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Archives du 3 avril 2017

Reportage – Les Tueurs de la République

Dans ce documentaire diffusé le 26 mars dernier, le journaliste d’investigation Vincent Nouzille revient sur les opérations spéciales et autres assassinats ciblés qui ont émaillé ces quarante dernières années.

Les Présidents de notre nation ont mené des guerres secrètes inavouables, grâce à des agents et des soldats qui ont obtenu le « permis de tuer » au nom de la France. Ces opérations secrètes se multiplient avec la montée du terrorisme.

 

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L’ euro va t’il tuer l’Europe ?

Avec Philippe Béchade, Olivier Berruyer, Olivier Delamarche, Pierre Sabatier et Jean-Pierre Corbel.

 

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Des flashs « mystérieux d’origine inconnue » repérés aux confins de notre Univers

Flash on the Sun. December 19, 2014

Dans le cours d’une observation de routine, des astronomes américains sont tombés sur des flashs spatiaux qui émettaient 1.000 fois plus d’énergie que les autres corps célestes situés dans cette partie de notre Univers. Leur origine mystérieuse reste toujours à préciser.

Les astronomes de l’observatoire de rayon X Chandra (Université de Harvard aux États-Unis) ont réussi à identifier, aux confins de notre Univers, des flashs mystérieux dont la luminosité est 1 000 fois plus intense que celle de toutes les étoiles situées dans leur périmètre immédiat, écrit le journal The Independent.

Notons au passage que ces « explosions spatiales » ont été recensées dans une petite galaxie située à quelque 10,7 milliards d’années-lumière de notre planète, dans une région connue sous le nom de « champ profond de Chandra sud ».

Au demeurant, les scientifiques ne peuvent toujours pas expliquer la nature des phénomènes observés, ce qui donne lieu à toutes sortes de conjonctures.

« Il n’est pas exclu qu’on ait observé un nouveau type de cataclysme spatial. Quoi qu’il en soit, on a besoin de beaucoup plus d’observations pour pouvoir comprendre à quoi on a vraiment affaire », souligne le chercheur Kevin Schawinski (ETH, Université de Zurich).

Toujours est-il que certains chercheurs supposent d’ores et déjà que cette série d’explosions ait pu être provoquée par une étoile à neutrons, par une naine blanche ou par une étoile massive

 
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Publié par le 3 avril 2017 dans Espace, général, Insolite, Sciences

 

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Anémie spirituelle, manque de soleil, mauvaise alimentation : contributeurs de la dépression, de l’anxiété et de la maladie

J’en ai beaucoup parlé de ce régime : Petit clin d’oeil à l’ami Francisque et à Mr Magnien au passage ..

En faisant la liste de ce qui nous tue, longue mais facile à établir, nous apprenons que nous devons payer rapidement, à notre époque, le prix de nos erreurs et/ou de notre ignorance. En regard de cette liste et en ce qui concerne la santé, nous pouvons conclure que, pour vivre en étant à peu près vivant, nous avons besoin d’air, d’eau, et de nourriture, tels que la nature les a crée. Un air non pollué, donc, une eau non contaminée, une nourriture peu transformée. Nous semblons avoir besoin de prendre conscience, également, du fait que notre corps et notre esprit sont si étroitement lié qu’il n’est pas possible de négliger l’un au profit de l’autre, et que, en ces temps qui semblent être ceux de la dernière chance, il n’est pas souhaitable de faire comme si cela n’était pas d’une extrême importance.

Des travaux scientifiques évoqués ci-dessous nous apprennent donc que l’alimentation et la lumière du Soleil nous déterminent mentalement, et de beaucoup. Que les décisions que nous prenons quotidiennement, de celles que nous pensons être issues de notre plus parfait libre-arbitre, sont aussi le résultat de facteurs dont nous ignorions l’existence jusqu’à présent. On pourra rajouter que l’activité physique, la qualité du sommeil et la nature des pensées que nous entretenons volontairement participent pareillement à ce qui est évoqué précédemment. En ces temps d’oppression généralisée où l’on ne sait plus très bien ce qu’il est possible de faire, à notre propre niveau, pour sauver les bribes de conscience qui nous animent encore, il ne fait pas de doute que la connaissance du fonctionnement de notre corps et de notre esprit contribuera certainement à la reconquête de notre liberté perdue.

 Anémie spirituelle, manque de soleil, mauvaise alimentation : contributeurs de la dépression, de l’anxiété et de la maladie

D’après une étude récente, le nombre d’adolescents touchés par la dépression est en très forte hausse depuis 2011 et les filles y sont plus sujettes que les garçons à cet âge. Les chercheurs suggèrent que les réseaux sociaux pourrait être en partie responsables du problème. Une analyse des données fédérales de 2005 à 2014 révèle que 500.000 adolescents environ, dont plus de trois quarts de filles, souffrent de dépression.

La tendance se confirme chez les personnes plus âgées, car près de deux fois plus de femmes que d’hommes utilisent des psychotropes (respectivement 21 et 12%). Les troubles mentaux sont aussi la deuxième cause la plus courante d’incapacité tant chez les hommes que chez les femmes, et ont fortement augmenté depuis 1980. Que peut-on faire pour arrêter cette tendance dévastatrice ? Le Dr. Steiner-Adair suggère que l’entrainement à la pleine conscience peut être utile pour lutter contre la surstimulation et l’influence des réseaux sociaux. Votre alimentation et votre exposition au soleil sont d’autres facteurs qui ne doivent pas être négligés.Alimentation et santé mentale

La recherche montre que votre alimentation peut profondément affecter votre santé mentale. Les troubles gastrointestinaux sont liés à de nombreux problèmes psychologiques, notamment la dépression, l’anxiété, l’hyperactivité et la schizophrénie. Cela s’explique réside en partie par le fait que vous disposez, dans le vrai sens du terme, non pas d’un mais de deux cerveaux – l’un dans votre tête et l’autre dans vos intestins – connectés via le nerf vague, qui court de votre cerveau jusqu’à votre abdomen.

Il est aujourd’hui clairement établi que le nerf vague est la principale voie utilisée par les bactéries intestinales pour transmettre des informations à votre cerveau, ce qui explique pourquoi la santé mentale est si intimement liée à votre microbiote intestinal. Il a été démontré par exemple que les aliments fermentés permettent de diminuer les troubles d’anxiété sociale chez les jeunes adultes, et une recherche animale a mis en évidence que les troubles obsessionnels compulsifs répétitifs étaient apaisés par l’introduction d’une souche de la bactérie Bacteroides fragilis.

Commentaire: Le Dr Seignalet, dans son livre » L’alimentation ou la 3eme médecine » témoignait des effets bénéfiques d’un régime approprié pour traiter la schizophrénie et d’autres maladies. Il y a 20 ans déjà…

Les bactéries produisent des substances chimiques cérébrales dopeuses d’humeur

Les bactéries intestinales produisent véritablement des neurotransmetteurs dopeurs d’humeur. En fait, on trouve même une plus forte concentration de sérotonine dans les intestins, et non dans le cerveau ! Toutefois, ils agissent probablement localement, car les neurotransmetteurs produits dans les intestins ne traversent pas la barrière hémato-encéphalique. De plus, les microbes intestinaux peuvent également altérer la façon dont votre système nerveux central utilise ces substances neurochimiques. Au cours d’une expérience conçue pour étudier l’influence des microbes sur la dépression, les chercheurs ont effectué des transplantations fécales, transférant des échantillons de selles humaines chez des rats.

Les rats qui ont reçu des selles de patients souffrant de dépression ont rapidement commencé à montrer des signes de dépression et d’anxiété. D’après l’un des chercheurs, « leur comportement a changé de façon spectaculaire. » Le comportement des rats qui ont reçu des selles provenant d’individus non déprimés n’a pas changé. Se basant sur ces découvertes (qui n’ont jamais été publiées), les chercheurs ont alerté sur le fait que les personnes optant pour des transplantations fécales pour des raisons de santé, devraient vérifier l’historique de maladies mentales des donneurs, en plus des autres maladies transmissibles.

Commentaire: La transplantation fécale, que l’on peut effectuer soi-même, à la maison, est certes une technique tout à fait prometteuse, au potentiel énorme. Il convient cependant d’agir avec la plus grande prudence quant au choix du donneur…

Soigner vos intestins pourrait soulager vos troubles mentaux

Les chercheurs voient de plus en plus l’inflammation intestinale comme la base de la dépression, et l’une des façons les plus rapides et les plus simples de régler ce problème est d’apporter les changements appropriés à votre alimentation. En règle générale, pour cultiver une flore intestinale saine par l’intermédiaire de votre alimentation :

  • Mangez de vrais aliments et évitez les aliments transformés indiqués plus loin. Selon une étude de 2009, une alimentation basée sur des aliments transformés peut augmenter votre risque de dépression de 60%, alors qu’une alimentation à base d’aliments complets aura un effet protecteur :
    1. Les ingrédients génétiquement modifiés, car il a été démontré qu’ils altèrent votre flore intestinale de façon significative en favorisant les microbes pathogènes et en décimant les bénéfiques.
    2. Les aliments industriels, non biologiques, chargés de glyphosate, dont il a été montré qu’il provoque des carences nutritionnelles, en particulier de minéraux, essentiels au fonctionnement cérébral et au contrôle de l’humeur. Le glyphosate peut aussi détruire des jonctions serrées entre les cellules et modifier la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, permettant la pénétration de substances qui n’auraient jamais dû pouvoir la traverser.
    3. Les additifs alimentaires artificiels, et en particulier l’aspartame, un édulcorant artificiel, peuvent causer de graves dommages au niveau de la fonction cérébrale. La dépression et les attaques de panique sont connues comme étant des effets secondaires potentiels de l’aspartame. D’autres additifs, tels que les colorants artificiels, sont également connus pour avoir un impact sur l’humeur.

 

  • Mangez chaque jour des aliments fermentés de façon traditionnelle ; l’idéal est de varier le plus possible.

 

  • Consommez suffisamment de fibres, que l’on trouve dans la plupart des fruits et légumes, en particulier dans les légumes verts feuillus, les graines de lin, de chanvre et de chia, les baies, le brocoli, le chou-fleur et les choux de Bruxelles, les légumes racines, les pois et les haricots, ainsi que dans les aliments prébiotiques (aliments qui nourrissent les probiotiques ou les bonnes bactéries), tels que l’ail, les poireaux, l’oignon, les feuilles de pissenlit et les asperges. Les prébiotiques sont des ingrédients alimentaires non digestibles qui n’apportent aucun nutriment. Leur fonction est de nourrir les bonnes bactéries présentes dans votre tractus gastro-intestinal.

 

  • Augmenter votre consommation de bonnes graisses, par exemple d’avocats, d’huile TCM, de noix de coco et d’huile de noix de coco, de beurre et de jaunes d’œufs bio.

 

  • Normalisez votre ratio oméga-3/ oméga-6 en augmentant votre apport d’oméga-3 d’origine animale par la consommation de poissons (le saumon d’Alaska, les sardines et les anchois sont des choix surs) et/ou d’huile de krill, et réduisez vos apports d’oméga-6 en évitant les aliments transformés et les huiles végétales. Le ratio idéal est de 1:1. Bien que les oméga-3 soient surtout connus pour leur rôle dans la santé du cœur, ils jouent aussi un rôle fondamental dans la santé du cerveau et dans la santé mentale.

Évitez également les éléments suivants, dont on sait qu’ils endommagent le microbiome intestinal :

  • Les antibiotiques
  • L’eau chlorée
  • Le savon antibactérien
  • Les produits phytosanitaires
  • La pollution

Augmenter votre consommation de légumes peut rapidement améliorer votre bien-être mental

Très récemment, des chercheurs de Nouvelle Zélande ont découvert qu’une augmentation de la consommation de fruits et de légumes frais peut améliorer votre bien-être mental en seulement deux semaines. D’après Medical News Today : « De jeunes adultes à qui l’on a donné des fruits et légumes supplémentaires chaque jour pendant 14 jours en ont consommé davantage et ont ressenti un coup de fouet au niveau motivation et vitalité. »

Des directives diététiques américaines suggèrent de manger deux tasses de fruits et deux à trois tasses de légumes par jour, mais la plupart des gens n’arrivent même pas à une fraction de cette recommandation. Dans cette étude, le groupe de traitement a reçu deux portions supplémentaires de fruits et de légumes frais (comprenant des carottes, des kiwis, des pommes et des oranges) chaque jour pendant deux semaines, tandis que le groupe de contrôle conservait son alimentation normale.

Ceux qui ont mangé le plus de fruits et de légumes, parvenant à une moyenne de 3,7 portions par jour, ont mesuré les améliorations les plus importantes au niveau bien-être psychologique, avec des progrès en particulier en termes de « vitalité, motivation et épanouissement ». D’après les auteurs, « les conclusions apportent une première validation de la relation de cause à effet entre [les fruits et les légumes] et le bien-être, suggérant la nécessité de mener des études d’intervention à grande échelle. »

Commentaire : L’alimentation moderne est tellement appauvrie en vitamines et minéraux qu’une consommation de légumes et de fruits a des effets bénéfiques évidents… sur le court-terme. A moyen et à long-terme, rien n’est moins sûr, au point qu’il vaut mieux s’orienter, pour une question de santé, vers une régime riche en graisse et protéines de qualité, issues du monde animal  .

Le soleil et la vitamine D affectent également votre santé mentale

En dehors de l’alimentation, le soleil a également un impact très important sur votre santé mentale – plus que tout autre phénomène météorologique. Telle était la conclusion d’une récente étude ayant étudié les liens entre la météo et la dépression dans un groupe d’étudiants. Il a été estimé que 20% sont affectés de dépression saisonnière chaque hiver, souffrant de déprime, de fatigue et dans certains cas, de dépression plus sérieuse, à mesure que l’ensoleillement se fait plus rare. Ce qui différencie la dépression saisonnière de la dépression classique est que la première disparait au printemps et pendant les mois d’été. Par exemple, la recherche a montré qu’avoir un niveau de vitamine D au-dessous de 20 nanogrammes par millilitre (ng/mL) peut augmenter votre risque de dépression dans une proportion allant jusqu’à 85%, par rapport à un niveau de vitamine D supérieur à 30 ng/mL.

De nombreuses études ont également confirmé qu’un taux adéquat de vitamine D peut aider à atténuer les symptômes de la dépression. On pense que l’un des mécanismes est lié aux propriétés anti-inflammatoires de la vitamine D, ce qui indique à nouveau que l’inflammation serait une cause fondamentale de la dépression. Une étude publiée en 2015, ayant porté sur des femmes en bonne santé âgées de 18 à 25 ans qui vivaient dans la région du nord-ouest du Pacifique pendant l’automne, l’hiver et le printemps, a conclu que l’insuffisance de vitamine D (30 ng/ml ou moins) pouvait prédire l’émergence de symptômes dépressifs cliniquement significatifs. Le lien persistait même après contrôle de facteurs tels que la saison, l’indice de masse corporelle, la race, l’alimentation, l’activité physique et le temps passé en plein air.

Commentaire: Notre merveilleux Soleil existe aussi… pour nous soigner, autant physiquement que mentalement. Bien sûr, ce n’est pas ce que nous diront les médias ..

Comment le soleil peut influer sur votre humeur

La vitamine D ne peut toutefois pas être créditée de tous les bienfaits pour la santé mentale, associés au soleil. D’après un article publié dans le journal Dermato Endocrinology, un grand nombre de molécules qui absorbent la lumière (des chromophores) et que l’on trouve dans les différentes couches de la peau, absorbent et interagissent avec les rayons ultraviolets, produisant de nombreux effets complexes et synergiques. Je suis profondément convaincu que ce bienfait ne provient pas uniquement de l’exposition aux UVB qui génère de la vitamine D, mais aussi de la lumière rouge, et de l’infrarouge proche, moyen et lointain. L’intensité de la lumière est également un facteur important car elle est bien plus brillante à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il existe des chromophores supplémentaires dans votre chaine de transport d’électrons des mitochondries qui répondent aux infrarouges proches. Ce stimulus complexe de la lumière du soleil affecte non seulement votre santé physique en prévenant les maladies, mais il affecte également votre humeur et votre santé mentale.

Par exemple :

  • Votre corps utilise le spectre proche infrarouge pour produire de l’énergie mitochondriale et maintenir un équilibre systémique. Sachant cela, il semble raisonnable de conclure que si vous manquez d’adénosine triphosphate (ATP) – ou énergie cellulaire – par manque d’exposition au soleil, vous risquez de vous sentir mou et fatigué, et possiblement déprimé.
  • Le soleil régule également votre rythme circadien, et il a été démontré que la luminothérapie est efficace tant contre la déprime saisonnière que contre les dépressions graves non saisonnières. Lorsqu’il fait nuit, votre taux de mélatonine augmente, ce qui explique que vous vous sentiez éventuellement fatigué lorsque le soleil commence à se coucher. Au cœur de l’hiver, cela peut se produire dès 16h00.
  • La lumière ultraviolette (UV) stimule également les cellules épidermales, que l’on appelle les kératinocytes, afin qu’elles produisent des beta-endorphines, qui ont un effet dopeur d’humeur.
  • De la sérotonine est également libérée en réponse à la lumière du soleil, ce qui contribue à améliorer votre humeur et votre niveau d’énergie.
  • Les UVA génèrent de l’oxyde nitrique (NO) dans votre peau, ce qui a de nombreux effets bénéfiques sur votre corps. Cela encourage jusqu’à 60% de votre sang à circuler vers les capillaires cutanés, par lesquels le sang absorbe les UV et les rayons infrarouges, ce qui peut structurer l’eau dans votre corps. De plus, les UVA aident à débarrasser votre sang de toute infection tandis que les infrarouges rechargent votre batterie cellulaire. L’oxyde nitrique diminue également l’inflammation, ce qui pourrait avoir un effet bénéfique sur votre santé mentale, la dépression étant fortement liée à l’inflammation chronique de faible intensité.

Les champignons magiques – la solution contre l’anxiété sévère et la dépression ?

La recherche suggère de plus en plus que la psilocybine, également connue sous le nom de champignon magique, pourrait changer la donne dans le traitement des anxiétés et dépressions sévères. Entre 80 et 90% des patients atteints de cancer, dans deux études séparées, ont été soulagés immédiatement et de façon durable, de leur anxiété et de leur peur de la mort grâce à une seule dose. Une majeure partie de ce rétablissement remarquable semble être liée à l’intensité spirituelle de l’expérience.

Au-delà de la reconnexion spirituelle elle-même, le sentiment d’amour et « d’appartenance » à un tout, semble aussi entraîner des modifications dans le cerveau – un mécanisme attribué à la neuroplasticité, dans lequel le cerveau change en fonction de ses expériences. Une majorité des participants ont qualifié cette expérience comme étant « l’une des plus marquantes » de leur vie, ayant entraîné le sentiment que tout à un sens, y compris leurs propres combats.

D’après moi, c’est le manque de sens de la vie et le manque de connexion à quelque chose de plus grand que nous, qui envahit les vies de tant de personnes de nos jours, et la réponse ne se trouve pas dans le renfermement ou le camouflage de vos émotions par des cachets. Vous trouverez plus probablement le soulagement que vous recherchez dans une introspection attentive et dans l’application de méthodes pour stimuler votre résilience émotionnelle, qui peuvent comprendre la méditation non-confessionnelle et les pratiques spirituelles en fonction de vos propres penchants spirituels.

La psilocybine est actuellement classifiée comme drogue illégale et ne peut pas être utilisée comme traitement psychiatrique en dehors du cadre de la recherche, mais cela pourrait changer. En attendant, je vous encourage à rechercher ce qui apporte un sens et un but à votre vie. Souvenez-vous aussi que la dépression et les autres problèmes de santé mentale ont généralement pour origine des troubles intestinaux et une inflammation chronique, l’adaptation de votre alimentation est donc une étape fondamentale pour une guérison sur le long terme et pour votre santé mentale. Une exposition raisonnable au soleil peut également jouer un rôle important. Un sommeil réparateur et une activité physique appropriée sont deux autres facteurs de style de vie à prendre également en compte.

Commentaire: Les chamanes du monde entier peuvent, dans certains cas, se servir de plantes pour soigner le corps et l’esprit, et, dans des cas encore plus spécifiques, pour acquérir certaines connaissances. L’usage récréatif, corrompu, que l’on fait de ces plantes, ici en occident, est donc bien éloigné de celui, thérapeutique, qui est évoqué plus haut. Il est donc bien difficile d’encourager leur utilisation tant l’ignorance concernant leurs vertus est manifeste. Sachons malgré tout que l’Ayahuasca ou le Peyotl peuvent permettent de se délivrer, en très peu de temps, de certaines addictions, aux drogues dures par exemple. De certains problèmes psychologiques, également. Chose que la médecine occidentale moderne est bien en peine de réaliser.

Notes :

Jama Internal Medicine December 12, 2016, doi:10.1001/jamainternmed.2016.7507

NBC News December 12, 2016

NPR February 13, 2017

Scientific American January 2017

Lifehack, Science Says The Seed Of Depression Is Hidden In Your Gut, Not Your Brain

New York Times June 23, 2015

New York Times June 23, 2015

New York Times June 23, 2015

Psych Central June 12, 2015

British Journal of Psychiatry 2009 Nov;195(5):408-13

Science News March 23, 2016

British Journal of Psychiatry 2009 Nov;195(5):408-13

Precision Nutrition, Why Junk Food Won’t Make You Happy

Prebiotin.com, Foods Containing Prebiotics

Medical News Today February 10, 2017

Time November 7, 2016

Psychology Today Seasonal Affective Disorder

Journal of Internal Medicine 264(6); 599-609

Psychiatry Research May 30, 2015: 227(1); 46-51

DermatoEndocrinology April/May/June 2012; 4(2): 109-117

Via Sott

Dans l’actu santé, à noter qu’une substance cancérogène a été détectée dans les Biscuits pour bébés de la marque Nestlé

Selon la fondation Changing Markets, qui a analysé 25 biscuits pour enfants en bas âge commercialisés en France, de l’acrylamide a été retrouvée à une concentration de 226,1 microgrammes par kg dans les « P’tits Biscuits texture croquante et fondante » de marque Nestlé ...

 
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Publié par le 3 avril 2017 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Les médias étasuniens travaillent main dans la main avec la CIA depuis les années 1950 ..

 

Avec l’apparition récente de frictions entre deux factions différentes de l’État profond étasunien, se déroulant devant l’ensemble du pays, quelques médias alternatifs ont commencé à se demander si certains grands médias ne seraient pas liés à l’État profond, notamment la CIA. Vue l’ampleur inimaginable de la désinformation publiée et promue quotidiennement sur les chaînes grand public, tout cela pour pousser ce dernier à aller dans la direction désirée par l’establishment américain, il est difficile d’en douter. Car de telles connexions entre les grands médias américains et la CIA sont plus que de simples conjectures, elles sont bien connues et documentées depuis un certain temps.

C’est donné par le Washington’s blog : 

A la fin des années 1940 et au début des années 1950, l’opération Mockingbird, un plan connu par de nombreux chercheurs aujourd’hui, mais que pratiquement personne ne connaissait à l’époque, consistait en un effort secret de la CIA pour influencer et contrôler les médias américains, afin d’influencer et de contrôler les informations reçues (ainsi que les opinions) du peuple américain. Le premier rapport sur ce programme est apparu en 1979 dans la biographie de Katharine Graham, propriétaire du Washington Post, écrite par Deborah Davis 1.

Davis y écrit que le programme a été créé par Frank Wisner, le directeur du Bureau de coordination des stratégies, une unité d’opérations secrètes placée sous l’autorité du National Security Council. Selon Davis, Wisner a recruté Philip Graham du Washington Post pour diriger le projet dans l’industrie des médias. Davis indique qu’« au début des années 1950, Wisner ‘possédait’ des membres respectés du New York Times, de Newsweek, de CBS et d’autres médias de communication ». Davis écrit également qu’Allen Dulles a convaincu Cord Meyer, qui devint l’un des principaux agents opérationnel de Mockingbird, de rejoindre la CIA en 1951 2.

Mais si le livre de Davis a été le premier à mentionner ce nom Mokingbird, Carl Bernstein s’était aussi penché sur l’influence de la CIA sur les médias, en 1977. Selon l’article de Bernstein paru dans le magasine Rolling Stone, après 1953 le programme de contrôle des médias a été supervisé par Allen Dulles, le directeur de la CIA. Bernstein dit que, à ce moment-là, la CIA exerçait son influence sur 25 journaux et agences de presse. Bernstein a écrit :

« Parmi les cadres qui ont prêté leur concours à l’Agence figuraient Williarn Paley du Columbia Broadcasting System, Henry Luce de Tirne Inc., Arthur Hays Sulzberger du New York Times, Barry Bingham Sr. du Louisville Courier-Journal et James Copley du Copley News Service. Parmi les autres organisations qui ont collaboré avec la CIA figurent l’American Broadcasting Company, la National Broadcasting Company,l’Associated Press, United Press International, Reuters, les journaux Hearst, Scripps-Howard, le magazine Newsweek, le Mutual Broadcasting System, le Miami Herald et le vieux Saturday Evening Post ainsi que le New York Herald-Tribune.

De loin, les plus précieuses de ces associations, selon les responsables de la CIA, ont été celles avec le New York Times, CBS et Time Inc.

L’utilisation par la CIA des médias d’information américains a été beaucoup plus étendue que les fonctionnaires de l’Agence ne l’ont reconnu publiquement ou même en sessions privées avec les membres du Congrès. Les grandes lignes de ce qui s’est passé sont indiscutables, les détails sont plus difficiles à trouver. Les sources de la CIA indiquent qu’un journaliste en particulier trafiquait dans toute l’Europe de l’Est pour l’Agence. Le journaliste dit que non, il venait seulement déjeuner avec les chefs de station. Les sources de la CIA disent catégoriquement qu’un correspondant bien connu de l’ABC travaillait pour l’Agence jusqu’en 1973 ; ils refusent de l’identifier. Un haut fonctionnaire de la CIA avec une mémoire prodigieuse dit que le New York Times a fourni une couverture pour une dizaine d’agents de la CIA entre 1950 et 1966 ; il ne sait pas qui ils étaient ni qui, dans la direction du journal, a fait ces arrangements.

Les relations privilégiées de l’Agence avec les « majors » de l’édition et de la radiodiffusion ont permis à la CIA de placer quelques-uns de ses agents les plus précieux à l’étranger, avec une bonne couverture, pendant plus de deux décennies. Dans la plupart des cas, les dossiers de l’Agence montrent que les fonctionnaires des plus hauts niveaux de la CIA (habituellement un administrateur ou le directeur adjoint) s’occupent personnellement d’un seul individu désigné dans la haute direction du média coopérant. L’aide fournie se présentait souvent sous deux formes : fournir des emplois et une «couverture journalistique » (dans le jargon de l’Agence) pour les agents de la CIA sur le point d’être placés dans les capitales étrangères ; et prêter à l’Agence des journalistes attitrés pour des missions particulières, y compris certains des correspondants les plus connus dans le monde journalistique.

Sur le terrain, les journalistes ont été utilisés pour aider à recruter et à traiter des étrangers comme agents ; à acquérir et évaluer des informations et déposer de fausses informations auprès de fonctionnaires de gouvernements étrangers. Beaucoup ont signé des accords de confidentialité, s’engageant à ne jamais divulguer quoi que ce soit au sujet de leurs relations avec l’Agence. Certains ont signé des contrats de travail. Certains ont été assignés à des officiers de l’Agence pour traiter certains cas spécifiques avec eux. D’autres avaient des relations moins structurées avec l’Agence, même s’ils accomplissaient des tâches semblables : ils étaient briefés par le personnel de la CIA avant les voyages à l’étranger, puis interrogés par la suite et utilisés comme intermédiaires avec des agents étrangers. De façon appropriée, la CIA utilise le terme « reporting » pour décrire une grande partie de ce que les journalistes ayant coopéré ont fait pour l’Agence. « Nous leur demandons : Voulez-vous nous faire une faveur ?, a déclaré un haut responsable de la CIA. Nous savons que vous allez en Yougoslavie. Ont-ils pavé toutes les rues ? Où avez-vous vu des avions ? Y avait-il des signes de présence militaire ? Combien de Soviétiques avez-vous vus ? Si vous rencontrez un Soviétique, obtenez son nom et épelez-le bien […] Pouvez-vous organiser une réunion ? Ou transmettre un message ? » Beaucoup de fonctionnaires de la CIA considéraient ces journalistes bien utiles comme des agents. Les journalistes avaient tendance à se considérer comme des amis de confiance de l’Agence en lui accordant des faveurs occasionnelles, généralement sans rémunération, mais pour l’intérêt national.

[…]

Au cours de l’enquête de 1976 sur la CIA par le Comité sénatorial du renseignement présidé par le sénateur Frank Church et nommée Comité Church, les membres de la commission et deux ou trois enquêteurs ont pris conscience de cette association avec la presse. Mais les hauts fonctionnaires de la CIA, dont les anciens directeurs William Colby et George Bush, ont persuadé le comité de restreindre son enquête sur la question et de délibérément dénaturer la portée réelle des activités dans son rapport final. Le rapport multi-volume ne contient que neuf pages dans lesquelles l’utilisation des journalistes est discutée dans des termes délibérément vagues et parfois trompeurs. Il n’est fait aucune mention du nombre réel de journalistes qui ont accompli des tâches secrètes pour la CIA. Il ne décrit pas non plus adéquatement le rôle joué par les cadres des journaux et des radiodiffuseurs dans la coopération avec l’Agence.

Ce genre de relations entre la presse et l’Agence ont commencé pendant les premières années de la Guerre froide. Allen Dulles, qui devint directeur de la CIA en 1953, chercha à établir une capacité de recrutement et de couverture au sein des institutions médiatiques les plus prestigieuses d’Amérique. En opérant sous le couvert de correspondants accrédités, Dulles pensait que les agents de la CIA à l’étranger se verraient accorder un degré d’accès et de liberté de mouvement impossible à obtenir sous presque tout autre type de couverture.

Les éditeurs américains, à l’instar de tant d’autres dirigeants institutionnels et du monde des affaires à l’époque, étaient disposés à consacrer les ressources de leurs entreprises à la lutte contre le « communisme international ». En conséquence, le point de vue traditionnel séparant la presse américaine et le gouvernement était souvent indiscernable. Une agence de presse était rarement utilisée pour couvrir les agents de la CIA à l’étranger sans le consentement de son propriétaire principal, du directeur ou de l’éditeur. Ainsi, contrairement à l’idée que la CIA a insidieusement infiltré la communauté journalistique, il est largement prouvé que les principaux éditeurs américains et les dirigeants de journaux se sont autorisés, à eux-mêmes et à leurs organisations, à se mettre au service  des agences de renseignement. « Ne prenons pas de mauvais journalistes, pour l’amour de Dieu, s’est écrié William Colby, à un moment donné, aux enquêteurs du Comité Church. Allons à la direction, ils nous attendent à bras ouverts. » En tout, environ vingt-cinq organisations médiatiques, y compris celles qui sont énumérées au début de cet article, ont fourni une couverture à l’Agence.

En plus de la capacité de couverture, Dulles a instauré une procédure de« débriefing » dans laquelle les correspondants américains revenant de l’étranger offrent régulièrement leurs notes et leurs impressions au personnel de l’Agence. De tels arrangements, perpétués par les successeurs de Dulles jusqu’à nos jours, ont été pris avec littéralement des douzaines d’organisations médiatiques. Dans les années 1950, il n’était pas rare que des journalistes de retour soient rencontrés à bord du navire par des officiers de la CIA. « Il y avait ces gars de la CIA avec leurs cartes d’identité clignotantes qui te regardaient comme s’ils appartenaient au Yale Club », déclarait Hugh Morrow, un ancien correspondant du Saturday Evening Post, maintenant secrétaire de presse auprès de l’ancien vice-président Nelson Rockefeller. « C’était une telle routine que vous vous sentiez comme offensé s’ils ne vous abordaient pas. »

[…]

Dès le début, l’utilisation de journalistes fut parmi les entreprises les plus sensibles de la CIA, en toute connaissance de cause limitée au directeur de la Centrale et à quelques-uns de ses hauts fonctionnaires. Dulles et ses successeurs avaient peur de ce qui se passerait si la couverture d’un journaliste était révélée ou si les détails des relations de l’Agence avec la presse devenaient publics. En conséquence, les contacts avec les chefs des organisations médiatiques ont été habituellement gérées par Dulles et les directeurs successifs de l’Agence, les directeurs adjoints et les chefs de division chargés des opérations secrètes, Frank Wisner, Cord Meyer Jr., Richard Bissell, Desmond FitzGerald, Tracy Barnes, Thomas Karamessines et Richard Helms, lui-même un ancien correspondant de l’UPI [Agence de presse étasunienne, NdT]. Et, parfois, par d’autres membres de la hiérarchie de la CIA dont on savait qu’ils entretenaient des relations sociales étroites avec un éditeur particulier ou un dirigeant de la radiodiffusion.

James Angleton, qui a été récemment relevé de ses fonctions de chef des opérations de contre-espionnage de l’Agence, dirigeait un groupe complètement indépendant de journalistes-opérants qui effectuaient des missions délicates et souvent dangereuses. On en connaît peu sur ce groupe pour la simple raison qu’Angleton gardait délibérément de vagues fichiers.

La CIA a même dirigé un programme de formation officiel, dans les années 1950, pour enseigner à ses agents à être journalistes. Les officiers de renseignement ont été « formés à faire du bruit comme des journalistes », a expliqué un haut fonctionnaire de la CIA, et ont ensuite été placés dans les principales organisations d’information avec l’aide de la direction. «Ce sont les gars qui ont passé les échelons et à qui on a dit ‘Vous allez être un journaliste’ », a déclaré le responsable de la CIA. Cependant, assez peu des 400 relations décrites dans les dossiers de l’Agence suivaient ce modèle ; la plupart des personnes impliquées étaient déjà de vrais journalistes quand ils ont commencé à entreprendre des tâches pour l’Agence.

Quarante ans plus tard, l’article de Bernstein est encore l’article à lire pour comprendre la relation de la CIA avec les médias d’entreprise.

En effet, un mémo déclassifié de 1965 confirme une grande partie de ce que Bernstein a écrit en 1977. Ce mémo était adressé au directeur adjoint de la Direction du renseignement, Ray S. Cline, et révèle les noms de plusieurs journalistes de haut niveau qui «recevaient des renseignements » de la part de Cline. Par « renseignements », cependant, on peut comprendre que les journalistes recevaient simplement leurs ordres de publication de la part de la CIA. Le mémoire contient les noms de Joseph C. Hersch, de Walter Lippmann, de John Scott, de Joseph Alsop, de Wallace Carroll, de Cy Sulzberger, de Henry Gemill, de Charles Bartlett, de Max S. Johnson, de Harry Schwartz, de Bill Shannon, de Jess Cook, de Stewart Alsop, de William S, Chalmers Roberts, Murrey Marder, Charles JV Murphy, Russell Wiggins, Alfred Friendly, Tad Szulc et Kay Graham. Les journaux énumérés incluent le Christian Science Monitor, Los Angeles Times, NBC, TIME, Publishers’ Newspaper Syndicate, New York Times, Wall Street Journal, U.S. News and World Report, Saturday Evening Post, United Features Syndicate, Washington Post, Fortune, et Newsweek.

Même le résumé officiel du gouvernement des États-Unis sur le renversement du président élu de l’Iran dans les années 1950 admet que la CIA a fabriqué et inséré des histoires dans la presse américaine. Il y est écrit : « En coopération avec le Département d’État, la CIA a fait distribuer plusieurs articles dans les principaux journaux et magazines américains qui, reproduits en Iran, ont eu l’effet psychologique voulu en Iran et ont contribué à la guerre des nerfs contre Mossadegh. »

En 1975, le Comité spécial du Sénat des États-Unis chargé d’étudier les opérations gouvernementales en matière d’activités de renseignement a constaté que l’Agence avait bel et bien soumis des articles à la presse. Le président du comité Church, le sénateur Frank Church, a déclaré publiquement : « J’ai pensé que c’était une réelle préoccupation que des histoires inventées et destinées à un but national à l’étranger reviennent à la maison, circulent ici et y sont crues parce que cela signifierait que la CIA pourrait manipuler les informations aux États-Unis en la canalisant à travers un pays étranger. » En d’autres termes, le type de propagande censé être confiné à l’emploi contre les ennemis étrangers et cibler les populations étrangères est maintenant utilisé dans le pays.

Au cours d’une séance de questions et réponses au Comité Church, on a posé à un représentant de la CIA une série de questions liées à la possibilité que la CIA insère des histoires dans la presse. Il y à lire entre les lignes dans les réponses du représentant tant elles sont évidentes par ce qu’elles ne contiennent pas,  à savoir un déni.

Question : « Avez-vous des gens payés par la CIA qui contribuent à une importante circulation – dans les journaux américains ? »

Réponse : « Nous avons des gens qui soumettent des articles à des revues américaines. »

Question : «Avez-vous des gens payés par la CIA qui travaillent pour des réseaux de télévision ? »

Réponse : « Je pense que cela va entrer dans le genre de euh… d’entrée dans les détails, M. le président, que je voudrais garder pour la session de direction. »

(plus tard)

Question : «Avez-vous des gens qui sont payés par la CIA qui contribuent aux agences de presse nationales, l’AP et l’UPI ? »

Réponse : « Eh bien encore une fois, je pense que nous entrons dans le genre de détail que je préférerais traiter à la séance de direction. »

Dans le livre de Deborah Davis, Katharine the Great, il est rapporté qu’un agent de la CIA a déclaré un jour au propriétaire du Washington Post, Philip Graham : « Vous pourriez obtenir un journaliste pour moins cher qu’une bonne fille de joie, pour quelques centaines de dollars par mois. »

Que le programme se poursuive jusqu’à ce jour est maintenant davantage un secret de polichinelle que quelque chose de profondément caché comme cela était le cas dans les années 1950 jusqu’aux années 1970. Cependant, jusqu’à quel point les nouvelles sont entièrement produites par la CIA et d’autres parties intéressées du gouvernement reste ce qui est généralement conservé hors de la vue du public américain et bien gardé sous clef. En 1975, l’idée que les médias d’entreprise mentent et que la CIA fabrique de fausses histoires à des fins de propagande était choquante, mais en 2017, pas tellement.

En fait, beaucoup de choses considérées choquantes en 1975 apparaissent à peine sur l’écran radar aujourd’hui. Cela montre jusqu’à quel point les Américains sont descendus dans la pente de l’acceptation de la perte de droits ou même de l’apparence de l’honnêteté. Cela est, en partie, dû aux programmes que je décris dans cet article. Et il ne dit rien du contrôle massif que la CIA et d’autres intérêts connexes exercent sur l’industrie du divertissement. L’industrie du divertissement, cependant, est un sujet bien au-delà de la portée de cet article.

Les États-Unis continuent aujourd’hui à payer des journalistes pour écrire des articles de propagande qui conviennent à leur ordre du jour. Par exemple, il a été rapportépar le New York Times lui-même en 2006 que l’administration Bush a payé un journaliste pour créer des histoires contre Cuba.

Rappelez-vous aussi le Dr Udo Ulfkotte, journaliste et politologue allemand qui a déclaré à la télévision publique que, tout en travaillant comme journaliste, il a été obligé de publier le travail d’agents du renseignement sous son propre nom. Son refus, selon lui, entraînerait la perte de son emploi.

Il a déclaré :

« Je suis journaliste depuis environ 25 ans et j’ai été formé à mentir, à trahir et à ne pas dire la vérité au public.

Mais en voyant maintenant, ces derniers mois, comment les médias allemands et américains tentent de pousser les peuples européens à la guerre, à la guerre contre la Russie, c’est un point de non retour et je vais me lever et dire que ce n’est pas bien ce que j’ai fait dans le passé, manipuler les gens, faire de la propagande contre la Russie, et ce n’est pas juste ce que mes collègues font et ont fait dans le passé parce qu’ils se sont corrompus pour trahir les gens, pas seulement en Allemagne, mais partout en Europe. »

En 2014, d’autres révélations reflétant le mémo déclassifié de 1965 sont apparues, indiquant que les journalistes reçoivent encore régulièrement des « informations » de la CIA, participent à des événements de la CIA et même remettent leurs histoires à la CIA pour commentaires et réécritures. Comme Ken Silverstein l’a écrit pour The Interceptdans son articleL’homme gomme de la CIA : le journaliste du LA Times a corrigé ses articles avec l’Agence avant publication :

Un éminent journaliste du Los Angeles Times sur la sécurité nationale a systématiquement soumis des ébauches et des résumés détaillés de ses histoires aux manipulateurs de presse de la CIA avant leur publication, selon des documents obtenus par The Intercept.

Les échanges de courrier électronique entre les agents des affaires publiques de la CIA et Ken Dilanian, maintenant journaliste de l’agence de presse Associated Pressqui avait précédemment couvert la CIA pour le Times, montrent que Dilanian entretenait une relation de collaboration étroite avec l’agence, promettant explicitement une couverture journalistique positive et envoyant parfois des brouillons pour correction avant publication. Dans au moins un cas, la réaction de la CIA semble avoir entraîné des changements importants dans l’histoire qui a finalement été publiée dans le Times.

 « Je travaille sur une histoire sur la surveillance des frappes de drones par le Congrès qui peut présenter une bonne opportunité pour vous les gars », écrit Dilanian dans un courriel à un attaché de presse de la CIA, expliquant que ce qu’il avait l’intention de signaler serait « rassurant pour le public » au sujet des frappes de drone de la CIA. Dans un autre, après une série de va-et-vient de courriels au sujet d’une histoire en attente sur les opérations de la CIA au Yémen, il a envoyé un brouillon complet d’un rapport non publié avec en en-tête « est-ce mieux ? ». Dans un autre courriel ildemande à l’agent : « Vous ne voudriez pas mettre de la désinformation sur ceci, vous ? »

Les courriels de Dilanian font partie de centaines de pages de documents que la CIA a déclassifié en réponse à deux requêtes de la FOIA qui demandait un accès aux dossiers sur les interactions entre l’Agence et les journalistes. Elles incluent des échanges de courriels avec des journalistes de l’Associated Press, du Washington Post, du New York Times, du Wall Street Journal et d’autres journaux. En plus de la relation déférente de Dilanian avec les manipulateurs de presse de la CIA, les documents montrent que l’agence invite régulièrement les journalistes à son siège de McLean, en Virginie, pour des briefings et autres événements. Parmi les reporters qui se sont adressés à la CIA figurent David Ignatius du Washington Post, les anciens médiateurs du New York Times, du NPR et du Washington Post, ainsi que Brett Baier, Juan Williams et Catherine Herridge de Fox News.

[…]

Les courriels montrent également que la CIA a demandé à Ignatius, du Washington Post, de prendre la parole lors d’une conférence de mai 2012 sur « L’avenir de l’Islam politique : défis, choix et incertitudes » pour les analystes et les décideurs du gouvernement américain. L’invitation a été faite par un courrier électronique du bureau de presse qui a déclaré que les organisateurs de la conférence « aimeraient que vous puissiez tirer parti de votre expérience de terrain, de vos rapports et d’un vaste réseau de contacts pendant le printemps arabe pour partager comment les journalistes sentent que des changements politiques, sociaux ou religieux majeurs sont en train de se produire ».

Ignace a répondu qu’il serait «heureux et honoré de le faire », mais malheureusement, il serait en voyage en Europe le jour de la conférence. La CIA a ensuite proposé « une table ronde plus petite avec nos […] gars, un peu plus tard. Une table ronde plus petite ce serait parfait », a répondu Ignatius.

[…]

Bret Baier, de Fox News, a donné une allocution sur l’importance de la charité en 2008 (qui a été signalée à l’époque), et les agents relais à la NPR, au Washington Postet au New York Times (Jeffrey Dvorkin, Michael Getler et Daniel Okrent, respectivement), sont apparus ensemble sur un panel de la CIA. La description de l’événement indiquait que le journalisme « partage certaines des mêmes missions que les analystes du renseignement ;  présenter l’information d’une manière impartiale et remettre en question les opinions courantes ». Les agents relais pourraient aider la CIA à «voir comment les journalistes traitent certaines de nos difficultés professionnelles et éthiques communes ». (La date exacte de la réunion n’est pas clairement indiquée dans les documents, mais cela pourrait avoir été en 2009 ou avant.)

En 2007, Juan Williams, alors à la NPR en plus de son rôle à Fox News, a prononcéun discours parrainé par le Bureau des plans et programmes de diversité de l’Agence. Au cours de son discours, Williams a vanté le personnel de la CIA comme étant « le meilleur et le plus brillant », et a déclaré que les Américains admiraient l’agence et lui faisaient confiance « pour guider la nation et l’avenir de la nation ».

En 2007 également, le vénéré journaliste John Pilger a prononcé un discours à la Conférence 2007 sur le socialisme y décrivant comment la propagande est devenue un facteur important et omniprésent dans notre vie. Il a dit :

« Nous savons maintenant que la BBC et d’autres médias britanniques ont été utilisés par le service de renseignement secret britannique MI-6. Dans ce qu’ils ont appelé Opération Appel des masses, les agents du MI-6 ont fabriqué et diffusé des histoires au sujet des armes de destruction massive de Saddam, telles que des armes cachées dans ses palais et dans des souterrains secrets. Toutes ces histoires étaient fausses.

***

Une de mes histoires préférées au sujet de la Guerre froide concerne un groupe de journalistes russes qui faisaient une tournée aux États-Unis. Le dernier jour de leur visite, ils ont été invités par l’hôte pour faire part de leurs impressions ». « Je dois vous dire, dit le porte-parole, que nous sommes étonnés de constater après avoir lu tous les journaux et regardé la télévision quotidiennement, que toutes les opinions sur tous les sujets vitaux sont les mêmes. Pour obtenir ce résultat dans notre pays, nous envoyons des journalistes au goulag. Nous arrachons même leurs ongles. Ici, vous n’avez rien à faire. Quel est le secret ? ».

Un an plus tard, Nick Davies a écrit ce qui suit dans le journal The Independent :

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il existe une stratégie concertée pour manipuler la perception globale. Et les mass medias fonctionnent comme des assistants complaisants, manquant à la fois de résister et de dévoiler ce phénomène.

La facilité avec laquelle cette machination a pu se mettre en place reflète une faiblesse structurelle rampante qui afflige maintenant la production de nos informations. J’ai passé les deux dernières années à la recherche d’un livre sur le mensonge, la distorsion et la propagande dans les médias.

La Lettre de Zarqaoui, publiée en première page du New York Times en février 2004, faisait partie d’une série de documents hautement suspects qui auraient été écrits par, ou à, Zarqaoui et qui ont été publiés dans les médias d’information.

Ce matériel est produit, en partie, par des agences de renseignement qui continuent de travailler sans surveillance efficace ; et aussi par une structure nouvelle et assez anodine de « communications stratégiques » qui a été initialement conçue par les colombes du Pentagone et de l’Otan qui voulaient utiliser des tactiques subtiles et non violentes pour faire face au terrorisme islamiste mais dont les efforts sont mal réglementés et mal supervisés. Le résultat en est que certains de ses pratiquants se déchaînent et s’engagent dans les arts noirs de la propagande.

***

Le Pentagone a maintenant désigné les « opérations d’information » comme sa cinquième « compétence de base » aux côtés des forces terrestres, maritimes, aériennes et spéciales. Depuis octobre 2006, chaque brigade, division et corps de l’armée américaine a son propre élément « psyop » produisant des résultats pour les médias locaux. Cette activité militaire est liée à la campagne de « diplomatie publique » du Département d’État qui comprend le financement de stations de radio et de sites Web d’actualités. En Grande-Bretagne, la Direction du ciblage et des opérations d’information du ministère de la Défense collabore avec des spécialistes de 15 psyops britanniques, basées à l’école de sécurité et de renseignement de la défense de Chicksands, dans le Bedfordshire.

Dans le cas du renseignement britannique, on peut voir cette combinaison de propagande impudente et d’échec de la surveillance du travail dans le cas de l’opération Mass Appeal. L’ancien inspecteur des armements de l’ONU, Scott Ritter, a expliqué dans son livre, Iraq Confidential, comment, à Londres en juin 1998, il a été présenté à deux « spécialistes de la propagande noire » du MI-6 qui voulaient lui donner des documents qu’il pourrait diffuser grâce «aux éditeurs et aux journalistes qui travaillent avec nous de temps en temps ».

En 2013, un autre lien évident entre le Washington Post et la CIA est apparu quand il a été révélé que Jeff Bezos, seul propriétaire du Washington Post, propriétaire d’Amazon, avait conclu un accord avec la CIA concernant l’infrastructure de la technologie cloud. Cela remet en question l’indépendance de la couverture duWashington Post sur les activités de la CIA et la capacité du journal à choisir de publier ou non les histoires fabriquées par l’Agence. Comme l’a constaté RootsAction.org, « l’accord Amazon-CIA pourrait bien n’être qu’un début ». Le groupe a répondu : « L’offre d’Amazon n’était pas la moins chère, mais elle a quand même gagné le contrat de la CIA en offrant le haut de gamme technologique du cloud computing.   […] Bezos vante personnellement et publiquement les services internet d’Amazon et Amazon cherchera à passer de futurs contrats avec la CIA. »

Robert McChesney est co-auteur du livre Dollarocracy : comment l’argent et les médias détruisent le système électoral étasunien et l’auteur de La déconnexion numérique : comment le capitalisme utilise Internet contre la démocratie. Il est aussi professeur de communications à l’université de l’Illinois. Lorsqu’on lui a demandé de commenter la relation Washington Post-Bezos-CIA-Amazon, il a répondu :

« Lorsque le principal actionnaire de l’une des plus grandes sociétés du monde bénéficie d’un contrat massif avec la CIA, d’une part, et que ce même milliardaire possède le Washington Post, d’autre part, cela pose de sérieux problèmes. LeWashington Post est incontestablement le journal politique de référence des États-Unis, et la manière dont il couvre la gouvernance fixe l’ordre du jour pour l’équilibre des médias d’information. Les citoyens ont besoin de lire au sujet de ce conflit d’intérêt dans les colonnes du Washington Post lui-même. »

[…]

« Si un ennemi officiel des États-Unis était dans une situation comparable – disons que le propriétaire du journal dominant à Caracas reçoive 600 millions de dollars en contrats secrets du gouvernement Maduro, le Washington Post lui-même mènerait le chœur hurlant pour dénoncer ce journal et ce gouvernement qui moquent ainsi le concept de presse libre. Il est temps pour le Washington Post de prendre une dose de sa propre médecine. »

L’un des plus récents exemples de participation de la CIA aux médias a été l’éviction de Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump. Alors que pratiquement tous les grands médias se sont joints à l’hystérie pour pousser à la démission de Flynn, ce qui est en soi une raison suffisante pour suggérer une campagne coordonnée, il est également important de noter que les « fuites »concernant la conversation ont été initialement imprimées dans le Washington Post, un journal longtemps reconnu comme le « journal des fuites »de la CIA, comme il est montré dans cet article. En fait, c’est le procureur général suppléant laissé par l’administration Obama, Sally Q. Yates, qui a émis l’avertissement à l’administration Trump concernant les déclarations de Flynn et la conversation avec l’ambassadeur russe.

Pire encore, l’attaque contre Flynn a été lancée avant que Trump n’ait pris ses fonctions. Au cours des derniers jours de l’administration Obama, le directeur de la CIA, John Brennan et James Clapper, le directeur du Bureau du renseignement national, deux personnes ayant participé aux deux ridicules scandales d’« interférence russe dans les élections », sans pouvoir montrer aucune preuve, ont surveillé les conversations de Flynn en faisant valoir que sa nomination constituerait un risque potentiel pour la sécurité nationale et l’administration Trump. Comme le Washington Post lui-même l’a écrit,

Dans les derniers jours de l’administration Obama, James R. Clapper Jr., qui était le directeur du renseignement national, et John Brennan, le directeur de la CIA à l’époque, partageaient les préoccupations de Yates et ont souscrit à sa recommandation d’informer la Maison Blanche de Trump. Ils craignaient que« Flynn se soit mis dans une position compromettante » et pensaient que Pence avait le droit de savoir qu’il avait été induit en erreur, selon l’un des fonctionnaires qui, comme d’autres, ont parlé sous couvert d’anonymat pour discuter des questions de renseignement.

Comme l’a souligné l’ancien député de l’Ohio, Dennis Kucinich, il est important de se rappeler qu’un appel téléphonique du nouveau conseiller à la Sécurité nationale du président élu des États-Unis a été « intercepté » par la communauté du renseignement puis distribué aux médias pour diffusion. C’est une pièce incroyablement importante du puzzle, démontrant que toute l’affaire fait clairement partie d’une opération de renseignement.

« Le cœur de cette affaire est un effort par certains dans la communauté du renseignement pour bloquer toute relation positive entre les États-Unis et la Russie, a déclaré Kucinich.

Il y a des gens qui tentent de séparer les États-Unis et la Russie pour que ce regroupement entre le renseignement, l’industrie et les militaires puisse s’enrichir », a-t-il ajouté.

Kucinich a également déclaré : « On assiste à une manigance à l’intérieur de la communauté du renseignement où certains veulent séparer les États-Unis de la Russie de manière à relancer la guerre froide.

 Ce qui se passe dans la communauté du renseignement avec ce nouveau président est sans précédent. Ils font tous les efforts pour le renverser. On ne sait plus où se trouve la vérité.

Il y a quelque chose de très mauvais dans la communauté du renseignement » a-t-il conclu.

Lorsqu’on lui a demandé ce que Donald Trump devait faire, Kucinich a répondu : « Avant tout, il doit se créer son propre service de renseignement. Vous savez ? Ce n’est pas une blague. Ceci est une affaire sérieuse. S’il ne contrôle pas l’origine de l’information, il ne saura jamais la vérité, le peuple américain ne connaîtra pas la vérité et nous pourrons partir en guerre avec presque n’importe quel pays. Soyez très prudent, c’est mon avertissement de ce matin. »

Si la CIA / la communauté du renseignement est derrière la controverse, l’histoire doit sortir d’une manière ou d’une autre et cette « manière » est le célèbre Washington Postde la CIA ainsi que les journaux du même acabit.

Bien que, littéralement, des volumes de documents puissent être écrits pour documenter et expliquer la relation de la CIA avec les principaux médias américains (et étrangers) et la manipulation des consciences qui en découle, il n’en demeure pas moins que pratiquement tout ce qui a été rapporté dans la presse commerciale a été au moins approuvé et autorisé à être diffusé par des pouvoirs bien supérieurs à ceux de la rédaction. Il est donc remarquable de signaler qu’il suffit qu’une seule agence de presse, en général Reuters ou Associated Press, rapporte une information et tous les autres grands médias suivent le même exemple, rapportant la même information, avec la même perspective que tous les autres. En un sens, il est seulement nécessaire d’influencer les deux agences de presse et l’on a des niveaux drastiques d’influence sur l’ensemble des médias commerciaux (maintenant composé de seulement six entreprises). La CIA, cependant, exerce une influence sur de nombreux autres médias que seulement Reuters et AP.

Malheureusement, les Américains, victimes de la même propagande qui les a persuadés que les États-Unis sont le pays le plus libre au monde avec la presse la plus libre, continuent à s’en prendre de nouveau au soit disant « agresseur » et défendent leurs médias comme si ils étaient la référence suprême. Comme Zbigniew Brzezinski l’a dit une fois : « Dans peu de temps, le public sera incapable de raisonner ou de penser par lui-même. Ils ne seront capables que de répéter les informations qu’ils ont reçues aux informations de la soirée précédente. » Cette information leur est fournie par les abeilles ouvrières d’une oligarchie d’élite qui a l’intention de contrôler les opinions, les pensées et l’orientation des Américains, un objectif qu’ils ont presque atteint, si ce n’est déjà fait, en partie parce que la CIA a accès aux quantités massives de données numériques volontairement fournies par les entreprises et acheminées vers la NSA aux fins de surveillance, de profilage et de manipulation. Ces seules données ont permis au ministère de la Défense de créer des avatars individuels qui peuvent prédire le comportement de chaque homme, femme et enfant dans le pays.

Les informations fournies dans cet article ne forment que la pointe de l’iceberg des techniques de fabrication du consentement utilisées par l’establishment anglo-saxon.

Brandon Turbeville

Traduction

 

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Les enjeux de l’élection présidentielle en France : La gouvernance contre le peuple

ASSELINEAU #2017 – L’invité politique de Jean-François Achilli sur France Info – 3 avril 2017

Au passage, Trump a estimé que la course à l’Elysée était particulièrement incertaine et ne s’est donc pas prêté au jeu des pronostics. Interrogé sur Marine Le Pen, il a botté en touche : «Je ne la connais pas, je ne l’ai jamais rencontrée.»

«Je ne sais pas ce qui va se passer. Je sais que des distractions extérieures ont eu lieu et ont changé l’élection. Ça va être une course intéressante», a confié Donald Trump dans les colonnes du Financial Times, à propos de l’élection française. Le président américain, élu alors que Hillary Clinton, son propre adversaire, était embourbée dans les scandales, semble bien avoir en tête l’influence que peuvent avoir les «éléments extérieurs».

D’autre part à noter aussi, à un mois de la présidentielle, la Russie devient «dangereuse» aux yeux de Fillon :

À l’instar de nombreux représentants des élites politiques occidentaux, le candidat Les Républicains à la présidentielle française a qualifié la Russie de «pays dangereux», ce qui semble marquer un changement de rhétorique à l’approche de l’élection.

Intervenant vendredi depuis son QG de campagne à Paris, François Fillon a estimé qu’en tant que puissance nucléaire la Russie était « un pays dangereux » dont le régime politique n’était pas « identique à celui des démocraties occidentales ». Dans le même temps, le candidat Les Républicains s’est prononcé en faveur d’un dialogue avec Moscou en vue de rendre l’Europe plus sûre.

« On peut considérer que c’est un adversaire, ou alors il y a une deuxième stratégie qui consiste à essayer d’engager un dialogue pour mettre sur pied les conditions de la sécurité en Europe », a déclaré l’ex-chef du gouvernement français.

Les enjeux de l’élection présidentielle en France : La gouvernance contre le peuple

Il ne faut pas trop rire de l’élection présidentielle française de 2017. Elle se présente de plus en plus comme la rencontre historique entre deux conceptions de la vie politique, totalement opposées. D’un côté, la gouvernance, c’est-à-dire la gestion de la société par une élite cooptée, sur le modèle des grandes entreprises. De l’autre côté, le système traditionnellement appelée « démocratie », c’est-à-dire le choix par le peuple de leurs dirigeants au moyen d’élections libres et équitables.

Souvent dans l’histoire, les événements politiques en France ont marqué les époques et clarifié les dichotomies, à commencer par la distinction, aujourd’hui sur le déclin, entre « gauche » et « droite ». Cette élection pourrait en être un.

C’est quoi, la “gouvernance”?

Il devient de plus en plus clair que l’élite dirigeante transatlantique a décidé depuis un bon moment que la démocratie représentative traditionnelle ne convient plus au monde globalisé basé sur la libre circulation du capital. Il faut passer au nouveau système, la « gouvernance », un terme emprunté au monde des affaires. Il s’agit de la bonne gestion de grandes entreprises, unies dans un seul but et dédiées au maximum d’efficacité. Cette origine se reconnaît dans certains aspects de la gouvernance politique : l’unanimité quant aux « valeurs » et objectifs ; l’utilisation de comités spécialisés pour traiter certaines questions délicates, un rôle attribué à la « société civile » et aux « organisations non-gouvernementales » ; l’utilisation de la psychologie et de la communication pour former l’opinion publique ; l’isolement des trublions ; et surtout la cooptation des dirigeants.  

La vie politique en Occident correspond de plus en plus à cette description. Malgré l’alternance des partis au pouvoir, les politiques les plus fondamentales sont toujours les mêmes.

Aux Etats-Unis, le remplacement de la démocratie par la gouvernance est facilité par le système des deux partis. Les électeurs n’ont de choix qu’entre deux candidats, tous les deux sélectionnés et approuvés par les principaux actionnaires de l’entreprise nationale. Tout allait bien jusqu’au moment où la grande favorite de toute l’élite, Hillary Clinton, fut battue par un intrus, Donald Trump. La réaction hystérique sans précédent montre bien le refus de l’élite de céder le pouvoir à l’outsider, qui est toujours loin d’avoir pris tout le pouvoir. Quoi qu’il arrive, l’accident Trump illustre le mécontentement grandissant de la part des populations soumises à une globalisation dite inévitable qui les laisse sans perspective.

Hillary Clinton elle-même affectionne le terme « gouvernance » pour qualifier ses objectifs, notamment dans ses relations avec Goldman Sachs et la « société civile ». Mais même Hillary n’était pourtant pas un produit aussi pur de la gouvernance que le candidat français Emmanuel Macron.

La Gouvernance personnifié

Il suffit de regarder les couvertures des magazines pour saisir le rôle de Macron dans l’élection actuelle. Son joli minois accompagne une pléthore d’articles triviaux qui célèbrent le Wunderkind comme une vedette du show business. En janvier, la magazine Foreign Policy présentait Macron au public américain comme « le politicien français anglophone et germanophile que l’Europe attend ».

Son parcours professionnel ne laisse aucun doute sur les raisons pour lesquelles les médias apprivoisés perçoivent dans cet Emmanuel-là le Messie de la croissance.

Né à Amiens il y a 39 ans, Emmanuel Macron a passé une grande partie de sa vie à l’école. Comme la plupart des dirigeants français, Macron a accumulé des diplômes prestigieux. Il a raté l’ENS mais a fait Sciences Po et l’ENA, et fut admis en 2004 à l’Inspection Générale des Finances. A l’IGF il s’est fait remarquer par un homme d’influence, Jean-Pierre Jouyet, qui l’a recommandé à Jacques Attali, le plus spectaculaire des gourous de haut niveau, qui, depuis 35 ans, régale les dirigeants de ses visions futuristes (Jérusalem en tant que future capitale du monde, par exemple). En 2007, Attali a coopté Macron dans sa prestigieuse « Commission pour la libération de la Croissance », chargée par le Président de la République de formuler des recommandations afin de relancer la croissance économique en France.

L’objectif principal de ce cénacle de grands patrons était d’ « instaurer une nouvelle gouvernance au service de la croissance ».

Inutile de souligner que les 40 membres de la commission représentaient les intérêts du grand capital, et pas seulement le capital français. Parmi les voisins invités à formuler la liste de 316 propositions pour remodeler la France se trouvaient la Deutsche Bank et Nestlé. Tout ce beau monde légua au jeune Macron un carnet d’adresses bien rempli.

En 2008, sur recommandation d’Attali, Macron est passé à la Banque Rothschild, où il est rapidement devenu millionnaire, grâce à sa commission sur un achat par Nestle qui valait neuf milliards de dollars.

Comment expliquer une ascension digne d’un roman de Balzac ? Il était « impressionnant » se souvient Attali. Emmanuel « était très habile, extrêmement apprécié de tous les membres de la commission. Il n’a antagonisé personne et s’est créé des relations personnelles, et pour un gamin de cet âge, arriver immédiatement à être visible par 40 personnes puissantes, influentes et qui jugent, c’est un accélérateur de carrière extraordinaire. »

Voilà le mot clé de l’ascension sociale : les « relations ».

Alain Minc, un autre bon connaisseur des réseaux du pouvoir, commente la réussite de Macron en expliquant qu’un banquier d’affaires doit être intelligent, souple, rapide et charmant – qualités nécessaires pour « un métier de pute ».

Macron exprime sa sagesse en petites phrases.

« Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires. »

Ou bien :

« On se fout des programmes! Ce qui compte c’est la vision!”

Il est clair qu’il possède une vision parfaite des sommets.

Comment former les gouverneurs de la gouvernance

Le chemin vers le sommet est balisé de contacts. L’élite de la gouvernance se reproduit par la cooptation. Ils se reconnaissent, ils se sentent, ils s’entendent.

Aujourd’hui, en réaction à une telle observation, la police de la pensée risque de crier au complotisme. Mais il n’y a ni complot ni conspiration car il n’y an a pas besoin. Ceux qui pensent de la même manière s’accordent sans problème. On n’a pas besoin de consigne.

Par ailleurs, les sentinelles de la pensée qui crient « conspi » dans ces cas semblent croire que ceux qui possèdent un immense pouvoir, surtout un pouvoir financier, ne l’utilisent pas. « Que le peuple décide ! » pensent-ils généreusement. A la manière de George Soros, par exemple.

En réalité, ceux qui possèdent beaucoup de pouvoir non seulement l’utilisent, mais ils sont convaincus qu’il doivent l’utiliser, pour le bonheur de l’humanité, pour le bien général. De leur position supérieure, ils ne doutent pas qu’ils savent ce qu’il faut faire, alors pourquoi permettre aux masses ignorantes de causer un gâchis? C’est dans cet esprit qu’il y a quarante ans, David Rockefeller a fondé la Commission Trilatérale, pour remédier à un « excès de démocratie » qui amènerait les classes travailleuses à formuler trop de revendications.

L’idéologie de nos jours fait en sorte que les masses se divertissent en se querellant sur les questions d’identité, sur quel groupe est plus victime que les autres, sur combien de genres faut-il reconnaître, et qui faut-il « haïr » pour lutter contre le crime de « haine ».

Pendant ce temps, les membres de l’élite délibèrent entre eux et décident.

Grâce à Jouyet, en 2007 Macron fut coopté par le club des Gracques, qui se consacre à la propagation des « valeurs » basées sur l’idée que l’Etat social keynésien est dépassé par la globalisation et la construction de l’Europe.

En 2011, Macron fut coopté par le Club de la Rotonde, qui conseilla au Président Hollande d’infliger à la France un “choc de compétitivité” – c’est-à-dire de favoriser l’investissement en réduisant les dépenses publiques et les coûts du travail.

En 2012, Macron fut accueilli par la French-American Foundation, qui se vante de sélectionner les « jeunes leaders » de l’avenir.

En 2014, l’arriviste est arrivé. Le 31 mai et le 1 juin de cette année, Macron assistait à la réunion annuelle de Bilderberg, tenue à Copenhague. Cet aréopage de sommités fut fondé en 1954 par le Prince Bernhard des Pays-Bas. Pas un mot n’en sort pour informer le public du consensus qui peut s’y réaliser.

Et le programme?

Abondamment vu et approuvé, Macron passa du rôle de conseiller du Président Hollande à Ministre de l’Economie, des Finances et du Numérique dans le gouvernement de Manuel Valls, où il se pressa de faire adopter l’agenda de la Commission Attali, sous prétexte de promouvoir la croissance et, bien sûr, de « créer des emplois ». On compte parmi ses exploits la vente du secteur d’énergie d’Alstom à General Electric, contre le refus de son prédécesseur Arnaud Montebourg.

Au gouvernement, Macron a réussi à faire adopter les mesures les plus impopulaires de la Présidence Hollande, ce qui n’est pas peu dire. Sa « Loi pour la Croissance », dite Loi Macron, allait dans le sens des directives de Bruxelles exigeant de nombreuses dérégulations de l’économie, mais n’a pas pu obtenir une majorité au parlement. Elle a dû être adoptée en recourant à l’Article 49.3 de la Constitution qui permet au Premier Ministre d’adopter une loi sans vote du parlement.

Sa réussite suivante, la « réforme » (ou démantèlement) de la Loi Travail, portait le nom de la jeune Ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui donnait un joli visage et une appellation évoquant la « diversité » à une législation qui a suscité des semaines de protestations, divisé le Parti Socialiste et obligea Valls à utiliser encore une fois l’Article 49.3.

A la suite de cela, l’histoire passa à l’humour noir. Le passage « à feu et à sang » de Macron à travers le gouvernement Hollande/Valls a laissé le Parti Socialiste divisé et démoralisé. Suite à quoi, Macron quitte le champ de ruines politiques pour se présenter comme l’alternatif, l’héroïque champion de « l’avenir », « ni droite ni gauche », dans son nouveau mouvement vigoureusement appelé En Marche. Il condamne ce qu’a fait le gouvernement socialiste dans la perspective de faire la même chose, mais plus intensément et sous une autre étiquette.

En ce moment, Macron arrive en tête des sondages avec Marine Le Pen pour le première tour. Les grands médias font ce qu’ils peuvent pour que le charme du banquier suffise pour gagner l’élection à la Présidence de la République.

Les Médias et le Peuple

Malgré l’influence croissante d’Internet, la grande majorité de la population compte toujours sur la télévision et la presse pour s’informer. Dans cette élection, assez déroutante pour les gens peu politisés, les médias ont atteint un record de partialité. Echaudés par la catastrophe Trump, les gardiens médiatiques de la bonne pensée en France singent leurs collègues américains en cherchant des boucs émissaires à blâmer pour les déconvenues de la gouvernance globale. Cela doit être la faute des Russes ! Ou des « fake news » prodiguées par les sites qui ne suivent pas la ligne du journal Le Monde.

Parmi les onze candidats, les gardiens médiatiques de la bonne pensée s’émerveillent du jeune génie Macron, traitent ses rivaux principaux en délinquants, jettent quelques os aux petits candidats anodins, et ignorent les autres. Soutenu par les grands médias, Macron est le candidat de la gouvernance autoritaire, contre tout ce qui reste de la démocratie française.

 
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Publié par le 3 avril 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Exalté, Emmanuel Macron hurle (encore) à Marseille et fait s’esclaffer Twitter … !!

N’importe quoi ! Comme si il y connaissait quoi que ce soit en Politique ou en rhétorique (à part crier) , ou  encore qu’il était investi d’une mission divine

Certains internautes se souviennent sans doute du discours survolté du candidat, à Paris, il y a quelques mois et dans lequel il avait défendu son projet à grands cris. A Marseille, où il n’a pas lésiné sur les références locales, il a remis ça.

«Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, des Algériens, des Marocains, des Tunisiens, je vois des Maliens, des Sénégalais, des Ivoiriens. Et tant d’autres que je n’ai pas cités. Mais je vois quoi ? Des Marseillais ! Je vois quoi ? Je vois des Français ! Des Français !», a hurlé Emmanuel Macron, sous les cris et les applaudissements du public lors de son meeting à Marseille, le 1er avril.

Pire, se prenant pour une racaille – il s’est lancé dans l’argo marseillais : « on craint dégun »

«Et je vous prends tous ici un par un».  Après quelques références au groupe de rap I.A.M, à Marcel Pagnol et à l’OM qu’il adore, le candidat d’En marche ! a tenté d’apprivoiser le phrasé marseillais. Galvanisé par la foule et l’ambiance (presque) comme au Vélodrome, il a répondu à sa manière aux attaques de la droite et de l’extrême droite en hurlant : « Avec vous et à vos côtés, comme on dit ici, on craint dégun ! » (« On craint personne »).

S’il a été immédiatement acclamé par les 5.000 à 6.000 personnes présentes, l’intervention a eu beaucoup moins de succès sur la toile, où le candidat a immédiatement été moqué, créant un malaise sur les réseaux…

Petite remarque de Jovanovic :

En 2012, François Hollande, PS, candidat aux élections présidentielles, nous disait que son ennemi c’était « la Finance« ….

En 2017, son ennemi « la Finance » est devenu le candidat du PS aux élections présidentielles !!!

Encore plus extraordinaire, le nombre de lobotomisés par la télé qui sont encore derrière le PS et Macron.

En effet, le fameux « ennemi sans visage » de 2012 en a désormais un, et c’est ni plus, ni moins que celui d’un banquier (logique, LoL), mais surtout le bras droit de Hollande pendant 4 ans.

Comme quoi les politiques sont des menteurs professionnels de très haut niveau pour arriver à berner les Français à ce point.

Au final, Hollande et Macron ont raison de continuer à se moquer d’eux, puisque manifestement ils en redemandent.

Incroyable  ! Et dire que certains comptent sérieusement voter pour lui …

Dire que ce type est candidat à la présidentielle Française !!!

Un scandale …  

Le petit peuple est bien naïf !

Voici un exemple de flagrant délit de Mensonges et de Manipulation médiatique, avec la différence de traitement médiatique entre les Meetings de Macron et de Mélenchon (d’ailleurs Les journalistes de Challenges dénoncent le “boulevard fait à Macron” dans leur journal) :

Quand Emmanuel Macron plagie mot pour mot François Hollande … :

 
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Publié par le 3 avril 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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