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L’Italie ne veut plus de l’Euro : Beppe Grillo largement en tête dans les sondages

23 Mar

Sondages :  « Le M5S devance le PD » – ‘’5 points gagnés (32,3%) après la scission entre le PD et le MDP’’ (Corriere della Sera). 

Des sondages récents montrent que les politiciens italiens qui soutiennent la zone euro et l’ UE se sont effondrés.

Les sondages pro-européens sont très susceptibles d’être de pire en pire alors que le parti PD de Matteo Renzi se fragmente de plus en plus.

Il n’est plus impossible que le Mouvement eurosceptique Cinq étoiles de Beppe Grillo (M5S) parvienne à la majorité absolue lors des prochaines élections . Toutefois, notez qu’il faut 40% pour obtenir une « majorité ».

Le Financial Times rapporte que l’Italie est en désamour avec l’ Europe :

Les étrangers sous-estiment souvent la capacité de l’Italie à éviter la calamité. Cela dit, les enjeux sont plus grands aujourd’hui qu’en 1992. Les solutions peuvent se révéler plus difficile à trouver. La raison réside dans les contextes européens et méditerranéens radicalement différents dans lequel se trouve l’Italie.

Certains des défis de l’ Italie contemporaine semblent similaires à ceux du début des années 1990. Le système des partis est de nouveau en fragments. Le Parti démocratique (PD) de centre-gauche s’est divisé le mois dernier. La droite est divisée. Le parti d’opposition le plus populaire est le mouvement anti-establishment Cinq étoiles. Depuis Novembre 2011 quatre premiers ministres ont pris le pouvoir non pas parce que les électeurs les ont choisis, mais à cause d’une situation d’ urgence financière, les partis se chamaillant entre factions, et échouant à mettre en place une réforme constitutionnelle.

Matteo Renzi, l’ancien 1er ministre et chef du PD, a subi un coup ce mois-ci quand il est apparu que Tiziano Renzi, son père et Luca Lotti, un proche allié politique, ont été poursuivit dans une enquête judiciaire pour un trafic suspecté des marchés publics.

La comparaison la plus inquiétante entre 1992 et nos jours concerne l’économie italienne, qui devrait cette année être la plus faible croissance de la zone euro. La dette publique est de plus de 132 pour cent du produit intérieur brut. Le chômage est près de 12 pour cent; les taux de chômage chez les jeunes est de plus de 37 pour cent.

En conséquence, les politiciens italiens questionnent de plus en plus  le bien-fondé de l’adhésion à la zone euro. Tout comme les électeurs italiens. Dans un sondage Eurobaromètre publié en Décembre, 47 pour cent pensent que l’euro « est une mauvaise chose » pour leur pays et seulement 41 pour cent « une bonne chose ». Ceci est la grande différence avec il y a 25 ans.

Tant que la gauche ou la droite modérée gouverne l’Italie, il peut être possible de contenir ce désenchantement vis à vis de l’UE et de l’euro. Mais les fissures du PD sont le dernier signe que le système du parti craque sous la pression. Le Mouvement Cinq étoiles attend dans les starters.

Le suicide du PD

Par courriel, Eurointelligence a commenté les coûts du suicide du PD de Matteo Renzi :

Nous avons prévenu depuis un certain temps – les partis politiques qui se préoccupent de leurs divisions internes sont électoralement voués à l’ échec .

Le Mouvement Cinq étoiles est maintenant à seulement 6 points loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner lui – même – en supposant que la présente loi électorale concernant la Chambre des députés constitue la base d’un nouveau système électoral pour le Sénat aussi.

Sur la question qui nous intéresse le plus – l’avenir de l’Italie dans l’UE et dans la zone euro en particulier – l’image est encore plus sombre. Les deux seuls partis qui soutiennent sans réserve l’adhésion de l’ Italie à la zone euro sont le PD et le nouveau centre droit. Forza Italia ,qui est en train de jouer avec l’idée d’une monnaie parallèle, tandis que le Mouvement Cinq étoiles a promis un référendum consultatif sur l’avenir de l’Italie dans l’euro. Bien que ce référendum ne peut légalement pas mettre fin à l’adhésion de l’ Italie dans la zone euro, il enverrait un signal dévastateur pour le monde extérieur.

Le Mouvement Cinq étoiles a sa propre part de scandales – par exemple concernant le nouveau gouvernement municipal à Rome .Le parti est dans un état interne de guerre quant au candidat à présenter pour les élections municipales à Gênes. Mais rien de tout cela ne semble avoir une impact sur ce parti.

Notre conclusion est que le Mouvement Cinq étoiles est rationnel dans sa stratégie d’éviter les alliances avec d’autres partis, car cette approche est payante électoralement. Avec cette stratégie en place, ils gagneront une majorité suffisante (plus de 40%) soit lors des prochaines élections, ou celle d’après.

Sondages italiens

Eurointelligence fait référence à un sondage spécifique .

Cependant, le soutien au PD est clairement sur le déclin.

Jetons un coup d’ oeil à tous les récents sondages électoraux italiens :

Selon Nando Pagnoncelli concernant le sondage Ipsos PA pour le Corriere della Sera « Le M5S n’a jamais été aussi haut dans les intentions de vote : 32,3%, le PD est distancié de plus de 5 points » : « Des changements importants ressortent de ce sondage, après des mois de stabilité : le PD perd des points, suite à sa scission interne et à la naissance du Mouvement démocrate et progressiste (qui reste à 3%), le M5S consolide sa place au premier rang dans les intentions de vote des Italiens. Le M5S atteint donc son pourcentage le plus élevé : 32,3% (+1,4% par rapport au précédent sondage), le PD à 26,8%, puis viennent la Ligue du nord (12,8%) et Forza Italia (12,7%). Le scénario tripolaire se confirme donc, mais l’avantage du M5S sur le PD est plus fort ».

Dans un seul sondage depuis le 9 Mars (ce qui est clairement aberrant) le parti PD de Matteo Renzi arrive en tête . De plus, le PD n’a pas encore explosé en miettes dans les sondages (la scission n’est pas encore apparente), mais il le fera .

Le parti M5s est à « 6 points loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner lui-même », comme le note EuroIntelligence, et une coalition de partis eurosceptiques totalisant plus de 50% est facilement à portée de main.

Le Soutien aux M5S (Five Star Movement) + Fi (Forza Italia) + LN (Lega Nord), soit tous les partis eurosceptiques, totalise 54,5% dans le sondage le plus récent.

Forza Italia est le parti de l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi.

Le 9 Mars, Bloomberg titrait Berlusconi : un homme, une interdiction, et son plan pour restaurer la livre .

Si les élections avaient  lieu aujourd’hui, les partis eurosceptiques attendraient facilement  non seulement le seuil de 40%, mais un seuil des 50% aussi.

Est ce que les partis eurosceptiques se mettraient d’accord pour former une coalition est une autre affaire, mais je soupçonne qu’ils le feraient, surtout si l’alternative était un gouvernement minoritaire dirigé par le PD.

Avec Zero Hedge

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Publié par le 23 mars 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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