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Archives du 2 avril 2017

Du 11 septembre à Donald Trump (Meyssan, Vernochet)

 

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Docu – Le Lait : Mensonges et Vérités

 

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ITW avec Pierre Jovanovic : Les Élections présidentielles sont manipulées

 

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Comment créer une société totalitaire [acceptée et acceptable], mais sans que ça se sache ?

Nous vivions dans une société de plus en plus totalitaire , comme je le rapporte chaque jour en relayant notamment la Kyrielle de lois liberticides qui ont été votées ces 2 dernières années . Une transformation qui se déroule devant nos yeux . Seulement, le totalitarisme s’insinue insidieusement et par petits pas, ce qui fait que la population ne s’en rend pas toujours compte . (pour le moment …) 

Comment créer une société totalitaire [acceptée et acceptable], mais sans que ça se sache ?

La vision courante du totalitarisme — partagée par le plus grand nombre dans les grandes nations industrialisées — est basée le plus souvent sur une expérience historique, celle du nazisme. C’est ainsi que de nouvelles terminologies comme « islamo-fascisme » font florès et sont utilisées par le personnel politique en charge de l’administration des dits pays.

Il y aurait donc des « régimes » totalitaires définis de manière simple et compréhensible par le plus grand nombre, faciles à dénoncer et à assimiler, soit au nazisme, soit à ses équivalents dictatoriaux antérieurs ou postérieurs : les fascismes, mais aussi le communisme soviétique. Selon cette vision, le totalitarisme serait un mode de gouvernance politique, avec son despote en chef, ses lois dures, sa justice implacable, son administration soumise, ses forces répressives aux ordres.

Au cœur du processus totalitaire : la limitation des libertés individuelles, collectives, réduites à leur plus simple expression, par mesure d’efficacité pour l’ensemble de la société. Cette vision du totalitarisme revêt de grands avantages pour ceux qui la diffusent : elle évite de questionner les fondements réels du totalitarisme, et par essence, ceux de la démocratie.

Pourtant, une société totalitaire peut se constituer sans se définir en tant que telle, et surtout, sans modifier fondamentalement ses processus démocratique constitutifs.

Il est possible de vivre dans une société totalitaire sans que personne n’ose la définir pour ce qu’elle est, ni même la contester. Comment une telle chose est-elle possible ?

Contrôler, contraindre, soumettre et faire adhérer

Le vieux totalitarisme du XXème siècle demandait de nombreux moyens matériels et humains. L’adhésion du plus grand nombre avec les grandes règles totalitaires établies par un chef élu dans les urnes ne suffisaient pas à pouvoir faire perdurer conséquemment une dictature des esprits, intrinsèquement liée au phénomène de réduction des libertés. Il était ainsi nécessaire de faire travailler des corps administratifs importants, à la solde du régime et sommés de contraindre et soumettre aux règles totalitaires la totalité de la population. Les forces de répression (police, renseignement, armée) en étaient une pièce maîtresse, mais insuffisante. Ainsi, l’ensemble de la bureaucratie d’Etat devait appliquer au plus près toutes les actions, règles, contrôles qui permettait la soumission du plus grand nombre au « système » mis en place.

L’idée principale de tout totalitarisme est toujours la nécessité — pour le bien collectif — d’acceptation d’un tel système, qui même s’il comporte de nombreuses contraintes individuelles, est vendu comme étant le seul moyen d’éviter le chaos, la destruction du corps social. L’adhésion des foules est donc la dernière pièce centrale de tout système totalitaire. L’ouvrage de Wilhelm Reich, « La psychologie de masse du fascisme » (1933), exprime avec une extrême acuité ces procédés socio-psychologiques qui permettent la « fabrique du totalitarisme ».

Mais l’époque de la fabrique du totalitarisme par adhésion des foules à une idéologie politique, (soit l’acceptation d’un système totalitaire basé sur un contrôle vertical) est révolue. D’autres procédés totalitaires, bien plus puissants et profonds se sont constitués, et commencent à générer la société totalitaire du futur.

Avec comme pivot, les technologies du numérique.

Efficacité, efficience, désincarnation et dématérialisation

La soumission des foules à des règles dures, souvent injustes et surtout décorrélées de toute logique humaine concrète est le premier pas pour constituer une société totalitaire. Dans un tel système il n’y a aucune négociation possible entre les individus et les règles qui s’imposent à tous, même si ces règles peuvent générer l’inverse de leur objectif affiché, ou être sans effet visible. La mécanique totalitaire a besoin de s’afficher dans l’efficacité, et si celle-ci n’est pas ou peu au rendez-vous, rien ne doit pourtant changer : l’efficacité totalitaire est par essence définie dans sa propre substance. Et c’est là que la technologie intervient.

L’espace social, dans une démocratie, est un lieu de négociations et de contestations, d’échanges entre des individualités qui confirment ou infirment leur volonté commune d’adhérer à une politique donnée. Le système de représentation politique est censé appliquer ce qui a été promis [de faire] aux électeurs, ajuster ses actions en fonction de l’adhésion plus ou moins grande, de la contestation plus ou moins forte envers ces mêmes représentants.

Dans un système totalitaire basé sur les technologies numériques, tous ces aspects de négociations au sein de l’espace social n’ont plus cours. Ils n’ont plus aucune nécessité, sont écartés au profit d’un nouveau contrat —totalitaire — donnant l’illusion d’une conservation de la négociation démocratique.

Les représentants simulent des débats, axés en permanence sur l’efficacité, puis légifèrent avec ou sans l’approbation de la majorité des représentants (49.3), et renvoient le corps social à une simulation de contestation ou d’adhésion par l’utilisation des technologies numériques de l’information (Facebook, Twitter). Cette société, désincarnée, dématérialisée, pourrait parvenir à se maintenir dans ce schéma sans pour autant contenir les ingrédients du totalitarisme : après tout, le mépris des gouvernants en démocratie n’est pas nouveau, que la contestation sociale soit dans la rue ou sur un réseau informatique n’est possiblement pas un élément significatif. Il faut donc que des outils totalitaires viennent écraser la possibilité d’un vitalité de l’espace social, tout en simulant la possibilité [autocensurée] démocratique de le faire. « Contrôler » les esprits et les volontés, réguler les désirs, influencer les émotions : les moyens d’y parvenir sont connus. Reste à les mettre en œuvre.

Cherche gardiens numériques d’espace politique et social panoptique. Deep learning exigé.

Un système totalitaire a besoin que chaque individu constituant la société soit soumis à une somme de règles et de contrôles suffisante pour qu’il ne se comporte jamais autrement que ce que le système exige. Si dans ce type de systèmes, la répression et la peur du châtiment étatique étaient suffisants au XXème siècle, le totalitarisme du XXIème siècle possède des outils bien plus performants pour parvenir au même but. Avec un bonus incommensurable : l’ignorance de ceux-là mêmes qu’il contraint. Les foules. Et chaque individu les constituant.

Le principe de départ d’organisation du totalitarisme « moderne » est conditionné à l’émergence d’un élément central, longtemps imaginé, cherché, lentement testé, souvent reporté, et qui émerge au tournant de la moitié de la deuxième décennies du XXIème siècle. Son nom courant est l’IA. L’intelligence artificielle. Les spécialistes préfèrent parler d’algorithmes apprenants et spécialisés, basés sur les procédés informatiques de réseaux de neurones, de deep learning et data mining. Les IA sont au travail en 2017. Elles déplacent des véhicules, recherchent des fraudeurs aux aides sociales, surveillent les foules à travers des réseaux de caméras, créent et diffusent de l’information, simulent des activités humaines numériques, pistent des activités, tentent d’inciter des humains à acheter, épaulent des humains dans leurs activités, jouent en bourse, répondent à des questions, établissent des prédictions… Leur efficience est en croissance permanente tout comme leur nombre. Leur docilité est parfaite. Leur vitesse d’exécution inabordable pour l’esprit humain, et leurs capacités à appliquer des règles, vertigineuse.

Le respect absolu des règles est justement l’essence même du totalitarisme. Quoi de plus performant qu’une IA qui voit, lit, entend à la vitesse des circuits électroniques, de la lumière qui circule dans les tuyaux pour faire respecter des règles ? Une IA n’étant elle-même qu’une somme de règles qui s’appliquent au sein d’algorithmes, la performance totalitaire de ces nouveaux agents du « système » est évidente. Un système qui adopte, chaque année de nouvelles règles toujours plus fortes, plus contraignantes, pour le bien du plus grand nombre. Pour réduire les risques, diminuer les dangers, éviter les écarts, accroître la sécurité.

Ces IA (algorithmes) sont les nouveaux gardiens invisibles des règles du système. Chacun sait plus ou moins consciemment qu’ils sont là, qu’ils nous observent (ou pas) dans les villes, trient sur le réseau nos métadonnées, parfois nos données pures, établissent des statistiques sur nos comportements, suivent nos déplacements, observent nos activités. Le principe de l’espace panoptique total est possible grâce aux IA. Nous sommes tous sous leur surveillance invisible. Nous ne savons pas quand, ni où précisément, mais nous savons qu’elles observent le suivi des règles. Des leurs propres, et de celles que nous autres humains sommes censés respecter. Pour résumer : le totalitarisme algopolitque est la simulation d’une prison panoptique à l’échelle d’un pays, automatisant la répression des écarts et forçant à l’autocensure.

Croissance infinie du contrôle sécuritaire : jusqu’à la singularité ?

Plus le monde se modernise, plus il est déclaré dangereux. Plus il est déclaré dangereux plus la modernisation des outils sécuritaires est justifiée et s’accroît. Cette croissance sans fin de la sécurité par les technologies (intelligentes) n’est pas possible à freiner tant qu’aucun responsable ne lancera un cri d’alarme. Ou que les populations ne mettront pas en cause fortement cette nouvelle société dystopique pour forcer les responsables à la stopper. Le plus « drôle » dans l’affaire, est que ceux là même qui prônent et poussent à l’avènement de cette société techno-totalitaire pour la sécurité de tous, pourraient bien se retrouver comme responsables… de la destruction de l’humanité. Mais ceci est une autre histoire. Celle de l’émergence de la singularité. Invisible. Silencieuse. Comme le sont toujours les agents algorithmiques…

 
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Publié par le 2 avril 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique, société

 

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Présidentielle : Pourquoi est-ce justifié de quitter l’Europe ? (+ Quelles sont les positions des candidats vis à vis de la Russie ?)

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Vous vous posez des questions sur la sortie de l’Europe ? Vous hésitez ? Les brins ont compilé pour vous les dangers d’y rester.

L’idée de la quitter fait peur à beaucoup, peur largement entretenue par la propagande des Médias mainstreams, tous européistes, qui menacent le pays d’un Armageddon au cas où nous manifesterions dans l’urne la volonté de nous délivrer de cette organisation supranationale et non démocratique.

De mon point de vue l’Armageddon est déjà largement entamé par l’Union Européenne elle-même.
Pourquoi faut-il quitter l’Europe et récupérer notre souveraineté, notre droit à gérer le pays comme nous l’entendons ?

Parce que c’est la Commission Européenne qui dirige nos vies, et que nous avons juste le droit de la fermer, et que c’est intolérable, tout simplement.

La liste est quasi infinie de ce que nous subissons malgré et contre nous de la part de cette Commission néo-libérale, largement au service des banques des multinationales et des lobbies. Nous le développons à longueur d’articles depuis près de 6 ans maintenant.

Le Linky, et autre compteur « intelligent » mais dangereux, c’est l’Europe,

Le TAFTA, CETA et autres contrats commerciaux négociés dans une opacité totale, c’est l’Europe.

10 ans encore de glyphosate tueur d’abeilles, et de danger pour nos santés, c’est l’Europe.

L’agro-industrie qui martyrise les animaux, défigure nos campagnes, pollue, tue nos agriculteurs et produit de la merde, c’est l’Europe.

Les travailleurs détachés, dont les charges sociales sont payées dans les pays d’origine et qui rendent le cout d’un travailleur français plus cher, c’est l’Europe.

La loi El Khomery : C’est l’Europe,

Le démantèlement de notre système de santé : C’est l’Europe.

Les délocalisations sauvages, c’est l’Europe grâce à l’article sur les transferts de capitaux.

Collatéralement, la désindustrialisation française, et les chômeurs en masse, c’est l’Europe.

Le grand n’importe quoi du problème migratoire c’est l’Europe.

Les programmes d’austérité qui mettent les populations sur le flanc au profit des puissances d’argent qui se gavent, c’est l’Europe.

La réduction des budgets des régions, c’est l’Europe.

L’hystérie anti-Russe, la soumission à l’OTAN et à ses fantasmes guerriers, c’est l’Europe

etc… Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive.

ET CE N’EST PAS FINI, LA LISTE S’ALLONGERA ENCORE SI NOUS METTONS AUX MANETTES UN EUROPÉISTE (FILLON et MACRON, notamment, les plus enragés)

Cette liste semble sortie tout droit d’un blog FN. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont des griefs contre cette Europe-là ne peuvent qu’être tous d’accord sur ses dysfonctionnements. C’est aussi bête que ça. Cela permet aux journaleux euro-atlantistes de jouer la confusion et l’amalgame en permanence dans leurs interviews en bons caniches du pouvoir qu’ils sont.

Que recommande (vivement) la Commission Européenne à la France ?

Vous avez aimé le quinquennat Hollande ? Vous allez adorer la suite : Les GOPE sont révisées tous les ans. Celles de 2016 pour 2017 sont consultables ICI

Volontairement, je ne vous donne que les têtes de chapitre du plan général 2014. Il y a trois ans… Constatez par vous-mêmes à quel point les choses ont avancé depuis !

Vous pourrez consulter les développement sur le site de l’UPR. (Ce choix n’est pas une publicité, je n’ai pas à vous dire pour qui voter, mais à vous informer). Il faut le reconnaître, ce sont eux les plus clairs sur la question.

1- « Réduction des dépenses publiques »

Traduction : c’est ce que le gouvernement a annoncé avec son plan de 50 milliards d’économie [4]. C’est la fameuse contrepartie du « pacte de responsabilité » pour ne pas faire exploser le déficit. À ce pacte de responsabilité peu efficace [5] sur la compétitivité, il est désormais demandé d’ajouter une nouvelle réduction drastique des dépenses publiques.

2- Redéfinir « la portée de l’action des pouvoirs publics »

Traduction : cela revient à accentuer les privatisations et la destruction de notre système de santé et de nos services publics auxquels les Français sont majoritairement attachés, quelle que soit leur couleur politique [6].

3- Le texte va plus loin concernant le système de santé puisqu’il explique que « d’importantes économies à court terme
ne peuvent être réalisées sans une réduction significative de l’augmentation des dépenses de sécurité sociale »

Traduction : il faut s’attendre à une baisse massive des remboursements de santé, puisque la branche maladie représente quasiment 50 % des dépenses de la Sécurité sociale [7], ainsi qu’à une privatisation rampante de la Sécurité sociale, via le recours croissant aux mutuelles privées, présentées comme solution à tous les problèmes.

4- « Simplifier les différents échelons administratifs »

Traduction : voilà l’une des motivations avancées par les pouvoirs publics pour adopter une nouvelle loi de décentralisation.

Il faut pourtant noter qu’aucune des lois précédentes de décentralisation n’a apporté d’économies substantielles. Bien au contraire, les coûts des collectivités locales ont généralement eu tendance à exploser [9].

5- Dans le chapitre coût du travail, « il convient que le salaire minimum continue d’évoluer d’une manière propice à la compétitivité et à la création d’emploi »

Traduction : il faut : a) arrêter les revalorisations du SMIC ; b) commencer à mettre en œuvre sa suppression.

Ne doutons pas que des campagnes de presse se préparent pour expliquer au bon peuple que le SMIC serait « un frein à la croissance » et que sa suppression permettrait de « libérer les énergies »…

6- « Une attention particulière devrait être accordée aux dispositions réglementaires du Code du travail ou aux règles comptables liées aux seuils spécifiques en matière d’effectifs, qui entravent la croissance des entreprises françaises »

Traduction : tiens donc ! C’est exactement ce que « propose » François Rebsamen, le prétendu « ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social » du gouvernement.

Même si, selon la tactique d’enfumage habituelle, dite « des lieutenants », certains socialistes font mine de s’y opposer. [12] Opposition pour la galerie bien entendu.

7- « Accroître la souplesse des conditions de travail en cas de difficultés économiques provisoires »

Traduction : il faut poursuivre la remise en cause de l’existence même des contrats de travail à durée indéterminée (CDI) et accroître la précarisation des contrats de travail.

8- « Une majorité reste confrontée à d’importantes barrières à l’entrée ou à l’exercice (par exemple les taxis, le secteur
des soins de santé, les notaires et, plus généralement, les professions juridiques »

Traduction : il faut déréguler tous ces secteurs, déjà mis à mal par les traités européens.

9- « Les tarifs réglementés restent d’application pour les ménages et, en ce qui concerne l’électricité, ils sont fixés en
dessous des niveaux de coûts et l’accès pour les autres fournisseurs est limité »

Traduction : la hausse des tarifs et la privatisation d’EDF sont au programme.

10- « Dans le secteur ferroviaire, des barrières à l’entrée continuent d’entraver le bon fonctionnement du marché »

Traduction : comme précédemment, c’est la privatisation de la SNCF et sa mise en concurrence forcée qui sont au programme du gouvernement.

Je rappelle que nous avons déjà dit non en 2005 au traité de Lisbonne. Notre adhésion nous fut imposée de force par le refus de ratifier le référendum de 2005 sur lequel Nicolas Sarkozy s’est assis sans aucune honte.

NOUS POUVONS MAINTENANT CORRIGER CA.

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Merci à Galadriel pour LesBrinsd’Herbe

Important : Quelles sont les positions des candidats vis à vis de la Russie ?

Le 28 mars, l’Association Dialogue Franco-Russe, a invité l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle ou leurs représentants à s’exprimer sur les relations entre la France et la Russie. Quatre ont manqué à l’appel.

Jean Lassalle aurait souhaité être présent mais n’a pu faire le déplacement pour cause de meeting. De plus, personne n’était disponible dans son équipe pour le représenter. Trois autres candidats n’étaient ni présents ni représentés : Emmanuel Macron, Nathalie Arthaud et Philippe Poutou. Ils ont refusé l’invitation.

Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau étaient venus en personne. Djordje Kuzmanovic, conseiller de Jean-Luc Mélenchon, David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen, Axel Poniatowski, soutien de François Fillon, ainsi que Pascal Cherki, porte-parole de Benoît Hamon, avaient également fait le déplacement.

Jacques Cheminade : «gagnant-gagnant»

«Ma politique de relation avec la Russie sera celle du général de Gaulle», a souligné le candidat de Solidarité et Progrès dans une référence sans équivoque. Jacques Cheminade souhaite s’inscrire dans la tradition de non alignement qui fut celle du premier président de la Ve République. Il souhaite mettre en place une politique de «détente, d’entente et de coopération», un stratagème «gagnant-gagnant pour la cause commune de l’humanité».

Dans les faits, ce rapprochement doit s’effectuer sur un certain nombre de questions qu’il juge fondamentales. La lutte contre le terrorisme, tout d’abord. Il a ainsi rappelé le discours prononcé par Vladimir Poutine à l’ONU le 28 septembre 2015, «inscrivant cette lutte dans le droit international des nations».

S’inspirant de la célèbre expression, chère au général de Gaulle d’«une Europe de l’Atlantique à l’Oural», Jacques Cheminade a appelé à bâtir une Europe des nations et des projets encore plus grande, qui irait de «Lisbonne à Vladivostok».

Le candidat de Solidarité et Progrès souhaite accroître les relations économiques franco-russes, notamment dans les domaines de l’écologie, du développement de la Sibérie ou encore de l’agriculture.

Sur la question des sanctions qui touchent la Russie et de l’embargo sur les produits alimentaires occidentaux mis en place par Moscou en représailles, Jacques Cheminade a souhaité qu’ils cessent. Le candidat souhaite que la Russie puisse, à nouveau, acheter des produits agro-alimentaires tels que le lait ou la viande porcine à la France «comme elle le faisait avant».

Jean-Luc Mélenchon : «ni amis ni ennemis»

«Nous ne sommes pas les amis de Poutine, nous ne l’avons jamais rencontré et nous ne recevons pas d’argent de Russie», a lâché le représentant du candidat de la France insoumise, taclant le Front national (FN) et les prêts qui lui ont été accordés par des banques russes. Djordje Kuzmanovic a souhaité se distancer de Moscou dès le début de son discours. Il faut dire que son candidat, Jean-Luc Mélenchon, s’est vu reprocher à plusieurs reprises une trop grande proximité avec la Russie.

Le porte-parole a donc souligné que s’ils avaient été russes, les soutiens de la France insoumise se trouveraient très certainement dans l’opposition. Djordje Kuzmanovic a en outre souhaité jouer la carte du pragmatisme disant s’intéresser à la Russie en tant «qu’entité géostratégique».

Après avoir rappelé les liens historiques qu’ont entretenu avec la Russie de célèbres dirigeants français, tels que Napoléon Bonaparte, Charles de Gaulle ou encore Jules Ferry, Djordje Kuzmanovic a affirmé qu’en tant que président de la République, Jean-Luc Mélenchon entretiendrait des «relations cordiales et [nous] l’espérons de partenariat avec Monsieur Poutine ou tout autre président que les Russes se seront choisis».

Djordje Kuzmanovic s’est dit particulièrement intéressé par le groupement des BRICS, réunissant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, de même que par les outils économiques visant à concurrencer les traditionnels Fonds monétaire international (FMI) et Banque mondiale (BM) mis en place dans le cadre de cette alliance de pays émergeants. Il a parlé de la nécessité de «faire émerger un monde multipolaire face à la course hégémonique des Etats-Unis».

Citant lui aussi Charles de Gaulle et sa célèbre sentence «Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts», le conseiller de Jean-Luc Mélenchon a expliqué que la France avait des intérêts communs avec la Russie, mentionnant les domaines de la science, de la culture et du mémoriel.

Il s’est lui aussi déclaré contre les sanctions qui frappent la Russie au regard «des conséquences catastrophiques» qu’elles auraient sur la France. Il a notamment cité l’exemple des pays Baltes qui «historiquement vendent leur lait en Russie» et qui du fait des sanctions, se sont retournés vers le marché européen, concurrençant les producteurs français sur les prix.

Front national : «racines communes»

David Rachline, le directeur de campagne de Marine Le Pen a commencé son intervention par un rappel historique lors duquel il a mis en avant les racines européennes communes de la France et de la Russie. «Nous accordons de l’importance à l’âme des peuples contrairement aux mondialistes», a-t-il déclaré.

«Nous souhaitons que la Russie retrouve sa place au sein du continent européen», a lancé le maire de Fréjus. Avant de rappeler une déclaration faite en 2002 par Vladimir Poutine. Le président russe avait souligné que si la Russie était un pays «eurasiatique» d’un point de vue géographique, il était «européen» car «de culture européenne».

David Rachline a notamment appelé à ce que les relations franco-russes s’inscrivent «dans le temps long». Selon lui, la volonté de la population de Crimée de rejoindre la Fédération de Russie était «légitime». «Nous exigerons que l’Union européenne lève les sanctions», a-t-il précisé. Avant d’ajouter qu’en cas de refus de Bruxelles, la France le ferait «de manière unilatérale». Revenant sur la non livraison à la Russie des navires de guerre français de type Mistral, David Rachline a parlé de «soumission totale à l’administration Obama».

D’après lui, «toute recherche de paix dans les différents conflits qui agitent le monde» ne peut se faire «sans la Russie». Raison pour laquelle il a appelé à ce que 2017 soit l’année «du rétablissement des relations franco-russes».

François Fillon : la cordialité ferme

Axel Poniatowski, ex-président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, a démarré son intervention en insistant sur l’importance des relations franco-russes, «une question qui n’est pas secondaire». Il a décrit comme un avantage le fait que François Fillon, le candidat de la droite, connaisse personnellement Vladimir Poutine.

«Le monde vit une période très dangereuse. La guerre s’est rapprochée de l’Europe, notamment en Ukraine», a averti Axel Poniatowski, avant d’ajouter que le risque terroriste restait très élevé sur le Vieux continent. C’est pour ces raisons, selon lui, qu’il est nécessaire d’effectuer un rapprochement diplomatique avec Moscou. Il a critiqué la «diplomatie aveugle» de François Hollande. «Il ne faut pas se tromper d’ennemi, ce ne sont pas les Russes qui ont organisé les tueries de Nice, du Bataclan, de Bruxelles ou encore de Londres», a-t-il rappelé. «Nous avons besoin de la Russie pour vaincre le terrorisme», a souligné Axel Poniatowski.

Il a cependant tenu à souligner que François Fillon ne comptait pas «faire preuve de faiblesse» avec ses interlocuteurs russes. Il a plaidé pour une relation «franche, respectueuse mais ferme si nécessaire».

A l’instar des précédents intervenants, Axel Poniatowski a rappelé que François Fillon souhaitait mettre un terme aux sanctions contre la Russie, chiffrant la chute du commerce bilatéral à 35%.

Benoît Hamon : à contre-courant

Si Pascal Cherki assure que le candidat du Parti socialiste (PS) ne veut pas d’une «Russie faible», ses dires montrent que la position de Benoît Hamon est assez inédite parmi les sept candidats représentés. «Nous avons besoin d’une Russie forte et responsable», a lancé le porte-parole du candidat socialiste.

Il a dit toute son admiration pour l’héritage franco-russe en glissant une petite anecdote historique. Ce dernier a en effet raconté à son auditoire l’origine du mot «bistro», entré dans le langage français, selon l’étymologie populaire, à l’occasion de la présence de l’armée russe à Paris de 1814 à 1818. En effet, en dînant dans les restaurants parisiens, les soldats russes s’exclamaient «bistro !» (vite, en russe) pour être servis plus rapidement. Nos bistrots d’aujourd’hui viendraient donc de ces exclamations.

«Pour le Parisien que je suis, c’est un héritage que j’affectionne», a déclaré Pascal Cherki.

A l’instar de tous les autres intervenants, il a souligné que la lutte contre le terrorisme ou la résolution des crises internationales passaient en partie par la Russie mais il est le seul à s’être déclaré favorable au maintien des sanctions qui sont selon lui «un moyen pas une fin». Il a qualifié le rattachement de la Crimée à la Russie d’«inadmissible» et s’il reconnaît que, de son côté, l’Ukraine ne fait pas tout pour mettre en œuvre les accords de Minsk 2 sur la résolution de la crise, il estime que «le fort doit toujours faire un pas vers le faible». Il a cependant souligné que son candidat était pour une levée progressive des sanctions dans le cadre de l’application de ces accords.

Nicolas Dupont-Aignan : sommet France-Russie-Etats-Unis

Après avoir fustigé la politique instituée par le Quai d’Orsay ces dernières années, le candidat de Debout la France (DLF) a assuré que s’il était élu, il inviterait le président Vladimir Poutine à inaugurer la cathédrale orthodoxe russe de Paris le 5 juin pour «réparer un outrage». Une référence à l’annulation de la visite du président russe prévue en octobre 2016 dans la capitale française lors de laquelle le président russe aurait dû inaugurer l’édifice religieux. A noter que cette proposition a récolté une salve d’applaudissements dans la salle.

Il souhaite également inviter le président russe ainsi que Donald Trump à venir commémorer le débarquement, le 6 juin en Normandie. Le même jour, le candidat à l’élection présidentielle désire organiser un sommet trilatéral avec ces deux chefs d’Etat, afin de «réaffirmer l’indépendance diplomatique et militaire» de la France qui a le droit «de coopérer avec qui elle veut».

A l’instar du représentant de François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan a averti qu’il ne comptait pas «se mettre dans la main des Russes». Il a ainsi prévenu qu’il ne serait pas un «président docile».

Il a également déclaré que «la clé de l’élimination de l’Etat islamique» passait par «la Russie et la Syrie plus que par Riyad ou le Qatar».

François Asselineau : posture gaullienne

«Nous mettrons un terme aux sanctions», a garanti fermement François Asselineau, candidat de l’Union populaire républicaine, tout en laissant entendre qu’il avait lui aussi l’intention d’opérer un revirement démocratique vis-à-vis de la Russie. Il a notamment rappelé le chiffre donné par l’ex-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole Xavier Beulin, récemment décédé. Ce dernier estimait à environ un milliard d’euros les pertes subies par l’agriculture française en raison des sanctions.

François Asselineau a par ailleurs reconnu le rattachement de la Crimée à la Russie comme légal, expliquant avoir vu «une société libre» lors de son déplacement dans la région russe. «Je ne vois pas pourquoi on refuse de reconnaître le référendum qui a eu lieu en Crimée alors qu’on trouve très bien les référendums qui ont eu lieu au Kosovo ou au Sud-Soudan», a-t-il expliqué.

Le candidat a fait part de sa volonté que la France retrouve son indépendance et sa souveraineté notamment au niveau diplomatique sur le modèle de la politique de Charles de Gaulle, une diplomatie «sans ennemis désignés».

 
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Publié par le 2 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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Dupont Aignant sur les vaccins et les lobbies pharmaceutiques ..

A lire aussi un dossier assez complet sur le lobbying :  Le poids des lobbies, l’impact des conflits d’intérêts sur la décision publique, le lancement d’alerte

 

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Ah, si j’étais riche …

70% 18-24 ans considèrent gagner beaucoup d\'argent critère réussite.

Un article paru il y a quatre mois dans le journal en ligne Les Échos Start, titrait que le critère de réussite n°1 pour les 18-34 ans aujourd’hui était l’argent –et de préciser dans le chapeau que si 76% des Français affirment qu’avoir une bonne santé constitue un critère de réussite dans la vie, les 18-34 ans, eux, préfèrent l’argent. Pff… Bande de p’tits cons !

Génération « ? »

En français, la génération Y (why) se prononce « pourquoi ». « Pourkwaaaaaaaa… ? Parce queuhhhhhhhhh… »

Le folklore des années fric

Si vous êtes nés dans les années 80, vous avez forcément connu les bandeaux de transpiration fluo, le club Dorothée, les pubs où des femmes libérées affichaient volontiers leurs seins, le « toutouyoutou » de Véronique & Davina, le mur de Berlin puis sa chute, Coluche et son (soi-disant) accident, l’inauguration de Disneyland Paris en même temps que la guerre du Golf, la force tranquille de Mitterrand puis la fracture sociale de Chirac…

Bref ! Je pourrai continuer ainsi pendant des heures, à faire revivre le folklore des années fric. Car oui, les années 80 furent marquées par l’avènement du roi-fric et à en croire l’article du journal Les Échos, pour les bambins qui voyaient le jour pour la première fois en même temps qu’ils découvraient le visage de Gordon Gekko (Wall Street), la vie a gardé comme un goût amer et métallique de money avec pour seules vertus à développer l’avarice et l’ambition.

Sales gamins des années 80

C’est vrai que le portrait que dressent les sociologues et les journalistes des rejetons de l’ère boursière est peu reluisant. On prête volontiers à la génération Y tous les travers de l’égoïsme liés au « laisser-faire / laisser grandir » de l’enfant roi (merci Dolto !), on nous dit qu’ils remettent en cause sans cesse les contraintes qu’on leur impose (« Hein, quoi ? Pourquoi je ferais ça moi ? ») et qu’ils préfèrent la gratification immédiate et la récompense sans passer par la case effort. Autant dire des gros glandus, des feignasses, des assistés qui ont vu leurs parents, ou leurs ainés profiter d’un système d’aide sociale et de combines pour s’en sortir sans trop trimer, et ainsi jouir de tout sans rien donner en retour.

C’est tout ? C’est ça la génération Y ? Des 18-34 ans sans autre ambition que de mener une vie conforme et matérielle ?

C’est ce que semble mettre en avant l’article (qui moi, très franchement, m’a fait hurler au point de me demander si j’étais bien né en 1985 !) en expliquant, statistiques à l’appui, que chez les plus jeunes, de 18 à 25 ans et jusqu’à 34 ans, le plus fort désir est celui de gagner de l’argent. Et même, beaucoup d’argent…
Alors du coup, on ne sera pas étonné d’apprendre que la célébrité constitue également une autre aspiration très forte pour ces mêmes jeunes (plus de la moitié des 18-24 ans nous dit-on, contre 37% pour tout âge confondu), montrant par là à quel point le système consumériste a corrompu toute aspiration chez nos « enfants du millénaire » (Millenials) et chez les Y. Mais restons-en à la lettre Y (on s’occupera des Z bientôt)…

Smells like teen spirit

Il faut reconnaître qu’en France (et en Occident) ces trente dernières années n’ont offert aucun modèle d’inspiration, mais que des modèles d’ambition : vouloir être connu et reconnu (amplifié par la télé-réalité et la « starification » immédiate), vouloir être riche (les fortunes gagnées en quelques nanosecondes par les traders), vouloir être à la tête d’une start-up d’envergure (les modèles de start-up 2.0, chaussons aux pieds et mug à café à la main, comme Facebook et Mark Zuckerberg font rêver par leur potentiel de croissance exponentiel). Et dernier point très intéressant que relève l’auteur de l’article : il semblerait que chez ces mêmes 18-34 ans, le facteur premier qui conditionne la réussite ne sont pas les études, ni même le dur labeur. Non ! C’est le hasard. Ils sont les plus nombreux à considérer que « la chance joue » dans leur parcours, comme si le hasard était leur meilleur atout pour se frayer un chemin sur Terre. Nihilisme Kurt Cobainien ? Apathie ? Ou indigence de l’esprit et de l’âme ?

Triste, triste génération « pourquoi »

Elle ne parvient pas à réaliser tous ses fantasmes de carrière, ne parvient pas non plus à combler les espoirs de réussite que les parents avaient misés sur elle, et qui vit somme toute très frustrée, dans un monde désenchanté qui n’a offert aucun idéal en trente ans (ah si, le chômage, le sida, la crise, le terrorisme, Hollande et Macron…). Une société qui ne lui renvoie pas l’image qu’elle avait d’elle-même, elle, la génération AB Productions insouciante. Où sont passées les opportunités géniales de réussite et d’ascension sociale ?

« Pourkwaaaaa c’est si dur ? Parce queuhhhhhhhhh…

nous avons inversé les priorités, en croyant que l’argent comme le confort matériel qu’il offrait, étaient les uniques voies de réussite dans la vie

Résultat : des wagons entiers de jeunes se sont engagés sur des voies de garage, dans des études qui ne les intéressaient pas, ont choisi des secteurs liés aux services et au commerce qui embauchaient massivement tout en promettant une possibilité d’ascension sociale au sein d’une hiérarchie, pour devenir chef de ceci ou directeur de cela. D’autres se sont mis en tête de devenir leur propre patron pour échapper aux contraintes, et puis beaucoup se sont rendus compte que l’indépendance avait un prix (l’insécurité, l’obligation de marner pour finir son mois)… On a cru que réussir dans la vie, c’était se donner les moyens matériels de vivre à l’abri de l’insécurité. Des bien-pensants ont instillé en nous l’idée que la vie entière représentait un challenge de chaque instant (« être le meilleur » dès l’école primaire) et que pour relever ce défi, il fallait mettre toutes les chances de son côté (entendez jouer solo et égoïste), s’assurer, se protéger, prévoir, épargner, cotiser pour enfin vivre à l’abri du besoin. Tout ÇA, pour ça… Suprême arnaque qui a plombé (presque) toute une génération.

Oui, j’ai grandi comme tant d’autres dans une fable, mais pas une fable morale de La Fontaine. Comme beaucoup des 18-34 ans, on m’a inculqué avec une bonne intention, que la priorité dans la vie, c’était d’avoir une tête bien pleine et bien faite, pour réussir mes études et ainsi trouver un bon travail, sésame d’une vie bien cadrée. Ensuite, m’a-t-on dit, tous les bénéfices à retirer de cette ascèse professionnelle (le bon salaire, le pavillon de banlieue, la belle voiture) serviraient à financer des loisirs, des hobbies qui seraient des moments d’évasion…

En fait, ce schéma propose de consacrer son énergie vitale à gagner sa vie pour la vivre à la marge, c’est-à-dire dans les temps morts du weekend, des RTT, des congés payés, des jours fériés… Mais l’épanouissement de l’individu ne figure pas en tête de ce programme

Car le leurre dans cette fable est que l’argent, qui ne devait être qu’un moyen (l’outil) a fini par devenir le but (« gagner beaucoup d’argent ») et ce but nous fait perdre les moyens de nous réaliser en tant qu’être. Ce logiciel « gagner sa vie » ne pose pas en condition absolue la quête du Soi, mais la jouissance du moi. Or, cette inversion des valeurs ne permet pas de partir à la recherche de ses dons et talents, n’offre pas le temps de découvrir qui nous sommes vraiment ni ce que nous sommes venus accomplir sur cette Terre…

Génération « ! »

Alors j’aimerais croire que le journaliste des Échos n’a interviewé que des fils de boursiers, des enfants de riches banquiers suisses ou des gosses de stars pour dresser un tableau accablant et aussi matérialiste des Y (on dirait que les résultats du sondage prouvent que les 18-34 ans ont tous été drogués à coup de « Amour, Gloire Beauté »). Mais non !

C’est pas sorcier!

Comment redorer le blason de la génération Y qui passe décidément pour la génération des « losers », des dents qui rayent le parquet mais qui joue petit bras, qui ne cotise pas pour ses ainés (et préfère les laisser à l’hospice -ah, p’tits cons), celle qui veut tout avoir tout de suite, mais sans se donner les moyens d’y arriver ? Comment conclure mon papier? Telle est la question.


À la fable « réussir dans la vie », il faut substituer la nouvelle aventure « réussir sa vie »
et ainsi permettre à la génération « ? » (pourquoi je ne trouve pas l’amour ? pourquoi ai-je tout ce que je désire sans être en joie ?) de transmuter ses désirs en aspirations. Ainsi, elle deviendra la génération « ! » (yeah !) en s’extirpant une bonne fois pour toute d’un système obsolète. Il faut se lancer, s’élever en découvrant qui l’on est ! Il est temps de transformer nos critères de réussite pour transformer ce monde. On en reparlera avec la génération Z… (là aussi y’a du boulot chez les Millenials) (source)

 
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Publié par le 2 avril 2017 dans général, société

 

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