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Cultiver des plantes médicinales

28 Mar
Gingko biloba
Gingko biloba

Voici un article pratique –  Nous ne savons ni vous ni moi de quoi demain sera fait. Avoir un jardin de plantes médicinales, même petit, même sur un balcon  pourrait s’avérer utile. Voici pour vous aider deux articles assez complet à consulter. Nous publions un extrait du premier avec un tableau que vous pourrez imprimer.Le mieux, pour apprendre à utiliser les plantes est de posséder un livre assez complet de phytothérapie dans lequel vous trouverez les bonnes plantes pour les maladies ou bobos à soigner, la façon et le rythme d’utilisation.

Pour les graines pensez à Kokopelli !

Ça, plus une pharmacie d’huiles essentielles de base devraient vous permettre de voir venir, même en cas de troubles.

Cultiver des plantes médicinales

Il existe un grand nombre de plantes qui entrent dans la catégorie des « simples », autre nom des plantes médicinales. Beaucoup sont d’origine locale, donc faciles à acclimater au jardin. Toutefois, il est important de connaître les besoins de chacune d’elles et de bien prendre soin des cultures.

Généralités sur les plantes médicinales

La culture des plantes médicinales doit impérativement obéir à certaines règles :

  • le choix strict de la région de culture au sol et au climat le plus adapté au développement optimal de chaque plante ;
  • la nécessité d’une parfaite maîtrise de la culture, afin de garantir son développement harmonieux et l’absence de tout élément étranger, ce qui sous-entend l’absence de tout traitement chimique.

Commencez par choisir des plantes médicinales et des herbes pour savoir quelles sont celles qui correspondent le mieux à vos besoins et qui seront susceptibles de s’épanouir dans votre environnement. Certains nécessitent plus de soins que d’autres, donc il est préférable de savoir quel est l’entretien quotidien nécessaire pour chacune.

Espèces communes de plantes médicinales

Camomille romaine (Chamaemelum nobile)
Camomille romaine (Chamaemelum nobile)

Il existe un très grand nombre de plantes médicinales d’origine européenne ou plus lointaine qui peuvent être cultivées dans nos jardins. Certaines sont d’ailleurs des plantes condimentaires ou des légumes.

Voici une liste non exhaustive de ces plantes ainsi que de leurs indications thérapeutiques dans les pharmacopées traditionnelles.

Espèce Partie de la plante utilisée Principales indications
Absinthe (Artemisiae absinthium) Feuilles ou sommités fleuries Troubles de la digestion
Ail blanc (Allium sativum) Bulbes Hypertension
Alchémille (Alchemillae vulgaris) Plante entière Troubles digestifs
Anis (Pimpinella anisum) Fruits (graines) Troubles digestifs
Arnica (Arnica montana) Fleurs Coups, « bleus », foulures
Artichaut (Cynara scolymus) Feuilles Troubles du foie
Aubépine (Crataegus laevigata) Feuilles, fruits (baies) et fleurs Troubles cardiaques
Badiane ou Anis étoilé (Illicum verum) Fruits (graines) Troubles digestifs
Ballote (Ballota nigra) Sommités fleuries Troubles nerveux
Bardane (Arctium lappa) Racine fraîche, feuilles Troubles de la peau
Boldo (Pneumus boldus) Feuilles Troubles du foie et de la digestion
Bouillon-blanc ou molène (Verbascum thapsus) Fleurs Toux, bronchite
Bouleau (Betula pendula) Feuilles Troubles urinaires
Bourdaine (Rhamnus frangula) Ecorce Constipation occasionnelle
Bourrache (Borago officinalis) Feuilles, fleurs et graines (huile) Dermatite, eczéma, règles douloureuses
Cassis (Ribes nigrum) Feuilles Rhumatismes, piqûres d’insectes
Grande camomille ou partenelle (Tanacetum parthenium) Fleurs, feuilles Migraines, douleurs
Camomille romaine (Chamaemelum nobile) Fleurs Troubles digestifs, stress, eczéma, psoriasis, cheveux abîmés
Camomille vraie ou matricaire (Matricaria recutita) Fleurs Troubles digestifs
Centaurée (Centaurium erythraea) Fleurs Troubles digestifs
Chardon-marie (Silybum marianum) Fruits Troubles du foie
Chêne (Quercus robur) Ecorce Troubles digestifs, inflammations des muqueuses
Consoude (Symphytum officinale) Feuilles et racines Coups, foulures
Coquelicot (Papaver rhoeas) Fleurs Troubles digestifs, du sommeil
Cyprès (Cupressus sempervirens) Fruits (cônes) Insuffisance veineuse, hémorroïdes
Echinacée (Echinacea angustifolia) Parties aériennes fraîches, racines Infections
Églantier ou cynorrodhon (Rosa rugosa) Faux-fruits Rhume, refroidissements
Epilobe (Epilobium parviflorum) Plante entière Problèmes liés à la prostate
Eucalyptus (Eucalyptus globulus) Feuilles Sinusite, toux, bronchite, rhume
Fenouil (Foeniculum vulgare) Fruits (graines) Troubles digestifs
Fragon (Ruscus aculeatus) Racines (rhizome) Insuffisance veineuse
Frêne (Fraxinus exelsior) Ecorce et feuilles Goutte, rhumatismes
Gattilier ou arbre au poivre (Vitex agnus-castus) Fruits Règles douloureuses, ménopause
Genièvre (Juniperus communis) Baies Troubles digestifs
Gentiane jaune (Gentiana lutea) Racine Troubles digestifs
Ginkgo (Ginkgo biloba) Feuilles Troubles liés au vieillissement (mémoire, concentration, anxiété)
Ginseng (Panax ginseng) Racine Fatigue psychique ou physique
Girofle (Syzygium aromaticum) Boutons floraux (« clous de girofle ») Troubles digestifs, maux de dents
Guimauve (Althaea officinalis) Racine Toux, bronchite, aphtes
Hamamélis (Hamamelis virginana) Feuilles ou racine Hémorroïdes, coups et blessures
Harpagophytum ou griffe du diable (Harpagophytum procumbens) Racine Rhumatismes, lombalgies
Houblon (Humulus lupulus) Fleurs (cônes) Troubles du sommeil, anxiété
Hysope (Hyssopus officinalis) Sommités fleuries Troubles digestifs, bronchite
Lavande (Lavandula angustifolia) Fleurs séchées Anxiété, nervosité ; plaies
Marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum) Ecorces ou graines Jambes lourdes, œdèmes, varices, hémorroïdes
Mélilot (Melilotus officinalis) Feuilles et tiges Jambes lourdes, insuffisance veineuse
Mélisse (Melissa officinalis) Feuilles Troubles du sommeil, anxiété, troubles digestifs
Menthe poivrée (Mentha piperata) Feuilles Troubles digestifs
Millepertuis ou herbe de la Saint-Jean (Hypericum perforatum) Fleurs Dépressions légères à modérées
Myrtillier (Vaccinum myrtillus) Fruits Diarrhée, gastro-entérite, jambes lourdes et varices
Olivier (Olea europaea) Feuilles Hypertension, cholestérol
Onagre (Oenethera biennis) Fruits (graines) Règles douloureuses ; eczéma, dermatites
Orthosiphon (Orthosiphon aristatus) Feuilles Infections bactériennes
Ortie (Urtica dioica) Feuilles et racines Troubles urinaires, cystites ; cheveux abîmés
Oseille (Rumex acetosa) Feuilles, tige, racines Irritations cutanées, constipation, piqûres d’insectes
Passiflore officinale (Passiflora incarnata) Fleurs, feuilles, tiges Troubles du sommeil, nervosité
Pensée sauvage (Viola tricolor) Fleurs Eczéma, psoriasis
Piloselle (Hieracium pilosella) Plante entière fraîche Régime amincissant
Pissenlit ou dent-de-lion (Taraxacum offinalis) Feuilles et/ou racines Troubles gastro-intestinaux
Plantain (Plantago major) Racines, feuilles, graines Asthme, bronchite, toux, piqûres d’insectes
Potentille (Potentilla erecta) Rhizomes Diarrhées
Pourpier (Portulaca oleracea) Feuilles Troubles cardio-vasculaires, du système nerveux
Prêle (Equisetum arvense) Parties aériennes Troubles urinaires, articulaires
Radis noir (Raphanus sativus) Racine Troubles digestifs, insuffisance hépatique, coups de soleil
Réglisse (Glycyrrhiza glabra) Racines Toux, acidité gastrique
Reine des prés (Filipendula ulmaria) Sommités fleuries et feuilles Rhumatismes, fièvre, acidité gastrique
Sauge officinale (Salvia officinalis) Feuilles Troubles de la ménopause, de la digestion, transpiration excessive
Saule blanc (Salix alba) Écorce Fièvre, refroidissements, rhumatismes, douleurs, mal de dos
Scutellaire (Scutellaria baicalensis, S. lateriflora) Parties aériennes Anxiété, stress, fatigue nerveuse, insomnie
Séné (Cassia angustifolia) Feuilles et fruits Constipation, hémorroïdes
Souci (Calendula officinalis) Fleurs Coups, « bleus », foulures
Sureau (Sambucus nigra) Fleurs et baies Fièvre, toux, refroidissements
Thym serpolet (Thymus serpyllum) Feuilles, fleurs et extrémités des tiges Toux, maux de gorge
Tilleul (Tiliae platyphyllos, T. cordata) Fleurs Fièvre, refroidissements, troubles du sommeil
Valériane (Valeriana officinalis) Racines (rhizomes) Troubles du sommeil, anxiété
Verveine officinale (Verbena officinalis) Feuilles Migraine, rhumatismes, fatigue
Verveine citronnelle (Aloysia triphylla, syn. A. citriodora) Feuilles Nervosité, stress
Vigne rouge (Vitis vinifera) Feuilles Troubles de la circulation veineuse, varices…

A noter : les plantes toxiques ne sont pas mentionnées dans cette liste. Vous pouvez les cultiver mais uniquement dans un but ornemental. Certaines sont particulièrement dangereuses (belladone, digitale, laurier rose…). Ne consommez jamais aucune partie de ces plantes qui peuvent causer des troubles sévères et même la mort, quelle que soit la quantité absorbée. Attention aussi à vos enfants, surveillez-les en enseignez-leur les dangers de ces plantes. Même les plantes a priori anodines comme le lierre sont toxiques.

Plantation et entretien des plantes médicinales

Sélectionnez un endroit approprié au jardin. Pour la plupart, il faudra beaucoup de soleil tandis que d’autres auront besoin de la mi-ombre. Il est important de savoir quelles plantes sont cultivées pour bien se préparer.

Certaines plantes doivent être cultivées à l’intérieur jusqu’à ce qu’elles soient assez grandes pour survivre à l’extérieur. Le cas échéant, il sera nécessaire de semer les graines ou d’effectuer des boutures et de les planter.

L’ajout de compost végétal peut accélérer leur croissance et à améliorer leur santé, ce qui est particulièrement important si la plante transférée est issue de boutures ou de division.

En général, les plantes médicinales prospèrent avec de petits arrosages quotidiens et des températures modérées. Il sera nécessaire de retirer les pots des rebords de fenêtre ensoleillés tous les jours si l’ombre partielle est nécessaire.

Informez-vous de la période de floraison et n’enlevez pas des parties de la plante qui empêcherait leur croissance ou leur renouvellement. Entretenez les plantes tant qu’elles en auront besoin.

Récolte et conservation des plantes médicinales

Tilleul pour infusion
Tilleul pour infusion

On utilise différentes parties de la plante :

  • les feuilles (menthe, verveine, sauge…) ;
  • les fleurs (tilleul, camomille, lavande…) ;
  • les graines (bourrache, anis…) ;
  • les racines (plantain, radis noir…) ;
  • l’écorce, s’il s’agit d’un arbre, (saule…).

Attention : si les plantes médicinales s’utilisent presque toujours sous forme séchée, il est toutefois indispensable de cueillir des parties de plantes fraîches : fleurs nouvelles, feuilles vertes et odorantes et mise à fruit récente (graines récemment produites). Après avoir fait sa récolte dans son jardin de plantes médicinales, feuilles et fleurs doivent être séchées dans un lieu sec et bien aéré. Afin de préserver toute l’activité de la plante, il est également indispensable de conserver les plantes séchées dans des récipients hermétiquement fermés, qu’ils soient en carton ou en verre (évitez le plastique).

via Brindherbes

Un livre à consulter :

55 plantes médicinales dans mon jardin

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