Vendredi 21 avril un porte-parole du Pentagone Jeff Davis avait relaté que des avions de combat américains avaient tenté d’intercepter des avions syriens pour protéger les « conseillers américains ». En réalité,  2 Su-24 syriens avaient attaqué les forces kurdes (formées par les forces spéciales américaines) dans la région de Hasaka et les forces américaines étaient intervenues pour les défendre. Elles sont arrivées trop tard, les chasseurs syriens étaient déjà repartis.

Ce lundi 24 avril, lors d’un point-presse Peter Cook au nom du Pentagone a mis en garde la Syrie et la Russie, indiquant que les Etats-Unis sont prêts à abattre les avions qui, selon Washington, menaceraient les « conseillers américains » présents dans le nord de la Syrie. (L’expression « conseillers américains » est employée par le Pentagone pour désigner les forces spéciales américaines.) Le porte-parole a indiqué «Il ne s’agit pas de ‘zones d’exclusion’ mais nous recommandons au régime syrien de rester loin des zones où il y a des forces de la coalition.»

En réponse à une question d’un journaliste, Cook a déclaré que les Etats-Unis interviendront également contre les avions russes: «S’ils menacent les forces américaines, nous avons toujours le droit de défendre nos forces armées» .

En leur temps, John Kerry et Hillary Clinton avaient souhaité la mise en place de « zones d’exclusion » mais le président Obama avait refusé.

Le haut commandement de l’armée arabe syrienne a répondu au Pentagone que les forces kurdes «répandent chaos et instabilité »dans la région et indiqué que l’armée syrienne continuera ses opérations. Moscou n’a pour le moment pas réagi de manière officielle.

Rappelons qu’à la différence des forces américaines, les forces Russes sont en Syrie avec l’accord du gouvernement syrien, sur sa demande.

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