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Sommes-nous à l’aube d’un changement de tendance ? Mardi a été la pire journée sur les marchés actions depuis 6 mois

27 Mar

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Le CAPE (cyclically adjusted price to earnings), dit aussi PER, qui correspond à la capitalisation boursière rapportée aux bénéfices, ajustés de l’impact du cycle économique est aujourd’hui largement considéré comme l’une des meilleures mesures de la cherté ou non des actions (si elles sont surévaluées ou sous-évaluées) Cet indicateur se situe actuellement autour des 29 points . Or ce seuil n’a été franchi à la hausse qu’à 2 reprises dans toute notre histoire : en 1929, juste avant le krach de Wall Street, et dans les derniers mois de l’euphorie de la bulle Internet à la fin des années 1990. 

Le rallye haussier auquel on a assisté après l’élection présidentielle américaine vient officiellement de prendre fin.

Après avoir flirté avec les sommets historiques ces deux dernières semaines, les actions américaines ont connu mardi, leur pire journée depuis 6 mois. Depuis un certain temps déjà, on sentait que l’élan de ce rallye haussier post-électoral s’était épuisé et qu’il fallait s’attendre à une correction de cette nature. Mais même si les actions américaines ont chuté de plus de 1% sur une seule séance boursière et ce pour la première fois depuis Septembre dernier, cela prendra beaucoup plus de temps avant de les voir revenir à leur juste valeur. En fait, les actions sont tellement surévaluées actuellement qu’il faudrait une chute d’environ 40 à 50% avant qu’elles ne retrouvent un niveau de valorisation raisonnable.

Malgré cette baisse d’1% ce mardi, le marché évolue toujours au sein d’une bulle boursière géante.

Et maintenant, faisons le bilan de ce à quoi nous venons d’assister ce fameux mardi.

-Le Dow Jones a baissé de 237.85 points (1,14 %)

-Le S&P 500 a baissé de 1,2%.

-Le Nasdaq était en baisse de 1,8 % à la clôture.

-Les valeurs financières ont baissé de plus de 2,5 % sur la séance.

-Globalement, ce fut la pire journée pour les valeurs bancaires depuis le jour du vote pour le Brexit.

-Bank of America est maintenant en baisse de plus de 10% depuis le discours de Donald Trump face au congrès.

-Le Russell 2000 (Indice US regroupant les mid et small caps) a chuté d’environ 2%.

Bien entendu, quelques grands noms de Wall Street avaient averti que cela arriverait. Marko Kolanovic fut l’un d’entre eux…

Marko Kolanovic a mis en garde à nouveau.

Jeudi dernier, 24h avant Le jour dit « des quatre sorcières » où toute une série de contrats futurs et d’options pour plus de 1400 milliards de dollars arrivaient à expiration, la banque JP Morgan avait mis en garde quant à « la fragilité du marché à court terme » et avait suggéré de « réduire l’exposition aux actions américaines ». Et bien entendu, le magicien JP Morgan avait encore une fois impeccablement prévu le coup. Certes, on ne sait pas encore si cette vente massive est liée au manque de voix pour abroger le programme Obamacare, ou si elle est liée aux craintes concernant l’ordre du jour de la politique budgétaire de Trump, ou au fait que le marché ait soudainement réalisé que le CAPE est de 30, c’est à dire que le S&P 500 se vend 30 fois les bénéfices par rapport à la médiane à long terme qui est de 16 (Sur cette base, le marché boursier est surévalué de plus de 70%). Mais peu importe, le plus important encore une fois, c’est que Kolanovic ait tiré la sonnette d’alarme quelques jours avant que cela ne se produise.

Bien entendu, les médias mainstream ont dit aux gens qu’il ne fallait pas s’inquiéter. Ils insistent sur le fait que ce n’est qu’un soubresaut temporaire et qu’il est très peu probable que nous assistions à une correction sur les marchés. Ce qui suit provient de CNN

Peu d’experts anticipent une correction de 10% des marchés par rapport au sommet atteint récemment. Et encore moins poindre à l’horizon, un marché baissier ou une baisse de 20% voire plus.

Espérons que CNN ait raison.

Mais il convient de souligner que des experts tels que Kolanovic viennent d’alerter sur le fait que nous pourrions assister à d’autres ventes paniques dans les prochains jours

En outre, la légère hausse de la volatilité à laquelle nous assistons commence à provoquer la sortie d’investisseurs sensibles à ces mouvements et en conséquence, cela pourrait entraîner un changement de tendance à court terme qui pourrait s’accompagner par des ventes modérées d’actions.

En d’autres termes, en l’absence d’un catalyseur positif au cours des prochains jours – de l’incertitude liée au vote pour le Trumpcare qui monte d’heure en heure, de la volatilité, des CTA qui nous informent d’un reversement de tendance, eh bien, tout ceci risque d’être le catalyseur de la prochaine correction qui aurait déjà dû avoir lieu.

Il faudra que nous vivions encore quelques moments comme celui de mardi avant que nous ne puissions parler d’une véritable crise financière, à savoir celle dont je mets en garde depuis longtemps, mais nous venons peut-être d’atteindre un tournant.

Les indices viennent d’atteindre un niveau jamais observé depuis les bulles de 1929, 2000 et 2007

Depuis l’élection présidentielle américaine, une grande partie de ce rallye haussier ne reposait que sur de l’espoir, c’était une période d’euphorie, mais pendant ce temps là, les chiffres économiques ont continué de se détériorer. Pour preuve, les bénéfices des entreprises sont en baisse, on s’attend à ce que la croissance du PIB des Etats-Unis soit d’environ 1% pour le premier trimestre, et les prix des véhicules d’occasion sont en baisse pour la première fois depuis la dernière récession

Aux États-Unis, les prix des voitures d’occasion ont chuté de 1,6 % par rapport au mois précédent en février. Ce dernier était le huitième mois consécutif de baisse des prix sur ce marché. C’est ce qui ressort des chiffres de l’Association nationale des concessionnaires d’automobiles (Nada).

Cette baisse est tout à fait inhabituelle dans la mesure où généralement, on constate une hausse des prix en février. Les experts du secteur s’attendaient d’ailleurs à une hausse de 1 %. De même, ce n’est que la seconde fois en vingt ans que les prix de vente des voitures d’occasion ont enregistré une baisse au mois de février. Il s’agit aussi de la plus forte baisse depuis novembre 2008, lorsque le déclenchement de la crise économique avait provoqué une une baisse de 5,6 %. Par rapport au mois de février de l’année dernière, la chute atteint 8 %.

La deuxième baisse avait eu lieu l’année dernière, mais elle avait été limitée à moins de 2 %.

Lorsque la Réserve fédérale a relevé ses taux, c’était un très mauvais signal lancé aux marchés actions, et si Donald Trump échoue à reformer l’Obamacare (à l’heure où je vous écris, la réforme est un échec et Trump s’est exprimé en expliquant ceci: « l’Obamacare finira par exploser toute seule, l’année qui vient pourrait lui être fatale ! »), ce sera encore une plus mauvaise nouvelle pour les actions.

Mais de toute manière, même sans aucune mauvaise nouvelle, il est inévitable qu’à un moment donné, nous assistions à une baisse du cours des actions.

Il n’est pas normal d’avoir des actions que se vendent jusqu’à 30 fois les bénéfices par rapport à la médiane à long terme qui est de 16 (Sur cette base, le marché boursier est surévalué de plus de 70%). Les seules autres fois où les ratios cours-bénéfices des sociétés étaient devenus aussi importants, c’était avant le krach boursier de 1929, avant le krach boursier de 2000 et juste avant la krach boursier de 2008.

A chaque fois que nous observons une telle déconnexion entre les fondamentaux économiques et les actions, eh bien, elles finissent toujours par corriger et reviennent à leur moyenne historique. Et si un un événement ou deux de type « cygne noir » surgissait, cela pourrait faire plonger les actions à des niveaux de valorisations qui seraient bien inférieurs aux ratios historiques cours-bénéfices.

Le monde n’a jamais été aussi endetté qu’aujourd’hui, et ce même lorsque les marchés financiers s’étaient effondrés en 2008.

Actuellement, beaucoup de gens essaient de prévoir le jour où les marchés vont s’effondrer, et si vous pouviez le prédire avec précision, alors vous pourriez gagner énormément d’argent.

Mais ce n’est pas le sujet.

Tout le monde devrait être d’accord sur le fait que cette bulle au sein de laquelle évoluent les marchés boursiers et qui a été alimentée par l’intervention irresponsable et dangereuse de la Réserve Fédérale ne pourra pas durer indéfiniment. Les valorisations des actions seront inévitablement plus faibles à l’avenir qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Nous devrions être content que cette bulle ait duré beaucoup plus longtemps qu’on ne l’aurait cru, car lorsqu’elle éclatera, les conséquences seront absolument terribles.

Les marchés ont tendance à descendre beaucoup plus rapidement qu’ils ne montent, et lorsque le Krach arrivera, celui de 2008 ressemblera à un pique-nique.

Il est grand temps de vous préparer, car la sonnette d’alarme à Wall Street commencent à sonner.

Source: theeconomiccollapseblog via BB

Le graphique ci-dessous représente la valeur de l’indice S&P 500 divisé par les résultats des entreprises. A nouveau, nous avons atteint des niveaux historiques : les entreprises n’ont jamais été aussi valorisés par rapport aux résultats qu’elles sont capables de délivrer. Lorsque (et non pas si) la bulle éclatera, la chute sera sévère.

Le marché n’a été aussi proche du niveau actuel de 11,3 que durant quelques mois de pure frénésie de marché au début du siècle, en 1999.

Zerohedge

P/E Ratio

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Publié par le 27 mars 2017 dans économie, général, International

 

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