également autorisé dans les bains de bouche, mais à une concentration maximale de seulement 0,2%. En revanche, il est interdit dans tous les produits de rasage depuis le 30 octobre 2014.

Mais pour la communauté scientifique, cela ne va pas assez loin. Les 200 scientifiques et professionnels de la santé de « l’appel de Florence«  (en anglais) appellent au principe de précaution. Le triclosan et le triclocarban « ne devraient être utilisés que si leurs effets positifs pour la santé sont prouvés », est-il écrit dans leur communiqué. « Le bon sens nous dicte d’abandonner ces produits chimiques ratés et d’éviter de se servir d’antibactériens quand ce n’est pas nécessaire, ou de se tourner vers des alternatives plus saines et plus vertes.« 

Est-il irremplaçable ?

Non, répond clairement Jean-Baptiste Fini. « On pourrait s’en passer », affirme le chercheur. « On pourrait le retirer des produits cosmétiques en tant que conservateur et le remplacer par un autre produit », abonde dans Atlantico Stéphane Gayet, médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg (Bas-Rhin).

« On en met plus par habitude qu’autre chose. Je ne vois absolument pas l’intérêt de mettre des antibactériens dans du dentifrice, il faut être dingue ! Pendant des centaines d’années, on s’est lavé les mains au savon de Marseille et ça fonctionnait très bien, je ne comprends pas pourquoi mettre des antibactériens partout », réagissait déjà, en 2013, le toxicochimiste André Picot, auprès de L’Obs.

Comment faire pour l’éviter ?

En attendant une interdiction du triclosan, « il faut regarder les étiquettes », conseille Jean-Baptiste Fini. « Notamment pour les dentifrices. C’est du cas par cas. » Concernant les gels ou savons antibactériens, le chercheur préconise l’utilisation de savons classiques. « Une bonne hygiène corporelle ne consiste pas à chercher à éliminer les bactéries ; ce qu’il faut, c’est éliminer les sécrétions, la sueur et les squames, c’est-à-dire les cellules mortes, développe-t-il. Pour cela, il faut un savon au ph neutre ou légèrement acide, il faut éviter les savons bon marché qui sont souvent alcalins. »

 
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Publié par le 5 octobre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

La Russie a mis en place une nouvelle connexion internet pour la Corée du Nord

La Russie a mis en place une nouvelle connexion internet pour la Corée du Nord 

Vous voyez, c’est grâce à ce genre d’infos qui paraissent anodines qu’on voit les vrais enjeux géostratégiques se dévoiler, ainsi que les forces en présence . Derrière les nord coréens il y a certes les chinois, mais aussi les Russes qui œuvrent dans les coulisses pour déstabiliser les occidentaux . Z .

Alors que les Etats-Unis s’efforce d’isoler Pyongyang, une entreprise publique russe a établi une nouvelle connexion internet pour la Corée du Nord, la seconde après celle qui passe par la Chine.

Une nouvelle liaison internet vers la Corée du Nord a été mise en place par l’entreprise publique russe TransTeleCom. Elle a été détectée le 1er octobre par des analystes de Dyn Research, société mesurant la cyberconnectivité mondiale.

Cette nouvelle connexion s’ajoute à celle établie par China Unicom, qui avait quasiment jusqu’à présent l’exclusivité du routage du trafic internet entre la Corée du Nord et le reste du monde.

Cette nouvelle ligne donne à Pyongyang davantage de résilience en cas d’éventuelles attaques contre l’infrastructure de son réseau, d’après Bryce Boland, de la société spécialisée en cybersécurité FireEye.

Le quotidien américain Washington Post rapportait récemment que les Etats-Unis avaient mené des attaques informatiques contre des hackers nord-coréens visant à les priver d’accès internet, une opération qui aurait pris fin le 30 septembre.

La Corée du Nord compterait une unité d’environ 6 800 spécialistes des cyberattaques, selon le ministère sud-coréen de la Défense. Elle a été accusée de nombreuses attaques informatiques de grande ampleur, et notamment de celle menée en 2014 contre Sony Pictures. Mais avec une seule connexion internet avec l’extérieur, la Corée du Nord restait particulièrement vulnérable.

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Publié par le 5 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie : Vers un virage dans les alliances militaires ?

Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie : Vers un virage dans les alliances militaires?

Un profond bouleversement d’alliances géopolitiques est en train de se produire, qui tend à saper l’hégémonie des USA dans la grande région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, ainsi qu’en Asie du Sud. 

Plusieurs des alliés les plus solides des USA ont « changé de camp ». L’OTAN et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont tous les deux en crise.

Turquie et OTAN

L’OTAN connaît de profondes divisions, qui découlent en grande partie de la confrontation entre Ankara et Washington.

La Turquie, qui est en fait le poids lourd de l’OTAN, est actuellement en train de combattre des rebelles kurdes soutenus par les USA au nord de la Syrie. Autrement dit, les USA, qui sont membres de l’OTAN, soutiennent et financent des rebelles kurdes qui luttent contre un État membre de l’OTAN.

La Turquie demeure officiellement membre de l’OTAN, dont le système de défense antiaérienne est intégré et coordonné. Sauf que le gouvernement Erdogan a acheté un système de défense antiaérienne russe S-400, prévu pour être utilisé contre les mandataires des USA kurdes au nord de la Syrie.

Un membre de l’OTAN utilise donc maintenant le système de défense antiaérienne d’un ennemi des USA et de l’OTAN contre des rebelles soutenus par les USA et l’OTAN.

La Turquie a aussi dépêché ses forces armées dans le nord syrien dans le but éventuel d’annexer une partie du territoire syrien. L’alliance entre Moscou et Ankara est ainsi une alliance de circonstance.

Israël soutient fermement la formation d’un État kurde en Irak et au nord de la Syrie, qui est considéré comme un tremplin vers la formation du Grand Israël. Tel-Aviv songe d’ailleurs à réinstaller à partir d’Israël plus de 200 000 Juifs d’origine kurde vers le Kurdistan irakien.

La coopération militaire bilatérale entre la Turquie et Israël est également compromise. Inutile de dire que la nouvelle donne a aussi entraîné un raffermissement de la coopération militaire entre les USA et Israël, qui prévoit la création d’une base militaire étasunienne en Israël.

Pour sa part, la Turquie a établi des liens plus étroits avec l’Iran, qui contribueront à nuire aux stratégies des USA et de l’OTAN à la grandeur du Moyen-Orient.

Le nouveau Moyen-Orient

La stratégie de Washington consiste à déstabiliser et à affaiblir les puissances économiques régionales au Moyen-Orient, y compris la Turquie et l’Iran. Cette politique s’accompagne aussi d’un processus de fragmentation politique (voir la carte ci-dessous).

Depuis la guerre du Golfe (1991), le Pentagone a envisagé la création d’un « Kurdistan libre », qui comprendrait l’annexion de parties de l’Irak, de la Syrie, de l’Iran ainsi que de la Turquie (voir la carte de l’académie militaire des USA ci-dessous.) 

Dans de telles circonstances, la Turquie va-t-elle demeurer un membre actif de l’OTAN?

Carte de Ralph Peters : projet du nouveau Moyen-Orient

Carte de Ralph Peters : projet du nouveau Moyen-Orient

Qatar et Arabie Saoudite

Le blocus économique de l’Arabie Saoudite dirigé contre le Qatar a créé un clivage dans les alliances géopolitiques qui ont eu pour résultat d’affaiblir les USA dans le golfe Persique.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) est profondément divisé. Les Émirats Arabes Unis et le Bahreïn sont du côté de l’Arabie Saoudite contre le Qatar. Pour sa part, le Qatar a l’appui d’Oman et du Koweït. Il va sans dire que le CCG, qui jusqu’à tout récemment était l’allié le plus fidèle des USA au Moyen-Orient contre l’Iran, est en complète désunion.

La plus grande base militaire des USA au Moyen-Orient se trouve au Qatar, dont le gouvernement entretient des liens étroits avec l’Iran. De plus, Téhéran est venu à sa rescousse immédiatement après le blocus saoudien.

Le quartier général du commandement central des USA (US CENTCOM) se trouve sur une base militaire à l’extérieur de Doha, mais le principal partenaire du Qatar en ce qui a trait à l’industrie pétrolière et gazière, pipelines y compris, c’est l’Iran. La Russie et la Chine sont aussi activement engagées dans l’industrie pétrolière et gazière qatarie.

L’Iran et le Qatar coopèrent activement dans l’extraction de gaz naturel en mer, conformément à une structure de propriété conjointe entre les deux pays. Ces gisements gaziers marins ont une importance stratégique, car ils constituent les réserves de gaz naturel du golfe Persique les plus importantes du monde.

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Autrement dit, tout en coopérant activement avec l’Iran, le Qatar a un accord de coopération militaire avec les USA, qui est en pratique dirigé contre l’Iran. Le commandement central des USA basé au Qatar est responsable des opérations militaires contre les ennemis des USA et de l’OTAN, dont l’Iran, qui est aussi le principal partenaire du Qatar en ce qui a trait à l’industrie pétrolière et gazière. La structure de ces alliances qui s’entrecroisent est contradictoire. Les USA vont-ils chercher à renverser le régime en place au Qatar?

Entre-temps, la Turquie a établi une base militaire au Qatar.

Ces nouveaux alignements ont aussi une influence directe sur les tracés des gazoducs et des oléoducs. Le Qatar a abandonné son projet de pipeline qui devait passer par l’Arabie saoudite et la Jordanie (commandité au départ par la Turquie), au profit d’un tracé à partir du port d’Asalouyeh, en Iran, qui passerait par l’Iran, l’Irak et la Syrie, que la Russie soutient.

Le contrôle géopolitique russe des gazoducs et des oléoducs en direction de l’Europe s’est raffermi à la suite du blocus saoudien.

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Le Qatar a également prévu d’intégrer les tracés de pipeline liant l’Iran au Pakistan et à la Chine à partir du port d’Asalouyeh.

Pakistan, Inde et Organisation de coopération de Shanghai (OCS)

Un autre changement majeur s’est produit dans les relations géopolitiques, qui a des répercussions profondes sur l’hégémonie des USA en Asie centrale et du Sud.

Le 9 juin 2017, l’Inde et le Pakistan sont devenus simultanément membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui est une organisation eurasiatique de coopération en matière d’économie, de politique et de sécurité mutuelle largement dominée par la Chine et la Russie. Il va sans dire que l’entrée de l’Inde et du Pakistan comme membres de l’OCS se répercutera sur leurs accords de coopération militaire avec les USA.

Bien que l’OCS, dont le quartier général est à Pékin, n’est pas officiellement une « alliance militaire », elle n’en demeure pas moins un « contrepoids » géopolitique et stratégique aux USA, à l’OTAN et à leurs alliés. Au cours des dernières années, l’OCS a étendu sa coopération au chapitre des affaires militaires et du renseignement. Des jeux de guerre ont eu lieu sous les auspices de l’OCS.

Avec l’inclusion du Pakistan et de l’Inde comme membres à part entière, l’OCS englobe maintenant une région étendue qui compte approximativement la moitié de la population mondiale.

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Élargissement de l’OCS

L’intégration simultanée des deux pays comme membres à part entière de l’OCS est non seulement symbolique, mais constitue aussi un virage historique dans les alignements géopolitiques, qui a de facto une incidence sur la structure des accords économiques et militaires. Elle influe aussi sur le conflit mutuel entre l’Inde et le Pakistan, qui remonte à l’indépendance des deux pays.

Ce virage historique porte inévitablement un coup contre Washington, qui a des accords militaires et commerciaux avec le Pakistan et l’Inde.

L’Inde reste strictement alignée avec Washington, mais l’étau politique des USA sur le Pakistan (dans le cadre d’ententes militaires et du renseignement) s’est desserré à la suite d’accords sur le commerce et l’investissement que le Pakistan a conclus avec la Chine, sans oublier l’accession de l’Inde et du Pakistan à l’OCS, qui favorise les relations bilatérales entre les deux pays ainsi qu’une coopération avec la Russie, la Chine et l’Asie centrale, au détriment de ses liens historiques avec les USA.

En d’autres termes, cet élargissement de l’OCS affaiblit les ambitions hégémoniques des USA en Asie du Sud et dans la grande région eurasiatique. Il a aussi une incidence sur les tracés des pipelines, des corridors de transport, des frontières, de la sécurité mutuelle et des droits maritimes.

Avec l’essor des relations bilatérales entre le Pakistan et la Chine depuis 2007, la pression étasunienne sur la politique pakistanaise, qui reposait largement sur la présence militaire étasunienne et sur les liens entre Washington et les responsables des services du renseignement militaire pakistanais, s’est assurément affaiblie.

L’entrée du Pakistan comme membre à part entière de l’OCS, ainsi que ses liens avec la Chine et l’Iran, contribuent à renforcer le pouvoir du gouvernement à Islamabad.

Mot de la fin

L’histoire démontre que la structure des alliances politiques est fondamentale.

Ce à quoi nous assistons, c’est à une série de coalitions transversales contradictoires à la fois « avec » et « contre » les USA.

Nous sommes témoins de retournements d’alliances politiques et militaires, qui contribuent largement à l’affaiblissement de l’hégémonie des USA en Asie et dans le Moyen-Orient.

La Turquie a-t-elle l’intention de quitter l’OTAN? Ses relations bilatérales avec Washington sont en déroute.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui constitue l’allié le plus fidèle des USA au Moyen-Orient, n’est plus fonctionnel. Le Qatar s’est non seulement aligné avec l’Iran, mais il coopère aussi activement avec la Russie.

Les accords bilatéraux de coopération militaire entre les USA et le Pakistan d’une part et l’Inde d’autre part sont également touchés, à la suite de l’accession de ces deux pays au sein de l’OCS, qui constitue une alliance militaire de facto dominée par la Chine et la Russie.

Michel Chossudovsky

Article original en anglais : Middle East and Asia Geopolitics: Shift in Military Alliances?

Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

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Publié par le 5 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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