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Les forêts du monde rejettent désormais plus de CO2 qu’elles n’en absorbent

03 Oct

(Photo Flickr/ Matt Zimmerman)

Je ne suis pas d’accord avec la  référence au réchauffement climatique dans le papier suivant , mais la déforestation massive oui, c’est une triste réalité qui amène à ce constat que les forêts du monde rejettent désormais plus de CO2 qu’elles n’en absorbent. Z

Les résultats d’une étude publiée dans la revue scientifique généraliste « Science » nous apprennent qu’à cause de l’action de l’homme, les forêts tropicales sont, lentement mais sûrement, en train de perdre leur fonction de « puits de carbone ».*

Nous les avions peut-être un peu trop vite comptées dans les rangs de nos alliées dans la lutte contre le réchauffement climatique. À en croire les résultats d’une étude dont les résultats ont été publiés jeudi dernier dans la revue scientifique « Science », nous avons tant maltraité nos forêts qu’au lieu de continuer à remplir leur rôle de « puits de carbone » et d’absorber le carbone de l’atmosphère (NDLR, et par conséquent de lutter contre le réchauffement climatique en contribuant à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique), elles commencent à en émettre davantage. Les auteurs de l’étude sont catégoriques : la déforestation massive, mais aussi et surtout la dégradation forestière et autres troubles causés par l’homme dans les régions tropicales sont les principaux responsables de ce basculement.

Ces résultats sont le fruit d’analyses de données récoltées par image satellite pendant douze ans, mais aussi de relevés effectués sur le terrain entre 2003 et 2014. Ce faisant, l’équipe de chercheurs du Woods Hole Research Center (WHRC), une ONG de recherche scientifique, et de l’université de Boston s’est concentrée sur des aspects fréquemment négligés de la déforestation, comme la « dégradation forestière » (NDLR, la disparition à petite échelle des arbres), précise le Guardian.

« Cela montre que l’on ne peut pas rester inactif. La forêt ne fait pas ce que nous pensions qu’elle faisait », a déclaré au Guardian Alessandro Baccini, l’un des coauteurs de l’étude. « Comme toujours, les arbres retirent du carbone de l’atmosphère, mais le volume des forêts n’est plus suffisant pour compenser les pertes. La région [du fleuve Amazone] n’est plus un puits ».

Si près de 60% de la disparition forestière tropicale a lieu en Amérique du Sud, les chercheurs ont constaté un phénomène similaire dans de nombreuses forêts d’Afrique (24%) et d’Asie (16%). Résultat : Les régions tropicales du monde dégageraient maintenant dans l’atmosphère près de 425 kilotonnes nets par an.

Les chercheurs appellent désormais les responsables politiques à réagir promptement pour mettre un frein à la déforestation, ainsi qu’aux autres formes moins connues de dégradation de nos forêts — dont les conséquences sont tout particulièrement mises en avant dans cette étude. Selon eux, les conséquences de ces phénomènes pourraient se révéler désastreuses. La biomasse (NDLR, ensemble de la matière organique, qu’elle soit d’origine végétale ou animale) pourrait même à terme s’en trouver réduite de 75%. Problème : il est plus difficile de surveiller par satellite les éclaircies, entraînant une baisse de la densité des forêts, ou l’élimination d’une biodiversité qui peut sembler protégée par la forêt que la déforestation (NDLR, action de déboisement et de défrichement de surfaces forestières, sans se préoccuper du renouvellement de ces forêts).

« Avant, nous savions que la dégradation était un problème, mais nous ne savions pas à quel point » commente dans le Guardian Wayne Walker, un autre coauteur de l’étude. Les chercheurs précisent que grâce à leur étude, il est désormais possible de savoir quelles zones sont affectées par le phénomène et de travailler à la restauration des forêts avant qu’elles ne disparaissent pour de bon. « C’est plus facile de s’attaquer au problème quand il y a encore une partie des forêts qui tient debout ».

Selon eux, la priorité doit être donnée à la protection des forêts vierges ayant une haute densité de carbone. L’une des manières les plus efficaces d’y parvenir étant de supporter les droits fonciers des peuples autochtones. « Ceux qui vivent dans les forêts peuvent faire une différence », conclut Wayne Walker (source)

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Publié par le 3 octobre 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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