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Des technologies de pointe pour en finir avec les débris spatiaux

15 Sep

Le Brane Craft

Brane Craft est un vaisseau spatial semblable à un tissu hautement technologique qui doit permettre de récupérer les débris spatiaux pour les emmener ensuite se consumer dans l’atmosphère.

Des millions de débris spatiaux entourent notre planète, causant parfois des collisions désastreuses avec d’autres objets en orbite. Des technologies ambitieuses et novatrices voient le jour pour s’en débarrasser.

A cause de l’activité humaine dans l’espace, les alentours de la Terre sont emplis de déchets. Qu’il s’agisse d’étages de fusées, de matériel ou de satellites artificiels qui ne sont plus en service, ce sont des dizaines de milliers de débris de plus de 10 cm qui entourent la planète. En ajoutant les débris supérieurs à 1 mm, le chiffre augmente à en faire tourner la tête : 150 millions de débris, environ 7.000 tonnes, soit le poids de la tour Eiffel.

Des mesures théoriques mais des risques réels

Que faire de tout ça ? En théorie, il existe des mesures pour éviter ce phénomène d’agglomération de déchets en orbite autour de la Terre (voir « Le grand ménage spatial va commencer », Sciences et Avenir n°845 – juillet 2017). En pratique, il y a toujours environ 150 millions de débris spatiaux de plus d’1 mm en orbite, dont des satellites qui ne sont plus utilisés. La crainte d’un scénario à la Gravity n’est alors pas tout à fait fantaisiste, surtout qu’à chaque incident, le nombre de débris augmente. En 1996, un satellite français a été heurté par un débris de fusée, française aussi. En 2007, la Chine a testé un missile anti-satellite sur un ancien satellite météorologique. Résultat : 3.000 débris de plus. Deux ans plus tard, la collision entre un satellite Russe désactivé et un satellite de télécommunications américain en a rajouté 2000. Et ce ne sont que les débris traçables, c’est à dire ceux qui mesurent plus de 10 cm.


Vue d’artiste des débris spatiaux autour de la Terre © European Space Agency

Les initiatives ne manquent pas

Les agences spatiales sont conscientes du problème – la NASA a mis en place ses « bonnes pratiques » en 1995 – et développent des programmes en conséquence. Elle développe actuellement un système d’adhésif surpuissant inspiré des pattes des geckos. Si ce n’est pas sa seule application, l’agence spatiale américaine entend utiliser cette technologie pour attraper les débris. Du côté de l’agence spatiale européenne, dans le cadre du programme Clean Space, c’est plutôt sur une technologie de filet ou de bras robotique que l’accent est mis.


Concept du filet pour attraper les débris spatiaux © European Space Agency

De nombreuses entreprises se sont lancées sur le créneau de la chasse aux débris spatiaux. Airbus Defence and Space – en partenariat avec des université et entreprises publiques anglaises, suisses, sud-africaines, hollandaises et françaises – a développé un système de capture par harpon qui devrait être déployé à la fin de l’année 2017 ou début 2018.


Concept du harpon © Airbus Defence and Space

Micro-satellite pour micro-débris

Au début de l’année 2018, l’entreprise singapourienne Astroscale devrait lancer la première phase de son programme contre les débris spatiaux avec IDEA OSG 1, un micro-satellite destiné à les cartographier et à les détecter, même les minuscules qu’il est impossible de tracer actuellement. D’après le site du projet, il est capable de suivre les débris d’une taille supérieure à 0,1 mm. Objectif : prévoir leur trajectoire pour que les satellites opérationnels et, surtout, les missions humaines puissent les éviter. Conjointement, un autre micro-satellite, développé également par Astroscale, ELSA-d, aura pour but de les éliminer. Encore au stade de projet, ELSA-d devrait utiliser en système d’aimants pour capturer ces petits débris de satellites. L’entreprise singapourienne envisage un lancement du premier prototype – qui servira à démontrer les capacités d’ELSA – durant le premier semestre 2019.

 
En haut, IDEA OSG 1. En bas, ELSA-d. © Concepts d’Astroscale

Un vaisseau en forme de nappe

30 microns d’épaisseur, une forme de nappe pour pique-niquer et un coût de lancement minimisé à 5.000 $ chacun. Voilà l’idée – un peu folle – d’Aerospace, une entreprise américaine spécialisée dans l’innovation spatiale. Brane Craft est donc un vaisseau qui ressemble fortement à un tissu et qui serait en mesure d’enrober les débris spatiaux pour, ensuite, les diriger dans l’atmosphère où ils se consumeront. Cela rend Brane Craft éphémère et explique le souhait d’en diminuer le coût au maximum. Chaque vaisseau est composé de feuilles de plastique d’une dizaine de microns sur lesquelles seront imprimés des circuits imprimés et des cellules photovoltaïques. Le carburant est stocké dans l’espace de 15 à 20 microns qui se situe entre les feuilles de plastiques. Grâce à son poids dérisoire de 50 grammes environ, le Brane Craft pourrait bénéficier d’un rapport poids-puissance très élevé. Encore à l’état de projet, Barn Craft est soutenu par la NASA via son programme de soutien à l’innovation. (source)

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1 commentaire

Publié par le 15 septembre 2017 dans Espace, général, Sciences

 

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Une réponse à “Des technologies de pointe pour en finir avec les débris spatiaux

  1. Erb

    16 septembre 2017 at 10:34

    Terre Plate : Le faux discours de Donald Trump – YouTube
    Vidéo pour « Terre Plate : Le faux discours de Donald Trump »
    ▶ 4:38

    29 mars 2017 – Ajouté par Mohamed El Mahdi
    Donald Trump Le Président des Etats-Unis vient de signer la nouvelle loi qui permet à la NASA de continuer à …

     

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