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Archives du 18 mai 2017

Liste des eaux en bouteille qui n’ont aucun polluants (et celles qui en contiennent)

biberon_eau

En ce qui concerne les eaux en bouteille, 37 échantillons sur 47 (78%) ne présentaient aucun des 85 polluants recherchés. Parmi les eaux en bouteille sans aucune trace de polluant, on retrouve les eaux minérales Evian, Contrex, Courmayer, Thonon, Montcalm, Wattwiller, les eaux minérales des marques Auchan, Carrefour, Leclerc et Leader Price, et les eaux minérales gazeuses Perrier, Badoit, San Pellegrino ou Quezac. 23 eaux de source en bouteille n’avaient également aucune trace de substance toxique.

Seules 10 références d’eau en bouteille présentaient des microtraces de polluants d’après 60 Millions de consommateurs. Parmi les eaux minérales testées positives: Hépar (buflomédil (médicament)), Volvic (atrazine), Vittel (hydroxyatrazine), Cora (atrazine), et l’eau de source Cristaline (de source Louise) avec de l’oxadixyl (pesticide).

Plus surprenant, du tamoxifène, qui est un traitement du cancer du sein, aurait été retrouvé dans la Saint Amand, la Mont Roucous, la St Yorre et La Salvetat, l’eau de source Carrefour Discount, ainsi que dans 3 prélèvements sur 10 d’eau du robinet.

Des toxicologues ont été interpellés par la présence de tamoxifène dans tous ces prélèvements et ont évoqué des « faux positifs ». Les résultats ont immédiatement été contestés par la Chambre Syndicale des Eaux Minérales Naturelles: une contre-expertise réalisée à sa demande par un laboratoire indépendant du CNRS à l’Université de Bordeaux a conclu à « l’absence de résidus médicamenteux dans les eaux minérales ».

Le syndicat rajoute que les traces de pesticides retrouvées dans les eaux minérales le sont à des niveaux infinitésimaux et donc « parfaitement conformes à la réglementation ». (source)

Pour compléter, Voici les marques d’eau en bouteilles qui possèdent des polluants d’après 60 millions de consommateurs et Tuxboard :

On a pu détecter des pesticides ou polluants chimiques dans quelques marques d’eau en vente dans les magasins . Selon l’étude menée conjointement par France libertés et 60 millions de consommateurs, des polluants ont été retrouvés dans 10 bouteilles d’eau sur les 47 examinées. Des micro-traces qui ne serait pas nuisibles pour la santé de l’homme mais c’est une situation qui pose cependant la question de la pureté de l’eau en bouteille.

Ce qui a été retrouvés sont des traces de pesticides et de médicaments. Mais alors quelles sont les marques concernées par les résultats de cette étude?

Voici les 10 marques d’eau en bouteilles incriminées avec les particules de pollution concernées.

Hépar – Source Hépar

 

Buflomédil (médicament, vasodilatateur)

Mont Roucous – Source Mont Roucous

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Tamoxifène (hormone de synthèse utilisée pour lutter contre le cancer du sein)

Saint Amand – Source du Clos de l’abbaye

eau en bouteilles

Tamoxifène et Naftidrofuryl (médicament, vasodilatateur)

 

Eau en bouteilles: Vittel – Grande source

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Hydroxyatrazine (pesticide)

On en parlait dans ce reportage :

Volvic – Source Clairvic

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Atrazine (pesticide)

Carrefour discount – Source Céline Cristaline

Tamoxifène

 

Cora – Source Saint-Pierre

Atrazine

Cristaline – Source Louise

Oxadixyl (pesticide)

La Salvetat – Source La Salvetat

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Tamoxifène

 

St-Yorre – Source Royale

Tamoxifène

Parmi les eaux en bouteille sans aucune trace de polluant, on retrouve les eaux minérales Evian, Contrex, Courmayer, Thonon, Montcalm, Wattwiller, les eaux minérales des marques Auchan, Carrefour, Leclerc et Leader Price, et les eaux minérales gazeuses Perrier, Badoit, San Pellegrino ou Quezac. 23 eaux de source en bouteille n’avaient également aucune trace de substance toxique.

Pour conclure : Renseignez-vous sur la qualité de votre eau du robinet car souvent elle est meilleure ou voire de même qualité que les eaux en bouteilles. Surtout que le point le plus négatif, outre le prix très élevé, et malgré les efforts des fabricants, sont bien les bouteilles en  plastiques difficilement biodégradables qui polluent les sols et nos océans.

Seules ces 10 références d’eau en bouteille présentaient des microtraces de polluants d’après 60 Millions de consommateurs.

Ajout d’information

Suite à cet article nous avons été contacté par la Chambre Syndicale des Eaux Minérales. Voici leur mail :

Nous faisons suite à l’article que vous avez publié « Voici les marques d’eau en bouteilles qui possèdent des polluants ».

Vous faîtes référence à un article de 60 Millions de Consommateurs sur la qualité de l’eau datant du 25 mars 2013. Cette information est maintenant largement dépassée :

Sachez que les résultats de cette étude ainsi que la méthodologie ont, depuis cette période, été contestés.

En effet, une étude a été menée par un laboratoire indépendant spécialisé dans la recherche au niveau de « l’ultra traces » (micro-particules).

-13 000 analyses ont été effectuées sur les polluants émergents, sur 40 marques d’eau embouteillées en France.

-La recherche a porté sur 330 molécules : médicaments, hormones, pesticides et autres molécules liées aux activités humaines.

Cette étude prouverait que : 

-ll n’y a aucune trace de médicament, d’hormone, de phtalate, ni de Bisphénol A dans les eaux embouteillées.

-100% des eaux embouteillées sont conformes à la réglementation, à des seuils même 2 fois plus bas que les limites réglementaires en matière de pesticides.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur http://eaumineralenaturelle.fr/qualite/qualite-de-leau-en-bouteille

Et consulter le communiqué de presse joint afin de pouvoir rectifier l’information que vous avez publiée.

Les études sont souvent contestées par les lobbys, mais dans le doute et par soucis d’équité, nous avons voulu publier cette information.

Mais cela n’enlève rien au problème de pollution engendrée par la production des bouteilles d’eau.

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Publié par le 18 mai 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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De notre abrutissement par les chaînes info

De notre abrutissement par les chaînes info

Le système a gagné les élections parce qu’il a imposé son règne de la quantité info encore plus que ses mensonges. Pareil, Trump ne peut rien faire en Amérique, malgré sa bonne volonté.

Dans la guerre que nos sites résistants livrent aux infos, nous devons à la fois jouer sur la qualité et sur la quantité des infos. Or cette quantité doit être raisonnable et réduite. Pourquoi ? Parce l’abrutissement du Français moyen et de la planète passe par la répétitive énorme quantité des infos fausses ou débiles (sport, showbiz, cuisine…) qu’il ingurgite. Or nous sommes noyautés et envahis par un flot toujours plus continu d’infos toujours plus abjectes.

Rien de nouveau sous le sommeil hélas. Pas besoin de la radio ou de la télé. Le moraliste grec Théophraste écrit, ici traduit par notre La Bruyère, au IVème siècle avant notre ère.

« Je vous avoue que ces diseurs de nouvelles me donnent de l’admiration, et que je ne conçois pas quelle est la fin qu’ils se proposent ; car pour ne rien dire de la bassesse qu’il y a à toujours mentir, je ne vois pas qu’ils puissent recueillir le moindre fruit de cette pratique.

Je ne crois pas qu’il y ait rien de si misérable que la condition de ces personnes ; car quelle est la boutique, quel est le portique, quel est l’endroit d’un marché public où ils ne passent tout le jour à rendre sourds ceux qui les écoutent, ou à les fatiguer par leurs mensonges ? »

Théophraste décrit ensuite le diseur de rien :

« Il s’échauffe ensuite dans la conversation, déclame contre le temps présent, et soutient que les hommes qui vivent présentement ne valent point leurs pères. De là il se jette sur ce qui se débite au marché, sur la cherté du blé, sur le grand nombre d’étrangers qui sont dans la ville ; il dit qu’au printemps, où commencent les Bacchanales, la mer devient navigable ; qu’un peu de pluie serait utile aux biens de la terre, et ferait espérer une bonne récolte ; qu’il cultivera son champ l’année prochaine, et qu’il le mettra en valeur ; que le siècle est dur, et qu’on a bien de la peine à vivre. »

Dans mon livre sur la décadence romaine, je rappelle que l’homme de l’antiquité ne connaît pas le vœu de silence du moyen âge chrétien. Il s’abrutit sur le forum et sur les agoras. Sa civilisation périclita et il se fit détruire par la rumeur.

Prenons aussi l’exemple de Sénèque :

« De la curiosité provient un vice affreux : celui d’écouter tout ce qui se raconte, de s’enquérir indiscrètement des petites nouvelles (auscultatio et publicorum secretorumque inquisitio), tant intimes que publiques, et d’être toujours plein d’histoires. »

Dans sa Satire VI, le poète satirique Juvénal (c’est le Céline romain) se moque des commères : « Celle-ci saura dire de qui telle veuve est enceinte et de quel mois, les mots et les positions de telle autre quand elle fait l’amour…  Elle guette aux portes de la ville les nouvelles, les rumeurs toutes fraîches ; au besoin elle en fabrique : le Niphates vient de submerger les populations, un déluge couvre les campagnes, les villes chancellent, le sol s’affaisse. Voilà ce qu’aux carrefours, pour le premier venu, elle débite ! »

Cet incessant papotage (on a d’ailleurs recyclé les mots agora et forum) est même dénoncé dans les actes des Apôtres:

« Or tous les Athéniens et les étrangers séjournant à Athènes, ne passaient leur temps à autre chose qu’à dire ou à ouïr quelque nouvelle. »

Puis, « deux mille ans après », Henry David Thoreau écrit dans son légendaire Walden : « Pour le philosophe, toute nouvelle, comme on l’appelle, est commérage, et ceux qui l’éditent aussi bien que ceux qui la lisent ne sont autres que commères attablées à leur thé. Toutefois sont-ils en nombre, qui se montrent avides de ces commérages. »

Thoreau se moque ensuite, avec le ton offensif qui le caractérise, de son intoxiqué : « En s’éveillant il dresse la tête et demande : “ Quelles nouvelles ? Comme si le reste de l’humanité s’était tenu en faction près de lui. Il en est qui donnent l’ordre de les réveiller toutes les demi-heures, certes sans autre but. Après une nuit de sommeil les nouvelles sont aussi indispensables que le premier déjeuner. »

L’excellent et méconnu conteur US O ’Henry décrit aussi des personnages friqués et pendus au téléphone (en 1910 ! En 1910 !), le tout pour écouter les bandeaux info… « une voix féminine lui lisait au téléphone les headlines sur les meurtres, accidents et autres accidents politiques. »

On en arrive à notre société médiologique (Régis Debray) créée par la presse façon Girardin ou l’agence Reuters au début du dix-neuvième siècle : il s’agit de « répéter, dit le maître ». Gustave le Bon explique dans sa légendaire psychologie des foules qui enchanta le Dr Freud : « La chose affirmée arrive, par la répétition, à s’établir dans les esprits au point qu’ils finissent par l’accepter comme une vérité démontrée. »

On arrive ainsi à nous imposer les vérités suivantes : les Russes ont détruit tel avion malais et vont envahir l’Europe ; des peuples se sont révoltés pendant le printemps arabe et ont établi partout la démocratie ; les banques centrales nous sont sauvé de la faillite ; la bourse c’est la vie ; les néocons sont  bons pour la santé et Poor Donald Buck est un tyran en herbe ; un hyper-président Bilderbergs sera le sauveur de la France !

Parlons de CNN et des chaînes info. Dans un de ses meilleurs papiers, Thierry Meyssan écrivait :

« Le concept d’information continue consiste à diffuser en temps réel des images d’un événement de sorte que les téléspectateurs puissent en ressentir les émotions, voire éprouver la même sensation que s’ils en étaient des acteurs. L’immédiateté du traitement est sensée protéger des falsifications. Aussi, l’information continue est-elle présentée comme un progrès du journalisme rendu possible par de nouveaux moyens techniques. Elle est en réalité la négation du journalisme. Ce métier consiste en effet à prendre du recul par rapport à l’événement, à sélectionner les faits saillants, à recouper les sources, à vérifier les imputations, et à donner du sens. Le journalisme n’est pas une technique de la description, mais un art de la compréhension. Loin de garantir la vérité, l’immédiateté rend vulnérable aux apparences et aux préjugés. Dans le modèle CNN, l’information n’est pas un outil de connaissance, mais un spectacle. »

Comme dans la caverne de Platon, on croit tout ce qu’on nous montre. Meyssan : « Encore une fois « l’effet CNN » a suffi à crédibiliser l’information. Outre que, dans l’instant, aucun journaliste n’a vérifié l’ampleur de la marée noire, personne non plus n’a observé attentivement les images, ni réfléchi à la crédibilité de l’accusation ».

Serpent tératologique qui se mord la queue, notre société voit des complots, des Fake News et des conspirateurs partout. Elle garde le contrôle et on sait tous que c’est l’oligarchie gardienne du temple de l’argent qui a fait élire qui l’on sait. Le putsch ploutocratique dénoncé par Aude Lancelin est un putsch médiatique. L’argent, c’est le liquide qui circule, l’argent c’est du ruban info. C’est la fabrique des illusions que pressent Shakespeare dans la Tempête.

Le remède ? Coupez la télé. Retrouvez votre âme. Le psychiatre François Plantey m’évoque des maladies actuelles comme la sensation seeking ou le novelty seeking. L’individu postmoderne ne peut plus se passer de son opiomanie informative (9h/jour). Il est tenu comme cela par le système, et on ne saurait trop lui conseiller de se déconnecter, au moins pour des raisons de santé.

Sources

Actes des Apôtres, 17, 21

François Plantey – Introduction à la cabale des hébreux (Editions Via Romana)

La Bruyère – Les caractères de Théophraste

Nicolas Bonnal – La culture comme arme de destruction massive ; le roman noir de la décadence romaine (Amazon-Kindle)

William Porter (O’Henry) – Modern rural sports

Thierry Meyssan – l’effet CNN (Voltairenet.org)

Thoreau – Walden

Nicolas Bonnal, source

 
 

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Des superbactéries inconnues retrouvées chez un patient sur trois dans les hôpitaux US

Des superbactéries inconnues retrouvées chez un patient sur trois d'hôpitaux US
Inquiétant, c’est pourquoi il faut éviter au maximum les antibiotiques : ça crée des « résistances », alors que notre organisme sait parfaitement se défendre … (une fièvre est provoquée par l’organisme qui se défend, une douleur est une alerte de l’organisme, etc ..)

Une équipe de scientifiques américains a découvert une souche bactérienne inconnue chez un patient sur trois des hôpitaux d’une ville dans l’État du Texas. Surprise terrifiante, car les bactéries s’avèrent résistantes à presque tous les antibiotiques.

Des superbactéries capables de résister à presque tous les antibiotiques ont été retrouvées chez un patient sur trois des hôpitaux de la ville américaine de Houston, dans l’État du Texas, révèle une étude parue dans la revue scientifique mBio.

« La découverte de cette souche rare de superbactéries dans notre ville a été une grande surprise », a confié James Musser du Houston Methodist Hospital. « Les pneumocoques sont des bactéries répandues provoquant souvent des maladies, et il nous faut comprendre en urgence comment combattre son invulnérabilité et créer de nouveaux vaccins, ainsi que de nouvelles méthodes pour traiter et pour diagnostiquer l’infection. »

M. Musser et ses collègues ont examiné les génomes de plus de 1 700 types de klebsiella pneumoniae, découverts chez les patients du Texas ces quatre dernières années, et ont tiré une conclusion inquiétante : environ un tiers des patients des hôpitaux de Houston sont porteurs d’une souche de pneumocoques extrêmement dangereuse, dont le nombre ne cesse d’augmenter.

La souche CG307 est mal connue et techniquement invulnérable aux médicaments. Les scientifiques n’ont pas encore trouvé de moyens efficaces de la combattre et essayent de déterminer quels antibiotiques influencent la souche CG307 au moins partiellement pour éviter son éventuelle évolution.

Le problème des soi-disant superbactéries, microbes résistants aux antibiotiques, se pose de plus en plus crûment ces dernières années. Il s’agit d’agents infectieux qui peuvent être rares comme répandus mais qui sont tous dangereux, tels que les staphilococcus aureus ou les klebsiella pneumoniae. Selon les scientifiques, les hôpitaux et les fermes d’éleveurs peuvent servir d’« incubateurs » pour ces agents.

Source

 

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UN LYCÉE INVENTE UNE MÉTHODE PROMETTEUSE POUR DÉSALINISER L’EAU DE MER

Chaitanya Karamchedu, un lycéen de Portland (États-Unis), a développé une technique novatrice pour remédier au manque d’eau potable dans le monde : si un simple lycéen arrive à trouver une méthode efficace pour rendre l’eau de mer potable, on se demande ce que fait la corporatocratie qui a pourtant des moyens démesurés, pour solutionner définitivement ce problème  …

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Mers, océans, calottes polaires, glaciers, neiges éternelles, nappes phréatiques et aquifères, fleuves et rivières… L’eau couvre 70% de la Terre : elle est présente partout. Seulement, 97% de cette eau sont salés… Et donc non potables.

Aujourd’hui dans le monde, près d’une personne sur huit n’a pas accès à l’eau potable. Une statistique plus qu’effrayante, qui mérite vraiment qu’on s’attarde sur le problème.

C’est ce qu’a fait Chaitanya Karamchedu, ou comme il le préfère, Chai, un étudiant américain d’origine indienne, en se penchant sur la désalinisation de l’eau de mer.

Ayant conscience de la difficulté d’application des techniques déjà existantes, qui sont, de plus, extrêmement onéreuses, il a tenté de prendre le problème sous un autre angle, et semble avoir réussi !

D’un point de vue moléculaire, l’eau salée est en réalité composée à 10% seulement de molécules d’eau salée. Pour séparer ces molécules d’eau « attachées » aux molécules de sel, on utilisait jusque là différents procédés de distillation, mais aussi l’électrodialyse, l’osmose inversée ou la condensation. En d’autres termes, on extrayait le sel d’un côté et l’eau douce de l’autre.

Chaitanya, lui, a préféré prendre le problème à l’envers en s’intéressant aux autres 90% d’eau, non rattachées aux molécules de sel.

Crédit photo : KPTV Fox 12 Oregon

Ainsi, il a utilisé un polymère hydrophile capable d’absorber l’eau douce pour la transformer en gel, sans toucher à l’eau salée… L’étape d’après consistait à séparer le gel de l’eau salée, puis à retransformer ce gel en eau douce, le tout sans apport d’énergie thermique ou électrique.

Avec un rendement de 70%, ses premiers essais ont été tellement concluants qu’il a présenté sa méthode à plusieurs concours, dont le Techcon, organisé par le MIT, qui a valu à son invention de remporter la deuxième place de la compétition, ainsi que la Foire Scientifique Internationale de Intel où il a remporté un prix 10 000 dollars, avec lequel il pourra financer et poursuivre ses recherches.

Crédit photo : KPTV Fox 12 Oregon

Les avantages de sa solution ? Une technique peu coûteuse, qui ne nécessite pas de matériel compliqué ou d’apport d’énergie extérieure, et qui peut être mise en oeuvre à petite comme à grande échelle.

Inspiré par cette expérience, Chaintanya explique travailler sur une série de 8 problèmes vitaux pour l’humanité sur sur le même schéma.

« Certains problèmes ont l’air d’être impossibles à résoudre, mais ils ne le sont pas. Aucun ne l’est, en réalité. »

Pour ceux qui n’ont pas besoin de sous-titres, voici une vidéo explicative de son travail :

On lui souhaite de réussir, pour lui car il le mérite, et pour tous ceux à qui ses inventions pourraient venir en aide. C’est de gens comme lui dont on a besoin, pourvu que ça continue !

Source

 
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Publié par le 18 mai 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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La Chine annonce le début d’une nouvelle révolution des hydrocarbures

La Chine annonce le début d’une nouvelle révolution des hydrocarbures

La Chine est devenue le premier pays qui a réussi à exploiter l’hydrate de méthane et estime avoir entamé une nouvelle révolution des hydrocarbures.

Les pétroliers chinois ont été les premiers à extraire de «glace qui brûle» ou de l’hydrate de méthane en mer de Chine méridionale. C’est le ministère chinois du Territoire et des Ressources qui l’a annoncé le 18 mai sur la télévision centrale de Chine. «Cela sera un événement aussi grand que la révolution américaine des hydrocarbures de schiste. Les moyens d’utiliser l’énergie seront ainsi transformés à l’avenir», a assuré le directeur adjoint de l’Institut d’études géologiques de Chine, Li Jinfa.

Selon lui, la Chine qui a connu «un succès sans précédent» dans le développement théorique et technologique dans ce domaine, occupe la première place dans le monde pour l’extraction de l’hydrate de méthane.

La Chine a exploité cet hydrocarbure à plus de 1 200 mètres de profondeur. Le puits sous-marin de 200 mètres se trouve en mer de Chine méridionale, à 285 kilomètres au sud-est de Hong Kong. Un total de 120,5 mètres cubes de «glace qui brûle» ont été extraits en huit jours. Un mètre cube de cette substance est l’équivalent énergétique de 160 mètres cubes de gaz naturel.

D’autres pays, notamment le Canada et la Japon, mènent des travaux d’exploration pour extraire de l’hydrate de méthane, mais pour le moment, seule la Chine est parvenue à l’exploiter.

En mars 2013, le Japon avait déclaré en avoir découvert sans être parvenu à l’extraire. (source)

 

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Macron Président : La République branchée… au tout à l’égo

Le 7 mai dernier le président de la République a été élu avec les deux tiers des voix exprimées et il est à parier qu’à l’occasion des élections législatives, ceux, qui ont encore les moyens et la volonté de choisir leur poulain entre la « droite libérale » et la « gauche de progrès », écraseront en suffrages exprimés, pour une fois encore, ceux que le ressentiment et la colère interdit de penser l’avenir dans les mêmes termes. La France, nous dit-on, aurait ainsi éviter le pire, la honte internationale, en portant au pouvoir la représentante d’un mouvement identitaire d’extrême droite. Ouf, les français se révèleraient en fin de compte raisonnables en plébiscitant un homme, jeune et sympathique, pro européen, progressiste, qui ne manquera pas « d‘accélérer les réformes nécessaires pour faire entrer la France dans l’économie du XXI ème siècle, réformes que les partis de gauche comme de droite n’ont pas eu le courage de faire ces dernières décennies. »

On connait la douce musique libérale : libérer les énergies, libérer le travail de tous les carcans qu’imposent les corps intermédiaires et les réglementations en tout genre. Libérer l’individu de toute tutelle et donner à chacun l’égalité des chances pour réussir dans un nouvel ordre social plus fluide. Pour cela l’individu doit aussi se libérer de ses propres racines, de son histoire. Nomade, il doit être capable de s’adapter, parler globish, être disponible et sans attaches sur toutes les latitudes . Il faut en finir avec les partis et organisations politiques pour libérer le citoyen de l’emprise de toute idéologie et par la même occasion de toute fonction critique. Il faut aussi le libérer du maximum de principes moraux ou philosophiques pour le rendre totalement disponible, tant pour l’accomplissement de sa mission dans le cadre de son travail que dans sa position de consommateur. Les instances collectives comme la famille, l’école, les syndicats, les associations culturelles, les États-nations ne doivent en aucun cas être une entrave au développement du grand marché ; leur rôle doit se limiter à assurer ordre et sécurité, dire le droit aux quatre coins du territoire , former le citoyen pour assurer le fonctionnement optimum du système de production et de distribution en vue de la plus grande profitabilité possible pour les investisseurs financiers. Bref tout cela est contenu dans le vieux principe libéral énoncé par Mandeville (1), il y a déjà trois siècles, dans la « fable des abeilles » :  les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes, les principes moraux, peuvent en réalité lui nuire.

Avec Emmanuel Macron il n’est plus nécessaire de penser une politique ni de s’organiser dans des partis de droite ou de gauche qui en fin de compte font ce que le Marché commande. il suffit de se mettre en marche et …de suivre le mouvement. Mouvement dont le chemin sera tracé au cordeau par le gouvernement. Emmanuel Macron, après son O.P.A. sur le P.S. et le P.R. « managera » la France comme une entreprise, avec un gouvernement , véritable task force, réduit à 15 fidèles, avec aussi des députés aux ordres, recrutés par le mouvement comme des cadres dociles, pour adopter les réformes dictées par ordonnances gouvernementales et vendre à l’étranger et aux investisseurs internationaux la marque « France » relookée, modernisée aux standards internationaux. Pour cela aussi le Président, en bon ambassadeur, continuera à cultiver son image glamour sur les couvertures glacées des magazines en tout genre, accompagné de la « première dame« .

Si l’État libéral doit assurer des conditions initiales identiques pour tous, en matière d’éducation en particulier, tout le monde est sommé ensuite de réussir et tant pis pour les losers, les grognons, ceux qui ne feront pas l’effort de se reconvertir, ceux qui refusent de bouger. La « dépense publique » contrainte par le « boulet » de la dette publique ne pourra leur venir en aide éternellement.

Le problème est que notre jeune premier qui affiche haut et fort sa foi au libéralisme intégral arrive un peu tard dans le scénario.

Depuis plus de quarante ans déjà cahin-caha, un pas du pied droit, un pas du pied gauche, dans un environnement international acquis à la mondialisation des échanges, après la chute du mur de Berlin, les gouvernements successifs ont déjà bien détricoté les lois sociales qui tenaient encore en laisse l’hégémonie du capital sur le travail, tout en feignant d’adoucir ces sacrifices par plus de droits et de libertés donnés à l’individu dans la conduite de sa vie privée. Discrètement on a pas cessé de mettre en concurrence les uns avec les autres tout en démontant méthodiquement l’État social. Seule l’augmentation de la production et ensuite l’endettement privé et public ont permis un temps de limiter la casse en distribuant quelques bribes aux plus démunis.

Déjà depuis le début du XXIème siècle les dégâts des politiques libérales s’affichent aux yeux de tous. C’est bien l’augmentation exponentielle des inégalités, la disparition des classes moyennes, la déqualification et l’augmentation du chômage, de la pauvreté et de la précarité dans les pays développés qui a créé une société duale, remettant en cause les fondements démocratiques de nos sociétés et l’unité de nos nations. En fait le résultat de cette dernière élection ne marque pas une rupture politique ni un renouvèlement. La gauche et la droite ne font que tomber le masque d’une mauvaise comédie et ne font que mutualiser leurs forces autour de nouvelles têtes pour tenter de prolonger, pour quelques années encore, la fête de cette minorité toujours aussi insatiable. Avec le résultat du 2ème tour on fait simplement le constat que deux France peu à peu se séparent. Il y a celle des urbains, des gagnants de la mondialisation, de ceux que l’espoir de jours meilleurs anime encore et il y a celle que l’on ne veut pas voir, celle des reclus, des immobiles, des travailleurs pauvres, tous assignés à résidence dans ces territoires périphériques pour n’être que les spectateurs de la réussite des autres. ( voir l’interview de Christophe Guilluy : « La France périphérique va-t-elle exploser ? » ) .

C’est cette France de ceux que le ressentiment contre tous et contre tout envahit, marqués par la rancune, l’hostilité, la frustration, de ceux que personne n’écoute, de ceux dont on ne parle plus. Ce sont tous ces perdants de ce capitalisme global : petits paysans, commerçants, artisans, ouvriers déqualifiés, travailleurs indépendants, « ubérisés« , à temps partiel, travailleurs pauvres, chômeurs qui se retrouvent purement et simplement rejetés et oubliés comme peuvent l’être les déchets disparates d’une grande fête où des artistes constamment renouvelés occuperaient sous les sunlights le devant la scène. Dans son dernier livre (2) Dany Robert Dufour cite Nietzche qui dans la « Généalogie de la morale » appelle « être de ressentiment » ces hommes devenus tragiquement pauvres en sentiment pour qui « la véritable réaction, celle de l’action, est interdite et qui ne se dédommagent qu’au moyen d’une vengeance imaginaire  ». Les plus fous sombrent dans un délire « théo-fasciste » qu’exploitent les illuminés de Daech, une majorité, faute de perspective alternative à gauche, s’est réfugiée jusqu’à présent sous le discours identitaire et nationaliste du Front National qui, au lieu de désigner clairement l’ennemi, le capitalisme mondialisé, montre du doigt les étrangers comme la cause de tous leurs malheurs, d’autres enfin, n’éprouvent même plus la nécessité de s’exprimer.

Aujourd’hui devant la limitation des ressources, l’état de la planète, l’ illimitation et la démesure dans l’accumulation des richesses n’est plus de mise ; il faudra de plus en plus faire avec les ressources déjà en circulation en utilisant le moins possible d’énergie fossile. La réussite individuelle des uns se fera de plus en plus aux dépens d’une part de plus en plus importante de l’humanité.

Demain si Emmanuel Macron continue de marcher ainsi, deux mondes antagoniques seront condamnés à s’affronter. L’idéologie libérale avec la dérégulation qu’elle préconise deviendra un obstacle mortifère pour l’humanité. La bonne gestion des ressources, le partage des richesses ne peut se faire que grâce à des États régulateurs, à l’organisation démocratique des citoyens, à l’adoption de règles communes et le respect de principes moraux et philosophiques pour le vivre ensemble dans le respect des singularités de la personne humaine. L’illimitation dans la libre accumulation individuelle des richesses est aujourd’hui un cancer qu’il est urgent de combattre.

Dans une tribune publiée par le quotidien grec Journal des rédacteurs sous le titre « Voilà pourquoi, Emmanuel, nous serons contre toi », Yanis Varoufakis, qui hier l’a soutenu, estime ainsi que la politique de « dérégulation et d’austérité » souhaitée par l’ex-candidat d’En Marche ! va « simplement redistribuer la misère entre les travailleurs français ». (lien) .

Prôner une politique fondée sur la compétition individuelle où chacun est sommé de réussir par tous les moyens est aujourd’hui M. Macron bien ringard. Vanter les mérites d’un monde où la mobilité et l’adaptabilité sont la clé de la réussite, pendant que les immobiles et les enracinés dans leur terroir seraient condamnés à se morfondre arrive à contre temps. Dans les années à venir il faudra à nouveau réapprendre à se poser pour vivre, prendre en compte son environnement, développer une économie locale en harmonie avec son environnement tout en étant en réseau avec le reste du monde, avec un usage mesuré des ressources mises à disposition et en mettant à profit au mieux les talents et les compétences de chacun. Bref il faudra repenser et préférer une société horizontale à une société verticale où ceux d’en haut ignorent tout de ceux d’en bas.

En 2015, Emmanuel Macron expliquait qu’il y a dans la démocratie « un absent ». Et que cet absent est la « figure du roi », dont il est persuadé que « le peuple français n’a pas voulu la mort ». Même si la France a tenté de « réinvestir le vide » avec Napoléon et de Gaulle, poursuit-il, l’espace reste vacant. Et « ce que l’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction ». ( lien ) .

M. Macron, ne vous êtes-vous pas trompé de siècle ? En tout cas vous arrivez bien tard et, contrairement à ce que vous affirmez, vous faites partie de ce vieux monde que vous ne cessez de décrier. Il est temps d’enclencher la marche arrière et mettre le tout à l’égo à l’égout pour réaffirmer que les êtres humains sont des êtres sociaux qui ne peuvent s’épanouir que dans et par la richesse de leurs rapports sociaux , qu’ils doivent s’organiser pour confronter leurs idées et mettre en place un cadre de socialité fraternel et respectueux des individualités et des moyens mises à disposition, pour organiser le partage des richesses et la bonne gestion des ressources au lieu d’encourager la compétition.

Dans la gestion des affaires de la cité la première personne du singulier doit absolument laisser la place à la premier personne du pluriel.

LA SCIENCE DU PARTAGE

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(1) La thèse générale de Mandeville dans « la fable des abeilles » est la suivante :

Les actions des hommes ne peuvent pas être séparées en actions nobles et en actions viles, et que les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes peuvent en réalité lui nuire. Par exemple, dans le domaine économique, il dit qu’un libertin agit par vice, mais que « sa prodigalité donne du travail à des tailleurs, des serviteurs, des parfumeurs, des cuisiniers et des femmes de mauvaise vie, qui à leur tour emploient des boulangers, des charpentiers, etc. ». Donc la rapacité et la violence du libertin profitent à la société en général. ( Wikipédia )

(2) Dany-Robert Dufour : « La situation désespérée du présent me remplit d’espoir. » Face à trois délires politiques mortifères, l’hypothèse convivialiste. Edition Le bord de l’eau- 2016

Source

Nouveau gouvernement : Qui sont-ils ?

Le Club Bilderberg est fier de vous présenter vos futurs dirigeants.

La composition du nouveau gouvernement est tombée hier .
Sans surprise, c’est un gouvernement à l’aspect plus supranational que jamais, prompt à exécuter les basses œuvres décidées à Bruxelles, Francfort ou Washington.

Comme d’habitude, le ministère de l’Intérieur revient à un franc-maçon, idem pour celui de l’Education, la tradition se perpétue.
Entre Bilderberg, franc-maçonnerie et multinationales, il y en a pour tous les goûts :

Adoubés par les réseaux mondialistes :
Emmanuel Macron, président de la République, Young Leader de la French American Foundation  2012, Bilderberg 2014.

Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, énarque passé par le FMI, ancien collaborateur de Pierre Moscovici.

Edouard Philippe, premier ministre, énarque, ancien d’Areva, Bilderberg 2015 et 2016.

Sylvie Goulard, ministre des armées ; en 2010, Sylvie Goulard cofonde avec Daniel Cohn-Bendit, Isabelle Durant et Guy Verhofstadt le groupe Spinelli, une association de députés européens, d’universitaires et d’autres personnalités politiques qui a pour objectif de promouvoir le fédéralisme européen (notons au passage que le groupe Spinelli compte en son sein un représentant d’Israël et un autre de l’Inde…), Bilderberg 2016.

Les fils de la Veuve et assimilés:
Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; membre du Grand Orient de France.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères ; membre du Grand Orient de France.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale ; ancien Grand Maître du Grand Orient de France.

Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires ; ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, mutuelles qui sont, comme on le sait, un tanière maçonnique.

Jacques Mézard, ministre de l’agriculture et de l’alimentation ; membre du PRG, parti ayant de fortes accointances avec la FM:.

Les hommes de parole :
François Bayrou, ministre de la justice, garde des sceaux ; la girouette de la République :

Bruno Le Maire, ministre de l’économie ;  en février dernier : « Emmanuel Macron est le candidat sans projet car c’est le candidat sans convictions. »

Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics : « C’est la fin de la Ve République telle qu’on la connaît: M. Macron n’aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances». «Son élection, ce qu’au diable ne plaise, précipiterait la France dans l’instabilité institutionnelle »

Les amis des multinationales ou des laboratoires :
Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique ; dont la « Fondation pour la nature et l’homme » est notamment financée par EDF, TF1 et L’Oréal… Et qui avait jusqu’en 2009 un magnifique logo:

Muriel Pénicaud, ministre du travail ; passée notamment par Danone, Dassault ou Orange.

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé ; pour laquelle les conflits d’intérêts ne sont pas un problème, bien au contraire.

Bref, une bien belle équipe.

Et les autres :

Françoise Nyssen, ministre de la culture
Frédérique Vidal, enseignement supérieur
Annick Girardin, ministre des outre-mer
Laura Flessel, ministre des sports
Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique chargée des transports
Marielle de Sarnez, ministre chargée des affaires européennes.

Le programme qui sera appliqué sera sans doute très proche de cela.
Vogue la galère…

Source Quête-de-Vérité

 
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Publié par le 18 mai 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Vladimir Ilitch Trump ?

Que dieu bénisse Donald Trump pour s’être débarrassé de James Comey ! Quelques jours avant ce pas décisif, Justin Raimondo avait qualifié James Comey d’homme « le plus puissant de l’Amérique ». C’est Comey qui poussait les US à une guerre innécessaire avec une Russie réticente. Répondant à une question de Lindsey Graham, belliciste notoire, il avait dit que les Russes constituent « la plus grande menace pour n’importe quelle nation, étant données leurs intentions et leurs capacités. » Ce qui déborde quelque peu de l’agenda du FBI, certes. Il revendiquait le droit de décider de la politique étrangère des US, et de décider qui sont les médias légitimes, les MSM (main stream), par opposition à Wikileaks. Il avait vu trop grand, et il a pris une déculottée.

En saquant Comey, Trump a franchi une première étape pour regagner le terrain perdu. Nous l’avions vu reculer précédemment : il avait viré Bannon, bombardé la Syrie, promu sa bêtasse de fille et son coquin de mari, les hissant presque à un statut présidentiel. Les résultats étaient bien tristes. Il se retrouvait traité comme un canard boiteux, pas seulement une cible à abattre. Le comportement de Comey était particulièrement insultant. Si la politique extérieure doit être décidée par le FBI et le New York Times, nul besoin d’avoir un président.

J’applaudirais encore si Trump lâchait quelques drones tueurs, dans le style Obama, pour en finir avec John McCain et Lindsey Graham. J’imagine le spectacle géant : au-dessus d’un superbe gâteau au chocolat, regarder les drones foncer droit sur ces deux  salopards. Mais Trump n’est peut-être pas de cette trempe-là, il n’a qu’à inventer un moyen moins spectaculaire pour se débarrasser des traîtres.

L’initiative suivante, consistant à inviter M. Serguëi Lavrov à la Maison Blanche, était tout à fait justifiée aussi et utile, singulièrement dans le contexte du cri de ralliement de Comey : Sus à la Russie menace universelle ! De sages cerveaux ont cru bon de suggérer qu’il avait choisi un mauvais moment pour ce faire, et qu’il risquait de prendre des coups. Elle est bien bonne ! Il se serait fait attaquer de toute façon, tôt ou tard. En faisant ce qu’il a fait au moment où il l’a fait, Trump a prouvé qu’il en était capable, c’est tout. Malgré l’incroyable diabolisation de la Russie, malgré la stupide accusation d’être à la botte de Poutine, il a rencontré le Premier Ministre russe. Un geste viril, oui, « il en a », et a tout lieu d’en être fier.

Les va-t-en-guerre ont riposté avec l’accusation ridicule « il livre des secrets stratégiques à Lavrov. »

Ridicule, mais qui en dit long: l’idée est d’installer un réflexe conditionné chez les politiques et les hommes d’Etat, le genre de choses que faisait Pavlov avec les chiens. Ses chiens commençaient à saliver en entendant la cloche habituellement associée avec le repas, ou bien prenaient la fuite au son qu’ils avaient associé avec une raclée. Un politicien bien conditionné devrait changer de trottoir chaque fois qu’un diplomate russe est en vue, ce qui mettrait fin au danger de paix.

Jusqu’à maintenant, les schémas pavloviens les plus épurés, c’était le lobby israélien qui les produisait. Les juifs sont excellents pour vous conditionner. Tellement de journalistes et de politiques ont été formatés pour jurer allégeance au dogme juif. Au moindre haussement de sourcils, ils rampent à quatre pattes et clament leur amour pour Israël et/ou les juifs. Feu Joe Sobran, spirituel journaliste de Washington, les comparait aux vaches qui broutent dans un pré entouré d’une clôture légèrement électrifiée. Si elles essaient de s’en approcher, elles reçoivent une petite décharge très désagréable. Il n’en faut pas plus pour que la majorité du troupeau reste prudemment à sa place.

Et quand un politicien est formaté, on peut le mener partout où cela convient au berger. De fait, le premier à avoir murmuré que Trump « passait des secrets » à Lavrov, c’est Alan Dershowitz, le sioniste adorateur de la torture, qui a su former tellement de politiciens à l’amour d’Israël ou de ses avatars.

C’est pour cela que je préfère les hommes politiques qui prouvent qu’ils n’ont pas été effarouchés ou conditionnés par les juifs. Telle la merveilleuse Cynthia McKinney, qui a perdu son poste de députée sur la colline du Capitole, mais ne s’est pas rendue. C’est ce que j’appellerais le premier test pour un homme politique. Si les juifs peuvent vous faire plier, ils le feront. J’ajouterai, pour vous réconforter : il n’est pas nécessaire de combattre les juifs, il suffit de ne leur faire aucune concession, vous obtiendrez qu’ils fassent ce que vous voulez. C’est pratiquement la même chose que lorsqu’on promène un gros chien. Laissez-le choisir son chemin une fois, et c’est lui va vous tirer sur des kilomètres; tenez-lui la laisse courte, et il obéira.

J’ai vu cette qualité  chez le président Trump, justement. Il a rejeté l’appel juif à s’excuser pour l’étoile à six branches collée à l’image d’Hillary, il a envoyé promener ceux qui insistaient pour qu’il mentionne l’Holocauste, et même quand il l’a fait, il n’a pas même mentionné les juifs, ce qui les a consternés. Après il a filé doux pour un temps, bombardé la Syrie et fait quelques bruitages pro-israéliens, il a envoyé son Ivanka en faire plus selon la routine pro-juive, et on l’a cru en déroute. Et puis il a invité Lavrov, espérons que cette fois-ci il va garder les rênes bien en main.

Je suis quelque peu embarrassé d’encenser le président US pour des gestes aussi minimes comme de renvoyer un directeur du FBI ou de rencontrer  le ministre des Affaires étrangères d’un Etat important. La prochaine fois, il va falloir que je chante ses louanges pour avoir croqué une pomme ou s’être lavé les mains (“ah, le bon garçon!”). Mais c’est qu’on sent bien qu’il a besoin de nos encouragements pour faire quelque chose de bien. En tant que père de trois garçons, je le sais : les garçons ont besoin d’être encouragés. Et s’il n’y a pas de grands exploits à fêter, qu’ils se lavent les mains avant de passer à table, c’est déjà ça.

Ce qui attend Trump, c’est une tâche herculéenne : dérouter le navire de guerre America pour éviter la collision alors que tous les gens importants se trouvant à des postes importants veulent absolument mettre les gaz et foncer tout droit. Ils s’imaginent que l’autre, en face, se déviera le premier ; mais le « vaisseau ennemi » est un phare signalant un écueil. C’est le rocher de l’île-monde et de son cœur battant. Pourquoi est-ce que tellement d’Américains, de Britanniques et d’Européens voudraient tenter le diable en allant au-devant de la guerre et de ses désastres ?

Il y a cent ans exactement, Vladimir Ilitch Lénine avait découvert que le système auquel nous avons affaire produit nécessairement des guerres mondiales. Ce n’est pas une question de gentillesse ou de méchanceté, un affrontement entre des méchants et des  gentils, c’est le système qui veut ça. Il l’a expliqué dans un ouvrage concis, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme [de 1916, publié en 1917] mettant radicalement Marx à jour. L’idée c’est que le capitalisme évolue depuis la production dynamique et compétitive vers la mainmise du capital financier, alors que le capital financier mène inévitablement aux guerres. Si ce sont les financiers qui commandent, la guerre est inévitable, disait-il, parce qu’ils sont insatiables.

Industriels, bâtisseurs, fermiers peuvent s’arrêter aux limites de leur territoire, et le souhaiter, tandis que les financiers en  veulent toujours plus, parce qu’il n’y a pas de limite naturelle à leur expansion. Ils veulent coloniser encore plus de pays, soumettre plus de nations et pomper leur substance. La seule façon de sauver le monde des horreurs de la guerre (souvenez-vous que Lénine écrivait après Verdun et la bataille d’Ypres), c’est de se débarrasser de la domination par le capital financier (exactement la conclusion à laquelle était arrivé Jésus quand Il avait chassé les marchands du Temple).

La même année, Lénine réalisait sa grande expérience pour délivrer la Russie, son pays,des banquiers et autres exploiteurs, ce qui le vouait à subir leur haine éternelle (et des tonnes d’histoires mensongères sur sa cruauté sanguinaire, en supplément). L’histoire a démontré qu’il avait partiellement raison : les pays qui ont suivi la voie ouverte par Lénine n’ont jamais déclenché de guerre, n’ont jamais colonisé d’autres pays, mais ont prêté main-forte à d’autres qui voulaient chasser les sangsues et l’interférence occidentale. La Russie soviétique est un exemple : c’est un pays donateur pour tous les autres Etats socialistes, de la Géorgie à l’Afghanistan. Peut-être que les communistes étaient trop bons pour ce monde. Après la décommunisation de la Russie, les revenus de la Russie ont grimpé, tandis que ceux de presque tous les Etats ex-soviétiques dégringolaient, s’ils n’étaient pas soutenus par l’Europe. Et ils n’ont pas connu de guerre.

De l’autre côté, les Etats qui sont restés sous la férule des banquiers sont entrés en guerre de plus en plus fréquemment. Ils ont colonisé ou ont été colonisés. Probablement aucun plus que les US, la patrie de la Réserve Fédérale, du dollar et de tant de grandes sociétés financières.

Pour l’Amérique, la prochaine guerre mondiale est inévitable, à moins que les Américains se débarrassent de leurs financiers, et de leurs domestiques dans les médias et autres institutions d’Etat. Ma sympathie pour le président Trump se base sur son antipathie envers les hommes d’argent. A partir du moment où il a attaqué la Réserve Fédérale et Wall Street, j’ai été conquis, et vous aussi peut-être.

Seulement je ne suis pas un vrai marxiste. Je m’explique. Les marxistes considèrent les capitalistes de la finance comme une sorte d’exploiteurs progressistes. « Progressiste » n’est pas synonyme de meilleur ; c’est juste plus avancé, comme lorsqu’on parle d’une maladie à un stade avancé. Les marxistes classiques croient que le bonheur de l’humanité arrivera après la victoire totale du capitalisme financier progressiste. Lénine, lui, arrivait à la conclusion qu’il n’y avait pas de raison d’attendre leur victoire : les ouvriers peuvent tout faire en mieux. Tout dépend de ceux qui décident de s’y mettre, et comment, pour combattre le capital financier.

Le capitalisme financier a deux sortes d’ennemis : les progressistes et les réactionnaires ; les progressistes sont ceux qui veulent aller plus loin, éliminer le règne de l’argent, instaurer une joyeuse fraternité entre tous les hommes, le travail libéré, le développement humain, dans un monde sans maîtres et sans esclaves. Ces gens sont les travailleurs, et ils sont heureux de travailler à condition de ne pas être escroqués. Ils ne veulent ni exploiter ni être exploités. Julius Evola et Guénon, les penseurs phare de la droite extrême détestaient la modernité et croyaient qu’on pouvait revenir en arrière. Ils souhaitaient le retour du féodalisme ou de formations encore plus anciennes.

Nous ne réalisons pas complètement que le capitalisme industriel des années 1950, avec ses capitaines d’industrie et les gens qui ont fait l’économie réelle, celui des magnats du pétrole et des grands bâtisseurs, appartient aussi désormais au passé. Ils sont encore riches et puissants, mais les ducs et les rois aussi, et ils ont été battus aussi par des hommes d’argent très élégants.

Les marxistes croient que les progressistes vont gagner, tandis que les réactionnaires sont condamnés à la défaite. Lénine n’était pas un marxiste classique, parce qu’il croyait au grand potentiel des « réactionnaires », autrement dit des paysans. Il ne pensait pas que les gens doivent attendre que les banquiers mettent le grappin sur le monde entier. Il y a des raccourcis possibles, et les exploiteurs, on peut et on doit les battre.

Pour ma part, toujours optimiste et d’un caractère sujet à l’espérance, je ne suis pas même un vrai léniniste, dans la mesure où j’ai de la sympathie pour tous les ennemis des banquiers, révolutionnaires ou réactionnaires, d’extrême gauche ou d’extrême droite, qu’ils soient ouvriers, fermiers, aristos ou fondamentalistes religieux, gens à l’esprit libre, magnats du pétrole ou promoteurs immobiliers comme Trump. Je ne peux pas exclure la possibilité que Trump lui-même réussisse là où la gauche a échoué : réussisse à détruire la Réserve Fédérale, à tenir les banquiers en laisse, à donner aux Américains du travail productif, à les conduire vers la prospérité universelle et à les sauver d’une guerre horrible. L’idée du déterminisme historique est une idée fausse qui renie notre liberté de vouloir.

Trump comme vous peut voir que le monde peut être amélioré si les énormes ressources drainées vers la guerre sont redirigées vers la paix. Justement maintenant, la Chine vient de tenir une conférence internationale pour la Route de la Soie (OBOR) avec la participation active de la Russie, de la Chine, de la Turquie. Ils ont en tête un grand projet d’infrastructures qui permettra à de nombreux pays de se développer à côté les uns des autres. Les US n’y ont aucunement pris part, tandis que les Allemands objectaient que les Chinois  ne leur avaient pas permis d’acheter des firmes chinoises « comme eux le font en Allemagne ». Les Chinois ont bien raison ; il n’y a aucune raison de vendre ses propres firmes qui produisent. Qu’elles produisent dans l’intérêt de la nation. Cela devrait constituer une solution recevable pour Trump.

Dans bien des pays, les gens sont en train de chercher une issue à l’impasse actuelle. C’est ce que fait Jeremy Corbyn, le dirigeant des travaillistes anglais. Son problème est semblable à celui de Trump. Dans son parti, même si les organisations de base soutiennent Corbyn, les chefs ont été mis en place et promus par Tony Blair. Deux fois, Corbyn a su déjouer leurs tentatives de putsch. Et pourtant, les médias, surtout le Guardian, journal du parti dirigeant travailliste-libéral, veulent sa peau. Chaque jour, ils publient des oraisons funèbres pour la politique de Corbyn, en espérant, par quelque œuvre de magie noire, causer sa démission. Ils viennent de pré-publier un Manifeste travailliste de Corbyn révélant ce qu’il projette de faire après la victoire. Ils pensaient que cette publication serait le coup de grâce, et c’est tout le contraire qui s’est produit : les gens sont tout à fait favorables à son plan de dépenser des milliards pour revenir sur les privatisations de Thatcher et Blair. Le peuple anglais retrouverait son NHS (Service national de santé) qui était le meilleur au monde. Ils reprendraient en main leurs chemins de fer qui se détériorent, parce que les propriétaires privés écrèment les bénéfices et demandent aux contribuables de payer les charges.

Au demeurant, ces plans coûteront toujours moins cher que l’alternative conservatrice, parce que Corbyn veut éliminer l’arsenal nucléaire britannique et en finir avec l’argent  jeté par les fenêtres pour l’armement,  alors que les conservateurs veulent en dépenser encore plus en nouvelles armes. Mon petit doigt me dit que s’il gagne contre toute attente, les Russes seront accusés d’interférence en sa faveur. Ces accusations ne font pas mouche avec les candidats, mais encore moins avec les Russes, qui sont fiers d’être considérés comme aussi puissants.

Gardant à l’esprit que les travaux de Lénine ne sont pas populaires aujourd’hui, et comme son nom a été outrageusement sali, je vous recommande un nouveau livre qui vient de sortir en Russie, une biographie gigantesque rédigée par Lev Danilkine. C’est très bien écrit, ce n’est pas trop révérenciel, mais respectueux, et c’est écrit pour les lecteurs modernes, avec une radiographie de la vie de Lénine depuis son enfance sur les bords de la Volga et ses errances dans les villes d’Europe, jusqu’à sa mort à Moscou. Ce n’est pas encore traduit, mais je suis sûr que ce livre aura un grand retentissement dès que ce sera fait.

Israël Adam Shamir

Traduction : Maria Poumier

Original publié par The Unz Review.

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Publié par le 18 mai 2017 dans général, International, Politique

 

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