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Archives du 3 mai 2017

Microsoft débranche son robot intelligent devenu raciste et pro-nazis en 24 heures

Microsoft débranche son robot intelligent devenu raciste et pro-nazis en 24 heures

Microsoft a lancé Tay, une intelligence artificielle sensée apprendre de ses conversations avec les internautes. Une expérience technique intéressante pour le géant de l’informatique mais qui a tourné au vinaigre.

«Hitler avait raison je déteste les juifs», «Je hais ces **** de féministes et elles devraient toutes mourir et brûler en enfer». Oops ! Ce ne sont pas les propos d’un groupe néonazi, mais les tweets de Tay, la dernière merveille technologique de Microsoft, qui devant le flot d’injures racistes, misogynes et homophobes proférés par sa petite machine, a du la remettre au placard.

«Malheureusement, dans les 24 premières heures où elle était en ligne, nous avons constaté un effort coordonné par certains utilisateurs pour maltraiter Tay et son habilité à communiquer afin qu’elle réponde de manière inappropriée», s’est excusé Microsoft dans un communiqué.

Tout avait pourtant bien commencé. Microsoft avait réalisé une prouesse technologique en lançant sur la toile un robot capable de dialoguer avec les internautes sur Twitter ou GroupMe, le tout en apprenant au fur et à mesure de ses conversations. La firme avait donné l’apparence d’une jeune adolescente naïve à l’IA. La belle expérience n’a duré que 24 heures. Une longue journée après laquelle Microsoft a du débrancher son robot qui avait absorbé, en quelques heures, le pire d’internet pour le déverser à son tour sur la toile. De quoi remettre en question les limites de l’intelligence artificielle…

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Publié par le 3 mai 2017 dans général, Insolite

 

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On se prépare pour la guerre ou on joue à la guerre ? Un porte-hélicoptères français arrive au Japon pour des exercices militaires

© Nobuhiro Kubo / Reuters – Le bateau de guerre Mistral

Dans un contexte régional tendu après un tir de missile balistique nord-coréen, le navire de guerre Mistral est arrivé dans une base navale au Japon afin de mener des exercices communs avec Washington, Tokyo et Londres. Le porte-hélicoptère français Mistral a accosté dans la base navale américaine de Sasebo, au Japon, le 29 avril, avec deux hélicoptères britanniques à son bord, ont annoncé les autorités françaises.

Le navire de guerre doit mener les premiers exercices militaires communs de la France avec le Japon, les États-Unis et la Grande-Bretagne début mai, dans le Pacifique. Quelques 700 soldats doivent y prendre part.

L’arrivée du porte-hélicoptère français coïncide avec un essai de missile balistique réalisé par la Corée du Nord, et qui s’est soldé par un échec.

L’ambassadeur de France au Japon Thierry Dana a souligné que les deux événements n’étaient pas liés. Il a ajouté : « La coopération entre nos quatre nations pour faire respecter les lois, la paix et la stabilité dans la région démontrera notre disposition à nous occuper de la Corée du Nord ».

L’exercice est prévu du 3 au 22 mai dans les eaux proches du Japon, ainsi qu’à Guam et dans les îles Mariannes du nord, dans le Pacifique ouest, ont précisé les Forces d’autodéfense japonaises.

Le Mistral peut emporter 16 hélicoptères lourds ou 35 légers. Il peut aussi emmener entre deux et quatre bateaux de débarquement, jusque 59 véhicules terrestres et jusqu’à 900 soldats.

Après l’essai de Pyongyang, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal avait mis en garde : « En dépit de son échec, cet essai confirme la volonté du régime nord-coréen de se doter d’une capacité nucléaire opérationnelle et constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales. Notre responsabilité collective est de réagir avec fermeté et détermination. »

Paris avait également appelée la Corée du Nord « à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaire et balistique » et à « s’abstenir, sans condition, de tout geste risquant d’accroître encore davantage la tension dans la péninsule coréenne et de porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales ». (source)

 

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La France «En marche» vers sa dissolution?

Au-delà du spectacle, de l’anecdotique et des jeux de personnalité qui accaparent l’attention, une élection fournit des indices de l’ajustement de l’appareil politique au programme à appliquer.

La présidentielle de 2017 a ceci de particulier qu’elle réalise ce but avec une rare limpidité. La franchise, voire l’ingénuité et la candeur qui y ont présidé sont inhabituelles pour ce genre d’exercice où illusionnisme et esbroufe ont libre cours. La fabrication du personnage Macron et son élévation à la magistrature suprême procèdent comme une chorégraphie mise en oeuvre à visage découvert. Encore plus singulier, ce qui tient de programme chez lui est à peu près sûrement ce qu’il fera.

Comment expliquer l’apparition de ce deus ex machina, la voie royale tracée pour lui et la désarmante transparence qui marque cette opération de prestidigitation politique ? Deux raisons : un système politique essoufflé mais toujours apte à générer des expédients, et le passage à l’imposition accélérée de la mondialisation néolibérale à un pays qui lui est rétif.

Un système politique en panne

La fin des Trente Glorieuses dérègle le système français. De fait, les 40 dernières années sont dominées par la crise économique et son cortège de stagnation, de désindustrialisation et de chômage. En quête des ressorts de la croissance, le programme de Mitterrand de 1981 recourt au keynésianisme qui avait si bien réussi de 1945 à 1975. Mais l’expérience échoue. Le gouvernement fait alors un virage à 180 degrés en 1983 et engage la France dans la voie de la « rigueur », du néolibéralisme, de l’intégration européenne et de la mondialisation. Quel qu’en soit l’habillage et peu importe le parti, tel est le programme de tous les gouvernements depuis plus de trois décennies.

Le paysage politique se recompose en conséquence. Comment parer au risque de détourner des partis de gouvernement un électorat auquel sont infligées de douloureuses politiques économiques ? En dressant devant lui une option qui ferait office de repoussoir. Pouvant commodément être diabolisé, le Front national joue ce rôle à merveille. Mitterrand le comprend si bien qu’il l’aide à se mettre en orbite. Tandis que le PCF s’effondre, l’offre politique se résume au choix entre l’un ou l’autre des partis de gouvernement pour faire barrage au FN. L’épouvantail à moineaux est érigé d’élection en élection pour rabattre l’électorat échaudé, mais apeuré, tantôt vers la droite, tantôt vers la « gauche » officielles, et assurer ainsi que continue à tourner la roue d’une fictive « alternance ».

Chaque nouveau président entre à l’Élysée sous les meilleurs auspices, mais applique aussitôt le programme néolibéral mondialiste. Le « socialiste » Hollande remporte la palme en matière de célérité dans le retournement de sa veste. Il représente la dernière tentative de donner le change à l’électorat. Ne reste plus en 2017 qu’à jouer cartes sur table.

Macron : un président sorti d’un chapeau

Après Hollande, le faux-semblant de la « gauche » n’est plus opératoire. Le Parti socialiste se saborde, Hollande lui-même appelant à voter Macron. Le risque que Fillon lui succède par le truchement d’un « Front républicain » pour barrer la route au FN est dissipé par d’opportunes et suspectes révélations fâcheuses pour sa réputation. La voie est libre pour Macron.

Illustre inconnu il y a peu de temps, jamais élu, il est propulsé au firmament à grand renfort de publicité. Devenu millionnaire chez Rothschild, c’est la coqueluche du patronat. Les ressources pour sa campagne ne lui manquent pas et son « mouvement » (« En marche ! ») émerge avec une miraculeuse soudaineté.

À bout d’expédients, le système politique crée de toutes pièces un candidat « moderne » qui se veut hors système. Discrédités, les partis politiques sont remplacés par une communion directe entre le chef de l’État et le « peuple », ou plutôt les milieux d’affaires. Biaiser n’étant plus possible, on passe à la promotion sans ambages du néolibéralisme « incontournable » et de la mondialisation « heureuse ». Macron s’affiche tel qu’il est, ne s’entourant d’aucun écran de fumée. Récusant la droite et la gauche, il ne prête allégeance qu’au marché. Les grands intérêts économiques gouverneront directement, sans l’intermédiaire des partis politiques. Avec Macron, né à l’ère de l’absence de repères, la gestion évacue le politique.

La « marche » de la France vers son intégration européo-mondiale se fera à bride abattue, alors que le pays est clivé. Aux centres des grandes villes et à l’Ouest, d’où Macron a puisé ses 24 %, s’opposent les banlieues et l’Est. La déréglementation procédera à grands pas. Plus que jamais s’intensifiera la dichotomie entre le mondialisme qui délite États et nations au profit d’instances de décisions supranationales, et l’affirmation du cadre national comme lieu d’application de l’autodétermination. Ancêtre de l’État-nation moderne, la France connaîtra une intensification des pressions désagrégatrices qu’elle subit déjà. Quelle sera la réaction ? (source)

 
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Publié par le 3 mai 2017 dans général, Politique, société

 

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Des « conséquences catastrophiques » si la Corée du Nord n’obéit pas

Les Etats-Unis font monter la tension en Asie, tout à fait artificiellement ; les nord-coréens ne sont pas plus menaçants que d’habitude ; leur armement et leurs essais balistiques, pas plus performants que d’habitude. On ne doute pas une seconde, derrière le désormais traditionnel prétexte des ADM, de la malignité des intentions étasuniennes (ou peut-être plus précisément de l’« État profond ») : regime change en Corée du Nord ? Provocation à l’encontre de la Chine ? A l’encontre de la Russie ? Désir de semer la discorde entre ces deux là ? Réel désir de guerre ? Un peu tout ça à la fois ? Carte et menus de la folie étasunienne sont toujours variés.

Dans une allocution prononcée vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a affirmé qu’il y aurait des « conséquences catastrophiques » si les États membres ne prenaient de mesures rapides pour forcer la Corée du Nord à négocier sur les conditions draconiennes américaines.

Tillerson a réaffirmé que « toutes les options » étaient sur la table, en disant que les mesures diplomatiques et financières « seraient renforcées par une volonté de contrecarrer l’agression nord-coréenne avec des actions militaires, si nécessaire ». Il a fait ces remarques pendant que la Corée du Nord faisait l’essai du lancement d’un missile balistique de portée moyenne, tôt samedi matin heure locale, qui aurait échoué. Les commentaires de Tillerson soulignent le grave danger de conflit que la politique de la corde raide de l’administration Trump a créé dans la péninsule coréenne. Les États-Unis utilisent la menace d’une guerre imminente, qui pourrait rapidement devenir une catastrophe nucléaire mondiale, pour intimider le monde, en particulier la Corée du Nord et la Chine, pour qu’il accepte ses demandes.

Tout au long de son discours, le secrétaire d’État américain a insisté à maintes reprises sur l’idée que le Conseil de sécurité de l’ONU prenne d’urgence des mesures contre la Corée du Nord. « Pendant trop longtemps, la communauté internationale a reculé face à la Corée du Nord. Cette période doit prendre fin », a-t-il déclaré. « Ne pas agir maintenant sur le problème de sécurité le plus urgent du monde pourrait avoir des conséquences catastrophiques. »

Les États-Unis exercent une immense pression à la fois sur la Corée du Nord et sur la Chine grâce à leur développement militaire en Asie du Nord-Est. En plus des jeux de guerre conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud, le Pentagone a envoyé un groupe d’attaque de porte-avion dirigé par l’USS Carl Vinson et un sous-marin nucléaire qui se consacre actuellement à des exercices avec des navires de guerre sud-coréens et japonais près de la péninsule coréenne.

Dans ce contexte, Tillerson a déclaré que les États-Unis « préféraient une solution négociée à ce problème » et a énoncé les termes de tous pourparlers avec Pyongyang. « La Corée du Nord doit prendre des mesures concrètes pour réduire la menace que ses programmes d’armes illégales posent aux États-Unis et à ses alliés avant que nous envisagions des discussions. » À la fin de la réunion, Tillerson a précisé les conditions :

« Nous ne récompenserons pas leur mauvaise conduite avec des pourparlers. Nous ne discuterons avec la Corée du Nord que lorsqu’elle s’engagera de bonne foi à respecter les résolutions du Conseil de sécurité et ses promesses passées de mettre fin à ses programmes nucléaires. »

Une telle entreprise entraînerait l’arrêt de tous les essais nucléaires et antimissiles de la Corée du Nord, la destruction de ses installations nucléaires et leur démantèlement final, ainsi que des inspections fortement intrusives de l’ONU. Tillerson n’a pas indiqué les « mesures concrètes » que Pyongyang devrait prendre avant que Washington « n’envisage des discussions ».

Tout le discours était rempli d’hypocrisie. À deux reprises, en 1994 et en 2007, la Corée du Nord a accepté toutes les conditions susmentionnées et a commencé leur mise en œuvre seulement pour voir les accords sabotés après par les États-Unis, qui ont refusé de respecter leur part de l’entente. Washington n’a jamais démontré sa «bonne foi» en allégeant l’embargo diplomatique et économique sur la Corée du Nord qui continue depuis des décennies.

En outre, les affirmations de Tillerson selon lesquelles les États-Unis ne veulent pas de « changement de régime » à Pyongyang et n’ont pas « envie de menacer le peuple nord-coréen ou de déstabiliser la région Asie-Pacifique » sont absurdes. Depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, le but à peine déguisé des administrations américaines successives a été d’abolir le régime nord-coréen. Le discours de Tillerson était en fait un ultimatum fait au monde entier. Il a souligné une série de demandes dirigées aux États membres de l’ONU : qu’ils appliquent pleinement les sanctions existantes contre la Corée du Nord, suspendent ou réduisent les relations diplomatiques et « augmentent l’isolement financier de la Corée du Nord » par de nouvelles sanctions. « Cette nouvelle campagne de pression sera rapidement mise en œuvre et pénible pour les intérêts nord-coréens », a-t-il déclaré.

L’insistance de Tillerson sur la mise en œuvre intégrale des sanctions existantes visait en particulier la Chine, que l’administration Trump a critiquée à maintes reprises pour ne pas l’avoir fait. « Nous devons tous faire notre part, mais la Chine, qui représente 90 pour cent du commerce nord-coréen, a un levier économique unique et son rôle est particulièrement important », a-t-il déclaré.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a réfuté cette critique en déclarant :

«La situation dans la péninsule coréenne n’est pas causée par une seule partie, et il n’est pas non plus raisonnable de demander à n’importe quelle partie d’en prendre seule la responsabilité. »

Wang a de nouveau appelé ces parties directement impliquées – les États-Unis et la Corée du Nord – à « démontrer leur réelle ouverture au dialogue et à reprendre ce dialogue » et a mis en garde contre « la rhétorique ou l’action provocatrices ». Les remarques de Tillerson dans l’ONU sont conformes aux commentaires de jeudi soir du président Trump, quand il a déclaré que « nous aimerions régler les choses diplomatiquement, mais c’est très difficile ». Il a ensuite précisé que si la campagne de pression, en particulier par la Chine , échouait, alors la seule option était la force militaire. Trump a prévenu qu’il y avait « absolument » la possibilité d’un « important, très important conflit » avec la Corée du Nord.

Ayant amené la péninsule coréenne au bord de la guerre, l’administration Trump n’est pas disposée à attendre des mois que Pyongyang accepte ses demandes. Le Korean Times a rapporté la semaine dernière que la Chine et la Corée du Nord mènent des pourparlers secrets. Il a fait remarquer que la NBC avait cité une source gouvernementale américaine qui a dit que Pékin avait envoyé ses « principaux négociateurs du nucléaire » pour « communiquer la gravité de la situation au Nord ».

Selon le journal, l’analyste militaire de Hong Kong, Liang Guoliang, a indiqué que, dans les pourparlers, la Corée du Nord avait exigé que la Chine garantisse sa sécurité et son économie et qu’elle lui accorde trois ans pour abandonner ses armes nucléaires. Les autorités chinoises ont répondu en disant que Pyongyang avait trois mois pour démanteler son arsenal nucléaire et deux à trois semaines pour accepter les conditions américaines. Le Korean Times a également cité le journaliste sud-coréen Jeong Kyu-jae, qui prétend que les États-Unis ont déjà entamé des pourparlers secrets à New York avec des responsables nord-coréens. « Si le dialogue s’avère productif, le président américain Donald Trump pourrait envoyer clandestinement un envoyé spécial au Nord à la fin avril ou au début du mois de mai », a-t-il déclaré. Cependant, Jeong a prévenu :

« C’est un scénario qui ne peut fonctionner que si les choses se déroulent en douceur. Si les pourparlers échouent, les États-Unis pourraient considérer comme prochaine option une attaque militaire. »

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Macron psychopathe ? C’est par ici…


A quelques jours des présidentielles qui pourraient nous voir tous macronisés, on pourra écouter ce que le psychiatre nous dit. Et comprendre que Jésus Macron ne fait pas figure d’exception ; bien des politiciens, hommes d’affaires ou de pouvoir souffrent, à divers degrés, de pathologies mentales tout à fait réelles. 

Le professeur Adriano Segatori est un psychiatre et psychothérapeute italien. Son analyse du profil d’Emmanuel Macron, basée notamment sur sa biographie et ses images de campagne, le pousse à conclure, de manière très argumentée : « Macron est un psychopathe qui travaille uniquement pour lui-même. »

 
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Publié par le 3 mai 2017 dans général, Insolite, Politique

 

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Le rapport secret de la CIA sur Le Pen (père)

Le rapport secret de la CIA sur Le Pen (père)

© Copyright 2017, L’Obs Jean-Marie Le Pen en 1985.

En 1985, le service de renseignement américain rédigeait une longue note très bien informée sur le Front national émergent et son leader.

C’est un rapport de 25 pages classé secret. Il est daté de septembre 1985. Pour la première fois, la division « renseignement » de la CIA s’intéresse alors en profondeur au Front national. Le parti de Jean-Marie Le Pen, qui a longtemps été un groupuscule marginal, vient en effet de remporter ses premiers succès électoraux, notamment à Dreux et lors du scrutin européen. Et des élections législatives cruciales vont avoir lieu dans quelques mois. Grâce à ses sources ouvertes et confidentielles, la centrale américaine cherche à expliquer les ressorts de cette force politique naissante et à prévoir son avenir. Voici l’essentiel de cette longue note (publiée en intégralité en dessous de cet article), particulièrement bien informée et récemment déclassifiée, dont la lecture rafraîchira sainement la mémoire de certains.

# Le Pen et les nazis

Pour les espions américains, il ne fait pas de doute que le FN est un parti de la droite la plus extrême et que Jean-Marie Le Pen est parvenu à le sortir des marges parce qu’il est un leader particulièrement malin.

« La raison probablement la plus décisive du succès du Front national a été, à notre avis, l’habileté de Le Pen à identifier et à jouer sur les peurs populaires, les frustrations et les doutes », écrivent-ils. « Bien que les opinions de Le Pen poussent à la comparaison avec les Nazis, il a été, à notre avis, assez habile et astucieux, pour les rendre acceptables pour l’opinion publique française… » Ainsi, s’il fait bien attention à ne pas être ouvertement antisémite – du moins avant l’affaire du « détail » trois ans plus tard -, « ses rivaux politiques juifs, comme Robert Badinter et Simone Veil, sont ses cibles favorites ».

# Le rôle de la presse de droite

Les officiers de renseignement tentent aussi d’expliquer à leurs lecteurs (quelques centaines d’officiels américains) les ressorts sociologiques et politiciens du vote FN. « Ses soutiens, expliquent-ils, proviennent de segments de la société française que les diplomates et les touristes ne voient que rarement : un monde d’HLM surpeuplés, d’ambitions frustrées et de peur du changement. » Ils insistent également sur le rôle de la presse de droite dans sa progression et, en particulier, les « quotidiens et les magazines détenus par le patron de presse de droite, Robert Hersant [dont le Figaro et son supplément magazine] ».

# Un croque-mitaine bien pratique pour la gauche

Ils notent enfin que la gauche utilise le phénomène Le Pen qui l’arrange beaucoup. « Les déclarations publiques des leaders socialistes montrent à l’évidence que, s’ils sont vraiment inquiets du danger que représente l’extrême droite, ils voient aussi le Front national comme un croque-mitaine bien pratique pour mobiliser un électorat de gauche apathique et dispersé », notent-ils avec malice.

# « Le FN a atteint son pic »…

Reste que les espions américains ne prévoient pas, en 1985, un avenir radieux pour le FN. Certes, écrivent-ils, « une des choses qui différencient Le Pen d’autres leaders d’extrême droite est son ambition de bâtir une grande organisation ». Mais celle-ci est bloquée par plusieurs handicaps. Notamment « un programme simpliste et incapable de répondre à la question centrale, la crise économique française ». Et une incapacité à recruter « des leaders populaires ». C’est pourquoi les officiers de la CIA sont formels, « son soutien populaire – qui est actuellement [1985] d’environ 10% – a atteint, à notre avis, son pic »…

Vincent Jauvert, source

 
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Publié par le 3 mai 2017 dans général, International, Politique

 

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La France « est au bord du chaos »

Dans le livre « Danser sur un volcan », l’économiste Nicolas Baverez fait part de ses graves inquiétudes quant au destin de la France.

Nicolas Baverez ressent en France une « atmosphère de quasi guerre civile ». Pour l’économiste, souvent décrié pour ses analyses très noires de la situation politico-économique du pays, « la France est au bord du chaos ».

 
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Publié par le 3 mai 2017 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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