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Un ovaire imprimé en 3D a permis la naissance de bébés souris !

24 Mai

Le premier tissu cardiaque synthétique et fonctionnel imprimé en 3D  Des chercheurs de l’université d’Harvard, aux États-Unis, ont créé un tissu cardiaque humain intégrant une puce associée à des capteurs. Imprimé en 3D, l’ensemble permet de simuler des dysfonctionnements et d’analyser l’efficacité et les conséquences d’un traitement médical sur la durée. 

Des souris stériles, chez qui un ovaire imprimé en 3D a été implanté, ont donné naissance à des bébés souris en bonne santé. Une première étape avant de fabriquer des ovaires artificiels pour des patientes souffrant d’infertilité…

  • Des follicules ovariens ont été placés dans la matrice gélatineuse d’un ovaire imprimé en 3D.
  • Des souris sans ovaires ont reçu les ovaires synthétiques ainsi fabriqués.
  • Les souris ont ovulé, se sont accouplées et ont donné naissance à des petits normaux.

L’impression 3D fait des prouesses : certains s’en sont servis pour imprimer des oreilles, des os, des muscles, du cartilage… Et voilà que des scientifiques proposent maintenant de traiter des cas d’infertilité en imprimant un ovaire artificiel. L’expérience a été réussie chez la souris.

Dans la revue Nature Communications, les scientifiques de l’université Northwestern, à Chicago, décrivent comment ils ont imprimé de surprenants implants grâce à une encre gélatineuse. Les matrices poreuses ainsi obtenues devaient servir de support pour les follicules ovariens : les micropores de la matrice fournissent un espace qui peut être rempli par un follicule. La taille et la localisation des trous ont été pensées pour contenir des dizaines de follicules et permettre aux vaisseaux sanguins de se connecter aux implants.

Les souris ont été ovariectomisées (on a retiré leurs ovaires) et elles ont reçu les implants. L’ovaire artificiel permettait la maturation des ovocytes in vitroet in vivo. La vascularisation a pu se faire in vivo : les implants se sont raccordés à la circulation sanguine en une semaine. Ils ont libéré des ovocytes matures de manière naturelle à travers les pores de la structure gélatineuse, grâce à une ovulation normale.

La flèche montre le follicule dans la matrice imprimée. © Laronda et al., Nature Communications 2017

La reproduction et l’allaitement ont lieu normalement

Les ovaires de synthèse ont donc restauré la fonction ovarienne chez les souris stériles, sans que des hormones n’aient été données artificiellement aux souris. L’ovulation s’est faite grâce aux hormones produites dans l’organisme de l’animal.

Sept souris se sont accouplées après avoir reçu leurs ovaires artificiels ; trois d’entre elles ont donné naissance à des bébés souris qui s’étaient développés à partir d’ovules produits par les implants. Les bébés souris ont été allaités normalement par leur mère et se sont même reproduits plus tard.

Pour l’heure, on ne sait pas si cette approche fonctionnerait dans le cas de l’espèce humaine, où les follicules sont bien plus gros. Mais ce travail franchit une nouvelle étape pour permettre à des jeunes femmes d’avoir des enfants, notamment après un traitement anti-cancer. En effet, une chimiothérapie et de hautes doses de radiations peuvent détruire les ovocytes d’une femme ; ces traitements anti-cancer augmentent les risques d’infertilité ou de ménopause précoce. (source)

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Publié par le 24 mai 2017 dans général, Sciences

 

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