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Les magasins Carrefour vont vendre des légumes « interdits »

21 Sep

L’enseigne se lance dans la vente de légumes issus de semences paysannes “interdites” pour défendre la biodiversité et même si cela fleure bon le coup de communication et la stratégie marketing, c’est une bonne nouvelle car aujourd’hui, mener le combat du sauvetage des semences d’autrefois nécessite d’avoir quelques alliés de poids et Carrefour a les moyens de lutter contre les grands semenciers qui ont réussi par une directive à rendre non-commercialisables toutes les semences d’autrefois !!

En effet, “la loi interdit la commercialisation de plus de 96,4 % des semences”, affirme Carrefour, faisant référence au décret n°81-605 du 18 mai 1981 qui bloque la vente de certaines semences de fruits et légumes de variétés paysannes. Mais c’est surtout l’application récente des derniers textes qui a rendu impossible l’exploitation de ces graines d’autrefois et traditionnelles.

“En d’autres termes, depuis l’instauration de cette loi, certaines graines sont interdites de commercialisation (source)

Les magasins Carrefour vont vendre des légumes « interdits »

Ces légumes sont issus de semences paysannes qui ne sont pas homologuées par l’administration française. L’enseigne de distribution veut ainsi s’engager aux côtés d’agriculteurs pour sauver de vieilles variétés

Sur les étals de Carrefour, on va trouver des échalotes, des artichauts ou des potimarrons. En tout, une dizaine de variétés anciennes de légumes seront vendues dans des enseignes d’Île-de-France et de Bretagne. Ce sont des légumes produits par des paysans, qui ont ces variétés depuis souvent des générations sur leur ferme.

Ils peuvent, eux, les cultiver et les vendre chez Carrefour (c’est autorisé), mais ils aimeraient pouvoir aussi vendre leurs graines à d’autres agriculteurs pour qu’ils soient plus nombreux à en cultiver et que les consommateurs aient un peu plus de choix. Mais ils ne le peuvent pas. C’est interdit.

Pour vendre une semence en France, il faut qu’elle soit homologuée au catalogue national, contrôlé par l’État. Cela coûte entre 1.000 et 10.000 euros. Seuls les semenciers industriels en ont les moyens. Les défenseurs de ces graines anciennes ne sont pas contre le catalogue (il faut des règles), mais ils demandent depuis des années qu’elles soient assouplies, et que les coûts soient moins élevés.

Un combat pour les paysans

Il y a en France une vraie richesse : deux millions de variétés de fruits et légumes, dont les semences n’ont pas le droit d’être vendues, et qui vont finir par disparaître. Carrefour s’engage dans ce combat aux côtés de paysans.

En général, les agriculteurs et les grandes surfaces ont des relations compliquées. Mais là, même la Confédération paysanne – le syndicat qui a plutôt l’habitude de déverser du fumier devant les Carrefour – applaudit. L’enseigne a même lancé une pétition avec les paysans sur Internet pour préserver les variétés anciennes.

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Publié par le 21 septembre 2017 dans général

 

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