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Le patron de Deutsche Bank s’inquiète de « signes de bulles » sur les marchés

11 Sep
Le temps de l'argent pas cher en Europe devrait prendre fin - en dépit de l'euro fort, a déclaré John Cryan lors d'un colloque bancaire à Francfort.
« Le temps de l’argent pas cher en Europe devrait prendre fin – en dépit de l’euro fort », a déclaré John Cryan lors d’un colloque bancaire à Francfort. (Crédits : Ralph Orlowski)
Le président du directoire de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé mercredi la Banque centrale européenne (BCE) à changer le cap de sa politique monétaire, s‘alarmant de bulles spéculatives sur les prix des actions, des obligations et de l‘immobilier.

John Cryan estime qu’en dépit de l’euro fort, la BCE doit durcir sa politique monétaire car des signes de bulles se font voir sur les marchés de capitaux.

Le patron de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé, mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) à mettre fin à l’ère de l’argent très bon marché qui conduit à la création de bulles et handicape les banques européennes.

« Le temps de l’argent pas cher en Europe devrait prendre fin – en dépit de l’euro fort », a déclaré John Cryan lors d’un colloque bancaire à Francfort, à la veille d’une réunion très attendue de la BCE qui va statuer sur le cours de sa politique monétaire.

« De nouvelles perturbations »

Ces dernières années, les gardiens de l’euro ont abaissé les taux à leur plus bas niveau et inondé le marché de liquidités, ce qui a favorisé la convalescence des banques affectées par la crise financière, mais cette politique très accommodante « amène aussi de nouvelles perturbations », a déclaré John Cryan.

« Nous voyons maintenant des signes de bulles dans de plus en plus d’endroits sur le marché des capitaux, à des endroits où nous ne les attendions pas », a-t-il souligné.

« Une baisse de l’activité des banques européennes »

La politique des taux d’intérêt au plus bas a un autre effet indésirable, en ayant « contribué à une baisse de l’activité des banques européennes » de 23% par rapport à avant la crise, selon le banquier. Un processus qui se poursuit car des prêts contractés dans le passé à des taux plus élevés viennent chaque jour à échéance.

Les banques américaines bénéficient de leur côté d’un avantage concurrentiel en travaillant avec des taux plus élevés.« Au premier semestre de 2017, le produit net d’intérêt des banques américaines a augmenté de 8%, mais a diminué de 2% en Europe », a remarqué le banquier.

L’euro fort n’incite pas la BCE à durcir sa politique monétaire

Son homologue chez Commerzbank, Martin Zielke, estimait lui aussi mardi que « le moment était venu » d’infléchir le cours de la politique monétaire en zone euro. « La potion (anti-crise, ndlr) a fonctionné. Mais comme pour chaque médicament, il y a des effets secondaires et ils sont de plus en plus importants », a-t-il dit au quotidien Handelsblatt.

Le contexte actuel ne prête pas à un resserrement monétaire alors que l’euro s’est apprécié face au billet vert, cotant près de 1,20 dollar, et que l’inflation reste faible en zone euro. L’euro fort est, selon John Cryan un signe que « le marché anticipe une augmentation des taux d’intérêt, ou une réduction des taux négatifs », alors « pourquoi ne pas entendre un peu le marché ? » (source)

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Publié par le 11 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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