histoire des taux depuis -3000 à 2017

Et je ne vois pas comment on pourrait les remonter significativement sans créer un cataclysme économique, vu le niveau de dette – Nous sommes dans un nouveau paradigme financier, qui ne pourra que mal se terminer pour nous tous . Z  

C’est un secret de polichinelle, les taux n’ont jamais été aussi bas depuis que nous sommes entrés dans l’ère de la finance moderne. Mais, en fait, jamais les taux n’ont été aussi bas de toute l’histoire de l’humanité, soit durant ces 5000 dernières années, comme le met en exergue cet article du Business Insider, publié le 20 septembre 2017 :

« La FED n’a pas touché aux taux d’intérêt de référence, qui restent à 1-1,25 % après la fin de sa réunion de 2 jours de septembre. Elle a également confirmé, comme attendu, qu’elle commencera à réduire la taille de son bilan en octobre.

La Banque centrale américaine a relevé à 4 reprises les taux depuis décembre 2015. À l’époque, il s’agissait de la première hausse depuis la crise financière.

Il n’empêche que les taux n’ont jamais été aussi bas durant les 5000 ans de l’histoire de la civilisation.

En s’appuyant sur un discours de l’économiste en chef de la banque d’Angleterre Andy Haldane, l’équipe de Michael Harnett (Bank of America Merrill Lynch) a préparé un graphique retraçant l’histoire des taux d’intérêt durant les 5000 dernières années, et qui montre à quel point les taux sont actuellement bas d’un point de vue historique (sources : Homer and Sylla (1991), Heim and Mirowski (1987), Weiller and Mirowski (1990), Hills, Thomas and Dimsdale (2015 forthcoming), Bank of England, Historical Statistics of the United States Millennial Edition, Volume 3 and Federal Reserve Economic Database).

Voici quelques chiffres qui ont servi à construire le graphique en en-tête :

  • Mésopotamie (3000 av. J.-C.) : 20 %
  • Babylone, selon le Code de Hammourabi en 1771 av. J.-C. : 20 %
  • Après la conquête perse de Babylone par le roi Cyrus en 539 av. J.-C. : plus de 40 %
  • Grèce, au temple de Délos en 500 av. J.-C. : 10 %
  • Rome, selon la Loi des 12 tables en 443 av. J.-C. : 8,33 %
  • Athènes et Rome, durant la période des 2 premières guerres puniques (300-200 avant J.-C.) : 8 %
  • Rome en l’an 1 après J.-C. : 4 %
  • Empire romain sous Dioclétien en 300 : 15 % (estimation)
  • Empire byzantin sous Constantin (325) : 12,5 % maximum
  • Empire byzantin, code de Justinien (528) : 8 % maximum
  • Cités-États italiennes en 1150 : 20 %
  • Venise dans les années 1430 : 20 %
  • Venise dans les années 1490 : 6,25 %
  • Hollande, au début de la Guerre de 80 ans dans les années 1570 : 8,13 %
  • Angleterre dans les années 1700 : 9,92 %
  • États-Unis, en Floride de l’Ouest annexée par les États-Unis dans les années 1810 : 7,64 %
  • États-Unis, durant la Seconde Guerre mondiale : 1,85 %
  • États-Unis durant l’administration Reagan (années 80) : 15,84 %
  • États-Unis en septembre 2015 : 0-0,25 %

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