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Archives du 7 avril 2017

Une nouvelle « arche » de Noé des temps modernes va voir le jour près du Pôle Nord

La réserve mondiale de semences du Svalbard / DR

La Réserve mondiale de semences du Svalbard est une chambre forte souterraine isolée sur l’île norvégienne du Spitzberg destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète. Mais notre « arche » de Noé des temps modernes n’est plus toute seule à présent.

Il existe une réserve mondiale qui abrite des millions de variétés de semences enterrées sous le flanc d’une montagne à Svalbard, un archipel norvégien entre la Norvège continentale et le pôle Nord. Conçue le but de faire face à une éventuelle catastrophe mondiale, une guerre, au changement climatique, aux maladies ou encore la gestion hasardeuse des banques de gènes existantes qui pourrait entraîner une pénurie, cette « arche » agricole a récemment vu l’arrivée d’une nouvelle voisine : un vaste bunker conçu pour assurer la survie des livres et documents les plus importants du monde entier.

On l’appelle l’archive mondiale de l’Arctique. C’est une nouvelle installation bâtie aux côtés de la Réserve mondiale de semences, à environ 1 120 km du pôle Nord. Ici il n’y a pas de graines, mais les gouvernements du monde entier pourront cette fois-ci stocker leurs dossiers les plus importants. Entreprises et particuliers peuvent également se payer le privilège d’avoir leurs informations protégées sous terre pendant le prochain millénaire, profondément verrouillées à l’intérieur d’une mine abandonnée gelée dans le pergélisol de l’Arctique.

Mais alors, comment les stocker ? Curieusement, au lieu de tirer parti des systèmes de sécurité des données les plus avancées connues à ce jour, les chercheurs ont opté pour une approche plus analogique en stockant toutes les données sur pellicule photosensible, une option beaucoup plus sûre que le numérique selon eux. En étant physiquement « gravées » dans des bobines de films, en d’autres termes « gravées » dans la pierre », les experts assurent que les données ne seront pas vulnérables aux cyberattaques et aux piratages.

Les conditions du pergélisol garantiront quant à elles une température constante pendant des siècles. Selon les estimations, même si les températures extérieures augmentent de façon spectaculaire — en cas de guerre nucléaire, par exemple — les données pourront survivre pendant au moins 500 ans.

Source , via SP

 
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Publié par le 7 avril 2017 dans général, Insolite, International

 

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Êtes-vous sans le savoir détraqué par les OGM ?

Êtes-vous sans le savoir détraqué par les OGM ?

L’Institute for Responsible Technology et Jeffrey M. Smith, son administrateur, ainsi que d’autres éminents chercheurs, ont diffusé un rapport très détaillé de 12 pages, intitulé Can Genetically-Engineered Foods Explain the Exploding Gluten Sensitivity? [Les OGM sont-ils cause de l’explosion d’allergie au gluten ?], qui donne des informations auxquelles, je pense, devraient se familiariser les lecteurs, d’autant plus que chacun doit manger pour vivre, sans peut-être savoir ce qui se cache dans les aliments et les cultures dont ils sont issus.

Selon ce rapport :

D’après mon expérience clinique, en supprimant les aliments génétiquement modifiés dans le cadre du traitement de l’allergie au gluten, la guérison est plus rapide et plus complète. Je pense que les aliments génétiquement modifiés contribuent à aggraver la sensibilité au gluten dans la population US. — Emily Lindner, docteur en médecine, spécialiste des maladies organiques.

Comme l’indique le rapport, « le mot gluten désigne une protéine du blé parmi plus de 23 000 distinctes, » mais le blé n’est pas la seule source de gluten. Le rapport présente un tableau (adapté ci-dessous) montrant l’origine du gluten, c’est-à-dire des gliadines et des gluténines pouvant être problématiques pour les gens aux intestins sensibles qui, sans le savoir, peuvent être devenus allergiques du fait d’un goût immodéré et ancien envers le fast food, la nourriture dénaturée, les édulcorants de synthèse, les graisses trans [toutes les margarines, NdT], les additifs alimentaires et les conservateurs, et aussi à cause du fluor dans l’eau potable et des aliments et boissons transformés.

OGM 20170406Selon le rapport :

Grâce au génie génétique, les scientifiques peuvent briser la barrière des espèces et créer de nouveaux organismes que la nature ne peut jamais produire. Ce moyen est radicalement différent des pratiques de sélection traditionnelles, comme l’hybridation. Le blé a été hybridé au cours des ans. Certains experts accusent le blé hybridé de l’explosion d’allergie au gluten…

Quelles que soient ces données, dans la réalité, même s’il y a eu des essais dans le passé, il n’existe pas de cultures de blé génétiquement modifié destinées à être moissonnées par les agriculteurs, sauf que des champs de blé et d’autres cultures reçoivent une pulvérisation de glyphosate plusieurs jours avant la récolte, afin de « répartir également [l’aspect] mûr » de la récolte pour la moisson [1]. Voici le Preharvest Staging Guide [Guide de procédure avant moisson] de Monsanto, qui indique les quantités de Roundup® (herbicide au glyphosate) à utiliser. Ce n’est pas pure coïncidence si l’existence de résidus de glyphosate a été établie dans les moissons après récolte, et dans les aliments fabriqués à partir d’elles.

D’après les recherches du docteur ès sciences Anthony Samsel, des résidus de glyphosate ont même été trouvés dans des vaccins.

S’appuyant sur 64 références scientifiques publiées, le rapport de l’Institute for Responsible Technology traite longuement des problèmes suivants :

– Allergènes alimentaires, toxiques environnementaux et OGM

– Perméabilité intestinale

– Le maïs GM crée des petits trous dans les cellules humaines

– Sécrétion de toxine Bt à l’intérieur de l’organisme

– Allergie au maïs Bt et au gluten

– Mauvaise digestion

– La maladie coeliaque endommage la paroi intestinale

– Les OGM peuvent endommager le tractus gastro-intestinal

– Bétail avec ulcères et intestins corrodés

– Soja Roundup Ready et enzymes digestives réduites

– Dysbiose bactérienne intestinale

– Les OGM peuvent compromettre le biote intestinal

– Bactéries intestinales à la ferme

– Réaction immunitaire et allergique / altération immunitaire de l’allergie au gluten

– Exposition directe aux allergènes

– Les OGM en tant qu’allergènes

– La toxine Bt en tant qu’allergène et promoteur de réactions aux autres aliments

– L’ingénierie génétique produit de nouveaux allergènes imprévus ou renforcés

– Dans les OGM, d’anodines protéines peuvent devenir nuisibles

– Appliquer maintenant le principe de précaution : Éviter les OGM

L’Institute for Responsible Technology fournit un autre rapport extrêmement instructif, Reactions from GM-fed Meat & Animal Products [Réactions à la viande et aux sous-produits des animaux nourris d’OGM [2]], que, je l’espère, tout le monde prendra le temps de ‘digérer’, car il peut littéralement devenir un « économiseur de vie ».

Comme Jeff Smith et l’Institute for Responsible Technology font un travail fantastique, éduquer le public sur les OGM, je les soutiens de toutes les façons possibles. En 2011, je me suis portée volontaire et les ai aidés lors de la journée de leur séminaire pédagogique visant à former les gens sur les OGM, qui s’est tenu dans la banlieue de Philadelphie. J’ai aussi tenu leur stand lors de la conférence qui avait lieu en même temps.

L’éducation aux OGM est très importante pour moi, car je comprends la dynamique physiologique (et les dégâts) qu’ils produisent. Ayant été diplômée en sciences de la nutrition et en santé holistique, je suis une professionnelle de la santé holistique à la retraite. Je ne promeus ni les choses toxiques dans les aliments, ni les régimes alimentaires ou leurs ingrédients, ni la nourriture élevée en batterie ou vendue transformée et toute préparée. On ne peut pas empoisonner l’organisme dans le bien-être !

J’espère que les lecteurs s’intéresseront au site Internet de l’Institute for Responsible Technology, et qu’ils tireront bénéfice du savoir dévoilé sur les OGM.

Activist Post, Catherine Frompovich

Original : www.activistpost.com/2017/04/gmo-canary-coalmine-dont-recognize.html
Traduction Petrus Lombard

 

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Liste des produits pouvant contenir des nanoparticules selon l’association Agir pour l’Environnement

Présentes dans de très nombreux biens de consommation, les nanoparticules ont fait leur entrée dans nos assiettes au travers des pesticides, des emballages, mais aussi des conservateurs et autres additifs. Alors que les effets sur la physiologie humaine restent difficiles à quantifier, les scientifiques ont d’ores et déjà démontré leur existence, et la nécessité d’appliquer le principe de précaution. L’association Agir pour l’Environnement a dressé la liste des aliments présents dans nos supermarchés et susceptibles de contenir ces substances toxiques, et espère interpeller les industriels au travers de la mobilisation des citoyens.

209 produits testés

Présents sur les étalages et dans les rayons, ce sont plus de 200 produits qui ont d’ores et déjà été passés au crible par l’association Agir pour l’Environnement. Lancée en juin 2016, la campagne « Stop aux nanos » a pour but d’analyser différents produits de consommation courante afin d’identifier la présence de potentielles nanoparticules. Épaulée par le laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), l’association a permis l’identification de différentes nanoparticules dans au moins quatre produits alimentaires. Selon un rapport de l’OCDE, plus 1300 produits de consommation courante contiendraient ces nanoparticules.

Selon les premiers tests, des nanoparticules ont été identifiées dans les gâteaux Napolitains « Signature Chocolat » de la marque française LU, les chewing-gums Malabar et les Chewing-gums New’R goût menthe fraîche. Du reste, l’association suspecte la présence de ces nanoparticules dans une vaste gamme de produits dont les M&M’s Crispy, le Chocolat Milka « in colors », les Dosettes cappuccino Senseo ou encore plusieurs types de Bûche glacée Carte d’Or. La liste non-exhaustive est consultable en ligne. Les molécules identifiées, quant à elles, comprennent notamment du dioxyde de titane, présent dans l’additif et colorant E171 que l’on retrouve notamment sur les gâteaux Napolitains et dans les chewing-gums. Des additifs utilisés par les industriels pour fixer l’humidité et empêcher l’agglomération des poudres, blanchir les aliments ou modifier la teinte de leurs colorants.

Suite à l’identification de nanoparticules dans ces premiers échantillons, l’association a mis en place une plateforme permettant aux internautes de consulter les aliments où la présence de nanoparticules a été attestée, mais aussi ceux suspectés d’en contenir, et ceux qui n’en comportent plus. Plus de 200 produits sont ainsi suspectés de contenir des nanoparticules et attendent d’être soumis à de plus amples tests en laboratoires. La liste comprend de nombreux produits particulièrement appréciés des enfants (des biscuits, mais aussi des bonbons). Il est donc possible pour les industriels de changer leur méthode de production sans attendre pour apparaître en « vert » (sans nanoparticules) dans cette liste.

Une mobilisation en bonne marche

Premiers résultats de cette mobilisation citoyenne lancée il y a déjà plusieurs mois, certains produits ont été modifiés de façon à ne plus incorporer de nanoparticules. Ainsi, la marque William Saurin, dont la blanquette de veau en conserve présentait aussi des traces de dioxyde de titane, a affirmé qu’elle n’utilisera plus d’additifs susceptibles de contenir des nanoparticules dans ses produits. Elle a également annoncé sa volonté de ne plus employer de colorants sur la totalité de sa gamme, et la mise en place d’une politique particulière concernant la nature de ses emballages.

Éditée à plus de 25 000 exemplaires, la campagne « Stop aux nanos » d’Agir pour l’Environnement rencontre un certain succès auprès des internautes. Espérant pouvoir faire pression sur les Ministres de l’Écologie et de la Santé, mais aussi auprès de la Secrétaire d’État à la consommation, l’association a également mis en place un système de « cartes pétitions ». À l’heure actuelle, 47 916 internautes ont signé la pétition en ligne exigeant la garantie de l’absence de nanoparticules dans les produits alimentaires courants.

Des risques ?

Présentes dans de nombreux produits du quotidien, les nanoparticules se retrouvent aussi bien dans les pneus de nos voitures, que dans les raquettes de tennis, les emballages, les matériaux de construction, les vêtements ou encore les cosmétiques et les médicaments. Il n’y a donc pas de réponse simple face à la complexité du phénomène. Concernant l’alimentation, elles sont généralement la conséquence de l’utilisation de pesticides, de certains emballages alimentaires, et directement de l’utilisation d’additifs colorants et anti-agglomérants (dioxyde de titane et dioxyde de silice). On rappellera qu’il existe une obligation d’étiquetage imposée depuis fin 2014 par l’Union Européenne même si celle-ci reste peu lisible du consommateur. La France fut également le premier pays de l’UE à créer son propre registre R-Nano en 2013, dont le but est de recenser toutes les substances à l’état nano-particulaire importées, produites ou distribuées sur le territoire.

Ces dernières années, divers instituts se sont donc penchés sur la question de l’incidence de telles substances sur la santé humaine. Dommages à l’ADN, retards de croissance, inflammations chroniques, hypersensibilité et allergies, affaiblissement du système immunitaire et effets cancérogènes sont quelques-uns des effets potentiels des nanoparticules sur l’organisme (voir documents de l’IRSST). Des effets renforcés par le fait que ces nanoparticules sont capables de traverser nos barrières physiologiques et de s’infiltrer dans les voies respiratoires, digestives et cutanées et ainsi s’accumuler dans les organes, les cellules, ou le sang. Mais à nouveau, tout dépend du type de particule et de l’utilisation que nous en faisons. L’OMS préconise donc depuis 2013 l’application du principe de précaution, lorsque l’ANSES allait jusqu’à conseiller l’interdiction totale des produits à l’origine des nanoparticules pour les applications grand public.

Enfin, les nanoparticules disséminées un peu partout dans l’environnement (depuis les décharges ou les incinérateurs par exemple), contribuent à la pollution des cours d’eau. L’eau usée des machines à laver participe également au travers des vêtements à la diffusion de ces particules, aussi présentes dans les crèmes solaires qui se diluent de la peau des baigneurs dans les mers et océans. Des effets sur le phytoplancton ont déjà été observés, suscitant l’inquiétude de la classe scientifique quant à l’avenir de la chaîne alimentaire des animaux marins.

La campagne « Stop aux nanos » ainsi que la pétition associée seront en ligne jusqu’au 14 juin prochain.


Sources : Infonano.agirpourlenvironnement.org / Rapport du laboratoire LNE / Agirpourlenvironnement.org / Assets.apeorg.com

 

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Des millions de smartphones peuvent être piratés à cause de leur module Wi-Fi

Des failles dans les modules Wi-Fi de Broadcom, qui sont les plus utilisés, permet à un attaquant de prendre le contrôle d’un smartphone ni vu ni connu. Il lui suffit simplement d’être à proximité de la cible.

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Publié par le 7 avril 2017 dans général, Insolite, International, société

 

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Trump : «un homme de paille, une girouette sans substance qui vient de devenir la risée du monde» Selon les Russes …

Les Russes ne sont vraiment pas contents après le revirement de Trump en Syrie.

«Le président Poutine qualifie les frappes américaines en Syrie d’agression contre un Etat souverain, violant la loi internationale en usant d’un prétexte artificiel», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov,  devant des journalistes en commentant l’attaque américaine sur la base syrienne d’Al-Chaayrate.

Dmitri Peskov a souligné que l’armée syrienne ne disposait pas d’armes chimiques et a rappelé que la destruction de tous les stocks d’armes chimiques syriennes «avait été réalisée et confirmée par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, une branche spéciale de l’ONU». «D’après Vladimir Poutine, le fait d’ignorer complètement l’utilisation d’armes chimiques par les terroristes ne fait qu’aggraver la situation», a-t-il ajouté.

«La partie russe suspend le mémorandum signé avec les Etats-Unis sur la prévention des incidents aériens et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie», lit-on dans le communiqué publié par le ministère russe des Affaires étrangères sur son site.

Moscou a également appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à convoquer une réunion d’urgence pour résoudre la situation.

Heureusement, les Etats-Unis ont pris soin d’avertir les Russes du raid qu’ils préparaient. Ils ont tout de même pris cette précaution, ce qui signifie qu’ils ont veillé à ne pas rompre avec la Russie. Ils n’ont donc pas pris le risque d’une action qui aurait aussi touché des Russes présents sur cette base militaire syrienne. Le pire a été évité.

Les médias Russes fulminent : Trump : «un homme de paille, une girouette sans substance qui vient de devenir la risée du monde»

Les récentes frappes contre la Syrie ont détruit l’espoir que Trump rejette la politique d’ingérence. Il s’est montré, en réalité, la marionnette l’«Etat profond», explique l’historien John Laughland.

Le revirement de 180 degrés du président Trump sur la Syrie met fin à toute illusion sur sa présidence. Loin de représenter une révolution, son élection l’an dernier n’est que la énième preuve que le processus démocratique est aujourd’hui incapable d’effectuer de vrais changements dans la vie politique des grands Etats, tant les grandes lignes de cette politique sont fixées par un appareil de l’Etat qui, lui, ne change jamais.

En attaquant la Syrie, Donald Trump – un homme dont la confiance en soi frôle la mégalomanie – s’est montré, en réalité, la marionnette de ce qu’on appelle l’«Etat profond». Depuis son inauguration, nous avons observé l’ampleur de l’opposition, y compris au sein de son propre parti, à sa volonté déclarée d’avoir un bon rapport de travail avec Moscou. Cette opposition acharnée tourne au délire, comme en atteste l’obsession avec le fantasme d’une ingérence russe dans les élections américaines en sa faveur.

Avec ses frappes aériennes, le président américain veut sans doute éradiquer ce soupçon qui menaçait d’empoisonner tout son mandat. Comme tous ses prédécesseurs, Trump a recours à la force militaire de son pays pour renforcer sa propre position sur l’échiquier politique interne. Mais en le faisant, il a capitulé sur un élément central de sa campagne, son refus de permettre que l’Amérique soit le gendarme du monde, un refus qu’il avait d’ailleurs réitéré dans son discours devant le Congrès le 1er mars.

La fameuse révolution trumpienne, qui devait mettre fin à de longues décennies d’ingérence américaine, vient de s’évaporer comme la rosée matinale

Au lieu de renforcer sa position, Trump se ridiculise par cette capitulation devant les exigences de ses ennemis. Combien de fois avons-nous entendu de sa bouche l’affirmation que le terrorisme islamiste était l’ennemi principal ? Il l’avait notamment martelé dans son discours inaugural. Ses actes montrent qu’il n’en est rien. Au moment où la paix en Syrie, qui passe par la défaite des islamistes, était à portée de main, Trump vient de redonner de l’espoir aux rebelles qui étaient sur le point de jeter l’éponge. La fameuse révolution trumpienne, qui devait mettre fin à de longues décennies d’ingérence américaine, vient de s’évaporer comme la rosée matinale. Avec le grand coup de pied que Trump vient de donner à la fourmilière syrienne, nous voilà donc repartis pour encore plusieurs années de chaos au Moyen-Orient.

Chaos aussi dans la politique étrangère américaine. Il y a moins d’une semaine, Washington avait déclaré que le départ d’Assad n’était plus une condition ; Paris n’a pas tardé à suivre la nouvelle ligne dictée par les Américains. Maintenant, cette politique est jetée aux oubliettes, tout comme la politique pro-russe que Trump appelait plusieurs fois de ses vœux, et son attitude vis-à-vis de l’OTAN. Sur tous ces sujets, Trump s’est montré d’une incohérence totale. On passe, du jour au lendemain, de la Russie comme «partenaire occasionnel» (Rex Tillerson, 12 janvier 2017) à la Russie comme «concurrent stratégique» (James Mattis, 31 mars 2017) ; de la dénonciation de l’OTAN comme alliance «obsolète»(Trump, le 16 janvier 2017) à l’expression du «soutien fort» à cette même alliance (Trump, le 17 mars 2017). Une telle cacophonie est tout simplement absurde.

Ce que Trump reproche à Obama, en réalité, c’est d’avoir laissé la Syrie aux Russes. Voilà ce qui est insupportable pour l’establishment américain comme pour son président

Elle est absurde par son incohérence mais aussi parce qu’elle fait tomber le masque. Pourquoi, au fond, Trump a-t-il changé d’avis sur la Syrie ? Pour comprendre cela, il faut l’écouter attentivement. Dans sa conférence de presse avec le roi de Jordanie, le 6 avril à la Maison blanche, Trump a accusé le président Obama d’avoir reculé devant une intervention en Syrie en 2013. Pour Trump, cet acte de couardise serait à l’origine de la situation actuelle. C’est un pur mensonge : ce n’est pas Obama qui n’a pas voulu intervenir en Syrie, c’était le Congrès américain dominé par les Républicains. Le Congrès exigeait un vote sur une éventuelle intervention car il n’était pas prêt à la cautionner.

Pour se distancer d’Obama, Trump a plusieurs fois utilisé l’expression «les lignes rouges» qu’Obama aurait permis à Assad de franchir sans réagir. Mais cette accusation, qui est d’un néo-conservatisme pur et qui relève donc de l’idéologie des pires ennemis de Trump, révèle involontairement les vrais enjeux, qui sont géopolitiques. Ce que Trump reproche à Obama, en réalité, c’est d’avoir laissé la Syrie aux Russes. Voilà ce qui est insupportable pour l’establishment américain comme pour son président. Incontestablement, l’intervention russe a augmenté l’influence de Moscou en Syrie et au Moyen Orient : le but des frappes aériennes américaines n’est donc pas de mettre fin au déploiement des armes chimiques, mais seulement de contrer cette nouvelle influence russe afin que les Etats-Unis soient, eux, maîtres du jeu.

Les frappes aériennes sont, une fois de plus, un outil pour donner l’apparence d’une virilité en réalité inexistante

La politique du chaos, qui a caractérisé l’action des présidents Obama, Clinton et Bush fils, va donc continuer, sans interruption, sous Trump. Les frappes aériennes sont, une fois de plus, un outil pour donner l’apparence d’une virilité en réalité inexistante. Avec son attaque intempestive, qui aurait été inspirée par de simples images, l’homme fort de la Maison blanche s’est montré au contraire un homme de paille, une girouette sans substance qui vient de faire de lui la risée du monde. Une fois de plus, aux Etats-Unis comme en France, les électeurs ont été trompés par un homme qui, se présentant comme un révolutionnaire, une fois élu fait le contraire de ce qu’il a promis. Jamais la prédiction lugubre du prince de Lampeduse n’aura été si vraie : il fallait que tout change pour que rien ne change.

 

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Bombardement américain contre la Syrie : comment Donald Trump a été repris en main par l’« État profond »

Le bombardement soudain et massif, le 6 avril, de la base militaire syrienne de Shayrat par les forces américaines pourrait bien marquer un nouveau tournant dans la géopolitique mondiale. Au-delà de la Syrie, c’est naturellement un geste agressif brutal qui est ainsi perpétré contre la Russie. Pour l’heure, celle-ci a réagi avec sang-froid.

À ce stade, trois points méritent d’être notés. D’abord, sans guère de surprise, les pays occidentaux et les médias dominants reprennent sans la moindre réserve la thèse selon laquelle l’attaque chimique contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun – attaque qui a servi de prétexte à l’agression américaine – aurait été ordonnée par Damas.

Or, outre le fait qu’on voit mal quel intérêt le pouvoir syrien aurait eu à alimenter contre lui une nouvelle fois toute la propagande occidentale, les experts militaires, notamment français, mettent en doute cette thèse, comme le révélait hier l’hebdomadaire Challenges, peu suspect de sympathie excessive vis-à-vis de Bachar el-Assad. Dès lors, on peut s’interroger sur une hypothèse : le drame de Khan Cheikhoun n’était-il pas une provocation imaginée par des forces, à Washington ou ailleurs, qui voyaient avec angoisse la guerre en Syrie pouvoir s’orienter – enfin ! – vers une issue négociée respectant la souveraineté de ce pays ?

Deuxièmement et surtout, au regard de la campagne électorale atypique que mena le milliardaire qui siège désormais à la Maison-Blanche, la décision de ce dernier de recourir à l’agression militaire met en lumière l’extraordinaire capacité de ce qu’on pourrait appeler « l’État profond » américain à reprendre en main celui qui avait dû son succès à sa rhétorique anti-establishment. Plus significatif encore est le langage employé par Donald Trump, qui n’a pas hésité à renouer avec des accents moralisateurs que n’auraient pas renié les pires néo-conservateurs, et mis à l’honneur par George W. Bush.

Ces dernières semaines déjà, le président américain avait explicitement tourné le dos à des thèmes qui avaient marqué sa campagne

Ces dernières semaines déjà, le président américain avait explicitement tourné le dos à des thèmes qui avaient marqué sa campagne : tonalité brutalement anti-russe (sur la Crimée, en particulier), guerrière contre la Corée du Nord, beaucoup plus amène en ce qui concerne l’OTAN, et plus encore vis-à-vis de l’Union européenne. Alors qu’il n’avait pas de mots assez durs contre celle-ci, il lui a trouvé récemment des charmes « merveilleux ». Bref, les forces qui pilotent vraiment les coulisses du pouvoir américain n’ont eu besoin que de quelques mois à peine pour circonvenir le nouveau locataire de la Maison Blanche.

Enfin, il n’a pas fallu attendre ne serait-ce que quelques heures pour entendre les déclarations de soutien et d’enthousiasme en provenance de Berlin, de Paris et de Bruxelles : enfin l’Oncle Sam revient à la raison, et renoue avec les discours et pratiques virils qui font tout son charme… Nul doute que ces compliments – doublés d’immenses soupirs de soulagement – vont se multiplier du côté des dirigeants de l’Union européenne. Ceux-ci, éperdus de reconnaissance, n’en seront que plus encouragés pour tenir les promesses d’augmentation des dépenses militaires formulées auprès de l’OTAN.

Le 6 avril constitue un tournant dans la stratégie américaine. Mais ce tournant, aussi inquiétant soit-il, illustre également à quel point la géopolitique mondiale est devenue (pour une part) imprévisible et instable. L’aspiration populaire – aux quatre coins de la planète – à un avenir pacifique et de progrès passe plus que jamais par la reconquête de la souveraineté de chaque État, et la mise en place concomitante de véritables coopérations sur une base d’égalité et de respect mutuel.

Et donc par le refus d’intégrations régionales porteuses de logiques de puissance impériale et de rivalités.(source)

 

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Les atlantistes repartent à l’attaque en Syrie

Les atlantistes repartent à l’attaque en Syrie

Et c’est reparti pour un tour. Sonnés par la reprise d’Alep en décembre dernier, les atlantistes n’avaient plus trop le cœur à l’ouvrage pour soutenir encore leurs «coupeurs de tête modérés» en Syrie. L’arrivée d’un Trump annoncé comme mieux disposé à l’égard de Moscou avait aussi ajouté à la torpeur générale. Les pourparlers d’Astana avançaient péniblement mais avançaient. Londres, Paris et l’Etat profond US croyaient de moins en moins à leur chance de pouvoir rallumer efficacement l’incendie syrien. On commençait même à balbutier au plus haut niveau que le «départ de Assad n’était plus une priorité» (1).

Et puis patatras! Voilà que la divine surprise survient quelques jours après ces déclarations. Une attaque chimique, une vraie, dans toute son horreur, avec ses gosses qui étouffent la bave aux lèvres en plein «prime time». La totale !   Le coup de fouet magique ! Et soudain l’espoir de renverser la table par une énième flambée d’hystérie atlantiste concertée, c’est-à-dire surtout un énième foutage de gueule d’ampleur cosmique.

False flag ou frappe ciblée

Bon, tirons la chasse sur cette fable abracadabrantesque avec une simple question: alors que Damas et Moscou gagnent sur absolument tous les fronts en Syrie depuis des mois, qui peut croire une seule seconde que Bachar al-Assad aurait été assez débile pour ordonner une attaque chimique? En fait personne. Tout le reste, c’est de l’enfumage-Système.

Alors oui, peut-être, sans doute, qu’il y a eu dispersion de produits chimiques à Khan Cheikhoun, même s’il faut garder à l’esprit que la principale source d’info de cette affaire est comme toujours la même: l’Observatoire syrien des droits de l’homme, qui se résume à une officine basé à Londres, liée au MI6 et pilotée par… un seul type. S’agissant de l’attaque proprement dite, les seuls scénarios possibles sont donc: soit un false flag organisé par les «coupeurs de tête modérés» sur le modèle de ce qu’ils ont déjà fait dans la banlieue de Damas en 2013 (2); soit il s’agit comme l’affirment les Russes du bombardement d’un dépôt d’armes chimiques de ces mêmes «coupeurs de tête modérés».

Dans le premier scénario, nous incluons évidemment la variante d’une opération infiltrée des barbouzes occidentaux ou alliés.
Avec le scénario 2, on notera que cela apporte une nouvelle preuve tragiquement irréfutable que les rebelles détiennent encore des armes chimiques, et que ce sont d’ailleurs sûrement les seuls désormais en Syrie (3).

Opération à double-détente

L’affaire a évidemment mobilisé l’entier des moyens de pression atlantistes, de l’intégralité des merdias-Système à la saisine du Conseil de sécurité.

Et il fallait les voir, ces ambassadeurs britanniques, français ou américains, accuser Bachar al-Assad et la Russie devant le Conseil de Sécurité sans le moindre début de preuve; en appeler à l’humanité, brandissant certes de véritables photos d’enfants asphyxiés mais avec la même volonté de tromper qu’en 1990, lorsqu’ils brandissaient la fable mensongère des couveuses prétendument renversées par les troupes de Saddam au Koweït (4); comme en 2003 lorsque Powel agitait sa petite fiole de talc en assurant que Saddam, encore lui, disposait du pire arsenal chimique de la planète; comme en 2011, lorsqu’ils brandissaient une autre fable de bombardements aériens massifs de Khadafi sur son peuple. En fait un ramassis de menteurs, de tricheurs et de manipulateurs osant simuler la vertu alors qu’ils suintaient de tous leurs pores le sang et la mort des boucheries qu’ils téléguident au Moyen-Orient depuis 25 ans.

C’est que potentiellement les avantages sont énormes.
L’instrumentalisaton obscène de cette affaire monstrueuse vise bien sûr à briser l’élan victorieux de Damas, Moscou et de leurs alliés libanais et iraniens sur le terrain en Syrie.
Il s’agit aussi de tout faire pour contraindre Moscou à abandonner ou réduire son soutien à Damas.
Il s’agit encore de justifier un réarmement massif des «coupeurs de tête modérés» pour relancer la guerre sur tous les fronts.
Et puis, pour l’Etat profond US, en guerre ouverte contre l’administration Trump, il s’agit enfin de forcer le Président à lâcher le morceau et à rejoindre enfin le camp des bellicistes russophobes.

1 Syrie : le départ d’Assad n’est «plus une priorité» pour Washington

2 Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange

3 Accusé à tort? Damas ne possède plus d’armes chimiques depuis 2014

4 Affaire des couveuses au Koweït

source

 

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