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Archives du 5 avril 2017

Le fentanyl, une nouvelle drogue « 100 fois plus puissante que la morphine » – inquiète le Canada

Cette nouvelle drogue fait des ravages partout dans le monde, et notamment en Amérique du nord ….. A noter qu’en France c’est un médicament qui peut être prescrit .

Le fentanyl, un anti-douleur 50 fois plus puissant que l’héroïne et 100 fois plus que la morphine, inquiète les autorités canadiennes. Le pays a débloqué une enveloppe de 45,5 millions d’euros afin de faire face à cette « crise des opioïdes ».

Une nouvelle drogue fait des ravages au Canada. Au point que la Colombie-Britannique, sur la côte ouest du pays, a déclaré dès l’année dernière l’état d’urgence sanitaire. Le fentanyl, un analgésique de synthèse aux effets similaires à ceux de l’opium, a fait dans cette province près de quatre morts par jour au mois de février dernier, rapporte le site Les Observateurs. Et en un an, le nombre de décès liés à la prise de cette drogue a augmenté de plus de 72%.

« Je m’en injecte toutes les quatre heures »

Le fentanyl est un opiacé extrêmement puissant utilisé depuis les années 60. Comme l’explique le site de France 24, il est apparu après qu’un précédent anti-douleur à base d’oxycodone – qui s’est révélé addictif et mortel – a été retiré du marché et interdit à la vente.

« Je m’en injecte tous les jours, toutes les quatre heures », témoigne une utilisatrice. « Je fais des études pour obtenir un diplôme, mais j’ai raté plusieurs jours de cours à cause de syndromes de sevrage. Cette drogue contrôle vraiment votre vie ».

En France, le fentanyl est indiqué « dans le traitement des accès douloureux paroxystiques chez les patients adultes déjà traités par des morphiniques pour des douleurs chroniques d’origine cancéreuse », indique l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui met également en garde les professionnels de santé contre les risques de « mésusage » et « d’abus ».

50 fois plus fort que l’héroïne

Dans son rapport pour 2015, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) note « un accroissement des pratiques de détournement des médicaments codéinés et des opioïdes forts (fentanyl, oxycodone) par des personnes a priori non usagères de drogues (…) et n’ayant jamais consommé d’héroïne ou de médicaments de substitution aux opiacés ».

Fumé, injecté mais aussi sous forme de patch, le fentanyl est 50 fois plus fort que l’héroïne et 100 fois plus puissant que la morphine. Extrêmement addictif, il peut être mortel dès la première prise. Bien souvent, les toxicomanes pensent acheter de l’héroïne alors qu’il s’agit de fentanyl, ingérant ainsi des doses bien trop élevées. L’année dernière, le chanteur Prince a succombé à une overdose de fentanyl.

Une crise des surdoses

Pour faire face à cette « crise des opioïdes », le gouvernement canadien a annoncé le déblocage de 45,5 millions d’euros pour les cinq prochaines années. Un sixième de cette somme sera réservé à la Colombie-Britannique, la province la plus touchée.

« L’émergence du fentanyl et d’autres opioïdes puissants illicites a été à l’origine de la crise des surdoses, qui a mené à un nombre sans précédent de décès parmi les consommateurs de drogues illicites », assuraient les autorités canadiennes le 17 février dernier.

Encore plus inquiétant, du fentanyl a été retrouvé dans 90% des drogues de rue testées à Victoria, la capitale de la Colombie-Britannique, selon Radio Canada.

« C’est une épidémie »

Pour contrer le fléau, d’autres initiatives individuelles ont vu le jour. Des salles de shoot ont été créées, une association a même proposé une récompense de 1.400 euros pour toute information permettant l’arrestation de trafiquants de fentanyl, a précisé Radio Canada.

Comme le rapportait The New York Times, depuis plusieurs années, les saisies de fentanyl ont explosé. Les décès liés à la prise de cette drogue ont également fortement augmenté aux États-Unis, dépassant même le nombre de morts liées à l’héroïne, comme en Nouvelle-Angleterre. « C’est une épidémie », a confié au quotidien le ministre de la Justice du Massachusetts. (source)

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Publié par le 5 avril 2017 dans général, Insolite, International, société

 

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Du sang de primate découvert dans un fossile …. vieux de 30 millions d’années !!

Tique fossilisée

Cette tique fossilisée dans de l’ambre contient du sang de mammifère.

L’histoire débute comme le scénario de Jurassic Park : un chercheur américain a découvert, piégé dans de l’ambre, un arthropode rempli de sang. Sauf que le spécimen fossilisé n’est pas un moustique mais une tique (donc un arachnide) et que le sang découvert n’est pas celui d’un dinosaure mais d’un mammifère. George Poinar, chercheur au département de biologie intégrative de l’université d’Etat de l’Oregon (Etats-Unis), a présenté dans un article paru le 20 mars 2017 dans la revue Journal of Medical Entomology, ce qui semblent être les premières cellules sanguines de mammifères découvertes fossilisées.

Des cellules sanguines de mammifères incroyablement bien conservées

Après avoir étudié méticuleusement l’échantillon découvert dans une mine située en République Dominicaine, le chercheur a pu voir que la tique piégée, correspondant au genre Ambylomma, contenait plusieurs cellules sanguines de mammifères (photo ci-dessous), celles de son hôte. Ces dernières sont facilement reconnaissables grâce à leur forme de disque biconcave et à l’absence de noyau. Leur observation a permis au scientifique américain de découvrir un pathogène nommé Piroplasmida à l’intérieur de certaines de ces cellules. Cet organisme est un parasite eucaryote (possédant un noyau) connu pour se transmettre aux mammifères par une morsure de tique.

Crédit : Journal of Medical Entomology / George Poinar

La tique et son hôte ont vécu il y a plusieurs dizaines de millions d’années

Depuis les années 40, les scientifiques savent que la taille des cellules sanguines peut varier d’une espèce à l’autre. Ainsi, celles des ongulés, des chauves-souris et des rongeurs ont un diamètre compris entre 2,7 et 6,6 micromètres alors que les cellules sanguines des lagomorphes (lièvre, lapin…), des canidés et des primates ont un diamètre compris entre 6,9 et 7,3 micromètres. La taille des cellules découvertes correspond à la seconde catégorie. Or, aucun fossile de canidé ou de lagomorphes n’a été découvert sur l’île d’Hispaniola (qui abrite la République Dominicaine et Haïti).

Cependant, des restes de primates ont déjà été mis au jour. En analysant la composition de l’ambre, le chercheur en a déduit que la tique, tout comme son hôte, avait vécu il y a 20 à 30 millions d’années, c’est-à-dire au milieu de l’ère Tertiaire. Pour le scientifique, le mammifère en question était donc probablement un primate, « une sorte de Platyrhinien (aussi appelés « Singes du Nouveau Monde », NDLR) qui vivait dans une forêt de l’île« . Mais à la différence des dinosaures, ces animaux occupent toujours notre planète : l’analogie avec Jurassic Park s’arrête donc là. (source)

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, Histoire et Paléontologie, Sciences

 

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Planète X : les astronomes ont officiellement trouvé quatre candidates potentielles !

Hé oui c’était il y a 4 -5 ans, nous étions parmi les 1ers à affirmer qu’il existait bien une 9e planète (Pluton a été déclassée) y consacrant toute une flopée d’articles …

Les médias à l’époque qualifiaient ce sujet de « complotisme » . En fait , nous étions de loin en avant garde – Quelques années après c’est devenu un fait scientifique . 

Le mystérieux astre, dix fois plus grand que la Terre qui orbite dans l’espace autour du soleil, se cacherait aux confins de notre système solaire et influencerait notamment l’orbite de Pluton .

Grâce à différents calculs et modèles, les scientifiques en sont de plus en plus convaincus .

On ne parle désormais plus de planète X, mais de planète 9 ..

Depuis plus d’un an, les astronomes sont à la recherche active de ce nouvel astre dans notre système solaire, qui a donc été baptisé pour le moment « Planète 9« . 

Mais pour l’instant, personne n’a réussi à l’observer directement. Il faut dire qu’elle est tellement loin, et son orbite est si bizarre, qu’il est presque impossible de la voir. En tout cas pas pendant la majeure partie de sa révolution, qui durerait quelque 20.000 ans.

Mais cela pourrait être possible aujourd’hui : la planète devrait bientôt atteindre son point le moins éloigné de la Terre. (aura-t-elle une impact sur certaines orbites ???)

C’est pour cela qu’on apprend dernièrement que des chercheurs de l’Université nationale australienne ont demandé l’aide des internautes pour analyser des centaines de milliers de photos du ciel, capturées par le télescope SkyMapper, explique The Guardian.

Planète X : les astronomes ont officiellement trouvé quatre candidates potentielles

La NASA annonçait il y a quelques semaines le lancement d’un site web dédié à la détection d’objets aux confins du Système solaire. Le but : dénicher la mystérieuse planète 9. En recoupant des millions d’informations, les chercheurs ont récemment pu isoler quatre objets qui pourraient bien être la trace de la fameuse planète.

En janvier 2015, des astronomes observaient d’étranges effets gravitationnels sur les objets de la ceinture de Kuiper. Ces effets ne pouvaient être liés à aucune des huit planètes connues à ce jour dans le Système solaire. Les astronomes suggéraient alors la présence d’une « neuvième » planète à une distance environ 75 fois plus éloignée que Pluton du Soleil qui ferait un tour complet du Soleil en 20 000 ans. Au moins dix fois plus massive que notre planète, l’hypothétique planète n’émettrait néanmoins que très peu de lumière, d’où les difficultés rencontrées pour la repérer. C’est pourquoi la NASA fit appel à nous (vous et moi, tout le monde).

Le projet baptisé Backyard Worlds : Planet 9 lancé il y a quelques semaines compilait plus de 750 millions d’images du ciel en infrarouge qui permettaient et permettent toujours de traquer depuis notre canapé l’hypothétique « planète 9 ». Environ 60 000 personnes de partout dans le monde ont participé à la recherche, un véritable engouement et une véritable traque céleste qui auront permis à la NASA de cibler quatre candidates possibles pour la mystérieuse planète, mais aussi de permettre le classement de plus de quatre millions d’autres objets. Bref, c’est une vraie réussite.

Rien ne garantit bien sûr que l’astre tant convoité est bien l’un des quatre objets repérés, mais les chercheurs affirment que cette méthode est la bonne. « Nous avons détecté avec cette méthode les planètes mineures Chiron et Comacina, ce qui démontre que l’approche que nous avons prise pour savoir si la planète 9 est ici est la bonne », affirme Brad Tucker, le chercheur qui a dirigé ce projet. « Avec l’aide de dizaines de milliers de bénévoles dévoués passant au crible des centaines de milliers d’images prises par SkyMapper, nous avons fait en trois jours ce qui aurait pris quatre ans pour une analyse classique. L’un des volontaires, Toby Roberts, a réalisé 12 000 classifications », s’enthousiasme l’astrophysicien.

Maintenant, son équipe va travailler sur ces quatre objets inconnus pour essayer de savoir si l’un d’eux est la fameuse planète grâce à d’autres télescopes. En attendant, vous pouvez toujours continuer à chercher depuis votre canapé. On a essayé et c’est franchement passionnant !

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Publié par le 5 avril 2017 dans général

 

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Pour la première fois , Des chercheurs modifient des embryons humains « viables »

Modification d'embryons humains viables, une première

Il n’est pas possible de procéder à une modification génétique sur l’embryon humain en France.

Une équipe de chercheurs chinois est parvenue pour la première fois à modifier le génome d’embryons humains viables, en utilisant la fameuse technique CRISPR/Cas9. Une étape majeure, que deux spécialistes commentent.

Ce sont des travaux qui sont passés plutôt inaperçus dans les médias, et pourtant, ils sont primordiaux. Une équipe de recherche chinoise est parvenue fin mars 2017 – et pour la première fois – à modifier le génome d’embryons humains… viables. Et ce via la fameuse techniqueCRISPR/Cas9, le « scalpel de la génétique » qui permet de supprimer, modifier ou ajouter des gènes à la demande, facilement et de manière peu onéreuse. Sans aucun doute, un cap majeur a été franchi. « Non seulement c’est la première fois que l’on modifie des embryons « normaux », mais ces travaux suggèrent que les effets délétères sur le génome sont moindres que sur l’embryon non viable », commente auprès de Sciences et Avenir le Pr John De Vos, responsable du Département d’ingénierie cellulaire et tissulaire de l’hôpital Saint-Éloi, à Montpellier.

80 % de réussite sur certaines modifications du génome

Comme ils le détaillent dans la revue Molecular Genetics and Genomics, les chercheurs, issus de l’université de médecine de Canton, ont génétiquement corrigé six embryons humains viables, au stade de zygote (les tous premiers stades de la fécondation) et porteurs d’une mutation génétique. Ou plutôt de deux modifications, touchant les globules rouges : HBB, mutation responsable de la bêta-thalassémie, une malformation rare des cellules sanguines, et G6PD, responsable d’une maladie touchant environ 3 % de la population mondiale et entraînant une destruction des globules rouges. « Ces maladies génétiques sont aussi présentes dans la population chinoise, ce qui permet aux chercheurs de disposer des embryons possédant les mutations associées », nous précise Carine Giovannangeli, directeur de recherche dans le laboratoire Structure et Instabilité des génomes (CNRS-Inserm-MNHN) à Paris. En 2015, les travaux d’une autre équipe chinoise – la première à avoir procédé à des modifications génétiques d’embryons humains (mais non viables) – portaient déjà sur la bêta-thalassémie.

Le principe de CRISPR/Cas9 consiste à programmer une protéine capable de « couper » l’ADN (Cas9) qui, associée à un ARN (acide nucléique) guide, va permettre de modifier de façon spécifique et à un endroit très précis le génome. Mais la technique de cette équipe chinoise n’est pas exactement la même que celle utilisée en 2015 : « Cas9 a été administrée directement sous sa forme finale de protéine, et non sous forme d’ARNm, acides nucléiques qui doivent être « traduits » pour donner la protéine », explique Carine Giovannangeli. Une étape de traduction en moins, un gain de temps pour que la protéine s’active, c’est ce qui pourrait expliquer en partie les bons taux de réussite obtenus par les chercheurs : 80 % pour la modification de quelques lettres de l’ADN de l’embryon (sur les plus de 3 milliards qu’il compte) à… entre 10 et 20 % pour la correction d’une mutation plus grande, et donc plus difficile à réaliser. Or dans les travaux précédents, non seulement le taux de « réparation » de l’ADN était plus faible, mais ce dernier avait subi des modifications non prévues. « Toutefois, nous ne pouvons pas conclure que cette nouvelle technique est meilleure, en raison du faible nombre d’embryons utilisé (six) dans cette étude », tempère John De Vos. En effet pas moins de 86 embryons avaient été inclus dans les travaux de 2015…

« CRISPR/Cas9 peut aussi ouvrir la boîte de Pandore »

Les manipulations sur ces six embryons, détruits au bout de deux jours, ont été validées par un comité local d’éthique et subventionnées par le ministère chinois de la Science et de la Technologie, nous précise le Pr John De Vos. « Les chercheurs chinois n’ont jamais envisagé de réimplanter ces embryons modifiés », clarifie-t-il. Une question persiste : pourquoi les travaux sur les modifications du génome via CRISPR/Cas9, déjà publiés, proviennent essentiellement de la Chine ? « La législation dans ce pays est plus permissive que celle appliquée dans les autres pays », avance le chercheur. Quant à la France, elle a ratifié la convention d’Oviedo (en 1997), qui précise que « les interventions sur le génome humain ne peuvent être entreprises que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si elles n’ont pas pour but d’introduire une modification dans le génome de la descendance. » En bref, il n’est pas possible de procéder à une modification génétique sur l’embryon humain dans l’Hexagone.

Le principe d’évaluer l’efficacité de la technique CRISPR/Cas9 sur des embryons humains est soutenu par une partie de la communauté scientifique, comme l’Académie américaine des sciences et, en France, la Société de génétique humaine (SFGH) et la Société de thérapie cellulaire et génique (SFTCG). « La Grande-Bretagne a déjà validé des projets de recherche utilisant la manipulation génétique sur l’embryon humain », explique Carine Giovannangeli, qui souligne l’importance de ces travaux pour la recherche fondamentale et appliquée. « CRISPR/Cas9 est un outil révolutionnaire qui permet déjà de mieux connaître le mécanisme des maladies, et à plus long terme de développer de nouvelles approches thérapeutiques, au même titre que la thérapie génique« , explique-t-elle. Toutefois, comme le souligne le Pr John De Vos, CRISPR/Cas9 peut aussi ouvrir la « boîte de Pandore ». « Cette technique pourrait sortir du cadre médical strict et servir dans le futur à améliorer des traits humains complexes (force, intelligence, caractère, etc.), qui seraient transmissibles aux générations futures, expose-t-il. En d’autres termes, CRISPR/Cas9 pourrait permettre de modifier l’espèce humaine… irréversiblement. Heureusement, on ne connaît pas aujourd’hui les gènes qu’il faudrait modifier pour aboutir à ce type de résultat. Mais qu’en sera-t-il dans le futur ? »

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, International, Santé - nutrition, Sciences

 

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Google annonce la mort du moteur de recherche traditionnel et l’avènement de « l’Age de l’assistance »

Technologies – Au très sélect salon professionnel E-commerce One To One 2017, Google a fait sensation durant sa plénière en déclinant sa nouvelle présentation «The age of assistance» (l’âge de l’assistance – l’ère de l’assistance). Credo de cet axe déterminant en terme de communication, marketing et vente: Google s’extrait peu à peu du modèle du moteur de recherche tel que nous le connaissons encore aujourd’hui pour entrer de l’ère de l’assistance.

L’économie de l’assistance en 3 points

Ce nouveau temps est aussi l’avènement d’une économie de l’assistance qui prend en compte 3 déterminants principaux dans un modèle renouvelé de la recherche:

  • la personnalisation de la relation avec le mobinaute (plus encore que l’internaute),
  • le Web sémantique: posez la question et l’on vous répond directement, en capacitation également d’anticiper vos questions avec un système adaptatif qui apprend de vos habitudes (machine learning – apprentissage automatique),
  • le Web vocal: 20% des requêtes formulées aujourd’hui sur Google (via un mobile sur Android) sont vocales : un chiffre qui dépassera les 50% en 2020. Aux Etats-Unis, 25% des 16-24 ans utilisent la recherche vocale sur mobile.

 

La voix devient une interface à part entière pour chercher, une interface qui s’affranchit de composer une requête via un clavier tactile ou physique et qui va jusqu’à oublier d’afficher les résultats sous la forme d’une liste ; ceci pour vous proposer un seul résultat à entendre et/ou à afficher: «Il n’y a plus une étape de recherche, puis une étape de transaction, mais une seule étape d’action» indique l’intervenant Guillaume Bacuvier de Google.

On comprend mieux les bouleversements en perspective notamment en matière de référencement (et SEO – optimisation pour les moteurs de recherche) car cette composante est depuis plus de 20 ans baignée via une démarche textuelle et image de positionnement s’affichant dans une liste de résultats. Et Google va tuer cette liste de résultats.

jean-luc-raymond

Du moteur de recherche à l’assistance individuelle et personnalisée

En parallèle, le machine learning s’introduit dans le business de la solution: pour la traduction de textes, images et voix ou encore pour la recherche de photos.

Le moteur de recherche Google a bien évolué avec le temps: de la recherche de réponses, on recherche aujourd’hui des solutions… Dès demain, on apportera avant tout de l’aide.

Google est un compagnon de vie et l’assistance se niche de plus en plus dans des objets connectés différenciés: vitrines, montres, assistance à domicile (tel Google Home)…

Une assistance plurielle au coeur de nos vies

Cette aide se traduit au quotidien par un assistant individuel et personnalisé placé au coeur de notre vie et de la famille. C’est ce que la firme de Mountain View propose avec Google Home (un concurrent en point de mire: Echo par Amazon). Une assistance aux formats multiples: texte, image, vidéo, réalité augmentée/réalité virtuelle qui reconnaît les voix de la famille, présente et délivre une réponse hyper-personnalisée à chaque individu.

Consultez cette vidéo pour mieux comprendre comment Google s’insère dans nos vies,  nos comportements et nos choix… C’est un assistant décisionnel auquel nous déléguons une grande partie de nos choix:

L’assistance est ambiante car elle s’insère dans notre quotidien à tous les instants de la vie: vie professionnelle, vie privée (où elle imprègne profondément la vie au foyer) et vie de loisir. Elle s’affranchit d’ailleurs des barrières de ces temps de vie.

Ne parlons plus d’internaute ou du mobinaute mais de socionaute

Dans cette vision exprimée et matérialisée par Google en terme de business, c’est la logique écosystémique qui prime: l’aide est géolocalisée, personnalisée, tient compte de vos habitudes d’interrogation et d’aide apportée (via le machine learning) car l’assistance «made in Google» se place dans une logique d’apprentissage: apprendre de l’internaute et apprendre au mobinaute.

D’ailleurs, à ce stade, il ne s’agit plus d’un internaute ou d’un mobinaute mais plutôt d’un socionaute: un individu aidé et «plongé» dans un Internet en continu qui évolue bien entendu en société, peu importe l’interface qu’il utilise.

En fait, nous sommes en train de sortir de ce cycle du mobile qui devient une interface parmi d’autres.

3 points principaux pour être agile dans l’Age de l’Assistance

Dans cette ère de l’assistance, qu’est-ce qui va compter en terme de business pour réellement créer une différence? 3 points principaux auxquels il va falloir rapidement s’adapter (pour «survivre» indique en filigrane Google):

1.La vitesse:

Dans l’ère de l’assistance, il y a une problématique/question à résoudre via une interrogation et avec juste une étape d’action. Cela demande de la part de l’entreprise de déclencher une réponse instantanée et de façon très rapide. Les situations d’attente ne sont plus tolérées par le socionaute.

Trois chiffres qui importent actuellement pour les sites e-commerce:

  • Le temps moyen de chargement des sites mobiles est de 19 secondes avec une connexion 3G,
  • 53% des visites sont abandonnées si les pages prennent plus de 3 secondes à charger sur mobile,
  • Les annonceurs dont le site mobile charge en 5 secondes gagnent jusqu’à 2 fois plus de revenus sur mobile que ceux dont les sites chargent en 19 secondes.

 

2.La visibilité:

On réfléchit désormais en terme de flux et non pas de destination. Le socionaute ne part pas d’une situation A pour arriver à une situation B.

De par l’information qu’on lui apporte, qu’on lui suggère de façon permanente, il évolue dans son approche et ses choix dans son quotidien. La mise en relation du client avec un produit ou un service peut se faire à tout moment de vie.

Pour les ecommerçants, il est donc nécessaire pour être vu de penser en continu:

  • flux magasins : connaître vos stocks produits,
  • flux clients : utiliser les data online et offline,
  • flux produits : être présent sur tous les formats.

 

3.La pertinence:

Quand on aide, on ne veut pas et on ne peut pas être déçus. La force est dans l’adaptation et l’expérience utilisateur devient essentielle. Dans l’ère de l’assistance, le socionaute est encore plus sélectif.

jean-luc-raymond

Approfondir la connaissance client en 13 points

Cette ère de l’assistance demande d’approfondir la connaissance client et prospect sur 13 points essentiels:

  • Connexion
  • Historique de navigation
  • Durée de visionnage
  • Utilisation de l’app
  • Démographie
  • Catégorie d’app
  • Sessions
  • Requêtes
  • Localisation
  • Horaire
  • Jour
  • Age et genre
  • Vidéos visionnées

 

… Sans oublier que le client est nécessairement un co-créateur de son produit/service tel dans le «projet Muze» solution d’intelligence artificielle de Google permettant de créer son propre style selon sa personnalité.

Une expérience récente «projet Muze» menée avec Zalando permet ainsi via un «compagnon mode» en ligne – en fait un assistant – de «découvrir une tenue créée à partir de sa personnalité en 5 minutes grâce à l’intelligence artificielle».

En résumé

L’heure est grave car cette nouvelle façon de «rechercher» va bouleverser le monde du e-commerce et plus encore largement l’économie des produits et des services dans les années à venir… avec de nouvelles compétences et stratégies à prendre en compte.

Par

 
 

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La vie privée sur Internet, désormais en vente aux Etats-Unis ..

vie privée Internet Etats Unis

Pour faire écho au précédent article, comme vous le savez notre vie privée est d’ores et déjà « en vente » sur le net : les grands groupes de la corporatocratie s’échangent nos infos personelles à des fins commerciales , sans notre accord bien évidemment … Hé bien aux US ils ont fait fort, en abrogeant carrément les protections de la vie privée sur Internet …

C’est à dire que le citoyens US se fait désormais piller les données concernant sa vie privée sur le net, et ce en toute légalité : ça vient d’être voté par les législateurs …

Ce qui se passe aux US et précurseur de ce qui se passera ici, sachant que ici en France, Nous avons déjà une flopée de lois liberticides qui ont été validées .

Un bel exemple de ce qui se passe quand un peuple – totalement lobotomisé par le mode de vie qu’on lui a imposé – a abandonné toute velléité à combattre pour sa liberté (car c’est un combat permanent, jamais gagné d’avance)

La vie privée sur Internet, en vente aux Etats-Unis

Le Congrès a voté mardi pour abroger les protections de la vie privée sur Internet, répétant un vote semblable du Sénat la semaine dernière.

« Abroger » ? Oui et non. Les « protections » concernées avaient été approuvées par la Commission fédérale des communications (FCC) dans les derniers jours de l’administration Obama, en octobre – elles n’étaient pas encore entrées en vigueur. Mais cela suffit pour que monte la grogne, un peu des deux côtés du spectre politique (même certains critiques de Breitbart News).

Donald Trump doit maintenant avaliser cette décision. Ce qu’il fera apriori : la Maison Blanche a déclaré mardi qu’elle « appuie fermement » l’abrogation.

Mais alors contre la vie privée des Américains, vraiment, ou contre la mainmise de la FTC sur le Net ?

Le Congrès des Etats-Unis revient sur une mesure d’Obama

Le Congrès américain a donc utilisé pour la énième fois le Congressional Review Act qui lui permet de revenir sur tout ce qui a été voté depuis mai 2016, sous l’administration Obama. Et vient d’autoriser, à une courte majorité, les fournisseurs d’accès à Internet à exploiter à titre commercial les données personnelles des internautes. A savoir les historiques de navigation ainsi que les informations de géolocalisation, qui pourront être vendues à des agences de publicité et de marketing, via les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) américains comme AT&T, Comcast et Verizon…

Qu’avait entériné Obama via la FTC, juste avant de céder sa place à la Maison Blanche ? Que les FAI obtiennent la permission de leurs clients avant de partager leur historique de navigation avec d’autres entreprises.

Mais comme la règle n’était pas encore appliquée, les Américains en restent, in fine, à la situation actuelle : les FAI ont toujours, jusque-là, disposé des données de navigation, ils continueront à pouvoir le faire. Excepté, comme cela a toujours été le cas des données classées « sensibles » (informations sur les enfants, données de santé des abonnés etc…).

Les protections existantes en matière de protection de la vie privée des consommateurs ne changent pas.

Vente de la vie privée : affaiblissement de la démocratie américaine ?

Mais ce revirement est loin de plaire. D’autant, que comme tout ce qui a été défait par le Congressional Review Act, il ne peut plus être remis en cause.

« Le vote d’aujourd’hui signifie que les Américains ne seront jamais en sécurité, sur le net, et auront leurs détails les plus personnels scrutés furtivement et vendus au plus offrant », a déclaré le directeur exécutif du Centre pour la démocratie numérique.

On crie qu’il sera difficile, quasi impossible, de s’y soustraire. Car si l’on peut faire l’impasse sur Facebook et Google – et encore – on doit toujours avoir un fournisseur d’accès à Internet. L’attrait pour le VPN, réseau privé virtuel, a pris une ampleur sans précédent, depuis le vote de mardi. Le célèbre programmeur Dan Schultz a lancé, ni une ni deux, « Internet Noise », une extension qui propose de faire « du bruit » en ouvrant toutes les dix secondes une nouvelle page internet dans un même onglet, noyant ses vraies données de navigation parmi d’innombrables fausses.

Des techniques qui ont leurs limites, mais sont un bon indice de réponse populaire.

Une « règle additionnelle et répétitive »

Pourtant, la Républicaine Marsha Blackburn a dénoncé la décision d’Obama comme une « règle additionnelle et répétitive » ; il y a déjà tous les outils nécessaires : la FCC a déjà le pouvoir de poursuivre tout FAI qui vendrait de semblables données, strictement personnelles. Un journaliste de The Verge a d’ailleurs rappelé que la loi sur les télécommunications interdit explicitement le partage de l’information du client « individuellement identifiable sauf dans des circonstances très spécifiques » : la loi Wiretap rend également illégal la divulgation du contenu des communications électroniques sans le consentement des parties, ce qui inclut l’histoire de la navigation.

La preuve, a priori : le site de collecte de fond « GoFundMe », lancé par un militant des données personnelles pour acheter tout l’historique de navigation sur Internet des membres du Congrès « depuis son histoire médicale, pornographique jusqu’à son histoire financière », s’est vu répondre que c’était impossible.

Ce que la décision du Congrès favorisera, c’est « la collecte [globale] de données et le ciblage publicitaire plus agressif par les fournisseurs de services ».

Un double traitement

Et surtout, elle dénoncera le double traitement qui allait résulter de la loi Obama : les fournisseurs d’accès à haut débit auraient dû opérer dans des conditions de confidentialité plus strictes que les géants de la publicité numérique comme Google et Facebook, qui, eux, n’ont pas besoin d’autorisation pour suivre le parcours de ses utilisateurs.

« Les règles de la commission étouffent l’industrie et nuisent aux consommateurs en créant deux ensembles d’exigences complètement différents pour différentes parties d’Internet », écrit le sénateur Jeff Flake.

Pour le nouveau président de la FCC, nommé par Trump, Ajit Pai, la politique doit être cohérente pour les fournisseurs d’Internet et les entreprises d’Internet. On brandit de nouveaux brouilleurs comme « Internet Noise », mais personne n’a rien dit quand Google a banni de son « web store » début janvier, le plug-in « open source », « Adnauseam.io » qui brouille l’historique de navigation, empêchant le ciblage de la publicité par le moteur de recherche…

Internet : une guerre de pouvoir

Affaire complexe d’argent et de pouvoir, et non pas tant des intérêts des utilisateurs citoyens, comme on veut nous le faire croire. Eux dont la vie privée est déjà largement l’objet de toutes les attentions… en particulier gouvernementales.

A l’heure où la vie devient archi connectée, où tout élément de la vie personnelle pourra se lire sur ce fantastique et dangereux réseau du net, le secteur a un très lourd potentiel, à la fois lucratif et générateur de pouvoir, par le savoir et donc le contrôle. Plusieurs forces sont en présence, aux intérêts divergents, des FAI aux géants du web, alias Facebook et Google, sans oublier les institutions gouvernementales.

Par ce revirement, le Congrès maintient la concurrence avec les grands noms du web et se met aussi en travers du vaste mouvement de promotion de « la neutralité du net » qui connut son aboutissement, il y a deux ans, sous l’ère d’Obama : quand Internet devint « un bien public », le gouvernement put, sous couvert de protection des utilisateurs, en prendre le contrôle,puisque tout pouvoir était donné à la FCC, comme le républicain Ajit Pai l’avait dit à l’époque – on imagine sans peine les implications économiques et politiques.

C’est sans doute ce que voulait signifier le sénateur Jeff Flake à l’origine de la résolution avec une vingtaine d’autres sénateurs républicains, lorsqu’il disait vouloir « protéger les consommateurs contre la réglementation excessive de l’Internet ». D’ailleurs aucun Démocrate n’a voté contre la mesure.

Maintenant, Trump le fait aussi dans son propre intérêt…

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, International, Politique, société

 

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Big Brother – Comment la NSA écoute toutes vos communications sur Internet

Cette carte montre comment la NSA écoute toutes vos communications sur Internet

Avec la complicité de Google, Facebook et Instagram …

Nous avons des infos de plus en plus précises sur comment se pratique l’espionnage de masse (qui autrefois était considéré comme du « complotisme »), et sur comment nous le subissons de toutes part .

Des chercheurs canadiens ont lancé un site qui cartographie les centres d’interceptions des communications Internet de la NSA et les routes du trafic Internet, qui passent souvent à proximité de ces installations.

 

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