L’Institute for Responsible Technology et Jeffrey M. Smith, son administrateur, ainsi que d’autres éminents chercheurs, ont diffusé un rapport très détaillé de 12 pages, intitulé Can Genetically-Engineered Foods Explain the Exploding Gluten Sensitivity? [Les OGM sont-ils cause de l’explosion d’allergie au gluten ?], qui donne des informations auxquelles, je pense, devraient se familiariser les lecteurs, d’autant plus que chacun doit manger pour vivre, sans peut-être savoir ce qui se cache dans les aliments et les cultures dont ils sont issus.

Selon ce rapport :

D’après mon expérience clinique, en supprimant les aliments génétiquement modifiés dans le cadre du traitement de l’allergie au gluten, la guérison est plus rapide et plus complète. Je pense que les aliments génétiquement modifiés contribuent à aggraver la sensibilité au gluten dans la population US. — Emily Lindner, docteur en médecine, spécialiste des maladies organiques.

Comme l’indique le rapport, « le mot gluten désigne une protéine du blé parmi plus de 23 000 distinctes, » mais le blé n’est pas la seule source de gluten. Le rapport présente un tableau (adapté ci-dessous) montrant l’origine du gluten, c’est-à-dire des gliadines et des gluténines pouvant être problématiques pour les gens aux intestins sensibles qui, sans le savoir, peuvent être devenus allergiques du fait d’un goût immodéré et ancien envers le fast food, la nourriture dénaturée, les édulcorants de synthèse, les graisses trans [toutes les margarines, NdT], les additifs alimentaires et les conservateurs, et aussi à cause du fluor dans l’eau potable et des aliments et boissons transformés.

OGM 20170406Selon le rapport :

Grâce au génie génétique, les scientifiques peuvent briser la barrière des espèces et créer de nouveaux organismes que la nature ne peut jamais produire. Ce moyen est radicalement différent des pratiques de sélection traditionnelles, comme l’hybridation. Le blé a été hybridé au cours des ans. Certains experts accusent le blé hybridé de l’explosion d’allergie au gluten…

Quelles que soient ces données, dans la réalité, même s’il y a eu des essais dans le passé, il n’existe pas de cultures de blé génétiquement modifié destinées à être moissonnées par les agriculteurs, sauf que des champs de blé et d’autres cultures reçoivent une pulvérisation de glyphosate plusieurs jours avant la récolte, afin de « répartir également [l’aspect] mûr » de la récolte pour la moisson [1]. Voici le Preharvest Staging Guide [Guide de procédure avant moisson] de Monsanto, qui indique les quantités de Roundup® (herbicide au glyphosate) à utiliser. Ce n’est pas pure coïncidence si l’existence de résidus de glyphosate a été établie dans les moissons après récolte, et dans les aliments fabriqués à partir d’elles.

D’après les recherches du docteur ès sciences Anthony Samsel, des résidus de glyphosate ont même été trouvés dans des vaccins.

S’appuyant sur 64 références scientifiques publiées, le rapport de l’Institute for Responsible Technology traite longuement des problèmes suivants :

– Allergènes alimentaires, toxiques environnementaux et OGM

– Perméabilité intestinale

– Le maïs GM crée des petits trous dans les cellules humaines

– Sécrétion de toxine Bt à l’intérieur de l’organisme

– Allergie au maïs Bt et au gluten

– Mauvaise digestion

– La maladie coeliaque endommage la paroi intestinale

– Les OGM peuvent endommager le tractus gastro-intestinal

– Bétail avec ulcères et intestins corrodés

– Soja Roundup Ready et enzymes digestives réduites

– Dysbiose bactérienne intestinale

– Les OGM peuvent compromettre le biote intestinal

– Bactéries intestinales à la ferme

– Réaction immunitaire et allergique / altération immunitaire de l’allergie au gluten

– Exposition directe aux allergènes

– Les OGM en tant qu’allergènes

– La toxine Bt en tant qu’allergène et promoteur de réactions aux autres aliments

– L’ingénierie génétique produit de nouveaux allergènes imprévus ou renforcés

– Dans les OGM, d’anodines protéines peuvent devenir nuisibles

– Appliquer maintenant le principe de précaution : Éviter les OGM

L’Institute for Responsible Technology fournit un autre rapport extrêmement instructif, Reactions from GM-fed Meat & Animal Products [Réactions à la viande et aux sous-produits des animaux nourris d’OGM [2]], que, je l’espère, tout le monde prendra le temps de ‘digérer’, car il peut littéralement devenir un « économiseur de vie ».

Comme Jeff Smith et l’Institute for Responsible Technology font un travail fantastique, éduquer le public sur les OGM, je les soutiens de toutes les façons possibles. En 2011, je me suis portée volontaire et les ai aidés lors de la journée de leur séminaire pédagogique visant à former les gens sur les OGM, qui s’est tenu dans la banlieue de Philadelphie. J’ai aussi tenu leur stand lors de la conférence qui avait lieu en même temps.

L’éducation aux OGM est très importante pour moi, car je comprends la dynamique physiologique (et les dégâts) qu’ils produisent. Ayant été diplômée en sciences de la nutrition et en santé holistique, je suis une professionnelle de la santé holistique à la retraite. Je ne promeus ni les choses toxiques dans les aliments, ni les régimes alimentaires ou leurs ingrédients, ni la nourriture élevée en batterie ou vendue transformée et toute préparée. On ne peut pas empoisonner l’organisme dans le bien-être !

J’espère que les lecteurs s’intéresseront au site Internet de l’Institute for Responsible Technology, et qu’ils tireront bénéfice du savoir dévoilé sur les OGM.

Activist Post, Catherine Frompovich

Original : www.activistpost.com/2017/04/gmo-canary-coalmine-dont-recognize.html
Traduction Petrus Lombard