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Archives du 19 mars 2017

L’OTAN menace notre sécurité

Le Royaume-Uni déploie ses militaires en Estonie pour «défendre l’OTAN contre la Russie»

L’OTAN masse des troupes et des armes aux marches de la Russie. Nous tenons à exprimer notre inquiétude devant la propagande qui déforme la réalité des menaces qui pèsent sur la paix. Cette propagande insidieuse fabrique des ennemis imaginaires pour justifier le surdéveloppement de dépenses militaires, des conquêtes de territoires ou de « parts de marché », des prises de contrôle d’approvisionnement énergétique et pour corroder la démocratie.

Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays-Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture internationale de sécurité. Oubliée la Charte de Paris (1990) qui promettait la paix à l’Europe.

Dans son livre, Le Grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde, Zbigniew Brezinski posait en 1997 la question de savoir s’il fallait intégrer la Russie dans l’OTAN et dans l’UE. Il finissait par privilégier la sécurité tactique sur la paix stratégique, non sans prévoir que cela déclencherait des réactions russes. Il préconisait l’intégration de l’Ukraine, l’un des cinq « pivots géopolitiques » de l’Eurasie, dans l’OTAN et dans l’UE. En 2010, Charles A Kupchan, Professeur à la Georgetown University, proposait d’intégrer les Russes dans l’OTAN.

Oubliant la promesse des USA aux Russes, lors de la réunification allemande, de ne pas étendre l’OTAN à l’Est, les Occidentaux n’ont eu de cesse de repousser, d’encercler et d’humilier les dirigeants russes successifs. Quoi que nous pensions du régime russe, le principal défaut de Vladimir Poutine (et de bien d’autres pays du monde), aux yeux des Occidentaux, est de cesser d’acquiescer aux volontés hégémoniques occidentales.

Après l’illégale guerre d’Irak, l’extension du nombre de pays membres de l’OTAN et l’expansion tout azimut de son aire d’action, le renversement du régime de Kadhafi en Libye, puis le coup d’Etat en Ukraine, auront été les lignes rouges déclenchant les ripostes russe et chinoise qui avaient déjà constitué l’Organisation de Coopération de Shanghai après le premier élargissement de l’OTAN. Il aura fallu les opérations en Libye et en Ukraine et l’appui de l’occident (dès 2006 selon Time Magazine du 19 décembre 2006) aux « rebelles » résolus à renverser le régime syrien, pour que les Russes soutiennent l’autonomie de la Crimée et interviennent militairement en Syrie.

Tandis qu’il est avéré que la CIA a surveillé l’élection présidentielle française de 2012, que la NSA, espionne partout entreprises, organisations et particuliers, la mode est d’imputer aux dirigeants russes une ingérence directe dans les élections américaines, françaises, allemandes.

Les pays européens renforcent leur alignement sur la politique étrangère des USA, embargo contre la Russie inclusivement. Le Président François Hollande parachève la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, entamée par Nicolas Sarkozy.

Et les pays neutres ? La Suède rétablit la conscription, ce au moment de la diffusion sur Arte d’un reportage édifiant intitulé « Guerre froide dans le Grand Nord » .

L’Etat-major suédois manœuvrait naguère de concert avec l’OTAN et les Etats-Unis, ce à l’insu du gouvernement d’Olof Palme qui préconisait la détente avec Moscou…et qui en mourut assassiné.

L’adhésion de la Suisse au Partnership for Peace (ou PfP) de l’OTAN vaut-elle neutralité ? Daniele Ganser cite William Perry : la différence entre l’adhésion pleine et entière à L’OTAN et le PfP doit tendre à devenir plus ténue qu’une feuille de papier (Illegale Kriege, p.28) Des avions suisses survolent la Baltique aux côtés de chasseurs de l’OTAN.

Non, l’OTAN, devenue une alliance offensive, n’assure pas notre sécurité. Misons sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dialoguons avec la Russie et mettons en œuvre les articles 46 et 47 de la Charte de l’ONU, stipulant un comité d’état-major auprès du Conseil de Sécurité. (source)

 

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Manipulation de l’opinion – Débat « restreint » sur TF1 : Asselineau appelle au désistement des candidats, une émission alternative s’organise

La polémique se poursuit concernant le débat présidentiel organisé par TF1 le 20 mars, avec cinq candidats. François Asselineau a appelé les «qualifiés» à se désister, tandis qu’est prévue une émission sur Internet avec les laissés pour compte.

Réagissant au maintien de la formule de TF1, qui consiste à ne convier que les cinq principaux candidats à participer à son débat présidentiel organisé le 20 mars, François Asselineau a dénoncé dans un communiqué un acte «contraire aux principes républicains, car l’article 7 de la Constitution ne fait aucune distinction entre les candidats», et appelé les qualifiés à se désister de ce débat «contraire aux principes démocratiques».

«S’ils devaient maintenir leur présence – fût-elle accompagnée d’hypocrites larmes de crocodile pour regretter la mise à l’écart des autres candidats –, cela signifierait qu’ils avalisent tacitement que la République et la démocratie peuvent être bafouées par la première chaîne de télévision française», affirme le candidat de l’Union populaire républicaine.

En début d’après-midi du 17 mars, le parti Debout la France a fait savoir qu’il annulait la manifestation prévue devant les locaux de la chaîne en protestation contre la mise à l’écart de Nicolas Dupont-Aignan du débat présidentiel. Il appelle néanmoins les téléspectateurs à boycotter TF1.

«L’émission […] n’aura pas lieu dans les locaux de TF1 à Boulogne mais en Seine-Saint-Denis, dans des studios inaccessibles à toute manifestation. En conséquence, notre mobilisation prévue ce lundi devant le siège de TF1 est annulée. Pour autant, il est important de poursuivre nos actions pour faire savoir aux Français qu’organiser un débat d’une telle nature, sans l’intégralité des candidats ayant recueilli les parrainages nécessaires, est profondément anti-démocratique», a a déclaré le parti sur la page de l’événement.

Le 16 mars, le Conseil d’Etat avait rejeté le recours du candidat Nicolas Dupont-Aignan qui contestait ne pouvoir participer au débat sur TF1 entre cinq des prétendants à l’Elysée (François Fillon Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine le Pen et Benoît Hamon). L’institution a donc finalement considéré que la chaîne ne contrevenait pas au «principe d’équité».

Un débat alternatif sur internet

Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade et Philippe Poutou débattront lundi à 19h30 sur Explicite, média 100% web, dans une formule «interactive», a annoncé le média fondé par les anciens d’iTELE.

Ce débat sera diffusé via Facebook live quelques minutes avant le début du débat sur TF1, qui n’a invité que les cinq principaux candidats.

«Ainsi, les Français pourront entendre durant cette soirée tous les candidats à la présidentielle», a souligné Explicite.

Le jeune média attend toujours la réponse de François Asselineau et Nicolas Dupont Aignan, également invités.

 

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Guérir du Sida : L’arme fatale contre le VIH a-t-elle été trouvée par des chercheurs français ?

Chez des patients sous traitement, le virus peut rester dormant dans les cellules réservoirs.

Cachés dans des « cellules réservoirs », des virus du Sida peuvent rester très longtemps en latence, indétectables, à l’abri de tous les traitements mais prêts à se multiplier de nouveau. Une équipe française a trouvé le moyen de les repérer en découvrant un marqueur présent sur ces cellules infectées par le VIH. De nouveaux traitements du Sida pourraient faire vraiment disparaître l’agent infectieux, ce qui ouvre un espoir de guérison.

Depuis 1996, la communauté scientifique s’accorde à penser que la guérison du VIH passera par le ciblage des « cellules réservoirs » qui abritent le virus dans les organismes des patients sous trithérapie. Le VIH, en latence, sans qu’aucune protéine virale ne soit exprimée, peut se cacher dans ces réservoirs durant plusieurs dizaines d’années, échappant à la réponse immunitaire et aux traitements antirétroviraux. Mais en cas d’arrêt du traitement, le virus se multiplie massivement et la maladie progresse de nouveau. Les patients sont ainsi contraints à un traitement à vie.

Pour envisager d’éliminer ce virus dormant, une première étape est de distinguer les cellules réservoirs infectées par le VIH de leurs cellules homologues saines, très ressemblantes. C’est ce que vient de réaliser une équipe de chercheurs qui a identifié un marqueur des cellules réservoirs : une protéine présente uniquement à la surface des cellules infectées.

Partant de l’hypothèse que le VIH pourrait laisser une empreinte à la surface de sa cellule hôte, les chercheurs de l’Institut de génétique humaine (CNRS/Université de Montpellier) ont tout d’abord travaillé in vitro sur un modèle d’infection développé dans leur laboratoire. Une comparaison entre cellules infectées et cellules saines les a conduits à remarquer une protéine particulière, codée par un gène parmi la centaine exprimés de manière spécifique par les cellules infectées.

CD32a, la protéine qui trahit les cachettes du VIH

Présente uniquement à la surface des cellules infectées, la protéine CD32a remplissait dès lors in vitro les critères d’un marqueur de cellules réservoirs. Et les expérimentations sur échantillons cliniques l’ont confirmé. En étudiant des prélèvements de sang de 12 patients vivant avec le VIH et sous traitement, les chercheurs ont isolé les cellules exprimant le marqueur et ont constaté qu’elles étaient quasiment toutes porteuses du VIH. In vitro, l’activation de ces cellules a induit une production de virus capables de réinfecter des cellules saines tandis que leur élimination a provoqué un retard important de la production virale.

Dans la lutte contre le VIH, cette découverte ouvre la voie à une meilleure connaissance fondamentale des réservoirs viraux, qui pourront désormais être isolés facilement et analysés directement. À plus long terme, elle devrait déboucher sur des stratégies thérapeutiques visant à éliminer de l’organisme le virus latent.

Ces travaux sont issus d’une collaboration entre le CNRS, l’université de Montpellier, l’Inserm, l’Institut Pasteur, l’hôpital Henri-Mondor AP-HP de Créteil, l’hôpital Gui de Chauliac (CHU de Montpellier) et le VRI (Institut de recherche vaccinale), et font l’objet d’une publication dans la revue Nature le 15 mars 2017. Un brevet, en propriété CNRS, a été déposé sur l’utilisation diagnostique et thérapeutique du marqueur identifié. Cette recherche a reçu le soutien de l’ANRS, de MSD Avenir, de la Commission européenne, de la Fondation Bettencourt Schueller, de la Fondation pour la recherche médicale et de l’Institut de recherche vaccinale. (Futura-science)

 
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Publié par le 19 mars 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Insolite Du Dimanche – « Ovnis du passé »

 

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