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Des scientifiques arrivent à inverser … le vieillissement !!

29 Mar

Des chercheurs ont réussi à inverser le processus de vieillissement chez des rongeurs en les débarrassant de leurs « cellules endormies ». Cette découverte pourrait aboutir à des traitements pour l’homme.

2046, un homme entre dans une clinique. « Une injection rajeunissante, s’il vous plaît! » De la science-fiction? Plus si sûr, à en croire les travaux des scientifiques de l’université Erasmus MC, au Pays-Bas.

Dans leurs étude, publiée dans la revue Cell (Cellule, en anglais), les chercheurs disent avoir réussi à supprimer les « cellules dormantes » -appelées cellules sénescentes- de souris de laboratoire. Résultat: les rongeurs traités ont non seulement pu courir deux fois plus loin que les souris non traitées, mais leur fourrure a repoussé et le fonctionnement de leurs reins s’est amélioré.

 « Toxiques comme de mauvais élèves »

Pour bien saisir l’importance de ces résultats, il faut d’abord comprendre qu’à mesure que le corps vieillit, les cellules se dégradent. Passé un certain stade, soit elles s’autodétruisent, soit elles se transforment en cellules cancéreuses, soit elles deviennent sénescentes, ou « endormies ».

A l’origine, les scientifiques pensaient que ces cellules sénescentes n’avaient aucune importance et qu’elles étaient inoffensives. Mais des recherches entamées il y a une dizaine d’années ont changé leur vision. « On a découvert que ces cellules sénescentes produisent des déchets et qu’en fait, elles sont toxiques, résume au Guardian Peter de Keizer, généticien et principal auteur des travaux publiés dans Cell. Un peu comme un élève perturbateur qui empêche ses voisins de bien travailler ».

« Regardez, le pelage repousse ! »

Fort de ces constatations, son équipe et lui ont décidé d’utiliser sur des souris une substance appelée FOXO4-DRI, qui élimine les cellules sénescentes en les « réveillant » et en les forçant à s’autodétruire.

Dans un premier temps, ils ont administre FOXO4-DRI trois fois par semaine pendant 10 mois à une population de souris génétiquement modifiées pour vieillir plus rapidement. Les scientifiques voulaient d’abord étudier l’évolution du fonctionnement des leurs reins. Mais un technicien de laboratoire a remarqué que certaines d’entre elles, dégarnies, subissaient également des transformations physiques remarquables.

Photos de neuf souris âgées avant (colonne de gauche) et après (colonne de droite) le traitement. Les flèches vertes indiquent des traces visibles d'amélioration de leur pelage.

Photos de neuf souris âgées avant (colonne de gauche) et après (colonne de droite) le traitement. Les flèches vertes indiquent des traces visibles d’amélioration de leur pelage.

« Le technicien m’a dit, ‘Regardez Peter, le pelage des souris repousse, nous n’avions jamais vu ça' », raconte le docteur Keizer. Puis, les généticiens ont remarqué que les animaux traités devenaient de plus en plus actifs et « exploraient plus » leurs cages.

Les souris traitées récupéraient leur touffe de pelage manquant en 10 jours. Après trois semaines, elles étaient capable de courir deux fois plus longtemps dans leur roue que les souris non traitées. Une semaine de plus et les fonctions rénales des rongeurs montraient également des signes d’améliorations.

Prochaine étape: des tests sur l’homme

« Encouragés par ces résultats », les chercheurs ont décidé de faire subir les mêmes tests à des souris ayant vieilli normalement. S’il « n’a pas été possible de déceler des changements notables pour la course » en roue, ils ont noté « une amélioration de la densité du pelage, une meilleur réactivité » et surtout « un meilleur fonctionnement rénal ». « Avec l’espérance de vie [de l’homme] qui devrait augmenter dans un futur proche, constatent-ils, il est important de développer des stratégie visant à améliorer la santé dans le temps ».

Car ces résultats font évidemment naître l’espoir d’une future thérapie qui permettrait à l’être humain de préserver son corps des ravages de l’âge. Mais avant d’en arriver là, il reste de nombreuses étapes. A commencer par des essais sur l’homme, pour déterminer si l’élimination de ces fameuses cellules dormantes permet chez lui aussi d’inverser les mécanismes liés au vieillissement. Ce que les scientifiques planifient déjà dans le cadre d’un premier « test de sécurité » sur des personnes atteintes de glioblastome multiforme, une tumeur au cerveau particulièrement agressive. Chez les patients atteints de cette maladie, les cellules adoptent un comportement proche de celui des cellules sénescentes.

Il faudra aussi s’assurer que la technique n’est pas dangereuse. Le docteur Keizer reconnaît d’ailleurs volontiers qu’il « redoutait » que l’élimination des cellules dormantes chez les souris ne les tue. Et s’il affirme qu’aucun effet négatif n’a été observé chez les mammifères traités, il admet que rien n’est impossible « au-delà d’un certain seuil ».

L’injection rajeunissante, banalité en 2046 ?

Comme le note le Guardian, ce n’est pas la première découverte qui s’attache à traiter directement le vieillissement plutôt que les maladies qui l’accompagnent. Ni la première étude qui montre que les cellules sénescentes sont liés au vieillissement et à ces mêmes maladies. En 2016 déjà, des chercheurs avaient montré qu’en supprimant ces cellules, les souris pouvaient vivre 20% de plus en moyenne.

Mais l’étude publiée par les chercheurs hollandais est la première à montrer que le processus de vieillissement peut aussi être inversé, du moins chez les souris. « Peut-être que quand vous aurez 65 ans, vous irez tous les cinq ans à la clinique du coin pour votre ‘injection anti-senescence’, ou votre ‘injection rajeunissante’, imagine Peter de Keizer. C’est quelque chose que l’on peut envisager quand j’aurai atteint cet âge ». Le généticien néerlandais a 36 ans.

Médias 

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1 commentaire

Publié par le 29 mars 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Une réponse à “Des scientifiques arrivent à inverser … le vieillissement !!

  1. G

    30 mars 2017 at 11:32

    du fake!! sur terre tout s’oxyde même les cellules c’est un principe naturel dans tout organisme vivant.
    Pour éviter ce type d’oxydation il faudrait être sur une base silice et non carbone.

     

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