Toujours dans les médias Russes, voici d’ailleurs un autre son de cloche que Lavrov   …

La politique étrangère des États-Unis peut déchaîner en Asie-Pacifique un cauchemar nucléaire, comparé auquel le désastre de Fukushima passera pour un simple « pétard », a dit un expert à Sputnik. Il a ajouté que lors de son allocution devant l’ONU, Donald Trump s’est contredit plusieurs fois en demandant aux nations de garder leur souveraineté tout en menaçant de détruire la Corée du Nord.

Konstantin Sivkov, analyste militaire russe et président de l’Académie pour les problèmes géopolitique, a dit à Sputnik China que la menace du Président étasunien Donald Trump, de « détruire totalement » la Corée du Nord dans le cas où les États-Unis seraient « forcés de défendre leurs alliés ou eux-mêmes », signifie qu’un éventuel Armageddon atomique menace la péninsule coréenne.

« Nous devons garder à l’esprit ce qui pourrait résulter de l’attaque contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC), » a dit Sivkov. « Au cas où les États-Unis décideraient de lancer une guerre totale contre la Corée du Nord, cela signifierait seulement une chose : Les 25 réacteurs nucléaires de la Corée du Sud seraient détruits par la riposte de la RPDC. Cela équivaudrait à 25 catastrophes de Tchernobyl dans la péninsule coréenne. »

Il est facile de deviner quelles en seraient les conséquences, a observé l’expert : La péninsule coréenne, des parties considérables de la Chine et de la Russie, et la majeure partie du territoire japonais se transformeraient en « zones mortes ».

« Comparée à cela, la catastrophe nucléaire de Fukushima ressemblerait à un simple pétard, » a fait remarquer Sivkov. « En fait, Trump est en train de pousser [la péninsule] sur une trajectoire de collision nucléaire, et il faut se rendre compte que si une attaque nucléaire est lancée contre la Corée du Nord, il est improbable que la Chine et la Russie resteront les bras croisés.

Dans pareil contexte, l’appel du Président des États-Unis à lutter contre les menaces envers la souveraineté nationale, semble plutôt hypocrite, a dit l’expert en se référant à la phrase de Trump, « De l’Ukraine à la mer de Chine méridionale, nous devons écarter les menaces à la souveraineté. »

D’ailleurs, Trump n’ayant pas spécifié précisément qui pose une menace à la souveraineté de l’Ukraine et à la mer de Chine méridionale, la question reste ouverte. Aux yeux de Pékin, la menace envers ses droits souverains sur ses eaux vient des États-Unis. Ceci fait que le commentaire de Trump peut être compris comme une demande de protéger sa souveraineté à la Chine, contre les États-Unis, a souligné l’expert.

Selon Sivkov, mardi, en prononçant son allocution devant l’Assemblée générale des Nations Unies, Trump s’est contredit.

L’expert a attiré l’attention sur le fait que Washington n’a pas de position claire en politique étrangère : D’une part, Trump proclame l’inviolabilité de la souveraineté, et d’autre part, il dit sa détermination à interférer dans les affaires intérieures d’autres nations.

Sivkov a observé que l’attitude ferme du Président des États-Unis envers la Chine, n’a fait qu’accélérer que le rapprochement et la coopération militaire et stratégique sino-russe. Selon l’expert, la décision de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) de se focaliser davantage sur les questions de coopération militaro-politique et de lutte contre le terrorisme, est une réponse aux « politicailleries » de Washington.

L’expert a souligné que la lutte contre les « guerres hybrides » reste aussi prioritaire dans l’agenda de l’OCS, et cela pour une bonne raison : « La guerre hybride est la principale manière des États-Unis de mener des opérations contre les autres pays. »

La déclaration des chefs d’États de l’OCS, signée le 9 juin 2017 à Astana, enjoint ses membres de faire équipe afin « de contrecarrer les défis et les menaces à la sécurité commune, d’approfondir le dialogue et la coopération afin d’assurer la sécurité d’ensemble, principalement dans la lutte contre le terrorisme, qui inclut le cyber-terrorisme, le séparatisme, l’extrémisme, la criminalité transfrontalière organisée, le trafic illicite de drogue. »

Selon Zhou, « l’allocution de Trump… montre qu’il manque de culture politique. »

Mardi, en s’adressant pour la première fois à l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président Trump a menacé plusieurs pays, Corée du Nord, Iran, Venezuela et Cuba, et a enjoint les États membres de l’ONU « d’affronter ceux qui nous menacent de chaos, de trouble et de terrorisme. »

La délégation nord-coréenne ayant quitté la salle de conférence avant que Trump ne s’adresse à l’assemblée, elle ne l’a pas entendu qualifier de « Rocket Man » le dirigeant de la RPDC. Mais peu après, Ri Yong-ho, le ministre des Affaires étrangères de la RPDC, a comparé le discours du président étasunien à des « aboiements de chien ».

Pour sa part, Jorge Alberto Arreaza, le ministre des Affaires étrangères du Venezuela, a déclaré que Trump n’est en aucun cas le président du monde, et il a ajouté que chaque pays a le droit souverain de garder la forme de gouvernement qu’il choisit.

« C’est le retour au monde froid, hautain, nous ne savions plus sur le moment si nous écoutions le Président Reagan en 1982 ou le Président Trump en 2017, » a observé Arreaza.

Selon Reuters, la Chine a défendu Caracas : Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a fait savoir à son homologue vénézuélien que Pékin pense que les Vénézuéliens et leur gouvernement vont résoudre leurs problèmes dans un cadre légal.

Commentant le tout premier discours de Trump devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président iranien Hassan Rouhani l’a qualifié de « rhétorique ignorante, absurde et odieuse».

Selon Rouhani, « En violant ses engagements internationaux, la nouvelle administration étasunienne n’anéantit pas seulement sa propre crédibilité, elle porte aussi atteinte à la confiance internationale en la négociation avec elle, en sa parole et en ses promesses. »

Sputnik International

Original : https://sptnkne.ws/f4GV
Traduction Petrus Lombard

Le ministre des Affaires Étrangères nord-coréen annonce sereinement à l’ONU que l’envoi de missiles nucléaires sur le continent américain est devenu inévitable

L’escalade des tensions entre Trump et son homologue nord-coréen a connu un pic maximum cette semaine alors que Trump a affirmé qu’il était « prêt à détruire l’ensemble de la Corée du Nord ». Une déclaration d’une stupidité déconcertante puisque une telle action engendrerait des retombées radioactives majeures dans les pays environnants et certainement des répliques immédiates sur les installations nucléaires sud coréennes qui seraient catastrophiques dans le continent (et certainement bien au delà).

Ces bombes mises entre les mains de fous dangereux, de part et d’autre, menacent plus que jamais la planète. Juste après qu’un bombardier nucléaire ait survolé la frontière nord-coréenne, le ministre des Affaires Etrangères nord-coréen a pris la parole devant l’ONU et a, une fois encore, prévenu que « Trump était en mission suicide ». Il évoque le fait que la raison de la volonté de s’armer de l’arme nucléaire de la Corée du Nord est une réaction directe à la politique belliqueuse des USA à leur encontre depuis plusieurs décennies.

Traduction vidéo: RT

Ils en remettent une petite couche avec une vidéo de propagande aux allures de bande-annonce de jeu vidéo bas de gamme ou la Corée du Nord détruit des avions de l’US Air Force et un porte avion américain le tout sur fond de drapeau en flamme et de croix. La routine en somme…