Une flotte russe composée de deux navires de guerre vient d’arriver dans le port sud-coréen de Busan dans l’océan Pacifique. Selon la chaîne Al-Alam, la présence de la flotte russe dans les eaux territoriales sud-coréennes semble nous diriger vers l’ouverture d’un autre « front » entre la Russie et les États-Unis, après celui du Moyen-Orient. 

Après avoir frappé une base aérienne syrienne le vendredi 7 avril, les États-Unis ont envoyé un porte-avions et sa flotte vers la péninsule coréenne le lendemain, a confirmé le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique, en mentionnant la menace nucléaire nord-coréenne. Ce groupe aéronaval comporte le porte-avions Carl Vinson, de la classe des porte-avions Nimitz, son escadron aérien, deux destroyers lance-missiles et un croiseur lance-missiles. Alors qu’il devait initialement aller faire escale en Australie, il a pris la route du Pacifique Ouest depuis Singapour.

Le fait que la Russie envoie une flotte en Corée du Sud est le signe d’une chose : la Russie n’a l’intention de reculer devant les Américains dans aucun dossier, y compris celui de la Corée du Nord. Le président américain a d’ores et déjà menacé Pyongyang d’une action unilatérale. Certains analystes disent que la menace paraît encore plus crédible depuis la frappe contre la Syrie.

Officiellement, la présence de la flotte russe à Busan s’explique par « la volonté des deux parties d’échanger leurs expériences et coopérations militaires », d’autant plus qu’il s’agit d’une seconde visite du genre à avoir été organisée par la flotte russe en Corée du Sud. Les deux navires qui composent la flotte russe sont dotés de missiles téléguidés et ils resteront à Busan pendant quatre jours. Les commandants et les membres de l’équipage des navires russes vont s’entretenir avec leurs homologues sud-coréens.

Photo: Le croiseur lance-missiles russe Varyag en Corée du Sud. ©Sputnik

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