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Archives du 20 septembre 2017

Un repenti de la Haute Finance balance tout

Nous allons maintenant pénétrer dans les sombres couloirs de la haute finance internationale – Ronald Bernard est un entrepreneur qui a été initié par l’élite et qui a travaillé dans les plus hautes sphères de la Finance. Commerce de la drogue, des armes et même des gens. Rien n’effraient certains de ses clients qui fricotent même avec les organisations terroristes. Il évoque également une partie encore plus sombre de son passé lorsque son entourage professionel a voulu qu’il participe à un sacrifice d’enfants. Cet événement a été le point de départ de sa prise de conscience et il s’est éloigné de ce milieu qui a tenté de le briser psychologiquement. Il témoigne aujourd’hui de l’extrême violence du milieu financier qui l’a amené à anesthésier sa conscience. 

Dans les 20 premières minutes, il décrit comment fonctionne le milieu et son ascension dans les cercles élitistes de la Finance qui résonne pourtant comme une descente aux enfers: accéder à l’argent et au pouvoir mais en vendant son âme au diable. Voici quelques passages clés de son entrevue:

03:18 – Si tu es incapable de mettre ta conscience au congélateur, et par congélateur j’entends à -100°C, pas à -18°C, alors ne le fais pas. (c’est ce qu’on lui a dit avant de se lancer. ça l’a fait rire sur le moment…mais pas pour longtemps.)

12:22 – Tout le monde s’imagine qu’ils sont ennemis comme s’il y avait les bons dans un camps et les mauvais dans l’autre. Mais à des niveaux supérieurs, c’est juste un jeu, ils travaillent tous ensemble. Toutefois, ils doivent s’en tenir aux règles qu’ils ont eux-mêmes crées pour maintenir le reste de la société dans l’ignorance et s’assurer que le sommet ne soit pas trop saturé.

12:58 – En dehors de l’élite elle-même, personne ne doit découvrir ce qu’il se passe réellement. Compartimenté, on peut le définir ainsi? Oui. Chacun sait seulement ce qu’il a à faire, l’élite seule sait ce qui est en train de se passer.

13:36 – De nos jours, nous parlons de 8000-8500 personnes qui dirigent le monde.

14:39 – J’ai joué au plus haut niveau environ 5 années. Et puis ça a été fini. Tout s’est arrêté (pour lui du moins et son cercle de « faux amis » le lui ont bien fait payer).

16:50 – A travers le monde de la Finance, vous apprenez toute la vérité. Les clients vous donnent un aperçu de comment fonctionne le monde vraiment.

17:11 – Mes clients étaient des banques. Elles ne voulaient pas de sang sur les mains. Mais au sein de ses banques, il y a toujours une poignée d’initiés qui sait très bien ce qui se passe. Quelque chose comme 1% du personnel bancaire sait ce qui se passe réellement à travers le monde.

17: 31 – Vous devez également négocier avec les gouvernements, les multinationales, les services secrets et ce que nous appelons aujourd’hui les organisations terroristes […] Vous commencez à voir les connexions […] Vous voyez comment ils interagissent avec les autres. L’argent vient de là, ensuite il va ici…

18:18 – C’était mon travail. Jouer sur les deux tableaux.

18:30 – Les services secrets, vous pensez qu’ils sont là pour servir et protéger le pays en fait, ce sont des organisations criminelles, plus précisément, c’est le système qui est criminel. Nous parlons ici de financer puis de créer des guerres. En gros, il s’agit de créer beaucoup de misère dans le monde. De nombreux conflits.

Je me disais à moi-même: « si seulement les gens savaient comment fonctionne réellement le monde ». Les services secrets, rien de les arrêtent. Rien. Ils ont aussi leurs flux d’argent. Ces flux sont issus du commerce de la drogue, du commerce des armes et celui des gens aussi.

19:36 – Le monde entier tel que nous le concevons est juste une illusion dans laquelle nous croyons.

20:57 – Nous regardions les gens de haut, nous nous moquions d’eux. C’était juste de la marchandise, des moins que rien, des déchets. La nature, la terre, tout pouvait être brûlé et détruit. Juste des parasites. Tant que nous achevions nos objectifs et tant que faisions du profit.

A partir de la 22ème minute, Ronald Bernard parle pendant environ 10 minutes des cercles lucifériens qui s’adonnent à des sacrifices d’enfants dans le cadre de rituels lucifétiens. Son témoignage est poignant.

Dans la suite de cette entrevue, il évoque plus en détail le rôle des différentes banques dans la pyramide du pouvoir mondiale. Juste en dessous de l’élite se trouve la peu médiatisée « Banque des règlements internationaux » (BRI) qui est intouchable.

Enfin, il s’exprime sur un sujet encore plus délicat: le trafic d’organes mondial…sur des enfants encore vivants.

MAJ: partie 3 intégrale

Ces pratiques doivent être connues du grand public et aucun média français n’en parlera jamais donc n’hésitez pas à partager ces vidéos au plus grand nombre. Les médias alternatifs sont là pour pallier à cette loi du silence. Ronald Bernard a particulièrement raison lorsqu’il indique que c’est le désintérêt et l’inaction des gens biens qui permet aux mauvais de prospérer dans leur vice…et de ne jamais être inquiétés.

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Des ingénieurs en biomédecine ont connecté un cerveau humain à Internet !

 

Incroyable, ce que vous allez lire dépasse l’imagination, littéralement – Des chercheurs sont parvenus à connecter le cerveau humain à Internet en temps réel. C’est une prouesse dans le domaine de l’ingénierie biomédicale. Ce projet a été surnommé « Brainternet ». On vous en dit plus… 

Une équipe de chercheurs de l’université Wits à Johannesbourg, en Afrique du Sud, affirme avoir réussi pour la première fois à connecter un cerveau humain à Internet. Selon leur communiqué, repris par le site spécialisé Medical Press, le projet « Brainternet » cherche essentiellement à faire du cerveau « un élément de l’Internet des objets connectés au World Wide Web »

UNE AVANCÉE MAJEURE

Brainternet, un programme conçu et développé par des chercheurs de l’Université de Johannesburg, fonctionne en convertissant les signaux d’électroencéphalogramme (EEG) à une personne qui utilise un périphérique Emotiv alimenté, mobile, accessible à Internet pendant une période prolongée.

Pendant ce temps, l’Emotiv transmet les signaux de l’EEG à un petit ordinateur de la taille d’une carte de crédit. Les signaux se diffusent en direct vers une interface de programmation d’application (ce sont des codes qui permettent aux programmes et aux logiciel de communiquer).

Cela affiche les données sur un site Web qui agit comme un portail. Il s’agit d’un site Web ouvert où le public peut observer l’activité du cerveau de l’individu.

 

 

COMPRENDRE LA FRONTIÈRE CERVEAU-INTERNET

« Brainternet est une nouvelle frontière dans les systèmes d’interface cerveau-ordinateur. Brainternet cherche à simplifier la compréhension d’une personne de son cerveau et du cerveau des autres. On a donc une surveillance continue de l’activité cérébrale ainsi qu’une certaine interactivité », explique le docteur Liron Pantanowitz, le chercheur en charge du projet.

« À l’avenir, il pourrait y avoir des informations transférées dans les deux sens : entrées et sorties au cerveau »

Les données recueillies à partir de ce projet pourraient donc mener à une meilleure compréhension de la façon dont nos esprits fonctionnent et de la façon dont nous pouvons tirer profit de ces connaissances pour augmenter notre pouvoir cérébral.

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Publié par le 20 septembre 2017 dans général, Sciences

 

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Mexico frappée par un séisme de magnitude 7.1, plus de 200 morts

32 ans jour pour jour après le tremblement de terre de 1985 qui avait fait plus de 10.000 morts. Et quelques jours après le séisme 8.2 , cette réplique fait mal .

La terre a une nouvelle fois tremblé au Mexique. Un séisme de magnitude 7,1 a secoué la ville de Mexico, mardi 19 septembre, provoquant de nombreuses scènes de panique dans cette mégalopole de 20 millions d’habitants et ses alentours. D’heure en heure, le bilan ne cesse de s’alourdir. 248 personnes sont mortes, selon les derniers chiffres provisoires communiqués par le gouvernement.

Le district fédéral de la capitale et l’État voisin de Morelos sont les zones du centre du pays les plus touchées. Parmi les nombreuses victimes se trouvent 21 enfants, décédés dans l’effondrement de leur école. Des habitants sont portés disparus et d’autres corps sans vie pourraient bien être découvertes dans les opérations de déblaiement des décombres.

Ce tremblement de terre meurtrier survient 32 ans jour pour jour après le puissant séisme de 1985. La catastrophe avait fait 10.000 morts environ.

Un épicentre proche de Mexico

Selon le centre géologique américain USGS, l’épicentre de ce séisme se situait à la frontière de l’État de Puebla et Morelos (centre), proche de la capitale, à 51 km de profondeur. Cette mégapole de 20 millions d’habitants a été le théâtre de scènes de panique, au milieu des cris, des pleurs et des crises de nerfs. Ce nouveau séisme intervient quelques jours à peine après un tremblement de terre de 8,2 dans le sud du pays qui avait fait une centaine de morts début septembre.  

Les autorités de la capitale faisaient état d’au moins une cinquantaine de bâtiments effondrés. « Je suis bouleversée, je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer, c’est le même cauchemar qu’en 1985 », a déclaré Georgina Sanchez, 52 ans, en pleurs sur une place de Mexico. Le président mexicain Enrique Peña Nieto a écourté un déplacement en province pour rentrer à Mexico en avion. « J’ai ordonné l’évacuation des hôpitaux endommagés et le transfert des patients », a-t-il écrit sur Twitter.

Plusieurs institutions de la capitale, dont l’aéroport international de Mexico ou l’université nationale autonome de Mexico (Unam), une des principales d’Amérique latine, ont annoncé sur leur compte Twitter la suspension de leurs activités pour inspecter les bâtiments. Les écoles à Mexico et à Puebla ont été évacuées et fermées. Le président Enrique Pena Nieto a ordonné dans la soirée l’évacuation des hôpitaux endommagés vers d’autres unités médicales. (source)

 
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Publié par le 20 septembre 2017 dans général, International, société

 

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La Chine investit dans de la viande in vitro fabriquée en Israël

La Chine et Israël, futurs partenaires dans la production de viande in vitro ?

Pékin a conclu un accord commercial avec Israël qui devrait lui permettre d’investir dans des sociétés spécialisées dans la recherche sur la viande artificielle, créée à partir de cellules animales. La Chine en est un marché potentiel considérable.

Début septembre, la Chine a conclu un important accord commercial avec Israël. Il lui donnera la possibilité d’investir 300 millions de dollars américains dans des entreprises israéliennes innovantes du secteur des nouvelles technologies environnementales, dont trois se sont spécialisées dans la recherche sur la production de viande in vitro.

L’accord commercial que la Chine vient de conclure avec Israël ne fera certainement pas pleurer les opposants à l’élevage intensif. Son objet ? La possibilité pour Pékin d’investir 300 millions de dollars dans des entreprises israéliennes innovantes du secteur des nouvelles technologies environnementales, et notamment SuperMeat, Future Meat Technologies et Meat the Future, trois entreprises se spécialisant dans la recherche sur la viande in vitro (NDLR, aussi connue sous le nom de viande cultivée, viande synthétique ou viande artificielle), révèle un récent article de The Independent.

Comme l’explique le quotidien britannique, ce type de viande est fabriqué en laboratoire en utilisant des cellules animales, ce qui en fait une pratique décriée par un certain nombre de vegans. The Independent précise néanmoins que si la technologie actuelle n’est pas exempte d’abattage d’animaux, les scientifiques travaillent actuellement sur des substituts qui seraient, eux, entièrement synthétiques.

Quoi qu’il en soit, plusieurs organisations de protection de l’environnement et de défense des droits des animaux se sont félicitées de la décision de la Chine. En effet, elles considèrent cette option plus « verte » que l’élevage industriel, dans la mesure où elle pourrait éviter, à terme, le massacre de milliards d’animaux, et les émissions de CO2 qui vont avec.

Bruce Friedrich, le directeur du Good Food Institute (GFI), une organisation qui vise à promouvoir des alternatives face à l’élevage d’animaux dans le but de produire de la viande, a ainsi qualifié l’accord de « colossale opportunité » pour le potentiel marché chinois, rapporte Quartz. Il explique considérer que l’accord « pourrait mettre la viande [propre] sur le radar des hauts responsables chinois qui ont la capacité d’investir des milliards dans cette technologie ».

De nos jours, la Chine importe chaque année pour plus de onze milliards d’euros de viande afin de satisfaire les besoins croissants de plus de 1,4 milliard d’habitants. Des chiffres qui ont de quoi donner le tournis et qui ont conduits le ministère de la Santé du pays à suggérer l’année dernière dans son nouveau guide alimentaire, qui paraît tous les 10 ans, de fortement réduire la consommation de viande. Objectif : la ramener sous la barre des 30kg par personne par an.

Pour rappel, en 2013, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estimait que 14,5% du total des émissions de gaz à effet de serre, soit 7,1 gigatonnes d’équivalent CO2 par an, seraient imputables à l’élevage — toutes filières de production animale confondues. Les principales sources d’émissions étant la production et la transformation de fourrage (45%), suivie de la digestion des bovins (39%) et enfin de la décomposition du fumier (10%).

L’année dernière, un rapport publié par des chercheurs de l’Oxford Martin School, un département de recherche de l’université anglaise d’Oxford, évaluait qu’une adoption à l’échelle mondiale du végétarisme pourrait permettre de faire baisser de 2/3 le total de nos émissions de gaz à effet de serre. (source)

 
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Publié par le 20 septembre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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L’OMS s’alarme de l’augmentation de la résistance de « superbactéries » aux antibiotiques.

Face à la « menace » croissante des bactéries résistantes aux traitements, il y a un « grave manque de nouveaux antibiotiques en développement », selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé.

L’OMS s’inquiète de l’augmentation de la résistance de « superbactéries » aux antibiotiques. Elles pourraient tuer jusqu’à 10 millions de personnes par an d’ici 2050.

Il est « urgent de multiplier les investissements dans la recherche et le développement pour les infections résistantes aux antibiotiques, y compris la tuberculose », s’alarme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans un rapport publié ce mercredi, l’organisme se dit inquiet, face à la « menace » croissante des bactéries résistantes aux traitements. Il y a un « grave manque de nouveaux antibiotiques en développement », critique-t-il.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, souligne dans un communiqué que « la résistance aux antimicrobiens est une urgence sanitaire mondiale qui met sérieusement en péril les progrès de la médecine moderne ».

12 familles de « superbactéries »

L’agence de santé des Nations Unies a recensé 51 nouveaux produits antibactériens en développement clinique, qui pourraient être utilisés pour traiter les agents pathogènes prioritaires résistants aux antibiotiques, ainsi que la tuberculose et l’infection diarrhéique parfois mortelle due au Clostridium difficile.

Mais, parmi tous ces candidats médicaments, « huit seulement » sont des « traitements innovants » susceptibles de valoriser l’actuel arsenal de traitements antibiotiques, déplore l’OMS dans un communiqué.

LIRE AUSSI >> Une super-bactérie « cauchemardesque » résiste à tous les antibiotiques

L’organisation, qui tire régulièrement la sonnette d’alarme sur l’augmentation de la résistance aux antibiotiques, a publié en février la liste de douze familles de « superbactéries » contre lesquelles elle juge urgent de développer de nouveaux traitements, en plus de la tuberculose résistante déjà prioritaire.

La crainte d’infections graves et souvent mortelles

Son rapport pointe un « grave manque d’options de traitement » pour la tuberculose résistante, qui tue quelque 250 000 personnes par an. Ce déficit concerne aussi des bactéries, largement résistantes aux médicaments, dont des Acinetobacter et des entérobactéries (telles que Klebsiella et E. coli). Ces dernières peuvent causer des infections graves et souvent mortelles et représentent une menace particulièrement sérieuse notamment dans les hôpitaux.

Il existe également « très peu » de formes orales d’antibiotiques en développement, pourtant « essentielles pour traiter les infections en dehors des hôpitaux ou dans des contextes à ressources limitées », souligne l’OMS. « La recherche sur la tuberculose est sous financée », relève pour sa part le Dr Mario Raviglione, directeur du programme global OMS de lutte contre la tuberculose, alors que plus de 800 millions de dollars par an seraient nécessaires pour trouver de nouveaux médicaments.

10 millions de morts d’ici à 2050?

La prévention et un usage approprié des antibiotiques (pour l’humain et l’animal) font également partie des moyens de lutte contre cette menace, rappelle l’OMS. Les bactéries résistantes aux antibiotiques pourraient tuer jusqu’à 10 millions de personnes par an d’ici 2050, soit autant que le cancer, selon un groupe d’experts internationaux formé en 2014 au Royaume-Uni, et auteur de plusieurs rapports sur le sujet.

LIRE AUSSI >> Comment les bactéries résistent aux antibiotiques grâce aux… antibiotiques

Selon ce groupe d’experts, présidé par l’économiste Jim O’Neill, le phénomène cause déjà 700 000 décès par an, dont 50.000 en Europe et aux Etats-Unis. En France, on estime que la résistance aux antibiotiques cause 12.500 décès par an, selon des chiffres « probablement sous-estimés », souligne un rapport remis lundi au ministère de la Santé. (source)

 

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Irma, Maria et autres cyclones ne doivent rien au prétendu « réchauffement climatique »

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Les catastrophes naturelles sont, nous le savons, de véritables aubaines pour le monde médiatique, toujours en mal de sensationnel. Le cyclone Irma (la première lettre indiquant son intensité sur une échelle utilisé par les spécialistes) qui a touché les Antilles et dévasté Saint-Martin et Saint-Barthélemy n’a pas échappé à la règle.

Un déluge de commentaires, tous plus ou moins mal documentés, a envahi l’ensemble des médias. Comme un seul homme, les journalistes ont désigné le coupable idéal : le réchauffement climatique d’origine anthropique (RCOA) et son complice le président américain Donald Trump, élu il y a à peine moins d’un an !

En réalité, Irma, Maria et les autres cyclones ne doivent rien aux RCOA, une thèse de toute façon bien trop fragile sur le plan strictement scientifique. Dans mon ouvrage Mythes et réalités de la science, la thèse de l’imputation des phénomènes extrêmes à l’activité humaine est sévèrement battue en brèche à l’aune de l’analyse des phénomènes passés. Un simple coup d’œil sur des catastrophes datant d’environ quelques siècles, bien avant donc la révolution industrielle, démontre l’inanité des commentaires journalistes et d’experts scientifiques autoproclamée sur la question. Les cyclones sont de plus des phénomènes météorologiques, donc brefs à l’échelle géologique, qui diffèrent des phénomènes climatiques, qui eux agissent sur des temps longs.

Pour autant, l’idée est prégnante dans les populations que les catastrophes naturelles (rebaptisées « catastrophes climatiques » pour mieux culpabiliser l’homme) sont de plus en plus fréquentes. L’historien du climat Emmanuel Garnier impute ce phénomène à l’amnésie contemporaine. Les catastrophes du passé furent aussi souvent bien plus meurtrières que celles d’aujourd’hui. Donnons quelques dates tirées de l’ouvrage Impact du climat sur la mortalité en France, de 1680 à l’époque actuelle d’Emmanuel Le Roy Ladurie et Daniel Rousseau.

Le 27 février 1658, la crue de la Seine à Paris est si violente qu’elle emporte deux arches du pont Marie (60 morts). En France, les épisodes caniculaires de 1636 et de 1718-1719 arrachent à la vie respectivement 500 000 et 700 000 sujets. Les phénomènes climatiques extrêmes n’ont donc rien de spécifiquement nouveau. Outre-Atlantique, en 1780, un grand ouragan s’abat sur les îles Caraïbes tuant plus de 20000 personnes. C’est l’une des tempêtes les plus mortelles jamais enregistrées. Seul l’ouragan Mitch en 1998, avec 11 000 morts en Amérique centrale, s’en rapproche en intensité (pour approfondir ce sujet, voir Mythes et réalités de la science).

Le GIEC lui-même, dans un rapport spécialement dédié [1] reconnaît la grande difficulté, voire l’impossibilité d’attribuer à un quelconque événement extrême une relation de cause à effet bien précise et d’origine anthropique (comme celle susceptible de modifier le climat comme le clament les alarmistes). Cependant l’ampleur de la catastrophe ne justifie en rien la légèreté avec laquelle le sujet est traité. C’est l’objet de cet article de rectifier un grand nombre de contre-vérités émaillées ici et là dans les médias français avec hélas, mille fois hélas, BFM TV et Le Monde en tête.

Le 6 septembre Le Monde annonçait à ses lecteurs que le méga-cyclone Irma est l’ouragan [2] le plus puissant jamais enregistré dans l’Atlantique Nord. Faux, et de surcroît l’article est littéralement jalonné d’approximation en tous genres [3]. Qu’entend-on par puissance quand il s’agit d’un cyclone ? L’indicateur couramment utilisé est l’ACE pour Accumulated Cyclone Energy, qui est une mesure de l’énergie cinétique emmagasinée dans les immenses masses tourbillonnantes. C’est l’ACE puis la vitesse déduite qui servent d’indicateurs pour classer la dangerosité d’un cyclone sur l’échelle dite de Saffir-Simpson, qui va de 1 (qui correspond au maximum de l’échelle de Beaufort du nom de l’amiral britannique ; force 12 = vent de 119 km/h) à 5. Pour le citoyen peu rompu à la terminologie scientifique même la plus élémentaire, l’ACE est déjà une notion bien trop éloignée de ses schémas mentaux du quotidien.

Dans l’esprit de l’homme de la rue, la puissance d’un cyclone se trouve dans la vitesse des vents qu’il charrie, voire, pour les férus de bulletins météos, dans la mesure des pressions atmosphériques. Rappelons qu’un cyclone n’est rien d’autre qu’une zone de dépression (pression inférieure à la pression atmosphérique normale) que de subtils mécanismes thermodynamiques (science des échanges de chaleur) et mécaniques (force de Coriolis due à la rotation de la Terre) met en rotation. Donc en plus d’un classement à partir de l’ACE, il est possible de classer les cyclones à partir de mesures de pressions ou à partir de mesures de vitesses de vent dit soutenu (la convention étant de choisir une durée de 1 minute, ce qui est long pour des vents forts), qui diffère donc des rafales ou des bourrasques (vent saccadé et impétueux de courte durée). Pour le cyclone Irma, Méteo France et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, la météo US) enregistre [4] des mesure de pression de 915 mbar (millibar, sachant que la pression normale est de 1000 mbar = 1 bar) et des vitesses de vent soutenu de l’ordre de 290 km/h (prononcé « kilomètre par heure » et non « kilomètre heure », mais ce n’est qu’un détail qui n’agace que le scientifique). Comparons ces deux chiffres. En considérant l’indicateur de pression, Irma n’apparaît même pas dans la liste des 10 premières dépressions cycloniques mesurées dans l’Atlantique Nord (Irma apparaît en fait en treizième position). Attention : ici la pression est en hectopascals (1 hPa vaut exactement 1 mbar).

 

 

En termes de vitesses de vents soutenus, des vitesses de 290 km/h sont relativement communes pour des ouragans (5 cyclones ont enregistré de tels niveau de vitesse [5]). Donc non, Irma n’est pas le cyclone le plus puissant jamais observé dans l’Atlantique Nord.

Dans un article récent datant de 2015 [6], des auteurs français spécialistes de l’histoire du climat et des experts en assurance ont analysé sur une longue période allant de 1635 à aujourd’hui la variabilité du climat aux Antilles françaises. Leur conclusion est limpide :

« Pour la période considérée s’étalant sur quatre siècles et pour la zone des Antilles Françaises, notre série révèle une forte variabilité de l’activité cyclonique, avec un accroissement des occurrences entre 1750 et 1850 suivi d’une tendance décroissante jusqu’au XXe siècle. Pour ce dernier siècle toutefois, un tournant est observable à partir de 1956, avec un net accroissement des cyclones suivi à son tour d’un fort ralentissement après 1979. Depuis cette date, rien dans l’observation des cyclones ne soutient l’idée d’un changement climatique. »

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Chronologie et intensité des cyclones entre 1635 et 2007 aux Antilles françaises

 

Avec Irma et Maria, il faudra rajouter deux événements de classe 5 en 2017. Clairement, rien n’indique une éventuelle influence de l’activité humaine sur l’occurrence des cyclones.

Pour finir, voici un graphe publié par la NOAA qui représente l’évolution du nombre de hurricanes(cyclone américain) par classe de 1897 à 2017. Là non plus rien n’indique des tendances lourdes à l’œuvre. De plus, le petit nombre d’événements intenses (quelques très gros tous les 10 ans) rend illusoire toute spéculation reposant sur des outils statistiques, inutilisables ici.

 

 

Les commentaires sur les catastrophes naturelles (car il faut rappeler la normalité du phénomène propre à la zone caraïbe) Irma, Maria ou autres des politiques et journalistes français sont à sens unique. En pointe dans la lutte contre le controversé réchauffement climatique, les dirigeants français semblent trouver la France trop petite pour leurs ambitions. Pour la classe politique française, avec Anne Hidalgo, Ségolène Royal et Nicolas Hulot, il s’agit désormais de sauver la planète et de pointer du doigt la responsabilité (accusation manifestement absurde) du président de la première puissance mondiale. Les cyclones arrivent à point nommé et sont leurs alliés objectifs. C’est cocasse de la part d’individus dont on pourrait parier qu’ils ne sauraient faire la différence entre un joule (unité d’énergie) et un watt (unité de puissance). Cela pourrait faire rire aussi si nous n’étions pas dans le pays de Descartes, où la logique fut jadis portée au Panthéon.

Notes

[1] SREX : rapport spécial sur les événements climatiques extrêmes de 2012 pp 6-7 Cf. http:// www.ipcc-wg2.gov/SREX/images/uploads/SREX-All_FINAL.pdf 166 167

[2http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/06/irma-l-ouragan-le-plus-puissant-jamais-enregistre-dans-l-atlantique_5181793_3244.html

[3] Les termes « typhon », « ouragan » et « cyclone tropical » recouvrent tous les trois la même réalité : ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30°N et 30°S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c’est-à-dire 118 km/h (soit une force 12 sur l’échelle de Beaufort). La désignation adoptée dépend simplement de l’endroit du globe où se produit le phénomène. Le terme cyclone ou cyclone tropical est réservé à l’océan Indien et au Pacifique Sud. On parle en revanche d’ouragan en Atlantique Nord et dans le Pacifique Nord-Est et enfin de typhon dans le Pacifique Nord-Ouest.

[4] Chiffres disponibles sur le site du National Huricane Center (http://www.nhc.noaa.gov) et de météo France : http://www.meteofrance.fr/actualites/53850124-ouragans-irma-et-jose-1er-bilan

[5https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Atlantic_hurricane_records

[6] The historic reality of the cyclonic variability in French Antilles, 1635–2007 E. Garnier, J. Desarthe, and D. Moncoulonhttps://www.clim-past-discuss.net/cp-2015-2/

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Publié par le 20 septembre 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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Désaccord au sein de la BCE sur la prolongation de l’assouplissement quantitatif

Les sources de Reuters ont souligné qu'aucune décision n'avait été prise à ce stade et que le débat se poursuivait.
Les sources de Reuters ont souligné qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade et que le débat se poursuivait. (Crédits : Ralph Orlowski)
Les allemands ne veulent plus du QE, ce qui risque de créer un schisme en Europe . Le président du directoire de Deutsche Bank, John Cryan, avait appelé mercredi dernier la Banque centrale européenne (BCE) à changer le cap de sa politique monétaire, s‘alarmant de bulles spéculatives sur les prix des actions, des obligations et de l‘immobilier. Z .

Le Conseil des gouverneurs est divisé entre les partisans, notamment du côté allemand, d’un arrêt définitif et ceux qui estiment plus judicieux de s’en tenir à une réduction du montant mensuel d’achat de dettes.

Les principaux responsables de la Banque centrale européenne (BCE) sont en désaccord sur la nécessité de fixer dès le mois prochain la date de l’arrêt du programme d’achats d’actifs sur les marchés, dit d’assouplissement quantitatif (quantitative easing ou QE en anglais). Cette information accroît la probabilité de voir la BCE se réserver la possibilité de le prolonger ou d’en augmenter le montant, a-t-on appris de six sources au sein du Conseil des gouverneurs.

La vigueur de l’euro, qui freine la remontée de l’inflation vers l’objectif de la BCE, est la principale raison de ce désaccord, ont déclaré ces sources directement informées des débats en cours.

L’Allemagne en faveur d’un arrêt définitif

Le Conseil est divisé entre les pays, emmenés par l’Allemagne, partisans d’un arrêt définitif des achats de titres et ceux qui veulent seulement réduire le montant mensuel des achats, ont expliqué ces sources à l’agence Reuters.

Cette division accroît la possibilité de voir la réunion de politique monétaire du 26 octobre aboutir à une solution de compromis, soit en renonçant à fixer une date d’arrêt définitif des achats, soit en repoussant la décision jusqu’en décembre, ont-elles précisé.

La BCE a refusé de commenter ces informations. Les sources ont souligné qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade et que le débat se poursuivait. L’euro réduisait ses gains face au dollar après la publication de ces informations, repassant sous 1,1970 dollar contre 1,1988 quelques minutes auparavant (source)

 
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Publié par le 20 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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